Récit de la course : Marathon de Montpellier 2014, par pierrot34

L'auteur : pierrot34

La course : Marathon de Montpellier

Date : 19/10/2014

Lieu : Montpellier (Hérault)

Affichage : 1317 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Pas d'objectif

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Montpellier 2014: les marathoniens, les nordiques et les autres...

Ah, ce marathon de Montpellier 2014, que de surprises et d’imprévus !

Deux mois avant, il était prévu que j’y participe mais sur le relais de la marche nordique-mon nouveau coup de cœur !- dans une équipe de six marcheurs. J’assurais le premier relais, le certificat était donné et l’engagement payé. L’entraînement allait bon train aussi. Malheureusement, un petit incident diplomatique est venu tout gâcher et mi-septembre, j’ai fermé la porte de l’équipe, pour des raisons de gamin blessé qui me chagrinent car le projet était vraiment louable et intéressant.

J’avais alors prévu de faire quand même ce premier relais de 11km, mais « en auditeur libre », comme on dit dans les facs. Je partais en courant, sans dossard, avec et devant les marcheurs nordiques, pour faire des photos et un petit compte-rendu pour mon journal en ligne, « Thau Info », et donc poursuivre la promotion de la marche nordique dans la région, chose que j’ai à cœur.

Or, voilà que dans la semaine précédant le marathon, , je participe sur Facebook à un « concours » initié par un partenaire du marathon, « Technoglobe ». Je donne la distance exacte du marathon et…je gagne un dossard gratuit dans une équipe de six coureurs, pour le relais à six du « vrai » marathon !

Je remercie le généreux sponsor mais lui dis que c’était un peu court pour monter une équipe, et avec qui… ? Réponse : pas de problème, viens me voir, on va arranger ça…

Vendredi 17, direction le village marathon où commençait la distribution des dossards. Laurent, du stand Technoglobe me reçoit superbement, en sportif qu’il est aussi, mais finalement, l’équipe de six va devenir, si je participe,  une équipe de….trois !

L’on procède alors au « découpage » de la course pour prendre les relais. Laurent fait les premiers 8,5km, Jacques, son ami marathonien,  que je ne connais pas, les trois relais suivants, pour 24km, et moi, les deux derniers relais, pour 9,5km. Je laisse mon certificat médical à Laurent  pour la prise des dossards et je suis censé récupérer le mien avant le départ du relais dimanche matin, au rendez-vous « des fleuristes », sur la place de la Comédie.

Ce dimanche matin, arrivé par le train de Frontignan à 8h15, direction l’endroit du rendez-vous convenu sur une place de la Comédie déjà animée et c’est normal au vu des quelque 7 à 8000 participants annoncés au total.  J’attendrai  Laurent, car je voyais –selon d’anciennes données sur le net-le marathon et les relais partir à 9h et les nordiques à 9h30, ce qui me paraissait logique. Mais non, le marathon est annoncé à 8h45, les nordiques à 9h15 et les relais (après les marcheurs ?!) à 9h30. Mais je vois quand même Laurent et mon dossard !

M.le maire, Philippe Saurel, aux premières loges du départ, bien sûr.

Laurent souffre d’un genou,, moi, je manque d’entraînement à la course, la marche nordique ayant pris le dessus entre temps, mais le moral est aux couleurs du ciel, bleu et ensoleillé, avec une température qui s’annonce même chaude.

La foule, évidemment...

J’assiste aux deux départs du marathon et des nordiques



Ils sont bien là, les "nordiques"; il en sera vaguement question au départ...Mais à ce jour, mercredi, aucun classement de l'épreuve pourtant chronométrée, n'est trouvable...



mais c’est ma femme qui mitraille pour les photos dans toutes les directions. Petit échauffement avec Laurent, que je quitte à 9h20, pour prendre le tram au Corum, censé m’emmener jusqu’à Odysseum et là je rejoindrai le parc de Grammont à pied, en guise d’échaufement. Odysseum, le tram arive et voilà qu’il s’engage sur la voie qui mène à la Comédie et à la gare, ce qui était interdit ce dimanche. Mouvements parmi les passagers, au courant, eux. Arrêt du tram, le conducteur passe à l’autre  poste de conduite et revient sur ses pas au Corum. Là, il repart mais, plein nord, vers Castelnau-le-Lez ! Là, dans la voiture on commence à s’énerver. Nouvel arrêt et nouveau retour au Corum ! Avec des commentaires … « le pauvre, pas au courant…pas habitué….chauffeur de bus en remplacement… » On est vraiment dans le sud, avec toute une gestion de la logistique de ce dimanche d’événement exceptionnel apparemment très au point !

Enfin, la troisième voie empruntée est la bonne et j’arrive à Odysseum avec d’autres coureurs qui étaient là, dans mon dos et me saluent sympathiquement et engagent le dialogue, alors que nous traversons le centre commercial pour en sortir et suivre la route vers Grammont, comme prévu, sous un soleil vraiment de bon aloi.

10h30, nous sommes (enfin !) sur site. Traversée du parc et la zone de prise de relais est là, dans une zone d’autant plus verte que c’est la base d’entraînement des footballeurs du Montpellier Hérault et qu’un bien sympathique centre équestre en pleine activité est là à proximité, pour la vision poétique et autrement sportive de la journée.


La foule des relayeurs s’épaissit et ne va pas tarder à applaudir les premiers du marathon individuel ainsi que leurs quelque quarante suivants..,


dont la première femme qui passe en 17è position.


Les moustiques passent aussi à l’attaque pendant tout ce temps passé à attendre  mon relais mais il y aura bien des moments comiques, avec tous ces relayeurs qui cherchaient leur relayeur en hurlant leur numéro ! Quelques bousculades aussi, avec ces vélos suiveurs qui slalomaient entre relayeurs et relayés formant bouchon dans l’étroit couloir…

Sur le coup de 12h45, le numéro 684 est enfin annoncé. Je savais la couleur du maillot de Jacques, que je répère et salue, avant de prendre le dossard à puce et c’est parti !

Je vais alors alterner, même sur le plat, des passages à ma moyenne de 10-11 à l’heure avec des passages marchés. Perte de rythme et une chaleur au zénith (celui de Montpellier étant tout proche d’ailleurs !) n’arrangent rien. Je passe toutefois facilement, normal, les derniers du marathon, de l’eau, de l’eau, à chaque fois que c’est possible…Mais d’autres relayeurs me passent aussi, en pestant contre la chaleur-je leur dis au passage qu’ils auraient dû faire le marathon en juillet !- et contre ce « marathon à dénivelés qui n’arrête pas de monter… »

Bords du Lez (rentré dans son lit),entrée en ville, zones d’ombre bienvenues…j’approche de la Comédie. La foule grossit sérieusement. Quelques amis m’encouragent dans la rue Maguelone. Que l’on remonte, avant de déboucher sur « la Comédie », qui est vraiment….humaine, par ce dimanche aux allures estivales.


Bien content d’en avoir terminé, d’être flashé par mon enragée de photographe d’épouse, qui a comblé son temps d’attente à elle, avec toutes les vues possibles sur et autour du marathon.


et voilà, selon elle (mais c'est bien vu) un exemple de solidarité à l'arrivée d'une équipe...

Les handicapés à l'honneur aussi, avec une équipe de coureurs à prothèse...Sidérant! Pistorius, dépassé!

et un autre en joelette..

et une autre équipe qui soutient sa grand-mère sportive!

et la plus belle vue, à mon sens, celle d'un père, coureur, qui retrouve femme et bébé après le passage de la ligne!!!

Le podium, bien joli, mais ce n'est pas pour n'importe qui....!!!

alors qu'un peu plus loin, une équipe de jeunes évoquent un problème toujours actuel, malgré "la fête" de ce jour-là

la preuve: dans la rue Maguelone, à 200m de la foule du marathon, Mme Pierrot34, sensible à la question, a fait plusieurs rencontres de bon matin...

Elle a aussi fait le nécessaire pour le repas du midi. Un premier thé à la pêche bien frais, un sandwich salade maousse costaud et une part de flan, qui vont provoquer chez le diabétique- j’avais débranché ma pompe à insuline- une hyperglycémie historique. Fallait pas être gourmand ! Plusieurs « bolus » d’insuline envoyés et le problème sera résorbé au coucher, mais je m’en serais bien passé…Dans la nuit de dimanche à lundi, l’hyper sera transformée en « hypo », avec 0,32g à 2h du matin ! Le Nutella me remettra à 1,24g au matin. Que demande le peuple ?!

Résultat des courses : 571è équipe ( la seule, de trois !)sur les 643 (de six), en 4h23 (mon temps en individuel à Carcassonne, en 2007, tiens, tiens !). Pas de quoi fanfaronner mais comme dit l’autre, « nous l’avons fait », dans des conditions un peu spéciales.

Le contact est maintenu avec Laurent, ne serait-ce que pour lui donner la médaille et celle de Jacques, que j’ai récupérées à l’arrivée.

Allez, Pierrot 34, encore une bataille contre le diabète de passée...!

Ces 9km m’auront servi d’entraînement pour les autres courses à pied à venir sur la région ainsi que pour les deux marches nordiques programmées par Denis Pfister à Bellegarde (le 23/11) et à St Christol (le 7/12), un Denis, véritable tête de pont en matière d’organisation avec son « Challenge d’Oc », qui ne peut qu’attirer d’autres marcheurs avec ces quelque 600 ou 700 qui ont quand même participé au relais chronométré de ce dimanche. Il faut des hommes, des créateurs, comme Denis. Il faut qu’on en parle. Il faut des relais, dans les medias et sur les podiums, avec des speakers au professionnalisme un peu plus complet pour mettre en valeur les marches nordiques qui se greffent sur les courses hors stade. Confiance, ça va venir et ce sera un vrai « retour de bâton », pour donner à la spécialité, trop occultée encore actuellement,  toute la valeur qu’elle mérite.

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