Récit de la course : Trail du Caroux - 24 km 2015, par Coureur du 34

L'auteur : Coureur du 34

La course : Trail du Caroux - 24 km

Date : 19/7/2015

Lieu : Mons (Hérault)

Affichage : 590 vues

Distance : 24km

Objectif : Pas d'objectif

1 commentaire

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Trail du Caroux version courte sous la chaleur

Chaleur écrasante, entraînements allégés, motivation absente... Malgré tout, voilà que je m'inscris à ce Trail du Caroux, version courte, faut pas non plus trop m'en demander.

 

Le Caroux est une montagne magnifique que j'ai déjà un peu arpenté et que j'ai envie de mieux connaître. Cette course tombe bien dans mon agenda et constituera une belle sortie estivale.

 

L'animateur au départ fait son show et lance le départ à 9h sous un ciel légèrement voilé.

Dès les premiers mètres dans ce petit village de Mons, le ton est donné et ça grimpe sévère: on est encore sur le goudron que je marche déjà après moins d'un km!

Nous empruntons ensuite largement le PR et le GR7, souvent empierré et rapidement en sous-bois à l'ombre, c'est nickel.

Ca n'arrête pas de monter : je passe au Pas de Fontanille, km 4, 470m D+ en 37 minutes.

Après quelques hectomètres, je me retrouve calé avec un duo composé d'un vétéran local qui court dans son jardin et un second coureur de Seine-Maritime qui apprécie le coin et fait le trail pour la seconde fois. C'est parfait, je vais profiter de leur expérience et de leur bonne humeur. En fait, nous allons courir ensemble presque 20 kms mais sans le faire exprès, en alternant notre ordre mais jamais très loin les uns des autres. C'est comme ça que j'apprends que la version 2014 de ce Trail du Caroux s'est courue dans l'autre sens (anti-horaire) qui semble être plus rapide comme les temps des participants aux 2 éditions le confirmeront.

 

Enfin arrive la toute première descente de près de 600 mètres sur le hameau perdu de Bardou que nous longeons avant de repartir pour un court raidillon en haut duquel nous sommes encouragés. Nous replongeons dans une descente technique dans les rochers, en lacets serrés en sous-bois jusqu'au fond des gorges d'Héric.

Nous les traversons par un joli petit pont de pierres, au km 5.7 et 50 minutes chrono. La baignade dans la vasque du torrent que nous enjambons sera pour une autre fois...

 

Mes sensations sont correctes mais difficiles à jauger vu que nous sommes essentiellement montés sèchement et que j'ai beaucoup marché.

D'ailleurs, le répit aura été de très courte durée car depuis le petit pont des gorges d'Héric, nous repartons en sous-bois, traversons le hameau d'Héric et enchaînons avec une nouvelle longue montée de 500m D+ jusqu'au km 10.3, rejoint en 1h43 de course.

Cette première partie de trail est redoutable avec 1 km de D+ avalé en 10 kms environ. Nous avons eu droit à quelques vues dégagées magnifiques sur le massif du Caroux et ses crêtes de gneiss escarpées.

 

Courte descente sur Douch où se trouve l'unique ravitaillement du trail du Caroux, à mi-course (10.9 kms en 1h46, badgé en 54ème position): je prends le temps de remplir complètement mon camelback que j'avais siphonné aux 2 tiers, boire de l'eau gazeuse pour le plaisir et ça repart sur une nouvelle ascension sur une large piste terminée par des escaliers.

Là, je me sens vraiment bien et j'alterne marche rapide et petit trot pour rejoindre enfin le plateau du Caroux (140 mètres de D+ avalés depuis le ravitaillo sur 800 mètres).

Le paysage a bien changé avec désormais une lande de genêts et de callunes (bruyères) violettes. C'est magnifique et je profite de cette vision de grands espaces pour allonger la foulée. Et un plaisir ne venant jamais seul, je grignote sans accélérer des places ici et là.

Le point culminant du trail, 1090 m d'altitude, matérialisé par une petite tour de pierres, se situe au km 12.8 que j'atteins en 2h08, après une suite de faux-plats.

 

Après une descente agréable, je rejoins la table d'orientation (km15.2, 2h21 de course). Les paysages sont grandioses et le parcours emprunte les crêtes rocheuses, comme déchiquetées et des vues à 360 degrés sur le littoral et les Pyrénées.

C'est assez technique avec des arêtes rocheuses et pierres piégeuses: gare où l'on pose les pieds!

Dans l'ultime montée, entre les kms 16.6 et 17.5, nous sommes dépassés/déposés par les 2 premiers coureurs du trail du Caroux version longue (34 kms),  impressionnants de facilité.

 

A partir du km 18 (passage 2h46), le monotrace plonge carrément dans les sous-bois avec une entame dans les fougères et des escarpement rocheux assez dangereux.

Voilà, c'est parti pour presque 4 kms de descente par le sentier des Gardes avec 850m D- et des épingles cassantes qui n'en finissent pas.

Je me sens toujours bien, peut-être trop bien et je grignote quelques places de plus.

Freiner plus relancer à chaque épingle, se méfier des pièges du sentier empierré, je m'épuise progressivement. Je dépasse un pauvre traileur blessé. Le troisième coureur du trail version XL me dépasse en me lançant un encouragement sympa.

Et puis patatrac, vers le dernier km de descente, je coince, j'ai de plus en plus chaud et je n'arrive plus à conserver mon rythme de croisière. Je ne vois pas le bout du tunnel, cette descente est infernale, on en viendrait à regretter les montées! Je n'ai pas trop compris pourquoi ce coup de moins bien m'arrive là...

Enfin, je traverse le ruisseau d'Héric par la passerelle des soupirs, la bien-nommée (21.7km, 3h20).

Ca remonte sur le goudron et je suis toujours à la peine, la chaleur est insupportable, je traverse les parkings puis une courte bosse nous amène sur la voie verte (22.2km) sous un soleil de plomb frôlant les 35 degrés.

Je termine sur un petit 6 minutes au kilo et passe la ligne d'arrivée sous la ola des bénévoles en 3h31'53'' pour presque 24 kms et une 33ème position.

Waov, il était temps, que calor, j'ai vidé complètement mon camelback! Et je suis très content même si j'ai souffert dans les 20 dernières minutes.

 

Les bénévoles ont été extraordinaires, au départ, au ravitaillo, aux balisages, à l'arrivée, vraiment un très grand merci à eux. Le repas d'après-course, préparé par un traiteur, est un régal. Bravo aux organisateurs.

 

Le dénivelé est très prononcé dans les 12 premiers kms et la descente finale trop abrupte et technique pour se relâcher, bref, c'est un trail "solide". Il n'y a qu'à voir le temps des coureurs: pour ma part, je mets à peine moins qu'au trail Larzac-Dourbie qui fait 6 kms de plus quand même.

 

Les décors du Caroux sont somptueux, surtout les portions dégagés et la seconde moitié quand on sort des grosses bosses et du sous-bois.

 

Pour conclure, c'est un très beau trail qui me permet de garder le rythme cet été.

1 commentaire

Commentaire de oc12 posté le 11-08-2015 à 08:31:27

C'est vrai, j'ai fait le 34, c'est un trail magnifique et très dur, la descente du sentier des Gardes interminable, et le repas plus que correct (voir la taille de la portion de saucisse!!!).Tu seras peut-être tenté par la Saute-Mouflons en 50 km ou la très dure 6666 occitane... des trails extrèmes du Caroux mais qui conservent une échelle très humaine et conviviale. A bientôt dans ce Caroux qui devient indispensable quand on commence à le comprendre!

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