Récit de la course : Triathlon de la Baie de Somme M 2014, par Papy

L'auteur : Papy

La course : Triathlon de la Baie de Somme M

Date : 2/8/2014

Lieu : Cayeux Sur Mer (Somme)

Affichage : 1402 vues

Distance : 51.5km

Objectif : Se dépenser

2 commentaires

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Week End de sport en SOMME...

TRIATHLON M de la Baie de Somme

et 10kms de Rubampré

TBS



Pas facile pour les vieux de mettre des CR à l'heure, arf... Avec un peu de retard...

Copie Zanimoss Aout 2014   (Credit Photo "La Dobie" et JP80)


Papy langue

**********************

Bonjour,

me sentant d'humeur badine, voici un petit CR gentillet, manquant un peu de repère chronométrique mais Ô combien modeste par rapport aux seigneurs des Zanimoss de ces derniers temps.(repère chronométrique rajouté avec les classements qui tombent, aïe...)

Tiens, en passant, avec la natation que j'ai faites, j'ai repensé à notre Libellule qui a abandonné ce sport à cause d'une incompatibilité d'humeur avec un pince nez, j'y reviendrais pourquoi, mais c'est bien dommage sauf si cette histoire de pince nez n'est que la goutte du vase bien plein ou le battement d'aile de papillon créant l'ouragan, lui permettant de changer un axe sportif qui l'ennuyait.

Il se rappellera, je pense plus tard, que la santé grace au triple effort est bien meilleure qu'avec l'unique CAP.

Ce plaidoyer pour le triathlon terminé, venons en à ce Week End d'été.

-----------------------------

Nous voilà Samedi 2 Aout en route pour rejoindre nos amis les Dob, qui nous accueillent dans leur station balnéaire d'EU (Mers/Tréport) pour un circuit sportif.

eu 


Le voyage est assez long et comme il y a des obligations domestiques sur place avant de débuter les hostilités, je m'octrois 20' de siestoune.

(je cadre maintenant 20' à l'instar de Bertrand Piccard et cela marche bien. 2x20' me vont bien mieux qu'une fois 40' !!!  Excellent les travaux de ce personnage, je le remercie pour les éléments qu'il m'a gracieusement donné.)

 

BP

C'est donc presque bien réveillé que nous voilà à Cayeux, charmante station balnéaire de la Baie de Somme ou 15 jours avant j'avais pataugé dans la plage de la marée basse sous un pluie ininterrompue.

TBS depart

Le Dob

TBS plage


Aujourd'hui le soleil est de mise et au moment d'aller chercher les dossards, j'ai chaud et me maudis de ne pas avoir amené la crème solaire.
Je suis rapidement en tenue et me bagarre avec mon vélo...

Ah oui, faut que je vous dis... Heu... Ecrive...

J'ai ressorti mon avion de chasse, dans son jus (Boisson glucosée Chtriman) d'il y a 2 ans ou j'avais réussi à faire 30MY sur plus de 180kms.
Voyant le parcours plat et les 2x20kms, je vais tenter d'utiliser aussi mes roues Head Stinger Red, 90 derrière, 60 devant...

Felt DA

Autant vous dire que les 2 entrainement avec n'ont pas été une belle réussite, loinnnnnnn de là...

Je n'ai pas les 3500kms d'il y a 2 ans(même pas 1500...), de plus, je roule toujours sur mon mulet, ne prenant pas mon destrier à la selle ISM Adamo comme sur l'avion de chasse.

Je dois me réhabituer à l'utiliser, ouille, ouille, ouille...
J'ai donc de gros doute sur la partie vélo, me voyant déjà prendre des vent par des cyclotouristes en goguette, scotché sur mon bel avion de chasse dont je n'arrive même pas à briser l'inertie avec mes jambes de miel.

J'en rajoute une couche en devissant la valve de ma roue avant. Impossible de limiter la fuite de la rallonge de valve, c'est mort !
Heureusement, aussi rusé que le renard (vouivoui, ne rigolez pas) j'avais piqué les roues campagnolo shamal du fiston...

Shamal


Du coup, je mets une shamal devant, vu le rendement que j'avais eu avec la carbone, cela ne me gènera pas beaucoup...

Je continue de me préparer et fait quelques tours de roues...
Vouaille...
Ce n'est pas mirifique, on verra bien dans la tension de la compétition.

Parc à vélo, nous voilà avec des barres de maintien, balustrade, à la Iacono (Embrunman)
Pfffff... J'arrive péniblement à faire tenir le vélo, l'arbitre tente de forcer mon guidon, Criant je hurle car il ne comprends pas que ces vélos tournent très peu et qu'il va me marquer le cadre !
Mon vélo reste en équilibre très instable.

Surtout que le vent commence à se lever... Le soleil, si fort tout à l'heure, va prendre un peu de repos, le temps se couvre.
Tant mieux, nous aurons moins chaud !

J'ai la chance de rencontrer un aimable Kikoureur, qui me mettra surement une pile, nous échangeons quelques instants.

(Honte sur moi, ce n'est que plusieurs semaines plus tard que je me rends compte que j'ai rencontré Dub qui fait parti des athlètes à qui j'envoi des plans d'entrainements natation. D'ailleurs, à ce sujet, il me met 7' en natation, faudra que je lui change le plan pour que j'arrive à le battre !)
Diable

Je salue donc le Dub et le remercie de sa patience pour le fil du "vélo pour la CAP" qui souffre d'une maintenance en retard... 

La combinaison se met, j'ai du maigrir car j'arrive à m'habiller tout seul.
Et voila les premières gouttes qui tombent.

C'est quoi ce pays ou le temps passe du plein soleil à la pluie en "presque" quelques instants ???
Ma fille m'avait prévenu pour la Bretagne, mais la Somme ???

Je bougonne quand mon vélo se couche.
Il est bien gentil mais ce n'est pas le moment, il y a un triathlon à faire !

Je craque car il ne tiendra jamais. Un coup d'oeil à droite, un à gauche, il n'y a personne derrière la rambarde, je l'y mets de tout son long.
Cela me rajoute quelques metres de CAP, mais tant pis, au moins je serais rassuré et mes voisins seront plus cool.

Nous nous dirigeons vers la plage et....

La pluie tombe comme à Gravelotte, c'est terrible.
Mes supporter (ma Marmotte et les Dobs) sont transi de froid, en short sous cette pluie pas vraiment chaude.
Le vent, détruisant les parapluies, se met de la partie, youpi, c'est avec une joie de vivre visiblement contenue que je me dirige vers les galets pour affronter l'OCEAN !!!

1/ La Natation du Triathlon de la Baie de Somme

Merci OUSTER, avec ton challenge à la "noix de coco" de faire le gorille sur ta Tour du Roc, voilà que le Pingouin Papy veut se rappeler l'époque ou il savait affronter la mer (méditérannée)...

Le triathlon de Cayeux est réputé pour sa natation car avec les forts courants de la Marée et les conditions atmosphériques qui peuvent être redoutable, c'est assez épique.
D'ailleurs nous ne faisons pas, comme je le pensais, un A/R vers une bouée au large, mais 750m contre le courant en longeant la plage vers le Sud puis après l'Australienne, retour vers le nord encore plus près des galets.
Faire aller au large doit être trop dangereux, en plus entre l'aller et le retour, la distance augmente rapidement avec ces eaux mouvantes !
Je suis donc venu ici SURTOUT pour cette partie homérique, AVEC combinaison, et me régaler au milieu de la lessiveuse !
(pas vu de méduse, mais on ne voyait rien avec les rouleaux et le sable...)

Première appréhension, la fraicheur de l'eau !?!?!?!
C'était marqué 20°c... Heu... Ici ??? Les autochtones n'osent y croire et pourtant...

Miam

Quel plaisir de plonger dans la vague, l'eau est super bonne !
Il fait un temps pourri, on est mieux dans l'eau que hors de l'eau, il me tarde que le départ soit donné.
Vouimééééé...

Avant faudrait déjà que j'arrive à sortir de l'eau et là, cépagagné !!!
Je voulais des rouleaux, je suis servi !!!
Je voulais de la houle, du courant, de la tempète, de l'imprevu, de la tasse à boire, du surprenant, du dangereux, je suis servi !

Vagues

Un vent de doute saisit quelques organisateurs pour transformer ce triathlon en duathlon pour cause de dangerosité et le départ est retardé de 10'.
J'écoute et quelqu'un me dit qu'il ne faut surtout pas partir à gauche mais bien s'écarter à droite pour ne pas être trop géné.
Je note mais ne comprend pas bien car je n'ai pas vraiment saisi comment va se dérouler la natation...
En sortant de l'Australienne, j'aurais compris.

Le compte à rebours démarre, on a froid, on veut nager et pan... 250 fous furieux se jettent dans les vagues.
Je fais comme depuis le printemps et rentre dans la lessiveuse sans angoisse de me noyer.
Quoique, avec cette mer ???

Depart

C'est la bagarre (gentille car aucune baffe ni tirage de pied voire malveillance,
j'ai apprécié ce sentiment que nous étions tous dans la même galère) jusqu'à la boué du tournagauche (plein sud !)
Heu, pas que...
Car la bagarre continue avec des ressacs qui m'envoient mes compagnons de galères sur le coin de la tronche.
Mais ou et quand je peux respirer ?
C'est quand que je peux faire un mouvement ample et delié comme je me plais à faire dans la Marne ???

C'est une tuerie cet exercice !!!
750m comme cela ???
Ou suis je ?
Et ce pince nez qui se barre dans la cohue, heureusement que je l'ai relié à un fil !
3 fois il se barrera, 3 fois j'aurais une pensée Libellulienne, 3 fois j'ai ralé de bonheur quand cet outil était remis en place.

C'est la bérézina natatoire, je vais mettre d'après un chrono mouillé, plus de 20' pour remonter ces 750m.
Parfois, quand je brassais pour savoir quand finirait ce massacre, j'avais l'impression de reculer !
Impossible de voir ou et quand le tournagauche (plein est) va se faire pour l'Australienne.
C'est terriblement angoissant car avec les vagues je ne vois pas plus loin que 30m.
A force de brasser, je pense être dans les derniers, mais je n'en sais fichtrement rien.

Je voulais voir comment se passait un triathlon en mer quand celle ci est démontée, je suis servi...
Et encore, il parait que dans le coin, on peut faire beaucoup mieux, mais est ce raisonnable ?

Notez quand même qu'à aucun moment, je ne me suis senti en danger.
En combinaison, il faudrait un malaise. En plus l'eau étant super bonne, on aurait envie d'y rester !
Juste l'impression d'apprendre à nager dans des conditions inconnues pour moi et terriblement difficile.

Australienne 1

Me voilà à L'Australienne ou les Dobs me font un ch'ti coucou, ils remarqueront que je fut l'un des plus long à marcher pour me positionner.
En effet, la première partie ayant été difficile, je me dois de mieux me placer et donc je voudrais passer de l'état de doublé à celui de doublant !

Australienne 2

Je prends donc un axe direct, non utilisé car le courant pousse plus loin la meute et je me lache, seul, dans cette eau incroyablement agréable.
Bien entendu, hormis le gout de l'eau, la vision est la même qu'en lac, CAD que je ne vois rien.
Mais la glisse est merveilleuse et, en plus, le courant porte.
Le drafting étant moins intéressant, je remonte les pelotons sur ma gauche et je n'ai plus envie de sortir de l'eau quand la minuscule boué rouge du tournadroite (plein est) retour sur la plage arrive.
Il me faut, d'ailleurs, faire un effort pour aller la rechercher.
J'ai un doute, un moment, de m'éviter celui ci et de tracer tout droit, comme d'autres.
Mais j'ai un tel plaisir à nager que je le fais puis termine rapidement sur les galets pour tenter de sortir plus ou moins proprement de l'eau.
J'ai la chance de bien saisir la vague comme Brice de Nice, certains sont abattus par terre, n'ayant pas anticipé les rouleaux.
Je sors donc assez rapidement... Plus vite que tout a l'heure !

Après consultation des résultats qui viennent de tomber quelques jours après la course...
Sur 215 arrivées (33 abandons et 5 disqualifiés), mon australienne est en presque 21' et je fini en moins de 38' en remontant plus d'une douzaine de places. J'étais effectivement mieux au retour.

Je suis venu, j'ai vu, j'ai pris dans la tronche et je reviendrais nager dans ces eaux tumultueuses !

Velo ?

2/ Le vélo...

Me voilà sur les planches et je me calme, me rappelant l'accident du coureur du trail 15 jours auparavant.

Parc à vélo trempé, je monte sur mon destrier avec une envie très moyenne.
Ma transition sera nulle, mes élastiques ne me servant pas et je suis persuadé que je vais bacher car avec cette pluie et ce vent, je n'ai AUCUN plaisir !!!

Aucun plaisir ?!?!?!?

INCROYABLE...

Clap Clap

Comme par enchantement, mon vélo embraye fort !
Le vent qui souffle dans le dos me permet d'allègrement dépasser les 35 kms/h minimum pour que la machine dévoile ses atours.
Alors que je craignais d'être ridicule, je remonte quelques paquets sans effort, scotchant les doublés.

Je n'ose y croire mais si cela continue je risque même de faire un vélo correct ?
Me voilà en direction du Hourdel, roulant sur la voie que j'avais pris en trail 2 semaines auparavant.
La pluie nous douche littéralement et je fais "hors bord" quand je double les pelotons, les interpellant pour qu'ils me laissent le passage.

Ouch...

Nous voilà arrivés à l'extrémité nord du parcours, demi tour et... Ouch... Cela ne sera pas la même limonade !!!
En effet, le vent qui m'avait aidé jusque là me cloue littéralement au sol.
Je me fais un peu doubler puis, de rage, tente de relancer le baudet.
C'est difficile car là, impossible de dépasser les 35kms/h.

Heureusement, le bitume devient bon et rendement aidant, je peux stabiliser ma place en me dégageant quelque peu de cette inertie gluante. Un garçon me reprend et je tente, à distance, de le suivre.

A distance, en effet, car même si j'avais eu la moindre envie de drafter, la dangerosité de l'exercice m'aurait rapidement enlevé toute velléité.

Craxh


Il m'est ainsi revenu à l'esprit ces pelotons d'américains dans les Ironman plats des états unis, tous sur leur prolongateur, à quelques cms les uns des autres. Je ne m'étonne pas des chutes importantes malgré que ce soit des épreuves de régularités.
Comment font ils pour rouler si vite, si proche, "sans frein" à porté de mains ?
Je ne pourrais pas...

 Plonck

Il est clair que mes jambes de miel, cuisse de mouche, me rappellent rapidement que je n'ai que 1000 kms dans les jambes depuis janvier. Mais le plaisir, malgré la douche incessante, est là et je retrouve des sensations avec ma selle ISM Adamo.
D'ailleurs, lors des virages, dès que le vent n'est plus frontal, j'entame à nouveau ma remontée.
Elle est, bien entendu, moins flagrante qu'avec le vent dans le dos, mais a le mérite d'exister.

Nous voilà sur une route plus bosselé et rapidement je rentre dans le rang.
C'est patent que dès les conditions ne sont plus idéales, l'avion de chasse se transforme en boulet. Mais, au vu des intempéries, le fait d'avoir mis une roue alu devant me permet d'avoir un poil d'assurance en plus et d'être plus serein dans les passages difficile.
Heureusement, pas l'ombre d'une bossinette sur ce parcours plat car sinon, AMHA, en poussant le vélo, j'aurais été plus vite.

J'arrive à la pointe sud du parcours et après le virage me revoilà vent dans le dos, je réenclenche la remontée.

Pan

Passage devant les chronomètres, moins de 34' pour 20kms, le vélo s'en sort pas trop mal.
Le second tour sera presque copie conforme, sauf que vers le 35èmekm je relèverais un peu mon effort perdant une trentaine de seconde au moins sur mon compagnon cycliste avec lequel nous roulions de concert.

Finalement, au lieu d'étre un calvaire humide, ce vélo s'est transformé en partie de plaisir qui m'a montré toute l'étendue de l'intérêt d'avoir un avion de chasse quand on a des cuisses et un terrain adapté !

Peut être que si je m'entrainais plus ???

CAP

3/ La CAP.

Transition relativement rapide, les Merrels ne sont pas trop récalcitrante à enfiler, je pars en boulet de canon.
Je me fais rapidement rattrapé par 2 zouaves dont je prend la roue. J'ai juste l'impression suréaliste que cela ne va pas durer longtemps. Est ce que je veux explosé rapidement ???

Ouille


Apprenant par la suite que c'était le podium qui me doublait, je loue ma décision de m'étre écarté pour "poser ma CAP".
Bien rythme, ma "pose" de pied m'indiquait une vitesse quelque peu "trop" rapide.

A partir de là je retombe dans ma partie de plaisir initiale.
Ma CAP posée, je remonte allègrement les pelotons pas assez fournis à mon gout. je note quand même que le niveau CAP de ce triathlon est bien élevé. En effet, je m'estime à 4'10"/4'15" le km, tout en maitrise et plaisir, ne me fait doubler que par les 10 premiers au classement qui me prennent 1 tour et fini en boulet de canon pour rattraper un "vieux" qui avait 1 tour de retard, arf...
Malgré tout cela j'ai quand même une petite soixantaine de coureur meilleur que moi alors que je pensais bien courir dans les 30 premiers.

CAP

Pour cela il m'aurait fallu tourner 3' de moins, pas évident sachant que j'avais dans le coin de ma tête le 10 kms à faire du lendemain.
Le parcours lénifiant en théorie sur la carte, s'est révélé super sympa avec le soleil revenu pour saluer mon arrivée.
Un peu plus et je prenais un coup de soleil après avoir pris une grosse douche du départ jusqu'au début du vélo.
La répétition grand soleil/pluie ne s'arrètera pas là car c'est tout le WE que l'on mettra et enlèvera ces vetement de pluie, parfois à contre sens, tellement les changements sont rapides.

CAP 1 

J'ai donc fini mon premier 10kms en chaussure minimalistes avec un grand, très grand plaisir.
Bien évidemment ma foulée ne fut pas très très rapide, 4'15"/km environ, mais la pose du pied et la fréquence furent rapidement trouvé et surtout un plaisir évident à courir de manière fluide sans a_coup, le corps complètement synchronisé.
C'est un vrai régal !

Arrivee

Je terminerais sur une note un peu plus sombre sur l'organisation.
Autant la logistique bénévole, les parcours, la sécurité m'ont semblé de bon aloi, autant le parc à vélo recèle quelques trous d'organisations que la Mairie de Cayeux devait prendre en compte.
En effet, mettre des barrières à la "Iacono" pour tenir les vélo devient dangereux d'autant plus que ceux sont des vélo de CLM et non de montagne qui sont présent. La difficulté de faire tenir son vélo est patente et comme le vent est une composante habituelle de ce triathlon, retrouver son vélo par terre est une habitude. J'ai trouvé une solution de rechange car j'étais en bout de ligne, mais il y avait presque plus de vélo par terre lors de mes transition que de vélo bien posé. En plus de la casse matériel, cela peut aussi causer un accident dans la précipitations des changements.
Mais, le plus génant à mon avis, est que je suis rentré et sorti à plusieurs reprise, les bras chargés de mon matériel sans AUCUN controle. Je n'avais plus de dossard, ni sur moi, ni sur le vélo, mon marquage bras disparu, j'ai sorti puis rentré ma combinaison 3 fois pour nettoyage puis mon vélo et personne pour me controler.

Police


Le parc était ouvert à vau-l'eau et n'importe qui emportait le matériel sans aucune vérification.

Pour avoir connu quelques cas de vol de vélo ou combinaison, je dois dire que j'ai été quelque peu étonné.
D'autant plus que pour me finir, je n'ai trouvé que 4 madeleines au ravitaillement, un coureur se faisant même plaisanter pour ne pas avoir été assez rapide pour un ravitaillement plus copieux.

Bravo

Cela ne doit pas gacher un triathlon magnifique dans un super endroit avec une natation exceptionnelle.
Il y a juste quelques améliorations à prendre en compte pour que cela soit presque parfait.

Ce n'est pas tout, le lendemain il y a le 10 kms de Rubempré, il ne faut pas tarder à rentrer, le Dob a un palmarès à défendre !

Nous rentrons en Normandie sous un soleil éclatant m'encourageant, après avoir rincé à l'eau douce mon vélo, à laisser pendu dehors mes affaires pour sécher (pas le vélo... Pas folle la guèpe...)

La soirée fut fort agréable, la nuit aussi, juste dérangé par quelques averses étonnantes...
Soleil au lever, mais affaires trempées, l'alternance soleil/pluie continue à vitesse extraordinaire.

Spectacle

4/ 10kms de Rubempré

Après avoir longuement papoté autour d'un petit déjeuner pantagruélique made in Dobie, nous voilà autour du Sport dej' du Canidé.
Houlà... Mon estomac hypotonique m'incite à réduire fortement la portion proposé par mon ami et bien m'en a pris.

oui 

Nous prenons la route alors que le soleil est bien présent sur la cote.
Jusqu'à Abbeville, grand beau temps puis...à 10 kms du départ, la douche recommence...
Pffff... Va t on se mettre enfin d'accord entre le soleil et la pluie ?
Surtout que ma Marmotte, de retour sur ses terres d'enfance, est un zanimal qui aime la chaleur.
Rester sous la pluie attendre son coureur n'est pas vraiment une sinécure.
(heureusement la Dobie est là pour acompagner)
Déjà, hier, au triathlon, le parapluie a explosé, mais aujourd'hui la Marmotte aimerait profiter à plein de son après midi sur ses terres d'enfance.

Pas de chance, c'est sous une pluie bien noire que nous garons la voiture devant la maison d'Alain Mongrenier.
Une petite touche de culture dans ce monde sportif : http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/peinture/alain-mongrenier-50-ans-de-creation-exposes-a-eglise-de-fieffes-39241 / https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Mongrenier

AM

Je m'habille assez chaudement pour l'échauffement, sauf qu'il a suffit l'instant de l'inscription pour que le temps tourne au beau.
Dès les premiers mêtres j'ai chaud et donc, je me déshabille encore et m'échauffe en tenue légère de compétition.
Etonnant, alors que j'avais froid quelques minutes auparavant, voilà qu'il fait bien chaud 30' avant le départ.
Bientôt il faudra mettre un arrosoir pour supporter la chaleur !

Depart R

J'étais super bien jusqu'à la pose du dossard. Dès l'échauffement j'ai senti des jambes lourdes et surtout la chaleur se poser sur mes épaules. Cela m'est déjà arrivé et dès le départ, il se pourrait que tout cela s'envole, j'ai confiance quand même. Surtout que le Dob' m'a assuré d'un parcours facile et plat. Je devrais maintenir assez facilement le 4'/km et même si je ne fais pas d'étincelle, faire une belle place... Hébé, sacré Dob'... Facile...

Le départ est retardé et je prends le soleil. D'habitude je me cache à l'ombre et m'arrose, mais là dans l'ambiance sympa, je ne cherche pas à optimiser tous les paramètres...
Le départ, bon enfant, est finalement donné dans une légère descente... Pan... Et... Ouille, ouille, ouille...

C'est parti

Cela ne part pas très fort, vu la descente, mais trop fort pour moi.
Derrière un léger "coup de c*l" dont la répétition (4 fois) fera surement mal tout à l'heure.

Plat ??? C'est ce que m'avait dit le Dob'... Agreuuuuuuuuuuuuu... C'est quoi cette descente ????
Virage à gauche et bingo, voici une nouvelle belle bosse qui se dresse devant moi. 400m à plus de 8% de MY d'après le GPS, à se faire aussi 4 fois.
C'est bon, le moral du Papy en a pris un coup, ce n'est pas aujourd'hui que je ferais une belle place. Surtout que je vois de fringants cheveux blancs loin devant moi.
Je tente, comme la veille, de poser ma CAP. Vouimééé, poser c'était 4'15", hors là, j'aimerais faire 4' voire moins !

Tour 1

Le chrono est implacable, 3'55" pour un premier km avec une telle bosse, c'est bon je peux replier mes gaules, je ne ferais pas un temps aujourd'hui et je ne rattraperais pas grand chose dans les descentes.
3'52" le second km, ma CAP est posé mais je sens un surégime et une surchauffe inattendue.
Le 3ème km sonne l'hallali, je tiendrais encore ma place jusqu'au 5ème km pour entamer un troisième tour de récupération.

Le chrono s'effondre pour faire de cette 3ème bosse et 6ème km, le plus lent de la course en 4'30".
Je vois les coureurs me rattrapper, saleté de jeune ! ;-))))
Je m'installe dans un rythme pépère qui me permet d'apprecier la course sans trop sortir de la compétition.
Un tuyau d'arrosage me permet de relancer, après une douche bien fraiche, mon élan, mais plus l'envie de s'arracher. C'est donc du 4'20" qui m'accompagnera jusqu'à la fin sauf un sursaut d'orgueil qui me fera dépasser le 15kms/h sur les derniers hectomètres.

Tour 2

Ligne d'arrivée franchie, je retourne chercher le Dob, qui finira trop rapidement pour mes frêles gambettes.
Je le trouve bien mieux qu'à la Saincatouf de l'an dernier, une nouvelle jeunesse ?

Dans tous les cas, il respecte son tableau de marche car il remporte sa catégorie alors que moi même, heu... On dira que la concurrence fut très forte car même la médaille en chocolat ne sera pas pour moi.

Arrivee

Pas grave, le WE fut intense mais très chaleureux et je remercie encore les Dob pour leur merveilleux accueil.

Pour finir, ma problématique actuelle est de faire monter mon coeur car je remarque que dans les courses actuelles celui ci bat à 150MY et pire, sur ce 10kms, j'ai fait un max à 158... Alors qu'il y a un an tout au plus j'arrivais encore à taper du 180 !
Je me diésélise énormément, c'est surement l'une des causes de mon déclin en vélo, va falloir travailler le sujet !

A dopu tutti

L'Papy_sous_le_soleil

 

Annexe :

Chaussure minimaliste utilisé, les Merrell-Barefoot-Bare-Access-Smoke

Merrel 1Merrel 2

 

 


triathlon cayeux 2014

2 commentaires

Commentaire de dub posté le 19-09-2014 à 21:59:43

hello papy, c'est un plaisir de lire ce compte rendu un mois et demi après!

pour la natation, ma bible c'est "le plaisir de nager" de solarberg !j'aime beaucoup le passage sur l'art natatoire et le plaisir que ça génère.

sinon, en effet, c'est un beau triathlon dans un endroit sympa et des vagues tout aussi sympathiques...

enfin, tafdak pour l'entrainement tri : plaisir de la diversité et prévention des blessures, y'a pas mieux.

à une prochaine peut être sur un tri

dub

Commentaire de ouster posté le 01-10-2014 à 13:34:42

Ahhh, des bonnes conditions de nat comme je les aime bien !!!

Bravo mon Papy

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