Récit de la course : Odyssea - 10 km 2015, par nouvion

L'auteur : nouvion

La course : Odyssea - 10 km

Date : 4/10/2015

Lieu : Paris (Paris)

Affichage : 619 vues

Distance : 10km

Objectif : Pas d'objectif

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Le mur des 40 minutes est tombé

Le mur des 40 minutes est tombé !

 

Je ne résiste pas à l’envie de faire un petit récit de ma course Odysséa de ce dimanche 4 octobre 2015. Il faut dire que ma performance est allée au-delà de mes espérances.

 

La perf :

Moins de 40’ au 10km. Bien sûr j’y pensais depuis un moment à mesure que je m’en rapprochais, mais l’objectif me semblait encore impossible à atteindre puisque j’avais encore 34 secondes à combler. Ca peut paraître proche mais gagné 3,5’’ au kilomètre en une seule course quand on n’est plus débutant c’est quand même compliqué, je n’imaginais pas que je pourrais le faire.

J’avais bien ressenti  que les jambes étaient excellentes lors de mon dernier entraînement, mais combien de fois cette impression ne s’était pas suivi des performances espérées. Qui plus est une douleur aux abdominaux m’accompagne depuis un moment déjà, mais par chance je ne l’ai jamais ressentie en compétition et ça va se confirmer une nouvelle fois malgré 2 alertes au 3e et 6e kilomètre.

Après une progression constante, il m’aura donc fallu un gros travail durant l’été, suivi d’une préparation ciblée, et une saine émulation entre collègues de travail au travers un challenge entreprise pour le côté motivation. Les conditions de course m’ont également aidé, un parcours rapide, beaucoup de participants ce qui ajoute encore de l’émulation, et enfin une météo idéale pour la course à pied.

 

Le contexte :

Mais une petite parenthèse sur Odysséa. L’association n’est certes plus à présenter, mais sa capacité à mobiliser pour ses événements a encore permis cette année d’amasser 590000 euros pour la lutte contre le cancer du sein et d’attirer 43000 participants aux différentes réunions de la journée (15000 sur le 10km). De mieux en mieux chaque année, bravo aussi aux bénévoles, participants et entreprises partenaires et participantes au challenge inter-entreprises qui contribuent aux succès de cette journée.

Odysséa, c’est aussi une occasion unique de partager les joies de la course à pied avec les collègues de travail, puisque notre entreprise participait au challenge du même nom. C’est donc avec le sourire que nous nous retrouvons dans un contexte plus ludique  au stand qui nous est réservé, Anne-Christèle, Benjamin, Christine, Sylviane, Philippe, notre président de la section athlétisme Pascal qui mitraille avec son appareil photo, et bien d’autres encore.

Initialement, je n’étais pas forcément très motivé à l’idée de participer quand en juillet il avait fallu s’inscrire. J’avais en fait déjà programmé une participation au championnat de Seine-et-Marne de 10kms, mais la motivation d’Anne-Christèle, et la perspective de courir pour la bonne cause et avec les collègues m’avaient finalement décidé.

 

La course :

L’année dernière, j’avais battu mon record sur ce même parcours en 40’36’’, je savais ce 10km rapide et propice à la performance. Dans la zone de départ Avenue Daumesnil, je me place plus en retrait qu’un an plus tôt, afin de doubler des concurrents plus longtemps, ce qui est un facteur motivant, surtout quand on peine.

 

Jusqu’au 5e km :

Mais à peine parti que je regrette cette décision, ça part lentement devant moi, je ne cesse de zigzaguer, parti à gauche de la route, je suis complètement à droite après 250 mètres en seulement 4’40’’ au km. Vais-je perdre toute chance de faire un bon chrono dès les 1ers hectomètres ? A force de changement de vitesse et de direction, j’arrive tout de même à limiter les dégâts pour passer le 1er km en 4’07’’, mais déjà beaucoup d’influx dépensés.

Au 2e km, je rattrape d’ailleurs le temps perdu : 3’51’’. Mais je ressens bientôt le besoin de ralentir à l’entrée de l’avenue de Gravelle. Trois kilomètres avec un bon revêtement sur cette avenue où les légers faux plats qui se succèdent accélèrent ou ralentissent notre allure. J’ai donc un peu ralenti et ne me sens pas super, mais je constate que mes temps au km restent très appréciables (3’57’’-4’01-4’01’), je passe le 5e km en 19’57’’, mais je ne m’inquiète pas car sur les dernières courses la 2e partie avait été aussi rapide que la 1ère.

 

Seconde partie de course :

On quitte l’avenue pour revenir au cœur du bois par la route des tourelles qui est à cet endroit bitumé. Je ne me rends pas bien compte, mais j’imagine que ça descends légèrement sur ces 2 kms puisque je les fais en 3’59’’ et  3’56’’ au km sans précisément forcer, ce qui me grise un peu.

Régulièrement, des concurrents bien meilleurs que moi mais partis derrière me doublent, je n’y prête pas attention jusqu’à celui du 7e km qui me passe comme une flèche et qui n’est autre que Pascal. Alors qu’il me distance, je lance comme une boutade ‘attends moi Pascal’. Pas malin puisque, bon camarade, Pascal me répond ok et s’exécute (euh je plaisantais Pascal). Il court environ en 3’50’’ au km à ce moment, je prends sa foulée quelques hectomètres mais arrivé sur la 1ère partie de l’allée Royale qui est un chemin en terre, je préfère reprendre mon rythme pour ne pas exploser. Il s’éloigne donc inexorablement et va couvrir le parcours en 39’11’’.

Je me sens assez bien sur cette partie, mais j’évite d’accélérer car la remontée dans l’autre sens de l’allée Royale est plus difficile. 8ekm en 3’52’’ puis 2 virages à 90 degrés et nous voilà dans cette partie. C’est ici qu’il faut s’accrocher, 700 mètres environ mais c’est long sur ce chemin plus chaotique et en léger faux-plat montant. Au bout de l’allée, on ressent le besoin de souffler, mais pas trop longtemps car l’arrivée approche et je commence à penser au chrono final.

Je ne vois pas mon temps au 9e, mais je sens bien que le sub 40 est possible. J’essaye de relancer, je pense y parvenir car je double enfin une concurrente de Sanofi que je suivais à distance depuis 4km. Je regarde la vitesse 4’05’’ au km, oups pas assez rapide, j’essaye encore de relancer. Je suis un moment ralenti dans un passage en sable, mais à la sortie j’accélère franchement, je sens l’arrivée toute proche. Dernière ligne droite, j’aperçois l’arrivée, un regard rapide sur le chrono, le sub40 est possible. J’accélère une dernière fois, après un dernier regard sur le chrono à 50 mètres, je savoure c’est réussi, je passe la ligne en 39’50’’

 

Après la course :

Dès la ligne franchie, j’aperçois Pascal tout sourire qui me prend en photo, puis quelques collègues qui arrivent juste après moi. On échange quelques mots, mais je quitte rapidement la zone d’arrivée pour repartir vers le 9e km afin d’encourager notre capitaine d’équipe Anne-Christèle. Sur place, j’ai du mal à là trouver tellement le peloton est compact et que les dames sont nombreuses. Je là vois au bout de l’allée Royale, la partie la + dure. Elle se relève d’une chute provoquée par le gars qui là précédait, elle dit qu’elle n’est pas au mieux. Mais finalement ce dernier kilomètre elle l’assure plutôt bien, je là motive et l’encourage jusqu’à 200 mètres de l’arrivée ou un ‘Allez Titelle’ pourrait encore résonner dans ses oreilles si elle n’avait eu ses écouteurs. Elle termine en 56’39’’, ce qui est pas mal du tout compte tenu d’une coupure de 3 semaines dans son entrainement pour raison de santé. Bravo Anne-Christèle !

On se retrouve tous à notre stand après la course, et échangeons nos impressions. Benjamin pour sa première compétition fait un excellent  47’13’’, bravo Benjamin !

Il est temps maintenant de laisser la place aux nombreux participants du 5km, les vainqueurs sont Marion Delage (Team Zoomyn) chez les femmes en 37’14’’ et Kévin Stephant (Fondation FDJ) chez les hommes en 32’31’’.  Le challenge entreprise femmes est remporté par Sanofi (nous terminons 7e) et chez les hommes par la Sécurité Sociale (nous terminons 3e).

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