Récit de la course : Semi-Marathon de Paris 2015, par augustin

L'auteur : augustin

La course : Semi-Marathon de Paris

Date : 8/3/2015

Lieu : Paris 12 (Paris)

Affichage : 692 vues

Distance : 21.1km

Matos : New Balance 890 V4
Manchons et cuissard Booster

Objectif : Se défoncer

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Compte-rendu semi-marathon de Paris, le dimanche 8 mars 2015

 

Semi-marathon de Paris, Dimanche 8 mars 2015

 

Epreuve non initialement inscrite au programme mais comme nous avons réussi avec un petit groupe d’irréductibles à convaincre notre employeur de monter une équipe, l’occasion était trop belle de pouvoir refaire cette course quasiment « à domicile ».

 

C’est la 22ème édition de ce semi, et à bientôt 36 ans c’était ma 32ème expérience sur la distance J, bien que je ne me sois pas aligné sur cette distance ces quatre dernières années.

 

De la rigueur dans la préparation avec un plan sur 6 semaines pour viser 1h20, 5 entraînements par semaine (pour moi c’est beaucoup !) pour la plupart tenus sauf quelques exceptions avec des footings remplacés par des séances de piscine et/ou de home-trainer.

 

Ma crainte est plutôt axée sur le risque de surentraînement, moi qui aime caser 7 entraînements (natation, vélo / home-trainer, ou course à pied) par semaine…J’essaierai quand même de faire du jus avec des journées sans sport les 48h précédant la course.

 

Parcours dans l’est parisien avec départ de Vincennes puis le XIIème arrondissement jusqu’à l’hôtel de ville, et demi-tour, parcours habituel et sans surprise, mais pas si rapide (dénivelé cumulé estimé à 120m).

 

Objectif 3’47 au kilo pour 1h20 visés, ce sera carrément ambitieux en fait mais il faut que les séances de fractionné sur piste fassent leur effet ! Et cela fait longtemps que je n’ai pas couru à ce rythme-là (1h18’56, en…2002 !)

 

 

 

Récup du dossard le vendredi après-midi, l’avantage d’être devenu francilien et du bon côté de Paris, il y a déjà un peu de monde mais je n’ose imaginer ce que ce sera samedi après-midi…

 

Samedi, préparation du gatosport et du sac d’après-course, ma chance est de pouvoir bénéficier du package entreprise et d’avoir un dossard préférentiel grâce à mes résultats passés. Le sas de devant sera celui des élites, et il faut justifier <1h10 pour y accéder…

 

 

 

Le D-day :

 

Après une bonne nuit réparatrice, un demi-Gatosport le matin au petit déjeuner, déjà s’hydrater puis voiture, RER jusqu’à Vincennes, pas mal de monde déjà et direction le village entreprises dans le parc floral pour retrouver les collègues, déposer les affaires à la consigne et poser pour la photo de groupe.

 

Nous sommes deux du bureau à suivre ce plan en nous motivant mutuellement.

 

Les conditions météo semblent idéales, quasi-printanières, pas de vent, environ 6° au départ mais cela va vite grimper.

 

Garmin vissé au poignet, boisson d’attente prête, direction le sas préférentiel, mais là stupeur le sas est plein, petit, et nous sommes nombreux coincés sur le côté (en perpendiculaire) à ne pouvoir nous placer, avec à notre droite le sas suivant qui menace tel un rouleau compresseur ! Dominique Chauvelier viendra se faufiler parmi nous, surprenant de côtoyer les champions !

 

Avant le départ j’avale vite fait un gel antioxydant, puis top départ, le peloton est très dense, je ne peux courir proprement. 1er kilo passé dans l’avenue Daumesnil en 4’01 argh déjà 14 secondes de retard ! ça se confirme c’est folklorique et il va déjà falloir voir comment rattraper mon retard…J’ai perdu de vue mon acolyte, je pense qu’il est derrière.

 

2ème à la porte dorée en 3’47, le peloton s’étire doucement mais ce n’est toujours pas fluide. Nous allons avoir chaud aujourd’hui, pas de nuages, température quasi printanière. 3ème en 3’50 bon le retard ne diminue pas…4ème un peu avant Nation du côté de St Mandé en 3’45 ça descend un peu on allonge (un peu) la foulée.

 

5ème juste après Nation en 3’43 (19’12 selon l’orga), je croise un collègue du bureau, spectateur car blessé donc n’a pas pu s’aligner au départ, il m’informe que mon acolyte est 50m devant ! Le couteau dans les dents, j’essaie de recoller pour rattraper mon retard et mon compagnon de galère ! Ravito à la volée un peu après.

 

6ème un peu avant la Bastille en 3’42 puis 7ème en 3’44, par contre j’ai des (petits) écarts entre la distance mesurée par mon GPS et les panneaux kilométriques de l’organisation.

 

8ème rue de Rivoli puis demi-tour en 3’43, passage du 9ème à la hauteur de l’hôtel de ville en 3’45 puis j’avale un gel (la prochaine fois je les prendrai liquides, là je galère avec cette pâte gluante dans la bouche). Passage au 10ème au niveau de l’Institut du Monde Arabe en 3’47 (38’03 selon le chrono officiel), peu avant le 11ème à la volée j’attrape une bouteille d’eau au ravitaillement.

 

11ème à l’Opéra, tout schuss en 3’51 L mais ça se dégrade doucement, je reste concentré en me disant « déjà x kms parcourus, reste y kms… », 12ème près de la gare de Lyon en 3’49 puis 13ème au niveau de Bercy en 3’51 puis la principale difficulté du parcours, montée vers le 13.5km, raide, ça se confirme juste après car le 14ème (rue de Charenton) est franchi en 3’57 !

 

Je ne suis vraiment pas dans le coup, les secondes de retard s’accumulent et je n’arrive pas à renverser la tendance, je suis passé en mode « je subis la course » alors que je rêvais de pouvoir accélérer pour aller chercher le gap entre les 1h19 et les 1h20. Ben ce ne sera pas pour aujourd’hui comme qui dirait !!!

 

15ème, avenue de Gravelle en 3’54 (57’31 selon le chronométrage officiel), on longe le Bois de Vincennes,  j’avale un gel coup de fouet mais c’est toujours gluant et pas idéal, j’essaie d’allonger la foulée pour ne pas trop perdre, mais je suis dans le dur indéniablement.

 

En 1h pile de course je suis à 15.84 km sur ma montre…pour 15.83 d’objectif si tempo des 3’47 respecté…sauf que les kilométrages ne correspondent pas L alors que mon Garmin jusqu’à présent collait toujours avec les chiffres officiels sur les autres courses (il s’avèrera que tous ceux ayant couru avec des montres GPS ont des données différentes !).

 

16ème en 3’53 nous sommes sur cette longue avenue de Gravelle, je tâche de rester concentré en me disant que le plus dur a été fait et que l’arrivée est désormais proche, mais la foulée n’est pas aussi aérienne que souhaitée ! Passage du 17ème -Gravelle toujours- en 3’57, dur dur…puis 18ème encore et toujours Gravelle en 3’53, je ne peux m’empêcher de compter combien de secondes de retard j’ai sur l’objectif, et je vois bien que je suis incapable d’accélérer pour limiter les dégâts.

 

Chemin faisant il ne reste plus longtemps à courir, le panneau du 19ème sur le bas-côté me le rappelle  (un coup d’œil au poignet m’indique 3’52), quelques coureurs accélèrent et me passent, je ne vois pas mon acolyte qui a décroché il y a quelques kms, dommage j’aurai bien aimé qu’on finisse ensemble.

 

20ème avenue de la Pyramide en 3’52 (1h17’02 officiels), dernière ligne droite, on essaie de lâcher les chevaux, l’écurie est proche ! Mais je serre les dents et je m’accroche car les jambes ne répondent pas comme je le souhaiterai !

 

21ème en 3’44 puis passage de la ligne d’arrivée en 1h21’05…sauf qu’au chrono j’ai 21.220 km !

 

Les organisateurs font avancer les finishers pour ne pas boucher l’arrivée (je n’ose imaginer ce que cela va donner quand la densité ira crescendo tout à l’heure), j’attends mon collègue de galère qui finira avec 1 min 30 de décalage, on récupère poncho, médaille, eau et filons vers le village entreprises.

 

Conclusion : fourbu, un peu déçu de n’avoir pu mieux gérer ma course (départ calamiteux, accélération pour rattraper mon retard pas idéale, post-15ème km pas fameux) et étonnement vs précision kilométrique du GPS, mais content d’en avoir fini !

 

Au classement cela me positionne 319ème sur 30 899 finishers (35 314 partants), cool.

 

Un saut au village entreprise pour se changer et retrouver mes affaires d’après-course, un peu de discute avec mes collègues qui arrivent au fur et à mesure puis retour en RER à la maison pour retrouver femme et enfants !

 

 

 

1 commentaire

Commentaire de bubulle posté le 09-03-2015 à 18:35:25

125m d'écart sur le GPS, c'est franchement peanuts...:-). Sur un parcours largement rectiligne, un GPS mesure toujours en peu plus, conséquence de l'imprécision de localisation qui crée un tracé plus en zigzag que le tracé réel.

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