Récit de la course : L'Echappée Belle - 145 km 2015, par jpoggio

L'auteur : jpoggio

La course : L'Echappée Belle - 145 km

Date : 28/8/2015

Lieu : Vizille (Isère)

Affichage : 3313 vues

Distance : 145km

Objectif : Terminer

37 commentaires

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Le récit

Préambule :

Dans ce qui suit, il est souvent question de rochers. Afin d’éviter tout imbroglio avec le groupe Ferrero S.P.A. propriétaire de la marque « Ferrero Rochers™ », je précise que dans ce qui suit, le terme « Rocher » désigne une grande masse de pierre dure, escarpée, qui paraît enracinée dans le terrain, ou qu’on ne peut remuer.

Précision : A moins de disposer d’une engin de levage adapté, on ne peut remuer intentionnellement un rocher, mais celui-ci, doué d’une volonté propre et perverse, est tout à fait apte à remuer tout seul en réaction à la présence d’un individu en déplacement à sa proximité immédiate.

Complément : sur une échelle d’agressivité de un à dix, le Rocher est au niveau Nicolas Sarkozy au salon de l’agriculture.

« Jacques, Jacques ! »

Je me retourne, je reconnais Elisabeth qui me fait de grands signes : j’ai bien fait de me diriger sous l’un des globes lumineux qui éclairent la zone de départ, pensant que même si je ne trouvais personne, avec un peu de chance quelqu’un me trouverait. Enfin quelque chose qui marche, dans ce pataquès pré-course qui est encore plus confus que d’habitude.


Je rejoins donc Françoise, Xavië, Bubulle et quelques autres (il doit y avoir le Viking fou des biscuits salés, Cyss, Stphane, dans le coin, mais mon esprit gémissant en proie aux longs ennuis se fait des nœuds…).

Papy et mamie font du trail...

Pour une fois, le briefing pré-course ne s’éternise pas, et avant même que j’aie le temps de me rouler en boule dans un coin en pleurant que je ne veux pas y aller, ça part.

Là, je frise l’expérience de mort imminente – il y a un peu de ça, sauf que ça risque d’être plus lent et douloureux – tant il me semble assister en spectateur à ce démarrage en trombe.

On me double beaucoup, me bouscule un peu, et je me sens un peu comme le pétale de fleur de cerisier dans le Vent Divin, moi. Tiens, pourquoi donc est-ce cette image qui me vient à l’esprit ? Ca donne quoi, déjà, « Vent divin », en Japonais ?


Kamikaze-characters

Ouais. C’est bien ça.

Bon, mais ceci considéré, j’y suis pas.

Non, mais vraiment, je n’y suis pas.

J’ai oublié ou perdu la flasque à coca, j’ai failli me casser la gueule parce que je n’ai pas fait attention que le bâton droit n’était pas verrouillé, ce qui ne m’est jamais arrivé depuis trois ans que je m’en sers. J’ai failli crever dans le kilomètre de footing dans Vizille, et je n’arrive pas à trouver un rythme dans cette putain de montée qui est pourtant bien régulière.

Le D+ s’accumule pourtant vite, mais rien n’y fait, j’espère au mieux atteindre le Pleynet, mais je n’y crois même pas. Je me discipline pour essayer de ranger mes émotions, trottiner lorsque c’est possible, au gré des rares faux plats et de quelques descentes un peu roulantes, économiser, économiser…

J’arrive à Arselle en 3 :29 :51, pour 3h30, sachant que je m’étais accordé 3h30 en espérant mettre 3h15…c’est mal barré. J’y rejoins Françoise – le yoyo du Team Escargot commence, au moins quelque chose qui ne change pas - et croise Elisabeth à la sortie, et ses encouragements me font du bien au moral.

C'est fastidieux, mais c'est beau quand même.


Au col de la Botte, je suis cueilli par la Meije qui se découpe dans une brèche. Ca, au moins, c’est vu. La progression est régulière, un peu fastidieuse, mais stable jusqu’à la descente sur les lacs Robert, et j’aborde la montée vers le refuge de la Pra avec résignation : c’est le seul coin de Belledonne dont je me souvienne de l’époque maintenant lointaine où j’habitais Grenoble. C’est le type même de terrain que j’aime, il faut mettre les mains mais on n’expose pas la viande…seul hic : on n’avance pas. Je profite de l’ombre accueillante d’un rocher pour profiter d’un brin de réseau et donner des nouvelles, puis repartir vers le refuge.

En montagne, il y a deux catégories de refuges : ceux qu’on voit et qui semblent ne jamais se rapprocher, et ce qu’on ne voit jamais et dont on déboule sur la terrasse au détour d’un rocher au moment précis où l’on vient de se décider à se reconvertir dans le macramé. Les refuges, c’est un peu comme les chats, on les adore mais ce sont de vils salopards égoïstes sans foi ni loi, je vous le dis.

La Pra, c’est un peu des deux : on se traîne sur un sentier moyen, qui monte, redescend un peu, remonte, redescend au fond d’un vallon auquel on fait crédit d’être occupé par un petit torrent propice à l’humidification du chef, et dont on sort par un petit raidillon au terme duquel…on aperçoit enfin ce putain d’enfoiré de saloperie de refuge de merde à perpette.

Bon. Soyons positifs, c’est une section roulante sur laquelle nous – j’ai rejoint Françoise – trottinons posément, devisant sur la température de l’eau de ces lacs, puisque nous avons aperçu deux baigneurs en contrebas.

Refuge de la Pra, check : 1h00 dans les dents du Plan de Marche. Plein d’eau, carapaçonnage à la crème solaire, et en route vers la Croix de Belledonne.

Lac Doménon. C'est pas du rouge Kikouroù devant ?

D’abord, passé une montée bien raide où il faut mettre les mains, nous passons les lacs Doménon, et c’est bien beau. Il y a bien un drone qui bourdonne auquel je flanquerais volontiers un coup de bâton pour lui apprendre à me rappeler le boulot, et nous sommes bientôt au pied du mur, celui qui mène dré dans l’pentu au point culminant de la course. Je me cale un rythme correct qui, ma foi, nous fait monter à 560/580 mètres à l’heure. Jusque là, ça va.

Nous croisons bientôt ceux qui reviennent de la Croix, traversons deux petits névés, avant de nous retrouver dans un désert de cailloux encore plus désertique que les déserts de cailloux d’avant, timidement peuplé de quelques fanions orange et d’encore moins de traileurs en perdition.

Cherchez le fanion !

Vers 2800, les symptômes que je redoutais me tombent dessus : plus de jambes, un vague état nauséeux, une céphalée soudaine. Allez savoir pourquoi, mais chez moi, manque de sommeil et altitude cohabitent mal, en général à partir de 2900-3000, et le mal des montagnes s’installe.

Je me traîne, me fixant des objectifs surhumains, comme de marcher sans pause jusqu’au troisième fanion là-bas. Arrivée à la Croix, je ne suis pas déçu du voyage, tout l’Oisans, mon Oisans qui fut longtemps mon massif préféré – maintenant, j’ai passé l’âge et j’aime à peu près à égalité tous les massifs alpins – se déroule sous mes yeux. Et même, là bas sur l’horizon, la silhouette caractéristique du Pic de Bure, le terrain de mes premiers apprentissages de montagnard, j’en ai les larmes aux yeux.


Ce putain de sport débile, non seulement c’est crevant à crever, mais en plus ça rend bête. Passons.

Je suis tiré de ma contemplation par les bénévoles qui me rappellent qu’il y a quand même un BH à Jean Collet, qu’il faudrait peut être que je voie à me bouger le cul parce que bon, quand même, quoi, merde.

J’attaque la descente qui se passe mieux que la montée – dans un élan de pensée positive, on peut même admettre qu’il y a un sentier. Sitôt repassé sous 2800m, le mal de crâne et la nausée disparaissent, les jambes répondent  de nouveau au point que j’arrive à tenir une moyenne ébouriffante de 4km/h, mais voilà ça bouchonne dans la traversée après les rochers rouges.

Gné ? Surpris

ABSOLUMENT !

Nous sommes trois couillons sur ce bout de sentier et les deux de devant se traînent, genre parce que sinon, ce serait casse gueule rapport à l’éboulis pentu qu’on traverse…rhââââââ !

Je ne m’énerve pas, je ne m’énerve absolument pas, et sitôt pointé au col de Freydane, je double et je fonce.

Ouais, enfin, je ne fonce pas très longtemps, parce que la pente est bien raide, poussiéreuse, l’adhérence médiocre et il faut quand même faire gaffeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeuuu… Je remonte chercher le bâton resté dix mètres plus haut en massant une hanche endolorie. Je repars un peu plus posément mais cent mètres plus loin, un second appui foireux m’envoie au tapis. Puis un troisième, pendant lequel je frise l’Elcap. Je ne découvrirai que bien plus tard l’hématome qui a poussé sur le poignet gauche.

Finalement, j’arrive vivant au Lac Blanc, sous les quolibets d’une marmotte, pour rattraper une fois de plus Françoise dans la descente. Nous cheminons en maugréant sur le balcon aérien – en temps normal, le type même de sentier que j’adore – vers Jean Collet qui nous nargue depuis son promontoire (du genre qu’on verrait bien le vol de Gerfauts quitter le Charnier natal qui y serait blotti), et cinquante minutes de plus dans les dents du Plan de Marche.

Bon, Jean Collet est un peu cour des miracles, il y a du traileur en vrac. J’y déguste le meilleur bol de nouilles lyophilisées de ma vie, considère que non, trois heures de marche pour rejoindre les navettes, c’est complètement crétin (entendre que dans le niveau d’absurdité ambiante de cette aventure hallucinée, c’est encore plus crétin que de raison). Patrick « Peky » cherche de la compagnie pour repartir, je ne le fais pas attendre et sitôt fait le plein d’eau, nous l’adoubons dans le Team Escargot et nous nous mettons en route. Au début, je trouve un rythme, et nous avançons, parfois en compagnie de quelque autre aliéné en perdition.

Moyennant un ressaut final galère dans lequel les serre-file auront peut-être trouvé, entre deux cailloux, le cadavre de mes dernières velléités de « garder un rythme », nous parvenons au Col de la Mine de Fer.

Soyons francs, c’est beau : la lumière est à tomber – les appuis foireux du « sentier » aussi – et je ne peux m’empêcher de confirmer que cette course est une tuerie. Au propre comme au figuré.


Nous descendons assez vite le chaos qui nous amène au pied de la Brèche de Roche Fendue, pour y faire une pause, manger un morceau parce qu’il est question de 116m de D+, par un fin sentier qui sinue le long d’une barre rocheuse. Après une belle flaque de vomi, la pente s’adoucit en nous y voilà.

Donc en principe, on descend jusqu’à un ruisseau distant d’1.7 km, puis par une ondulation de 98 m de D+ et 178 m de D- en deux kilomètres, on est au Pas de la Coche. Soit.

Nous descendons donc posément jusqu’au ruisseau, de fanion en fanion, parce que petit à petit loiseau fait son nid (en fait, non, le bougre est peinard à recevoir les mails du Bouzin).

Patrick mène la danse dans la descente, il a trouvé un rythme confortable (sans doute en retournant un caillou, quelqu’un avait dû l’oublier là), et nous nous réconfortons en échangeant tout une théorie d’arguments pertinents pour établir formellement et sans contestation possible que nous pratiquons un sport complètement absurde et que franchement, on est bien cons. En essayant de ne pas trop engager la viande dans les blocs, parce que vu l’heure, c’est plus l’heure pour être sorti par un hélico.

Et justement, au détour d’un rocher, nous tombons sur deux coureurs assis sur des rochers à côté d’un autre coureur allongé sur un rocher (au milieu des rochers), dans sa couverture de survie. Il grelotte, divague un peu. Le PC course a été prévenu et des secouristes sont en route, on les a promis pour vingt minutes. Je lui donne l’une de mes deux couvertures de survie pour qu’il soit complètement emballé et nous repartons, d’humeur soudainement moins badine, guettant les secouristes pour qu’ils se remuent un peu, quand même.

Nous les croisons non loin du ruisseau, à deux kilomètres du Pas de la Coche.

A ce point, une digression s’impose : la notion de kilomètres est toujours discutable sur ce type de course, a fortiori lorsque l’antitracé des fanions posés au petit bonheur la chance par quelque baliseur facétieux – nous ne mesurons pas, rustres des plaines que nous sommes, le niveau de raffinement de l’humour subtil des autochtones – est tout sauf déterministe.

Familier par obligation avec les arcanes de la géolocalisation, les incongruités de la carte et du territoire, j’ai bien vu venir le coup et ai préparé en secret le mien, profitant d’un voisin de workspace du Bouzin pour trousser quelques lignes de code dont l’exécution me fournit une route (au sens GPX) formée d’un Waypoint à chaque kilomètre, plus ceux correspondant aux ravitos. Basée sur la trace de référence de l’organisation, elle est cohérente des kilométrages du roadbook.

WGS 84 reference frame (vector graphic)

WGS84.

Donc, quand le roadbook dit Ruisseau – Pas de la Coche deux kilomètres, j’ai bien deux waypoints Km_045 et Km_046 qui s’affichent sur la vue carte du Foretrex 401 que j’ai ressorti de la naphtaline pour l’occasion. Et ça marche assez bien, en fait, m’apportant un peu de confiance dans un univers hostile qui en manque cruellement.

Nous sommes donc au kilomètre 45, il fait bien nuit, les lampes éclairent bien avec une belle lune qui en rajoute. Nous devrions atteindre le Pas de la Coche avec dix bonnes minutes sur la Barrière Horaire, et même si je n’ai absolument aucune envie de m’atteler au Pas de la Vache qui est réputé ne pas être à vaches du tout, j’ai quand même bien envie d’essayer de continuer. Enfin, non, je n’ai pas envie de continuer à en chier des Icosaèdres, mais quand même, on a son amour propre, et arrêter à une base vie, ça a quelque chose comme un compte rond. Ca fait propre, quoi.

Icosaèdre, par Kjell André,

Icosaèdre. Ca fait beaucoup d'arêtes et de sommets, quand même...

Mais un autre doute s’insinue, pervers, au point de se transformer en certitude après vérification du contenu du sac : le paquet contenant la frontale de secours et surtout, l’accu de rechange de la Ferei, iléoù ?

Dans le sac d’allègement, ducon.

Le foretrex m’informe que je suis au kilomètre 46, à six cent mètres du pas de la Coche. Je reprend pour la cent douzième fois mes calculs, 2.8 km ondulants-montant (+375/-45) puis le mur final (228m en 800m) dans un chaos de frigos et de machines à laver pétrifiés, puis la descente qui suit, pareil – sauf qu’une vieille légende prétend que ce sont des lave-vaisselle qui ont été transformés en statue de pierre de ce côté-là), et ensuite une douzaine de kilomètres de descente (coupés par une bosse de 150m) jusqu’au Pleynet : au pif j’en ai pour six ou sept heures, sans accu de rechange  ni lampe de secours, ce qui est assez très con au vu de ma propension à me flanquer par terre, pratique qui induit des contraintes mécaniques assez conséquentes sur une frontale et à la fin, c’est le bout de granit qui gagne. Tout seul dans la pampa dans ces conditions, ce n’est pas raisonnable.

Dans la rubrique acte manqué, on ne fait pas mieux, fermeture du ban. Je ne suis même pas en colère, ça viendra plus tard : il est 21h50 au Pas de la Coche, nous rendons les armes dans l’ambiance extraordinaire qui règne. Changement de fringues, attente des serre file qui accompagnent Françoise qui s’est jointe au débalisage, le mal en point et ses assistants, ainsi que les secouristes, le tout en racontant des conneries et en aidant un peu au rangement.

Parenthèse a postériori : 3h36 pour la section Jean Collet – Pas de la Coche, pour 3h15 du Plan de Marche, dont cinq bonnes minutes d’arrêt au près du coureur déshydraté. Finalement, j’étais enfin dans les temps…

Il reste à redescendre quelques packs de flotte et de coca, la tente, la bonbonne de gaz dans la vallée. Nous nous répartissons les charges pour la descente, laissons l’eau et le coca au refuge en contrebas du col et poursuivons les six kilomètres de descente jusqu’à la piste forestière au-dessus de Prapoutel où nous attendent quelques véhicules pour un rapatriement qui ne sera pas des plus directs, mais nous amène à quatre heures du matin à Aiguebelle, où nous croisons la dernière navette pour le départ du 85 km, et où des douches bien chaudes et propres nous accueillent.

Au matin, nous nous retrouvons pour un petit déjeuner dans un bistro du coin : il y Françoise, Peky, Stphane et, last but not least, The Boss lui-même qui a aussi été victime de la mouche du (pas de la) Coche. Nous suivons les aventures des uns et des autres sur les Live – sauf moi qui fais le malin et consulte directement les mails du Bouzin, ce qui est assez idiot vu que c’est du bbcode…

Bientôt, nous voyons arriver deux gars en footing pépère, l’air de rien, et l’un des deux s’en va sonner la cloche de l’arrivée : c’est bien sur Benjamin73 qui vient de faire péter le record d’Oscar Perèz Lopez, et incidemment de gagner la course. Je fais mes adieux et m’en retourne à la voiture pour regagner Paname, avant que la déprime ne me tombe dessus.

Un seul truc que je ne regrette pas, c’est de ne pas avoir gagné la course, parce qu’entre nous, le trophée du vainqueur, il est quand même un peu immonde.

 

37 commentaires

Commentaire de bubulle posté le 31-08-2015 à 19:15:50

C'est un sommet de littérature kikoutière, ce CR. On ne va quand même pas en venir à souhaiter que tu bâches pour avoir cela, Jacques ?

En tout cas, Elisabeth (qui ouvre fièrement ce CR) et moi étions bidonnés depuis 1/4h et j'ai été achevé par les lave-vaisselle (quoique pour ma part, je continue à penser que ce sont plutôt des autobus RATP Saviem Standard).

C'est comme la Montagn'hard, donc, à mon avis : selon la méthode de la Team Escargot brillamment illustré par Super Mamie, au bout de 3 tentatives, ça devrait le faire. Tiens, finalement, c'est bien, tu as déjà ton programme tout fait pour l'an prochain. En plus, il te faut tes points pour la deuxième tentative UTMB, quoi, merde.

Commentaire de Jam posté le 31-08-2015 à 19:36:08

Cailloux...déprimant, cailloux...hilarant. Ta dérision et ton humour sont irrésistibles. Je m'a bien marré. Et heureusement que tu termines pas, j'aurai terminé déshydraté en ayant perdu toutes mes larmes de rire. Un CR pareil ça se déguste et je me ferai un plaisir de le relire plusieurs fois. Merci de ce bon/beau moment de partage.

Commentaire de Namtar posté le 31-08-2015 à 19:36:40

Toujours aussi élégants tes compte-rendus. Merci de nous faire partager ta course.

Commentaire de patfinisher posté le 31-08-2015 à 19:44:05

:-) :-) :-) Extra....échec.... non !!!! ton récit est top ! ta course aussi, malgré ton statut de "non rookie"la p'tite erreur, le grain de sable dans l'engrenage, on va oublie l'adage "jamais 2 sans 3", "La 3ème sera la bonne" (cf Bubulle) j'aime mieux....future ligne rouge kikouresque pour 2016 ! ;-)

Commentaire de loiseau posté le 31-08-2015 à 20:07:10

[size=200]ENORME !!![/size]

Commentaire de Renard Luxo posté le 31-08-2015 à 20:22:29

Rien que pour te lire, finisher ou non, don't give up Jacques ! En fait, plus je passe du temps à parcourir de tels CR, plus je me dis que tout çà mériterait d'être compilé, voire édité, dans un receuil "best of". A se demander s'il n'y a pas plus de littéraires que de traileurs au sein de cette communauté ...

Commentaire de jpoggio posté le 31-08-2015 à 20:24:26

http://www.kikourou.net/boutique/article.php?idarticle=43

Commentaire de tintinmar75 posté le 31-08-2015 à 20:37:23

Magnifique CR, quel style. Je m'y suis revu lors de la première...

Commentaire de lapuce92 posté le 31-08-2015 à 20:41:43

Merci pour ce CR! Je viens de passer un très très beau moment de lecture! Bravo!!

Commentaire de peky posté le 31-08-2015 à 21:02:04

Quel style, bravo pour les digressions et l'humour.

Je me tâtes pour l'année prochaine..

Commentaire de arnauddetroyes posté le 31-08-2015 à 21:08:06

Rien que de prendre le départ de L EB est déjà un acte à part alors respect pour toi Jacques.Merci pour ton CR qui transpire bien la difficulté du parcours malgré la touche d´humour que tu sais y ajouter.

Commentaire de Arclusaz posté le 31-08-2015 à 21:09:52

tu es le José Maria de Heredia des CR de trail, le Conquérant des machines à laver et ... le maître du bouzin qui nous entraine jusqu'au...
Merci pour tout.

Commentaire de cyss posté le 31-08-2015 à 21:38:47

Super CR.
J'ai apprécié les quelques moments passés ensemble en avant course et à la pasta party.

J'ai pensé à toi en redescendant de la croix, en me disant que ptet t'étais pas loin. J'aurai voulu que tu la finisses cette belle course.. A une prochaine fois!

Commentaire de franck de Brignais posté le 31-08-2015 à 21:48:44

MERCI
Je ne peux que paraphraser les précédents commentaires : ton récit est fantastique ! On sent aussi, derrière cet excellent humour, plein d'ironie, une grosse colère. Conserve la, elle t'aidera à refixer un objectif, c'est elle qui te donnera l'envie d'aller au bout la fois d'après.

Commentaire de Albacor38 posté le 31-08-2015 à 21:51:30

Un bonheur de récit à consommer avec gourmandise et sans modération.
Gouleyant, généreux, finement pétillant et avec cette pointe d'amertume qui le rend unique.
Un gout de reviens-y
Vivement le cru 2016 ...

Commentaire de tikrimi posté le 31-08-2015 à 21:59:30

ca c'est du CR, merci pour ce bon moment passé à te lire.

Commentaire de Bacchus posté le 31-08-2015 à 22:47:48

Excellent ton compte rendu
Ca passera l'année prochaine
En tout cas ce que j'ai lu et vu ce WE me donne bien envie

Commentaire de Overnight posté le 31-08-2015 à 23:33:03

On prend beaucoup de plaisir sur le live a suivre vos aventures ! La c'est la cerise sur le gâteau !
Pour tout ça merci!
Vivement le prochain ultra! En finisher c'est tout le mal que je te souhaite!

Commentaire de stphane posté le 01-09-2015 à 00:10:12

Il est sublime ce récit Jacques.
Il demontre que nos pérégrinations ne sont pas vaines... Tu sais ici donner une humanité à ses cailloux qui ont eu raison de nos rêves fous de les dompter pour quelques heures ... Cette transhumance avortée a offert cette Belle Échappée littéraire.

. Merci à toi.

Commentaire de Jean-Phi posté le 01-09-2015 à 06:57:05

Je ne ferai plus jamais un seul cr de ma vie, t'es content ?!
Excellent et à recommander en lecture préalable à toute velléité de cliquage sur l'icône inscription à mon avis. Bravo pour avoir tenté. Je n'en suis vraiment pas là.

Commentaire de Rem posté le 01-09-2015 à 07:43:46

Ce CR, quelle belle échappée :)

Commentaire de chrislam posté le 01-09-2015 à 08:55:25

Je crois que j'ai rigolé du début à la fin!!! :)
Si seulement je savais faire des CR pareil !!

Commentaire de the dude posté le 01-09-2015 à 09:33:57

"Parenthèse a postériori : 3h36 pour la section Jean Collet – Pas de la Coche, pour 3h15 du Plan de Marche, dont cinq bonnes minutes d’arrêt au près du coureur déshydraté. Finalement, j’étais enfin dans les temps…"
Retour d'expérience intéressant, l'année prochaine il te suffit de faire 45KM et 4000m+ d'échauffement avant de prendre le départ et c'est tout bon :o)
Blague à part: très bon récit, bien écrit et inspiré; ma théorie selon laquelle les récits de courses "ratées" sont toujours les meilleurs se vérifie encore une fois, du coup je ne peux que te souhaiter d'en écrire un moins l'année prochaine ;o)

Commentaire de Benjamin73 posté le 01-09-2015 à 13:41:02

Superbe compte rendu !!! Merci pour la poilade !
Putain, le coup de la frontale c'est du délire pour un mec qui semble avoir analysé la moindre courbe de niveau de la carte IGN 1/25000.
Concernant le trophée... No comment ;-)

Commentaire de jpoggio posté le 01-09-2015 à 19:33:37

Bon, "immonde" est un peu excessif - ils auraient pu faire un truc moins massif, dirons nous - mais la tête de ta dame quand le speaker lui promettait la place d'honneur dans votre salon en disait long...:D

Commentaire de Spir posté le 01-09-2015 à 13:44:02

Vu tes annonces avant le départ, je m'étais dit qu'avec un peu de chance, je te croiserais bien sur le parcours. Manque de pot, tu as dû bâcher... La déception a vite été oubliée à la lecture de ton CR ! Bravo en tout cas pour t'être lancé dans l'aventure, et pour l'avoir racontée de telle manière ! Et au plaisir de se louper une prochaine fois ;-)

Commentaire de Françoise 84 posté le 01-09-2015 à 15:05:47

Allez, on y retourne l'an prochain et on se le termine?! Merci pour ce superbe récit, gros bisous!

Commentaire de philtraverses posté le 01-09-2015 à 19:25:06

J'adore l'écriture, le ton humoristique, l'autodérision parfaitement maîtrisée, comme dans tous tes récits. J'ai bien ri moi aussi du début à la fin. et je me suis retrouvé dans tes pensées négatives mais que je n'ai pas l'esprit comme toi de transformer en humour. Dommage pour l'acte manqué, mais qui t'a évité finalement de choisir entre continuer ou abandonner.

Commentaire de L'écureuil posté le 01-09-2015 à 23:27:35

Bon étant voisins, je l'imprime et le prends avec moi dans mon sac pour un autographe si je te croise lors d'une prochaine sortie en forêt de meudon
Retente là l'an prochain si tu veux faire le TOR ( mais si on sent l'appel subdiminal semi inconscient et semi avoué de ton surmoi qui veut y aller ;-)

Commentaire de Benman posté le 02-09-2015 à 00:09:15

bouzin: top
récit : top
état d'esprit : top
humour : top
autodérision: top
...Tu as fait top 5 sur cette course... bravo!

Commentaire de JCDUSS posté le 02-09-2015 à 09:22:29

Merci pour ton CR, très bien écrit, j'ai passé un bon moment a te lire.
Dommage que la course n'ai pas durée plus longtemps, il en aurait été d'autant.
Pas facile de jouer avec les BH, je ne l'ai que très peu fait mais ça doit être bien plus fatiguant qu'un milieu de peloton.

Commentaire de millénium posté le 02-09-2015 à 16:07:55

MERCI. Je me suis régalé à te lire.
Tu vas y retourner , avec Françoise , j'en suis certain !

Commentaire de Arcelle posté le 02-09-2015 à 19:54:15

Génial ce récit, Jacques, MERCI !
Bon pour la course, on n'en dira pas autant, mais on n'est pas surpris, tu avais clairement affiché ton manque d'implication et de motivation.
Mais du coup, il faudra que tu m'expliques pourquoi tu te lances dans les défis les plus dingues (MH, EB, ...) sans l'envie ??? Ou est-ce une façade, genre je suis pas sûr d'y arriver, mais dans le fond "ça va chier !"
Bref, je reste admirative ...

Commentaire de jpoggio posté le 02-09-2015 à 20:08:23

Si si, l'envie y est, sinon, j'y viendrais pas !
Par contre (et je l'avais annoncé *avant* la MH), l'an prochain, je lève le pied : la MH en bénévole et une probabilité autour de 0,333 d'être sur l'EB version 85 km.
Voilà, c'est écrit.

Commentaire de TomTrailRunner posté le 04-09-2015 à 08:02:09

0,3333 c'est loin, très loin d'être négligeable comme proba.

Commentaire de Fimbur posté le 03-09-2015 à 21:58:18

Bravo Jacques, belle réussite que ce récit

Donc l'échappée belle est un icosaèdre :), j'ai adoré
Bonne récup, et bonne continuation

Commentaire de TomTrailRunner posté le 04-09-2015 à 08:07:26

J'ai bien senti, lors de notre rencontre impromptu mais non improbable sous le pseudo globe lumineux avant le départ que la retenue t'accompagnait sur cette ligne de départ....
L'implication et les méandres du cerveau oscillant tel un bateau en perdition en pleine mer ou un cailloux en Belledonne, la proba que tu réussisses à boucler l'échappée était une inconnue....mais boucler ce récit et c'est la certitude que te connaître est toujours une échappée du quotidien
Merci

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