Récit de la course : Eco-Trail de Paris® Ile de France - 80 km 2015, par jpoggio

L'auteur : jpoggio

La course : Eco-Trail de Paris® Ile de France - 80 km

Date : 21/3/2015

Lieu : St Quentin En Yvelines (Yvelines)

Affichage : 1269 vues

Distance : 20km

Objectif : Balade

15 commentaires

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

Sortie au seuil entre potes…

C’est samedi d’Ecotrail, en ce samedi de mars au ciel bien chargé en particules de moins de dix microns. Pas un jour à ventiler comme un malade, en principe, mais la pollution n’ayant peu à faire du calendrier sportif, on oublie la brume blême qui rend la forêt triste comme un comité de pilotage et on s’organise pour profiter de la fête entre deux contraintes logistiques.

C’est ainsi que l’affaire commence par un circuit au pas de course, muni de trois planches A3 porteuses de messages motivationnels à l’intention des coureurs en général et des Kikoureurs en particulier ainsi que d’un rouleau de fil à rôti, tout d’abord vers l’allée de la Ronce pour souhaiter la bienvenue, puis dans le raidillon tortueux (pour cause d’arbre arraché par un violent orage en 1998) de l’allée des Mortes Fontaines – qu’il ne faut pas confondre avec la route des Mortes Fontaines, trois cent mètres plus à l’ouest.


Et, après une hésitation, à proximité du croisement du Cordon du Nord.


Mais ce n’est que plus tard, après des aventures diverses et totalement insignifiantes impliquant une jument comtoise, des fragments de tracé de l’Origole et de l’Hivernal, que je pus consulter les nouvelles et découvrir assez ébahi que Bubulle nous avait fait un Bert sur la Marche Nordique,

capter quelques rumeurs de soucis de balisage, faire tourner le Bousin pour avoir une idée de qui était où avant de remonter avec enthousiasme les rues Croix Bosset et de la Justice pour gagner la forêt des Fausses Reposes et son « cordon du Nord » où je retrouvai le tracé. Contrairement à mes prévisions, le flot des coureuses et coureurs était fort clairsemé : j’étais donc plutôt sur le début de course.

Une preuve ? Alors que je m’apprêtais à redescendre le raidillon qui termine la longue montée après Chaville, une première casquette rouge apparut, sous laquelle se trouvait l’illustre Bikoon, un signe de début de peloton, si l’on en cherche un.

Demi-tour immédiat pour prendre sa foulée, le temps d’échanger quelques nouvelles, avant que je me retrouve dans le rouge. Je redescends donc l’allée des Mortes Fontaines afin de reprendre ma remontée du peloton, échange quelques mots avec Jagerrunner et un autre Kikoureur non identifié, descends la rue de la Source face à un flot qui commence à prendre de la densité, sous les blagues récurrentes des signaleurs et des spectateurs (« pas dans ce sens, la course ! »). Un coureur s’annonce dans la rue de Porte Dauphine, et je ne vois personne dans la longue montée de la route de la Source (qui est en descente pour les coureurs, voir plus loin). J’arrive ainsi à la route du pavé des Gardes dont la traversée mobilise une cohorte de signaleurs ; je ferai plusieurs aller-retour sur la Route de l’Etang Saint Denis, pour accompagner entre autres un Mulot de fort bonne humeur, puis Jack content de lui qui me précise que Caro n’est pas loin, puis Caro que je récupère en piteux état dans le parc de la Mare Adam.

Elle veut bien que je lui tienne compagnie et je repars donc dans le bon sens. En remontant la côte le long de la route des gardes, elle échange quelques mots avec une autre féminine qui la double, semble un peu préoccupée et relance dans la route de Morval, décidée à ne pas se laisser distancer, m’apprenant au passage que la dame en question est Carmen Hildebrand. Elles courent de conserve dans la descente et je dois forcer un peu pour prendre une photo.

Celui qui souffre le plus dans cet affaire, c'est l'appareil photo...

Carmen part devant dans la rue de la Source, et nous retrouvons Stphane qui pointe le kikoureur en haut de Mortes Fontaines. Je discute avec un coureur tandis que Caro reprend Carmen et me distance un peu, je dois forcer l’allure pour les rejoindre sur la digue de l’Etang Neuf.

Je briefe Caro sur la suite, Carmen déclare qu’il faut se méfier des Kikoureurs qui racontent plein de bêtises, ce qui me vexe un peu, je reprends mes explications, elle me rappelle que c’est son cinquième Ecotrail, je m’insurge donc en argumentant qu’elle a donc la preuve que je ne raconte pas de conneries, et pendant ce temps, Caro met une mine.

J’accélère donc pour la rejoindre du côté de l’Etang Vieux, ou elle m’explique qu’elle veut mettre un peu d’espace entre elle et Carmen qui l’aura surement rattrapée en haut de la côte qui monte à Jardy (La Route Royale).

Le Route Royale, with cheese ?

Je n’ai d’autre choix que de m’adapter à son rythme : cette affaire commence à ressembler à une sortie au seuil…heureusement que j’ai quarante bornes de moins qu'elle dans les pattes…

« Ca va mieux ta hanche ou tu serres les dents ? »

« Je serre les dents, là »

Evite de souffler comme un boeuf et prends-toi la leçon de niaque dans les dents, mon gars.

En haut de la Route Royale, il y a une innovation : on ne continue pas tout droit en traversant la route de l’Impératrice mais on prend le cordon (Les autochtones auront reconnu le tracé de la Dagoveranienne), passe ensuite par l’allée traversante généralement dégueulasse rendue roulante par la sècheresse, le raidillon derrière le cimetière de Marnes-la-Coquette, la descente bien roulante de la rue de Versailles, la rue Schlumberger. Je laisse Caro à l’entrée du parc en lui souhaitant une bonne fin et je repars à l’envers…pour croiser une silhouette familière devant la Poste : c’est Raya, euphorique d’être là en sept heures seulement. Je l’accompagne cinq cent mètres, jusqu’au sommet du Parc, et le laisse finir avec soulagement : il est complètement défoncé aux bonnes sensations et j’ai du mal à suivre. Je croise à cet instant Carmen – à laquelle Caro a bien mis cinq minutes, qu’elle reprendra toutefois par la suite.

Je redescends de nouveau, frontale en basse intensité pour ne pas aveugler les coureurs qui viennent en face, guettant une jupette rose, ce qui n’est pas très pratique : étant passablement aveuglé par les lampes, je suis obligé d’attendre d’avoir croisé les coureurs pour me retourner et vérifier de dos.

radio forum

Je sais par radio forum que Sab et Fa² (Sfab ?) sont dans les Fausses Reposes, je guette donc les duos, mais alors que je remonte la rue de Versailles, c’est Sab qui m’interpelle. Je reprends donc le fil du tracé, à bonne allure, partageant le récit de l’après midi en donnant les nouvelles des uns et des autres. Dans le circuit de la Brosse, ça va un peu moins vite qu’avec Raya, j’arrive même, par une accélération foudroyante à plus de 11 km/h dans l’allée de Chamillard, à prendre un peu d’avance pour une photo. Sab et Fab pacmanisent grave,  une sensation bien agréable qui ne m’est pas familière…

Sfab à la relance dans l'allée du Chamillard

Je décide de les abandonner à quelque distance du ravito : il y a eu une explication de façade entre mon dentiste et une dent de sagesse la veille au soir, et c’est moi qui ai perdu : je commence à avoir mal, à avoir froid, à avoir faim – je fais le guignol depuis près de trois heures , mais n’étant pas en configuration course, j’ai oublié de consommer les pâtes de fruit en stock – et la proximité de la maison cinq cent mètres en contrebas me fait bifurquer par la grille de la rue de la Porte du Parc, en regrettant de ne pas repartir dans l'autre sens pour aller en chercher d'autres, je pense surtout au Bagnard et à Patricia, ceux que je connais bien. 

Je boucle donc en 2h50 cette belle sortie au seuil avec des potes, 20 km et 590m de D+, complètement rincé, mais quand même heureux de ces heures passées en bonne compagnie, et riches d'enseignements...

Merci les copains !

15 commentaires

Commentaire de lemulot posté le 26-03-2015 à 22:16:38

Merci à toi jacques, c'est ce que j'appelle une bonne surprise, cet écotrail est passé très vite grace à tous les kikous sur le bord du chemin, merci encore.

Commentaire de Bérénice posté le 26-03-2015 à 22:39:20

Un vrai pote pour les autres toi !!

Commentaire de Fa² posté le 26-03-2015 à 22:39:57

Quelle surprise de te croiser à contre sens et quel plaisir de courir avec toi. Merci de nous avoir accompagné et d'avoir papoté avec Sab, je suis pas un grand parleur (surtout à bout de souffle) mais j'écoutais, ça fait passer le temps plus vite et ça change les idées d'entendre parler des exploits des autres. Merci beaucoup Jacques

Commentaire de stphane posté le 26-03-2015 à 22:40:31

ou comment passer un très bon moment...

Commentaire de jack91290 posté le 26-03-2015 à 23:15:24

Oui merci jacques, quelle surprise de t'avoir vu a la sortie du ravito de chaville, et merci d'avoir fait quelques centaines de metres avec moi.

Commentaire de Sabzaina posté le 27-03-2015 à 06:14:05

Exactement: un très bon moment en ta compagnie et de nouveau en te lisant. Avec, en plus cette référence au sublissime Pulp Fiction.
Merci et à bientôt

Commentaire de bubulle posté le 27-03-2015 à 07:07:52

De la littérature poggienne de haut vol ! Nous passerons sur les détails cartographiques dont certains psychopathes se régalent pour relever la toujours aussi croustillante auto-dérision légèrement teintée d'envolées littéraires (il faudra que je recycle le « aussi triste qu'un comité de pilotage »).

Je note consciencieusement le nom désormais officiel du nouveau duo. Il n'était pas facile à trouver celui-là, bravo.

Et l'air de rien, à faire le petit chien, comme ça, dans ton jardin, tu vas quand même scorer au jeu des bigorexiques, bougre bougre.....

Jolie la photo de Caro et Carmen, deux coureuses plus qu'émérites...et merci pour les "Panojak"

Commentaire de Fa² posté le 27-03-2015 à 12:14:39

Mais on le met où le ² ?Je :-)

Commentaire de jpoggio posté le 27-03-2015 à 13:41:05

Sfab² ?
Ou plutôt : Sab+Fa² = a(Sb+Fa) = aSbFa ?
Ca sonne comme un nom de médoc, ça.
Ou un pseudo de hacker, faut voir.

Commentaire de Namtar posté le 27-03-2015 à 11:29:49

Un tout grand merci pour les panneaux, même si je dois dire que le "c'est 'presque' la dernière" m'a fait un peu sourire jaune car à ce moment là j'étais bien fatigué ;)

Commentaire de dg2 posté le 27-03-2015 à 12:08:27

A la façon un peu solennelle d'avoir la bienvenue en entrant dans les Fausses Reposes, je me suis dit que ce devait être l'oeuvre de M. Poggio. Par contre, je n'ai pas vu la toute dernière pancarte, m'étant retrouvé dans une quasi obscurité à ce moment là et étant plus préoccupé de voir où je mettais les pieds que ce qui était affiché sur les arbres. Mais ce n'est pas grave, les pancartes que ma frontale m'a permis de voir ont été un soutien aussi agréable qu'imprévu.

Commentaire de Ludal posté le 27-03-2015 à 13:27:50

Les panneaux furent un excellent de moment de détente. Superbe idée

Commentaire de Bikoon posté le 27-03-2015 à 14:54:28

J'ai d'abord vu ton super panneau avant de te voir débarquer de derrière un arbre :o)
Quel plaisir de croiser les copains Kik's au fil des kilomètres, et désolé pour le rythme, je surfais sur un regain de bonnes sensations !

Commentaire de caro.s91 posté le 28-03-2015 à 21:42:37

Jacques,
Un grand merci pour ton soutien, ca m'a fait le plus grand bien que tu restes avec moi aussi longtemps. En parlant je faisais moins attention à la douleur.
J'ai dû m'arrêter longtemps au dernier ravito, bien plus longtemps que je ne le pensais et Carmen est passée sans s'arrêter et sans même que je la vois !!!
Pas bien grave !!!
Bises,
Caro

Commentaire de RayaRun posté le 02-04-2015 à 07:05:28

C etait vraiment super de te rencontrer là ! Surtout qu avec la nuit et ma vue pas top (et ma lampe pourrie), je ne reconnais pas grand monde ! En tout cas, ça m a refilé un peu d énergie ! A bientôt au trail du Josas !

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Accueil - Haut de page - Version grand écran