Récit de la course : Marathon de Metz 2014, par poucet

L'auteur : poucet

La course : Marathon de Metz

Date : 12/10/2014

Lieu : Metz (Moselle)

Affichage : 844 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Se dépenser

3 commentaires

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Marathon Metz Mirabelle by Poucet

Et ben non. Pas de tarte aux mirabelles cette année à l’arrivée du Marathon Metz Mirabelles. Mais nous avons passé de merveilleux moments en Lorraine, reçus comme des coqs en pâte à Courcelles, choyés par Christine et Michel qui se sont coupés en quatre tout au long du WE pour nous être agréables … 

Même si l’élite nationale n’y est pas toujours très bien représentée, je trouvais intéressant d’aller courir sur un championnat de France de marathon, pour voir comment je pouvais me situer par rapport aux meilleurs amateurs… L’organisation de ce championnat à Metz était l’occasion idéale de satisfaire ma curiosité.


Le stress ne m’a pas effleuré un instant à la veille de cette course. Christine et Michel nous ont parfaitement pilotés dans Metz pour retirer le dossard samedi après midi et le Dimanche pour rejoindre le départ. Puis pour faire découvrir le cœur de cette jolie ville à Danièle pendant que je le mien (de cœur) battait au rythme des 42,195 km du Marathon Mirabelles.


 

En dépit du brouillard recouvrant la Lorraine en début de matinée, les conditions de course étaient parfaites en ce Dimanche matin automnal. Cette fois encore j’avais prévu l’équipement me permettant d’être autonome le plus longtemps possible, afin de perdre le minimum de temps sur les ravitaillements. Je suis donc parti avec un bidon de boisson énergétique, une pâte de fruit et quelques gels à la ceinture, sans plan de course véritablement établi, avec l’idée de suivre raisonnablement le meneur d’allure en 3h30. Et plus si affinité. Mais sans taper dans le dur, pour ne pas risquer l’explosion … 

Pour attendre l’objectif il me fallait donc courir au minimum à 5’ au kilomètre. Dés la première borne, alors qu’il est toujours délicat de progresser au milieu du paquet au départ, j’étais déjà en avance sur le chrono. J’ai passé tranquillement le meneur d’allure en 3h30 peu de temps après et poursuivi à mon rythme. Le début du parcours tournicote dans tous les sens au cœur de la ville ou les rues sont animées. Les jambes tournent toutes seules, trop facile ….


Chaque borne passée est prétexte à un coup d’œil sur le chrono et je constate que mon avance augmente régulièrement par rapport au timing à 3h30 … Au 10ème j’ai plus de 2’ de marge et je décide alors d’arrêter ce calcul mental systématique, trop consommateur d’énergie, de ne plus regarder le chrono et de m’appliquer à dérouler simplement une foulée la plus légère possible …

On quitte alors la ville pour aller se balader dans la campagne. Les premières lignes droites entament déjà le mental et il faut rester bien concentré. Heureusement les traversées de villages sont animées et plaisantes. C’est là que sont installés les points de ravitaillement. C’est bien triste à écrire, désolant pour une épreuve de ce calibre, mais quel gaspillage. Il y a des tas bouteilles d’eau à peine entamées balancées dans les caniveaux. Et partout sur le parcours on trouve des tubes de gels et emballages de toutes sortes. Je n’avais plus l’habitude de voir ça … 

Peu avant la mi parcours, quelques petites bosses viennent perturber le tempo des imprudents partis trop vite. On emprunte même quelques sections sur sentiers ou il faut éviter quelques flaques d’eau. Cet épisode un brin plus ludique n’est pas pour me déplaire. Au passage du semi, le chrono (1h41’40’’) confirme que sauf accident l’objectif des 3h30 sera atteint. Et même qu’une marque à 3h20 resterait jouable ….Mais je n’oublie pas qu’il est primordial de se préserver en vue du BelforTrail de la semaine suivante et renonce donc à jouer avec ce chrono, préférant poursuivre ma course au feeling, en n’oubliant pas de m’alimenter régulièrement.

Les sensations restent très bonnes sur le retour ou je remonte régulièrement les paquets, seulement doublés par les relayeurs forcement plus frais. Le ravito du 30ème me permet de remplir rapidement mon bidon et de choper quelques bouts de pâte d’amande (délicieuse), soit à peine quelques secondes de perdues qui me permettront d’aller au bout sans autre arrêt.

A aucun moment je n’ai eu mal aux jambes ou l’impression de réellement souffrir physiquement. C’est mentalement que l’épreuve a été délicate à gérer, notamment dans les interminables et monotones lignes droites qui nous ramènent vers la ville. Rester bien concentré dans ces moments demande un effort considérable. C’est avec soulagement que j’ai enfin viré à droite pour attaquer le dernier petit talus et terminer le dernier kilomètre à fond. Et là j’ai ramassé à la pelle jusque dans les derniers mètres … 

Je passe finalement la ligne en 397ème position au scratch sur 1637 classés et 78ème V2 avec un chrono officiel de 3H20’53’’(3H20’12’’ au temps réel). J’aurai donc couru le second semi plus vite que le premier et terminé en super forme … Ca c’est une première, et une grande satisfaction.

Mais il faut relativiser. Dans le dernier kilomètre j’ai doublé un coureur V4, courageux et admirable. Je pensais bien avoir repris le premier … et ben non. Le premier V4 termine devant moi, largement sous les 3h20. Bravo Mr. Girard, respect les anciens !!!! J’espère conserver une telle santé lorsque viendra l’heure (j’espère) de souffler les 70 bougies. Les deux premières V2 dames sont également devant moi … Danièle aime bien me titiller avec ça !!! Mais elles, ce sont des athlètes purs jus, d’authentiques championnes. Donc bravo les filles. 

L'arrivée des premiers ...


Content Bob ...


Podium filles ....


Chez les champions, si la bagarre a été rude pour la victoire entre l’éthiopien Aredo qui l’a finalement emporté en 2h16’04’’et le kényan Tanui, c’est surtout la joie de Bob Tahri 3ème et champion de France chez lui qui faisait plaisir à voir …. Tout ce joli monde avait déjà bien sur plié les gaules lorsque j’ai retrouvé Christine, Michel et Danièle à la sortie de la zone coureurs barricadée comme une prison. Heureusement, un joli soleil automnal venait réchauffer l’ambiance …. 


J’avais été raisonnable jusque là. Mais après cette belle matinée sportive ce fut un grand plaisir de trinquer enfin avec une bonne bière, en dégustant les délicieux petits fours à Christine … La maison douillette de Courcelles est un havre réconfortant et chaleureux pour les sportifs accomplis, la table de nos amis est grand bonheur pour les gourmands. Ce Marathon Mirabelle aura été l’occasion d’un WE riche d’une très belle convivialité.

Merci Christine, Merci Michel. A très bientôt pour d’autres bons moments !!!! 

Merci à Christine (encore) et Danièle pour les photos.

3 commentaires

Commentaire de crocodile posté le 15-10-2014 à 21:56:07

merci poucet pour le partage de ta course, et bravo pour ta perf.

Commentaire de Berty09 posté le 15-10-2014 à 23:39:18

Bravo. Ca paraît presque facile et c'est pourtant un marathon!

Commentaire de philkikou posté le 16-10-2014 à 06:45:24

3h20 sur le marathon de Metz , entre les 100bornes de Millau et le Belfortrail...

La routine quoi !!! (je n'ose plus dire que ces enchainements d'épreuves me bluffent... )

Bravo une nouvelle fois

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