Récit de la course : La Pastourelle - 53 km 2015, par Papillon

L'auteur : Papillon

La course : La Pastourelle - 53 km

Date : 23/5/2015

Lieu : Salers (Cantal)

Affichage : 913 vues

Distance : 53km

Objectif : Faire un temps

4 commentaires

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La pastourelle, beau très beau... froid, très froid...

C'est après une nuit de mouise, 2h de dodo entre 4h et 6h du mat, et une semaine bien stressante, fatigante, que nous sommes partis pour la Pastourelle... 52 km au GPS et 2470m de D+ à l'altilmètre barométrique...

Il ne fait pas chaud mais il y a une bonne ambiance. le village de Salers est magnifique.

La remise des dossard est en haut... et rien que cette petite grimpette me fait comprendre que mon manque de sommeil va être LE facteur limitant.

Nous prenons notre dossard, puis le départ.

ça part vite, j'essaie de ne pas me laisser embarquer par le flot, c'est un peu compliqué. Nous commençons à monter, c'est un faux plat qui va durer. Je me retourne, il n'y a pas grand monde derrière moi, punaise, ça me confirme ma sensation de ne pas avancer, malgré un cardio déjà beaucoup trop haut!!!!! Merci la fatigue, j'en reconnais tout de suite les symptômes....

Herbe, mottes de terre, ornières dues au nivellement, tout est bon pour faire plier les chevilles, on ne sait pas où poser les pieds. Entre deux foulées, tentatives pour regarder le paysage... c'est magnifique. Mais bon, mieux vaut ne pas trop perdre de vue le terrain plus que chaotique.

Il y a un vent à décorner les boeufs qui nous entourent, il fait froid... je me sens réfrigérée dans mon short et mon tee-shirt. Tous autour de moi, ont des coupe-vent... manifestement, ils connaissent mieux le milieu que moi. 

Nous entamons une descente... ouh la la... que du bonheur... nous sommes abrités dans la forêt, le froid mord moins... la pente n'est pas trop brutale, le sol est léger, sentier de sous-bois typique, de l'humus et des feuilles mortes... j'adoooooooooooore!!! Les gars autour de moi savourent aussi, après 13 kilomètres de vigilance maxi dans les pierres et les mottes. Toboggaaaaaaaaaaaaaan!!!

Arrivée en bas... ben ça remonte plus sec pour 4 kilomètres, nous ne sommes plus à l'abri du vent qui nous réattaque durement. Je demande à un gars avec qui je cours depuis quelques temps, s'il connait la course et il me répond que oui, et qu'il l'a faite l'année d'avant en 8h30... mon cher et tendre m'a prévu 7h40... ça ne va pas du tout... et je n'ai pas du tout envie de mettre 8h30!!!!!! Malgré tout, il m'annonce qu'il a 1/4 d'heure d'avance au ravito par rapport à l'année passée. Je fais rapidement le calcul, qu'1/4 d'heure, ça fait une base de 8h15, je peux encore grapiller des minutes en accélérant un peu. Je me contenterai de 8h, si j'arrive en un peu moins, je pourrai m'estimer heureuse. Je me fiche un magistral coup de pied au c... (je sais, c'est osé sur le plan acrobatique), et je largue mon acolyte. Dommage, il était sympa.

 

Nous passons ensuite une succession de bosses. J'ai du mal à tenir debout, le vent me pousse, le terrain est à nouveau truffé de pièges, mes chevilles me font souffrir, je ne sens plus mes mains, mes doigts sont énormes, je ne peux plus les plier. Nous nous retrouvons au pied du Puy Mary, je constate que j'ai grapillé les fameuses minutes, si je tiens le coup, ça devrait le faire...

Nous commençons notre ascension... ça grimpe dru, le vent redouble, nous finissons à 4 pattes. Escalader les rochers avec des mains totalement insensibles n'est pas très agréables. Le paysage est toujours aussi merveilleux, ça permet de penser à autre chose qu'au vent, au froid, au corps. Au sommet, nous avons parcouru entre 30 et 31 km. 

La descente du Puy est très désagréable, un escalier de béton avec une pente relativement raide. Je perds un temps formidable, je n'arrive pas à courir, je suis tétanisée, les jambes ne plient pas... un manche à balai!!!!! Je m'envoie tous les noms d'oiseau que je connais, mais rien n'y fait. Un gars me propose un baton pour m'aider. Je ne peux que refuser, il avance bien, et ne va pas attendre sagement en bas que je finisse mes c......ries... berf...

Puis re-succession de vraies bosses qui montent bien... l'avant-dernière se finira aussi à quatre pattes.

L'avantage, c'est qu'arrivée en haut, je sais que c'est la dernière descente avant la dernière montée jusqu'au village. La pente est sympa, ça fait du bien de dérouler un peu...

Ma grimpette jusqu'au village se fera à l'agonie... je suis lessivée, complètement rincée, mes jambes ne me portent quasiment plus. Quand je vois mon cher et tendre, c'est la libération, je regarde mon chrono, c'est bon, je vais arriver en un peu moins de 8h.

52 km, 2470m de D+ 7h56

305ème/456 au scrach, 23ème femme/55, 10ème V1/26

4 commentaires

Commentaire de Tonton Traileur posté le 24-05-2015 à 22:44:52

Bien joué, Cécile !
j'espère que t'as ramené un bon fromage ?

Commentaire de Papillon posté le 24-05-2015 à 22:47:00

Oui, du Salers... c'te blague!

Commentaire de Arclusaz posté le 26-05-2015 à 20:23:10

c'est vrai que c'est "un peu" beau par là bas et Cantal paysae sous les yeux ça aide à oublier le froid...que n'aiment pas les papillons !

Commentaire de Papillon posté le 26-05-2015 à 21:44:35

Pour être honnête, je préfère largement le froid à la chaleur! Lorsque l'on court, mieux vaut avoir les ailes un givrées que desséchées!

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