Récit de la course : Interlac Trail - Marathon 2014, par Caro74

L'auteur : Caro74

La course : Interlac Trail - Marathon

Date : 20/7/2014

Lieu : Revard (Savoie)

Affichage : 1020 vues

Distance : 40km

Matos : Hoka, X-Bionic

Objectif : Se dépenser

3 commentaires

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Un bel effort!

Après des vacances plus fatigantes (mais chouettes quand même) que reposantes (A 5 dans un camping-car, avec un fiston qui a pris la (très) pénible habitude d’être insomniaque ET de m’appeler toutes les 2 mn pendant plusieurs heures à peu près une nuit sur 2 !), je stresse un peu à l’idée de m’aligner sur une épreuve roulante et rapide, d'où une nuit un peu misérable avant la course.

Après pas mal de trajets (De chez moi jusqu'au Bourget, puis du Bourget jusqu'au départ), puis un échauffement bien soigné, j'écoute Christophe, l'organisateur, nous déliver ses dernières recommandations. Le ton est détendu, l'ambiance sympathique.

Le départ (qui me surprend en pleine conversation) à peine donné (5' en avance!!), les furieux partent à fond la caisse tandis que je tente tant bien que mal (en fait plus mal que bien) de suivre le mouvement. Un homme m’interpelle : « Tu vas courir 40 km comme ça ? ». Moi : « oui, pourquoi ? » Lui : « Tu as déjà l’air tellement essouflée ! ». Ah… ça se voit tant que ça que je rame pour suivre le mouvement ?

Je suis à fond, lorsque Sylvie Negro me dépasse rapidement. Non mais ! Pas déjà quand même ! J’accélère comme je peux et la redouble un peu plus loin.

Les 8 premiers km sont avalés rapidement, puisqu’ils sont majoritairement descendants. Les quelques bosses traîtreusement disséminées ça et là me mènent chaque fois au bord de l’asphyxie, et je crains un peu le moment où il va falloir attaquer plus franchement une longue montée. Heureusement, le temps est frais et un peu bruineux : dommage pour le paysage, mais je suis soulagée de ne pas courir dans la canicule.

On arrive à la montée, qui se passe plutôt bien…. Enfin, je le croyais avant qu’un second coureur m’interpelle gentiment : « Détends toi, tu es toute crispée ; tu ne respires pas bien, redresses toi ! ». Décidément, je n’impressionne visiblement pas les foules avec ma manière de courir et de respirer Incertain)

Alors que je profite gaiement des jolis sentiers entre le Revard et la Féclaz, je me fais redoubler par Sylvie. Je suis surprise et un peu déçue. Mais je m’accroche et finit par la repasser. Mais pendant un moment, chaque fois que je la double, elle pose des accélérations redoutables pour me redoubler, ce qui me rend un peu perplexe : on n’est qu’au 17e km, c’est un peu tôt pour sprinter. Je laisse faire et suit mon bonhomme de chemin et, bientôt, je la distance pour de bon.

Le ravitaillement de la Féclaz est rejoint en 2h. Le temps de faire le plein et c’est reparti, sur une longue route montante : c’est bien de travailler ses points faibles, me dis-je une bonne dizaine de fois tandis que je cours comme je peux !

Vient enfin la longue descente tant attendue. A l’exception de quelques passages techniques, elle est bien roulante, sur un magnifique sentier en lacets. Je m’amuse beaucoup… un peu trop, puisque je finis par tomber deux fois de suite sur les fesses, sans me faire vraiment mal.

Arrivée en bas, je constate à mon grand désespoir qu’il reste 10 km de plat, majoritairement goudronné. Je recommence ma litanie intérieure de « c’est bien de travailler ses points faibles » et poursuis ma route aussi rapidement que possible (c’est-à-dire plutôt lentement Sourire).

Après un parcours qui me semble interminable, le lac est en vue. La petite boucle finale m’achève, mais comme tout à une fin, je me retrouve enfin à sauter dans le lac, contente d’en avoir fini et d’avoir livré une belle bataille. Je termine 9e au scratch (1eF) en 3h27 et 55’.

Un grand bravo à Christophe Aubonnet et toute l’équipe Hoka pour l’organisation de cette 1ere édition d’Interlac. A ma connaissance, ce fut un sans faute !

J'ai eu beaucoup de plaisir à bavarder avec plein de gens sympa après l'arrivée, et c'est donc bien contente que je rentre chez moi. Le lendemain, par contre, je suis étonnée d'être quasiment dans le même état qu'après des courses beaucoup plus longue, tant au niveau des courbatures que de la fatigue générale.

3 commentaires

Commentaire de Arclusaz posté le 22-07-2014 à 22:23:58

Ils ont du être bien surpris de ton classement ceux qui s'inquiétaient de ta manière de courir.
Nous, on n'est pas surpris juste bluffés (comme d'hab, quoi !).

Commentaire de loiseau posté le 22-07-2014 à 22:50:40

Comme quoi il faut toujours se méfier des apparences :-). Bravo Caro, et bonne suite de ta saison !

Commentaire de Jean-Phi posté le 08-08-2014 à 09:29:12

Lentement signifie quelle vitesse sur le plat Caro ? C'est juste pour ma culture personnelle ! ^^
Curieux de savoir où terminent les conseilleurs en foulée et respiration parce que 9° au scratch ça ne laisse pas tellement de marge pour être devant toi. Encore une très belle perf signée par une toutes aussi belle championne ! Bravo Caro !

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