Récit de la course : La Montée des 4000 marches 2009, par Siberian wolf 10

L'auteur : Siberian wolf 10

La course : La Montée des 4000 marches

Date : 7/6/2009

Lieu : Valleraugue (Gard)

Affichage : 318 vues

Distance : 10.8km

Objectif : Objectif majeur

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Une forme pétillante !

Dimanche 7 juin 2009. J’ai participé à la montée des 4000 marches ,  au départ de Valleraugue (30). C’est une course de 10,8 km qui monte jusqu’au Mont Aigoual.

J’avais déjà voulu faire cette course l’année dernière mais j’y avais renoncé la veille à cause de la météo qui annonçait de la pluie, ce qui fût le cas, voulant faire une pierre deux coups en prenant des photos après la course, étant donné qu’il y a 120 km entre ma maison et Valleraugue. Mais avec cette pluie, cela aurait été inutile et la course en 2008 fut courue dans des conditions difficiles selon les dires.

10,8 km ce n’est vraiment pas long mais hormis le premier kilomètre dans les rues de Valleraugue, cela ne fait que monter.

La course commence à 9h30. Dans le village, le rythme est intense et les premiers n’attendent pas les premières pentes pour accélérer. La suite est la première partie de la montée avec les fameuses marches, qui monte assez violemment et à l’issue de laquelle figure un ravitaillement et une vue sur Valleraugue après 3 km.

Les kilomètres qui suivent sont nettement moins durs, en faux-plat montant à l’ombre des hêtres et châtaigners. Je cours dans un petit groupe de trois. Mais lorsque nous sommes arrivés sur une partie rocheuse, après la prairie qui suit la forêt, j’ai été un peu lâché par le groupe et un quatrième gars pas trop loin. Derrière, j’aperçois quelques autres concurrents arriver à quelques encablures. En effet, je suis moins à l’aise dans cette partie technique, c’est pourquoi  je n’ai pas pu suivre mon groupe sur cette partie rocheuse.

Mais fort heureusement, je sais pour en avoir fait la randonnée en août 2008 qu’une source après ces rochers marque la fin de cette partie technique et une pente toujours aussi pentue. Je recommence alors à distancer les gars qui me rattrapaient hormis un qui me demande en combien de temps on va grimper vers le Mont Aigoual. Je lui réponds que cela sûrement en plus d’1h30 mais ce sera moins (j’avais mis 2h15 en randonnée en août 2008 en marchant plutôt vite donc je pensais que cela serait long).

J’accélère à nouveau et ne perd au final qu’une place. Je dépasse même un gars qui m’avait distancé dans la partie rocheuse et désormais en train de marcher, dans le dernier kilomètre. Il y a tout de même 200m devant moi encore un concurrent à lunettes qui m’avait distancé dans les rochers mais celui-là je n’ai pas pu le rattraper.

A l’arrivée derrière l’observatoire météo du Mont Aigoual (1567m), je termine dans les 25 premiers sur les 299 arrivants et 330 inscrits en un peu plus d’1h20. Superbe performance ! Preuve en est : j’ai terminé près de quatre minutes devant un coureur antillais qui était juste derrière moi au deuxième kilomètre dans les marches et quelques minutes devant Véra Soukhova, coureuse bulgare ayant anciennement gagné la Marvejols-Mende. C’est le meilleur classement que j’ai effectué en course à pied ! Inespéré ! Mais à l’époque, j’avais moins de vingt-cinq ans.

Le meilleur a gagné en 1h02.

Je discute au ravitaillement d’arrivée avec le gars à lunettes que je n’avais pu rattraper dans le dernier kilomètre. Il fait beau temps avec quelques nuages. Plus tard nous redescendons en car jusqu’à Valleraugue et je ne me souvenais plus que la partie en épingle après l’Espérou était aussi longue.

Le podium se situe dans un champ à Valleraugue, où le repas est distribué (mais moi je ne mange pas). Il y a des absents au podium et cela agace un peu le speaker qui dit de passer les cadeaux aux coureurs présents suivants au classement. Moi je ne passe pas loin d’un prix puisque je termine cinquième coureur régional donc près du podium. A un moment, un gars sur le podium évoque un coureur décédé précédemment et cela fait commencer à pleurer un autre. Le speaker, un peu gêné, essaie de calmer cette émotivité.

Rentré chez moi à 18h05, je n’ai pas pu voter aux élections européennes.

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