Récit de la course : Eco-Trail de Paris® Ile de France - 80 km 2016, par pinafl

L'auteur : pinafl

La course : Eco-Trail de Paris® Ile de France - 80 km

Date : 19/3/2016

Lieu : St Quentin En Yvelines (Yvelines)

Affichage : 1383 vues

Distance : 80km

Objectif : Faire un temps

2 commentaires

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

Ecotrail 80 - Pour une fois...

Ce n’est pas si souvent qu’une course se déroule selon le plan pré-établi et que l’objectif est atteint… une fois par an tout au plus en ce qui me concerne.  Même si l’ecotrail Parisien n’offre pas la magie de certaines courses de montagnes, ça mérite quand même un petit récit, histoire de se souvenir de ce qui avait bien marché.

L’objectif annoncé sur cette course était de terminer en 9h, la précédente tentative en 2014 s’étant soldée par un échec, la faute à un départ trop rapide sur cette fameuse première portion très roulante, suivi par un énorme mur peu après le 30ème kilomètre et une course terminée dans la douleur. Deux mois plus tôt, je me suis « testé » sur la distance avec un 80km/600D+ au Royaume-Uni. Bilan : 9h45, du vent, de la boue, des jambes de bois bien avant le 30ème kilomètre, une course terminée aux forceps comme souvent.

Pas très en confiance pour cette édition, j’essaye une stratégie différente : partir lentement, en toute fin de peloton, et voir jusqu’où ça m’emmène, en espérant repousser ce fameux mur pourquoi pas après le 40ème ou même au ravito de Meudon.

Suivant les conseils lus sur Kikourou je pars chaussé en « route » (Nike Pegasus Zoom), soit 80 grammes de moins par pied (pas grand chose donc) que mes asics de trail.

Au départ je rencontre par hasard Claude, un ancien collègue, qui part plus vite que moi.  Mon rythme de  départ est vraiment très tranquille, je ne cherche pas à dépasser et j’attends tranquillement mon tour lors des 3 bouchons (2 en sentier et 1 sur la passerelle). Il fait froid et il faut quelques kilomètres avant de trouver un semblant de rythme, à cette vitesse (moins de 9km/h) j’ai l’impression que le cardio n’accélère pas et je décide d’en mettre un peu plus, autour de 10km/h à partir du 10ème km, ce qui m’amène à effectuer quelques dépassements, à un rythme toujours très modéré.

CP1: BUC - 23km - 02h18’34" (979ème)

Je crains la bousculade en arrivant au ravitaillement de Buc avec le gros du peloton mais tout se passe bien.  Je prends surtout du salé car je n’ai emporté avec moi que du sucré. Je fais le plein de la poche à eau car le prochain ravito est dans 23 km.

Les premiers raidillons apparaissent à ce stade de la course, je les passe en marchant pour ne pas me « griller », mais en marche « rapide » néanmoins ce qui me permet de dépasser pas mal de concurrents. Je double sur le plat également ou j’évolue entre 10 et 11 km/h. je me sens comme dans des pantoufles dans mes chaussures de route et je n’ai toujours pas de gêne. 

CP2: Meudon - 45km - 05h04’03" (660ème)

J’arrive à l’observatoire de Meudon ou je rattrape Sabzina juste avant le ravito, elle est franchit la ligne à bonne allure avec son sac à la main, sans doute pour un ravitaillement express. Je ne traine pas non plus, 30 secondes tout au plus, le temps de faire le plein de la poche à eau. Il n’y a aucun ravitaillement solide ici et on se refroidit après quelques minutes d’arrêt. Il y a deux ans je m’était arrêté 15 bonnes minutes ici, à l’agonie et au bord de l’abandon. Cette année je me sens plutôt frais et je n’ai aucun besoin de m’arrêter et le vent glacé fait qu'il est difficile de repartir si on s'éternise. 

Je reçois les encouragement d'Isa et Simon qui patientent dans le froid depuis 45 minutes... ils ont malgré tout de la chance que je sois moins lent que la fois précédente! Merci à eux en tous cas Clin d'œil

A mon grand étonnement mon rythme ne faiblit pas, je dépasse sur le plat et je suis dynamique sur les montées, il m’arrive même d’y courir parfois. Les relances sont aisées et je dépasse à chaque fois des concurrents fatigués qui temporisent.

CP3: Chaville - 57km - 06h11’59" (495ème)

Arrivé à Chaville même topo, le plein de la poche, un peu de salé de et de coca et c’est reparti. Je ne suis pas dans un état de fatigue qui requiert de s'arrêter plus longemps. La dernière fois je sortais de ce ravitaillement avec la frontale, cette fois-ci je ne la mettrai qu’à Marnes la Coquette. Il me reste 2h40 pour parcourir les 21 derniers kilomètres. Je sens que c’est jouable mais j’attends toujours la grosse défaillance.

CP4: Domaine de Saint-Cloud - 69km - 07h37’28" (404ème)

Au ravitaillement de Saint-Cloud, le dernier, je sais que les 9h sont atteignables à condition de pourvoir continuer à courir jusqu’à la fin et de se garder un peu de gras pour grimper les marches finales. Il me suffisamment d’eau dans la poche pour finir, j’attrape quelques tucs et je file.

Le fin de parcours n’est guère agréable, les quais, des travaux, des carrefours où on se fait stopper, un dernier raidillon surprise et quelques derniers dépassements de "marcheurs" qui me permettent d’entrer dans les 400.

CP5: Parvis tour Eiffel - 79km - 08h46’46" (374ème)

 

Une petit bisou à ma plus fervente supporttrice avant d'entamer la dernières difficulté. Je me fais doubler par quelques concurrents dans les marches de la tour mais ça n’a guère d’importance. Je franchis la ligne en 8h51, dans un état de fraîcheur complètement inespéré (et inexplicable !). Je n’ai pas chuté ni même trébuché aujourd’hui, je n’aurai pas d’ongle noir ni même la moindre ampoule et les courbatures sont très limitées.

Arrivée: 1er étage tour Eiffel - 79,2km - 08h51’11" (378ème) 

C’est la première fois que je termine si bien ce genre de distance, sans que je sache vraiment pourquoi... J’ai fait attention à mon régime le mois précédent, em mangeant essentiellement végétarien (suite à la lecture du livre de Scott Jurek en fait), je n’ai pas fait de sortie plus longue qu’1h30 par manque de temps et un entrainement limité à quelques trajets maison-taf. Cumul dénivelé en entrainement: zéro.

Merci aux bénévoles et aux signaleurs qui ont du avoir bien plus froid que nous, surtout ceux se trouvants dans des endroits isolés. Merci pour les pancartes kikouresques, ça donne toujours un petit coup de boost, et pour la distribution de fraises tagada Clin d'œil 

2 commentaires

Commentaire de Bérénice posté le 27-03-2016 à 22:50:34

Bravo ! J'aime bien la "lenteur" raisonnable du début (je trouve ça très rapide moi !) pour mieux gérer la suite et avoir la récompense au bout. Génial !
Pour les fraises Tagada, quel dommage que tu ne m'ais pas donné ton pseudo au passage pour mettre un visage sur un récit :-).
Bonne continuation !

Commentaire de Rem posté le 28-03-2016 à 10:00:07

Super perf ,façon force tranquille . Bravo !

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Accueil - Haut de page - Version grand écran