Récit de la course : Les Crêtes Vosgiennes 2013, par lapuce92

L'auteur : lapuce92

La course : Les Crêtes Vosgiennes

Date : 25/8/2013

Lieu : Markstein (Haut-Rhin)

Affichage : 380 vues

Distance : 33km

Objectif : Se dépenser

2 commentaires

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Trail des crêtes vosgiennes 2015

Ce dimanche 23 aout, le réveil sonne à 5h30. Ca pique un peu mais j'ai bien dormi c'est l'essentiel. Je fais les derniers préparatifs puis à 6h30 maman sonne l'heure du départ. Il y a pas mal de route pour aller au départ, au Markstein. Je prends mon petit déj dans la voiture. Finalement le trajet prend moins de temps que prévu et on arrive sur le site à 7h30, pour un départ à 9h30. Il va falloir gérer l'attente avant le départ. Je me sens déjà un peu plus nerveuse que d'habitude. Après le retrait du dossard je décide de rester dans la voiture pour somnoler un peu. Je retrouve ensuite Claude, Steph et Béa qui arrivent par la navette. Les deux sujets du jour : la météo (il fait beau mais des orages sont annoncés dans l'après-midi : arriverons nous avant?) et Millau évidemment. Les 100kms, c'est déjà dans 5 semaines! En écoutant le speaker on apprend qu'il y a des barrières horaires qu'on avait pas calculées. Gros coup de panique pour moi, il faut apparemment arriver en 5 heures ou moins. Ca va être juste juste! On croise Francis, que maman connait bien. Enfin je devrais plutôt dire Monsieur Francis Mougel puisqu'il était juste l'entraineur de l'équipe de France féminine de biathlon, championne olympique à Albertville, en 1992, excusez du peu! (je vous parle d'un temps...). Il nous souhaite une bonne course. Je suis toujours aussi tendue au moment du départ.

Les 2 premiers kilomètres environ sont en descente, sur un chemin facile. Les jambes, le souffle vont très bien, par contre je suis très très stressée, et j'ai mal au ventre. Vers le 2ème kilomètre on attaque une montée sèche, sur une piste de ski. Ca passe sans difficultés, les choses sérieuses commencent. Je ne vais pas détailler l'ensemble du parcours, mais il est de toute beauté. On a la chance en ce début de course d'avoir un temps magnifique, très dégagé, j'en profite pour m'en mettre plein les yeux. Cela dit c'est loin d'être une course facile : les sentiers sont très techniques, pas mal de cailloux partout, il faut faire attention aux appuis en permanence (j'y reviendrai). Le gros avantage de cette course est qu'elle longe souvent la route des crêtes. Maman peut donc me suivre très régulièrement. Ca fait du bien de la voir! Je vais mettre une bonne heure à me détendre, à vraiment rentrer dans la course et à prendre du plaisir. Par contre j'aurai mal au ventre pendant 4h30.

J'arrive à remplir mon premier objectif du jour : courir tant que je peux en montée. Bon, ce n'est pas encore du 100% mais un stage commando du côté de Grenoble avec une certaine Séverine m'y avait bien préparée. Je pense à elle quand ça devient difficile et miracle, je recours! LOL Côté musculaire d'ailleurs tout est nickel. Aucune douleur, aucune courbature après la course. Le deuxième objectif était de réussir à manger et boire davantage. Bon là, avec le mal de ventre ça a du mal à passer donc c'est raté. Pas taper Séverine! Le point positif quand même c'est que j'avais troqué le sirop d'agave pour du jus de raisin dans la poche a eau, et j'ai trouvé ça pas mal du tout. Une bonne alternative. Je n'ai pas vraiment trouvé la cause de ces maux de ventre : le stress? le café avant de partir de la maison? (pitié non pas le café!!! LOL) Le bol de soupe la veille au soir? Je ne sais pas... .

Toujours est il que malgré ces maux de ventre qui me brident un peu, la course se déroule sans histoire, je m'amuse de plus en plus, je suis en forme. Un petit papy supporter me fait bien rigoler quand il me lance "allez, l'important c'est de participer! Je suis sûr que vous allez finir". Euuh, monsieur vous n'avez rien de plus encourageant là tout de suite?? Je parlais tout à l'heure des cailoux un peu partout et de la vigilance qu'ils demandaient. Justement je me prends un premier avertissement qui me laisse le souffle coupé, un peu groggy. Un concurrent s'assure que tout va bien. Je reprends mes esprits et repars aussitôt, ça va. Deuxième chute plus importante à environ 4 kilomètres de l'arrivée. J'ai le genou droit en sang, la cuisse et le coude éraflés. Là aussi je suis bien sonnée. Un autre coureur me demande si ça va et fait quelques centaines de mètres avec moi. Un ravito arrive assez vite, je demande à un gars de la sécurité civile s'il n'a pas de quoi désinfecter mon genou. Il m'envoie littéralement bouler "oh ben j'sais pas, vous avez qu'à prendre une bouteille d'eau sur les tables". OK, si j'ai besoin de rien je reviens vous voir!  Fâchée je continue ma route. A 3 kilomètres du but la pluie se met à tomber. Il y a du vent, il fait pas chaud du tout là haut. J'hésite à mettre la gore tex mais je me dis que ce n'est pas la peine. Je continue donc avec mes manchettes, ça ira bien. Je fais très attention jusqu'au bout, et reste vigilante. Cette fin de parcours est encore plus piégeuse que ce qu'on a vécu jusque là et les pierres sont rendues glissantes par la pluie. Je suis seule mais je me sens heureuse. Je croise seulement de temps en temps des groupes de randonneurs. J'exulte en voyant le panneau "arrivée dans 1 kilomètre". Je veux refaire mes lacets défaits mais....j'aperçois environ 150-200m devant moi 2 nattes blondes. J'active le mode Jack russell : les lacets attendront j'ai une place à gratter! On échange un sourire au moment où je la double. Je maintiens la pression jusqu'à la ligne, pour ce qui restera probablement l'arrivée la plus glamour de ma vie de runneuse : trempée comme une soupe, le genou qui pisse le sang, et les lacets défaits! Glamour je vous dis!! MAIS j'ai doublé nattes blondes!! Je ne sais pas si nous avions mal compris cette histoire de barrières horaires, ou s'ils les ont élargies, mais en tous cas j'arrive en 5h15, donc 15' après la barrière théorique et à aucun moment sur le parcours on ne m'en a parlé. 

Je retrouve la fine équipe du jour. On débriefe, on tombe tous d'accord sur la difficulté du parcours. Je file faire soigner mon genou au poste de secours. Il pleut toujours autant, on commence à avoir bien froid. C'est l'heure de se séparer. On se souhaite bonne chance pour nos prochaines courses : je retrouverai Claude et Stéph très bientôt du côté de Millau! 

Pour les photos c'est ici! http://lapuce801.over-blog.com/2015/08/trail-des-cretes-vosgiennes-33-kilometres-1000m-d.html

2 commentaires

Commentaire de Bérénice posté le 02-09-2015 à 14:48:56

Toujours aussi sympa tes récits ! Je souris toujours dès que tu parles de ta mère !!

C'est qui nattes blondes ? Raté un épisode sans doute...

Bonne continuation de préparation pour ton grand défi qui approche. Oui la la , quel courage. Je t.enverrai des ondes positives !

Commentaire de lapuce92 posté le 03-09-2015 à 20:29:23

Merci Bérénice!! :) Nattes blondes je ne la connais pas du tout, c'est juste que comme je l'ai vu devant ça a réveillé le petit jack russell qui est en moi 1kms avant l'arrivée ;)
Eh oui, Millau approche, 3 semaines encore! :)

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