Récit de la course : La Sauta Roc 2016, par Coureur du 34

L'auteur : Coureur du 34

La course : La Sauta Roc

Date : 21/2/2016

Lieu : St Guilhem Le Desert (Hérault)

Affichage : 364 vues

Distance : 26km

Objectif : Pas d'objectif

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La Sauta Roc 2016

La Sauta Roc est un trail de 26 kms, 1100m de D+. Bien rôdé puisque c’est la 19ème édition ce 21 février 2016, il se déroule dans un cadre magnifique : départ d’un des plus beaux villages de France, parcours entre les Gorges de l’Hérault, le Cirque de l’Infernet, dans les forêts de pins de Salzmann tortueux, sur les pentes âpres du Roc de la Jarre et les vues du plateau des Lavagnes, proches de nombreuses baumes et falaises.

Comme tout cet hiver, la météo est très douce, grand soleil et température printanière.

Encore une fois, je me retrouve dans le fond au moment du départ et même si je pars un peu fort dans les rues du village pour gagner quelques places, ça coince à l’entrée d’une ruelle débouchant sur la place principale.

Pas grave, une fois franchi, nous nous engageons sur le GR74 avec passage sous le vieux porche puis la montée en épingles et les épingles, ça pique c’est bien connu. Ca pique les mollets en l’occurrence. D’ailleurs, le peloton s’étire comme un chat au soleil.

Nous quittons rapidement le GR74 (km 2 .5, 18’) pour un monotrace nord-est qui traverse la Combe Fournen.

Pas facile de trouver son rythme avec les coureurs sur l’air de Bézu, à la queue leu leu, dans une sente où la Nature reprend ses droits par endroits et des passages en corniche superbes mais trop étroits pour s'aventurer à un dépassement. En outre, je ne me sens pas au top, peut-être le départ trop rapide.


Après une descente dans les fourrés, nous récupérons la longue montée vers le Roc de la Jarre sur la gauche (km 5.7, 44’). C'est la 2nde difficulté de la matinée, pas de gros pourcentages certes mais il fait de plus en plus chaud alors je cours à l’économie en pensant à Oxygène de Jean-Michel (Jarre), allez comprendre.

Encore des épingles en montée, puis ça se calme et nous faisons enfin la bascule (km 9, 1h12): mon moral fait de même, j’arrive à accélérer dans la longue descente côté Lavagnes vers le premier ravitaillement au Col de Ginestet.


Par contre, je coince immédiatement pour relancer dans la nouvelle courte montée en sous-bois, un classique chez moi, les premiers signes de la fatigue sûrement.

La température monte, putain de réchauffement climatique, et la descente assez technique exige une grande prudence.

Nous passons à cette occasion devant l’Ermitage ND de Belle Grâce, pas le temps de déposer un cierge (km 11.9, 1h29). Nous croisons aussi de temps à autres des randonneurs.

 

S’ensuivent encore une bosse éprouvante et une descente pas si facile dans les cailloux. J'y laisse des plumes.


Et puis voilà la dernière difficulté du jour, la montée vers le Col de Pousterle par un monotrace qui en laisse plusieurs, de traces sur mon organisme (km 18, 2h14). Là, je coince méchamment, le galop s'est transformé en trot, le trot en pas et le pas en rampement. On sort du monotrace pour la large piste mais ça grimpe encore et je marche toujours. Même en haut du col, je suis incapable de relancer la machine (km 19.8, 2h37, presque 240m de D+ sur cette montée, quand même).

Nous approchons du point de vue de Max Nègre, paysage grandiose qui domine le village de St Guilhem tout en bas et nous nous lançons dans l’ultime descente.

Les lacets du GR74 dessinent la destinée de mes mollets: guess what, je choppe des crampes, ma kryptonite à moi qui pourrit le final de mes courses alors que je croyais y échapper définitivement. La poisse…

Bien dommage car cette longue descente me convient, pas trop technique ni trop raide.

Je termine donc tant bien que mal, un poil dégoûté des crampes mais aussi de ma forme moyenne, en 3h02.

 

Vraiment un sacré trail qui mérite sa très bonne réputation, organisation nickel, beau parcours aux terrains et paysages variés, alternant technique et roulant, et aussi exigeant, voire redoutable.

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