Récit de la course : Auray-Vannes - 21,1 km 2014, par mickarvignac

L'auteur : mickarvignac

La course : Auray-Vannes - 21,1 km

Date : 14/9/2014

Lieu : Auray (Morbihan)

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Distance : 21.1km

Matos : nimbus 15 asics

Objectif : Terminer

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Mon premier semi.

Aujourd'hui je cours mon premier semi-marathon. Un genou douloureux, donc une préparation aléatoire, mes 3 dernières sorties catastrophiques m'incite à la prudence sur le temps désiré, l'ambition est descendu ces derniers jours à : finir pour ramener ce putain de bol.

 

Je m'échauffe (le genou tient) avec alain (qui ne s'échauffe pas), on croise peggy toute tendue. Et je vais prendre ma place 20 minutes avant. Il y'a du monde , mais il ya de l'ambiance avec déjà des musiciens ! j'étais prévenu , nous sommes normalement 6000 coureurs. C'est impressionnant ce paquet de monde, je vois la ligne de départ au loin, je suis impressionné. Au bout d'un moment j'aperçois la bannière 2h15, je m'avance pour la dépasser mais je n'irais pas plus loin que les 2h/2h15, je suis bloqué, tant pis on dépassera au 10 ième km.

le départ est long j'ai lassé 6 fois ma chaussure car je sentais un point de tension 30 secondes avant le départ je suis encore à genoux. clac c'est le départ... mais je ne part pas, il me faut 2 minutes pour enfin me dégourdir les jambes et commence à courir.j'apercois jean michel derrière la grille du public,il m'encourage, j'ai envie de lui dire sort de ta cage et viens courir avec nous ! je suis partit; walk man en route et en avant la musique.

Km 1 je sens le genou mais la douleur ne se réveille pas, c'est bon signe, cool on a dit cool pour commencer.

km 2 je croise Jean pierre. Je le hèle : Facteur et facteur ! Ca va ?. Je soulève ma casquette pour qu'il reconnaisse le grossier (lourdingue) personnage que je suis. Surtout que je braille du fait de mon walk man, si bien que je comprends la moitié de ce qu'il dit. Le temps que je trouve comment baisser le son, il est déjà partit. Je le regarde s'éloigner avec sons style caractéristique, droite gauche, droite gauche (avec amusement je me mets à imaginer lui donner un paquet de lettres qu'il glisserait dans des boites sur le bord de la route, droite gauche avec style)

km 3 jusqu'ici tout va bien. J'essaie de trouver un lièvre (une lièvre de préférence), mais c'est le bordel, on se marche dessus,j'ai limite un croche pied la personne ne s'excuse pas, quand je ne prends pas le pas de quelqu'un c'est moi qui accélère.

km 4. je suis bien, je traverse le pont du bono en dansant, la musique dans les oreilles me plait. il y'a du monde au bono je tape toutes les mains des gamins, il faut leur rendre leur joie et encouragement.

km 4.7 premier ravito je suis surpris il y'a des éponges trempées d'eau à disposition, je ne savais pas que çela existait, je prends ! déjà j'ai été trop lent on me pousse sans ménagement, là aussi on est surprit de l'amabilité de certains coureurs.

km 5 6  j'ai trouvé mon rythme mon souffle, j'essaie d'être métronome, tout va bien.

km 7Baden, et encore du monde venu nous acclamer, je tape dans les mains dès que je peux. Arrive la cote de Baden, déjà je suis surpris elle a l'air d'être raide et la portion de rue es très serrée, mais on ne peux pratiquement pas passer, je trouve beaucoup de coureur à marcher, ou n'avance pas. Je rage égoistement sur ces gens qui m'empêche d'avancer, j'aime bien avaler très vite ce type de difficulté.

Il y'a du monde sur les bas cotés qui nous encourage et j'aperçois un bagad du coin qui nous accueille en musique.

km 7.5  Que c'est-il passé ? les détritus chongent le sol, bouteilles d'eau, peau d'orange etc....Nous sommes au ravitaillement. L'idée me vient que peut-etre les premiers coureurs le font exprès pour géner les coureurs précédents comme on glisserait  une peau de banane sur la route.

 je m'arrête au ravito je prends de l'eau , je bois je m'asperge à la bouteille et je suis le conseil avisé d'alain, je plonge ma casquette dans les bacs d'eau pour m'inonder la tête. Je fais cela tranquillement et d'autre coureurs ne s'arrête pas eux ils sont bien trop pressés. Je perds du temps, pas grave la route est longue.

km 8 il fait quand même très chaud. !

km 9 J'aperçois encore Jean-michel, merci pour les encouragements, mais il faut les faire à tous les kms c'est mieux ;).

km 10 il y'a encore du monde sur la route : j'aperçois steven, un collègue de boulot qui ne me reconnait pas, c'est le gars à coté de lui (un ex collègue de foot ) qui me réponds. A chaque fois je fait des grand signes genres :hé ho c'est moi, vous me reconnaissez sous ma casquette ! hélas c'est dur dêtre une célébrité quand on a une casquette contre la chaleur. Mettez-vous à leur place, déjà que je moi-même je ne serais m^me pa venu me voir, alors si il peuvent trouver deux trois gars sur 6000 coureurs en deux heures d'attente.

je regarde ma montre 57 minutes ; bof.

km 11 inconsciement j'ai accéléré comme pour rattraper le temps perdu, mais d'un coup je sens que je commence à baisser en énergie et une  cote se profile à l'horizon c'est le MOUSTOIR !

ici je fait un copié collé d'un gars qui résume son parcours en 2009

La chaleur est accablante et pèse sur le coprs.Je bois un peu et m'asperge de nouveau le visage.Je sens que j'ai déjà réduit mon rythme

Au ravitaillement je prends tout ce que je peux pour m'humidifier je prends encore du temps j'ai du mettre une minute et j'ai du mal à repartir ( mais jambes me disent reste là tu es bien)

Au 12 Kilomètres je sens que mes jambes ne repondent plus, je suis dans la côte du Moustoir (elle est en faux-plat sur 3km). Il me manque de l'energie j'ai prix deux quart d'orange, du coup je me sens lourd et ballongé, j'ai des renvois (je n'ai pas trouvé de sucre).

Etonné je croise peguy, elle marche sur une petite cote à l'ombre, elle est eprouvé, je lui demande de prendre le train ensemble, finalement elle refuse et préfère continuer à s'hydrater, dommage,si je peux aider. Puis égoistement  et inconsciemment on est content  de dépasser des gens qui sont normalement devant vous, ça requingue... pour 500 mètres.

km 13 coup de barre..je descends en tempo lent, pour ne pas me précipiter et autour de moi ça dépasse à tout va., je sens que je perds des points il fait chaud, je  pioche; j'ai hate au prochain ravito

km14 toujours pas de ravito c'est loin ! il y'a du monde !beaucoup de monde mais l'esprit est moins présent. Je veux un ravito ! pioche ! pioche !

km 15 soif soif pioche pioche du monde du monde,ça crie ça chante je ne prête plus attention, je ne tape plus dans les mains.

km 15.5 raaaaah  lovely un ravito  ! je me précipite sur le premier stand de bouteilles quand je sens une main sur mon dos me pousser pour m'écarter. hooooo ! je gueule ulcéré ! le mec n'a pas fait attention à moi il déjà repartit aves sa bouteille, je lui aurait bien collé un pain (je me dis que ça aurait de la gueule une bagarre au milieu des bouteilles) mais je encore besoin de toute mon énergie. je prends cette fois-ci bien mon temps pour m'hydrater et me rafraichir et j'avise une pate de fruit. et déjà je me sens mieux, il me fallait du sucre. Mon écouteur me font chier, il ne tiennent plus dans les oreilles, de rage je les enlèves, tant pis on sentira mieux l'ambiance.

km 16 je descends prudemment pour en garder pour la cote du vincin autour de moi ça dépasse les gars prennent comme qui dirait de l'élan huhu.

km 17.5 la fameuse cote du vincin qui fait peur à tout le monde, je la monte d'un bond pas à la manière d'un grimpeur du tour de france, d'ailleurs c'est le tour de france avec le monde autour de la route et cette ambiance incroyable. Au pas de charge je double  le regard fixe sur le haut de la côte hop avalé. interloqué j'aperçois mon père avec ma soeur. Qu'est ce qu'il fait là  ? il ne s'intéresse normalement pas à la course à pied (il était là par hasard). Il ne me reconnait à peine avec ma casquette, comme béa d'ailleurs juste après. la prochaine fois je mettrais une flèche. Mickael est sous cette maudite casquette.

Cette cote laisse néanmoins des traces beaucoup préfère marcher, je trouve même un coureur inanimé.

km 18 je rigole de moi-même. ha il est loin le projet de sprinter au 18 ! elles sont où tes jambes ?

je regarde ma montre je vois que je suis loin de mes objectifs de descendre sous les deux heures j'espère un 1.58.55 secondes. j'essaie d'accélerer un peu, mais je n'y arrives pas. J'en garde sous le pied, mais j'ai rien .

km 19 dur très dur je serre les dents la montée est longue, je ne me souvenais pas que c'était si long, l'année dernière je l'avais sprinté.

km 20 au courage à l'énergie, je pense à mon bol (une satisfaction), que jamais plus je ne ferais de marathon ( hé oui avant de commencer) pioche pioche , serre les dents.

une moto s'arrête devant nous, encore un gars inanimé.

km 21 l'esprit est ailleurs c'est un brouhahas un boucan d'enfer les gens qui crient, les flics qui sifflent ça n'arrête pas, et puis cette ambulance qui passe à toute berzingue. mes oreilles ne supportent plus, je suis trop fatigué.

Arrive le stade enfin ! putain c'est long, il faut vraiment faire le tour, les salauds ! je repense à béa qui avait bien rigolé sur cette anecdocte, je suis encore surpris de cette vérité.

Mais le revêtement soulage les pieds, humm c'est mieux, je sprinte maintenant ? non j'attends les deux cents derniers mètres pour sprinter (juste le temps de voir l'ambulance au chevet d'un gars inanimé mais caché par les secouristes). j'ai du double une vingtaine par cette action, je lève les bras au ciel à l'arrivée, petite victoire personnelle. Je reprends mon souflle avec peine avec un sourire idiot sur les lèvres, ça y'est cest finit, c'est enfin finit !!

Mickael

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