Récit de la course : La Course des 2 Côtes 2014, par Berty09

L'auteur : Berty09

La course : La Course des 2 Côtes

Date : 12/10/2014

Lieu : Foix (Ariège)

Affichage : 402 vues

Distance : 15km

Objectif : Pas d'objectif

1 commentaire

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

Le nez dans l'guidon

   

     Je sors d'une bonne perf, il y a 15 jours. Alors, malgré une petite gêne à la cuisse, je me sens en forme. Ca tombe bien, c'est l'heure de la course de mon club: l'Association des Coureurs de Fond du Conseil Général de l'Ariège. La C2C, pour ceux qui ne connaissent pas encore, c'est un format original qui enchaîne deux montées sèches au pied de la ville de Foix. 100 coureurs, des départs toutes les 30 secondes et au final deux contre-la-montre. Le vainqueur est celui qui met le moins de temps sur les deux montées cumulées. Bref, une véritable course de côte.

 

     Troisième édition pour autant de participations. Un peu court pour moi mais il y a tout ce que j'aime: le cadre, les amis, l'adrénaline et un bel effort à vous faire regretter d'avoir signé votre bulletin d'engagement. J'ai la chance et le privilège de représenter le club sur cette course. Alors, pendant que tout le monde s'active pour que la fête soit réussie, je papote avec les coureurs, entre futurs condamnés. Premier départ à 9h16 pour ma pomme. Je m'échauffe bien et arrive sous le portique du premier contre-la-montre juste à l'heure. Pas le temps de gamberger. Je me place, respire, profite du dernier moment de répis...FEU.

 





     Il a plu quelques gouttes la veille, je fais gaffe de bien poser tout le pied pour éviter de déraper. Je suis très concentré. Je veux faire un bon chrono, mieux que les 20'48" de l'an dernier. Beaucoup de monde que je connaisse tout au long du sentier mais même si je les entends , je reste fixé sur mes pas, ma gestuelle, ma respiration, mon parcours. Je suis dans ma bulle. J'ai l'impression d'être parti trop vite mais comment faire autrement. Vu le dénivelé, tu es de toutes façons très vite dans le rouge. Tout est maintenant question de nuances entre l'orange foncé et l'écarlate.


 








     Je rattrappe quelques coureurs partis un peu avant. Je suis en mode "gros connard". C'est à dire pas un mot, pas un regard. Je viens de finir la portion la plus pentue et tente de relancer au mieux dans les deux parties qui le permettent. Je ne vole pas mais j'avance bien et pense faire mieux que l'an dernier. C'est long, c'est éprouvant mais la libération et proche. Je déboule sur le Pech, encore un dernier effort et les 420 m de dénivelés seront avalés. Je file vers la ligne. Ouf, aaargh!! J'ai l'impression d'avoir bien donné. Je quitte mes oeillères et retrouve avec plaisir les gens qui m'entourent. Abricots ,figues, un délice. Je quitte rapidement ce havre de paix pour avoir le temps de redescendre tranquillement vers Foix. Il fait beau, le décors est magnifique.

 





     Je profite de la descente pour discuter avec ceux qui ont fini et encourager ceux qui montent. Ca fait plaisir de voir comme ils en chient!! C'est vrai, quoi, chacun son tour. Bon, retour en ville. Un peu de plat, ça fait du bien avant d'attaquer la suite. Mais avant cela, petit passage au QG de la Hall Saint Volusien. Tout le monde s'affaire mais pour l'instant pas de chronos disponibles. Je pense faire mieux que l'an dernier mais pas de confirmation. C'est en prenant le départ de la deuxième spéciale que j'apprendrai par le speaker ma 10ème place provisoire. Je suis déçu car je visais plus haut. Allez, rester concentré, il faut relancer la machine et là aussi c'est du costaud.


     La montée à la croix du Saint-Sauveur n'est pas une ballade. Cette année, je fais tout en courant. Ce n'est pas forcément le plus efficace car il est souvent plus judicieux de marcher dans les portions trop raides pour mieux relancer après. C'est sûrement dû à la saison de trail que je viens de faire; j'ai pris le pli d'enchainer en courant le plus possible. La montée s'effectue à l'image de la première. Les sensations sont bonnes, il manque juste un peu de vitesse dans les relances. Je suis tout à mon effort, navigue dans les dernières portions joueuses, serre les dents sur la fin et débarque essouflé mais ravi sur le deuxième petit coin de paradis de la journée.

 












     Il est l'heure de rejoindre le QG et de faire les comptes autour d'une bonne bière. Je redescends tranquillement et m'étonne que certains se fassent la descente à bonne allure pour le plaisir. Je préfère lever le pied, des signes de fatigue apparaissent... Sur la place, je m'engloutis enfin queques bons morceaux de pizzas et cherche les résultats. Le verdict tombe. Ma première montée a été plus lente que l'an dernier pour quelques secondes et je suis 8ème pour la montée du Saint-Sauveur. Le compte n'y est pas. Je suis clairement déçu. Une 9ème place et une minute de trop pour espérer accrocher les meilleurs V1.

 





     Le contraste est saisissant entre mon arrivée d'il y a 15 jours, tout à la joie d'une course réussie et la déconvenue de celle-ci. Je sais bien que c'est PASSIMAL mais aujourd'hui j'ai pas tout compris. Je n'arrive pas à m'expliquer cette distorsion entre mes bonnes sensations et ce chrono qui ne décolle pas. Car le problème est là. Quand j'ai pas de jambes, pas de souffle, que je me plante en course ou que j'explose en vol...le constat fait mal mais c'est clair. Là, je pige pas trop. Alors au lieu de profiter de ce moment d'après-course, je sens que je fais la gueule. Je m'en rends compte et ça m'énerve!... Allez, je crois que pour l'heure, il n'est plus temps de chercher des explications rationnelles. Et si je courrais avec le sourire la prochaine? Chiche!

    

1 commentaire

Commentaire de ant09 posté le 15-10-2014 à 21:51:35

on ne peut pas être au top à chaque course . Puis sur ce format même si tu te crois bien , les secondes partent (très) (et trop?) vite !!!

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Accueil - Haut de page - Version grand écran