Récit de la course : Les Foulées du Bérange - 12 km 2015, par pierrot34

L'auteur : pierrot34

La course : Les Foulées du Bérange - 12 km

Date : 10/5/2015

Lieu : St Drezery (Hérault)

Affichage : 568 vues

Distance : 12km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

St Drézery et ses jolies surprises

Denis Pfister, le leader de la marche nordique en Languedoc-Roussillon, avait par tous les moyens des « réseaux sociaux », fait la promotion de son accord avec les organisateurs des « Foulées du Bérange » à St Drézery, ce dimanche 10 mai, pour accepter la présence des marcheurs nordiques, sur la distance des 12km, sur laquelle ils pouvaient donc se lancer, derrière les coureurs, avec un dossard à puce « normal ». Il avait de bonnes raisons pour avoir ainsi procédé et il faut d’abord remercier pour leur accord la nouvelle équipe de l’Association des Parents d’Elèves de St Drézery, manifestement motivée et enthousiaste pour booster l’animation de ce village au nord-est de Montpellier en plein développement.

Avec un point apprécié par la liseuse de femme:des livres en libre-service gratuits!

Mais de marcheurs nordiques, point, jusqu’au moment où Denis est enfin apparu à mes côtés pour le départ. Pendant les inscriptions et prises de dossards où se pressait un monde fou dans le parc,

Un bien joli parc, investi par les enfants aussi ce dimanche-là

pour les courses du 12 et 5km et les courses enfants, je cherchais des « bâtons » partout, mais rien ! Bizarre. La question reste encore sans réponse claire et deux marcheurs derrière le peloton de presque 300 coureurs sur le 12km, cela faisait peu, bien que pittoresque comme « attraction » !

Il faisait pourtant un extraordinaire beau temps, qui m’a fait mettre le débardeur du club (l’USSA Sète) pour la première fois de l’année.

Un petit contrôle de glycémie, à tout hasard, un quart d’heure avant le départ : 5,20g ! Aïe, mais que se passait-il ? Vite, je sors la pompe de la ceinture banane et m’envoie un « bolus » de 8 unités d’insuline, avant de retourner au parc pour le départ et la poignée de mains de Denis. Deux au départ : bon je ferai deuxième alors, la cause étant désormais entendue avec les qualités que notre Denis développe au fil de ses courses, pardon, ses marches ! Je dis « course » puisqu’il y a effectivement course….contre le chronomètre et au besoin, parfois, contre les quelques derniers coureurs à pied du peloton qui nous précède.

Denis Pfister dans ses oeuvres, à l'arrivée.

Je connaissais St Drézery pour y avoir couru il y a quelques années et je savais que le parcours, bien que changé, comporterait du bitume et des chemins de campagne, d’où le choix de mes bâtons « Swix », pour m’entraîner à changer les extrémités selon le terrain.


10h15, départ sur le bitume du village et quelques échanges avec Denis, qui préparait son envol et me prévenait à propos d’un terrain qu’il connaissait bien, avec une certaine montée « de Montlaur » (orthographe ?) pour laquelle il fallait se préparer, paraît-il. Comme d’habitude, Denis a pris du champ sur moi et s’est progressivement éloigné, me laissant seul, derrière et dernier, avec « collé aux fesses », deux jeunes perchés sur un monocycle ( !!!) mais surtout un satané quad, dont j’adore la musique, c’est bien connu !

Ils m'auront suivi sur 12km, par monts et par vaux!

Le quad a pris la déviation pour le 5km, ouf ! Restaient tout près de moi, en « monocycle-balai »,  deux jeunes, manifestement lycéens-étudiants, qui parlaient bac et vacances de l’après bac. Plusieurs fois aussi j’ai été accompagné par les deux chevaux camarguais qui faisaient  des allées et venues derrière les deux jeunes. Dans un premier temps, sur le bitume, je me disais que ces jeunes sportifs avaient bien du mérite-et de la patience- à jouer ce rôle d’accompagnant. J’allais toutefois tomber des nues (et pour de vrai !) par la suite…..

Eux aussi, m'ont suivi, avec le tapotement des sabots, plus agréables que le moteur du quad!

C’est vers le 4ème kilomètre peut-être qu’une jeune coureuse est arrivée à ma hauteur. Je lui demande si elle était dans la course. Elle me répond que oui mais qu’elle avait raté le départ. Elle s’est (malheureusement !) éloignée, en petites foulées, ne pouvant la suivre que sur quelques mètres…

Les chemins terreux et caillouteux sont apparus. Moi, je n’ai eu qu’à changer mes embouts caoutchouc en pointes mais les jeunes sur leur monocycle à mono-pignon ? Eh bien ils ont suivi-même si l’un se plaignait que « ça frottait entre les cuisses » ! Est arrivé le ravitaillement de la mi-course où j’ai pris force verres d’eau et un sucre, au cas où….Un coureur d’abord seul, qui m’avait doublé aussi, était  là, ainsi qu’un autre, qui regardait son chrono, mais étaient-ils dans la course ? Je n’ai pas bien vu, appliqué que j’étais dans l’effort qui, je le maintiens devant les détracteurs de la marche nordique (il y en a !), est réel.

Est arrivée la fameuse montée annoncée par Denis. Longue, accidentée, caillouteuse….et qui me collait encore aux fesses ? Les deux monocycles, voyons ! Ahurissant. Comment était-ce possible ? Un peu plus loin, la descente s’annonçait, tourmentée, crevassée, glissante même, avec de la boue. C’est bien sûr là que j’ai fait mon coup….dur : un plongeon vers l’avant après avoir buté sur une pierre ! Les monocycles ne m’ont pas vu car eux, ont dû descendre plus précautionneusement, avant de me rattraper et de finir avec moi, dans un parc noir de monde et de sportifs qui m’ont copieusement applaudi, annoncé que j’étais au loin, par le fameux quad, revenu, pour signaler, je suppose, à l’aide d’une trompe ou corne de brume, l’arrivée du dernier.

Ils attendent le seul blessé de la course, qui va bientôt leur arriver!

J’ai été accueilli par Denis le Magnifique et ma photographe de femme, qui m’a vite conduit sous la tente de la Croix Rouge, qu’elle avait prise en photo (par prémonition ?!) pendant la course. Docteur, infirmier(ère)s, nombreux, se sont mis à mes petits soins pour panser les quelques éraflures et prendre ma glycémie, avec gentillesse et précautions.


Le grand blessé qui va être pris en charge par toute l'équipe de la Croix Rouge!

Résultat :280è (et dernier, pour la première fois de ma vie de compétiteur !) et les 12km en 1h34, pour une moyenne de 7,2km/h : avec la chute et les arrêts, c’était plus que satisfaisant et j’étais 2è….sur deux !

2 commentaires

Commentaire de crocodile posté le 12-05-2015 à 18:53:26

merci pour ce beau compte rendu. J’espère que ton épaule va bien, et bravo pour ta deuxième place ;-)

Commentaire de pierrot34 posté le 12-05-2015 à 19:26:04

Merci à toi, gentil crocodile! J'aime beaucoup ta raison de courir. C'est aussi la mienne.Bon vent, dans ta belle région.

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Accueil - Haut de page - Version grand écran