Récit de la course : La Montagn'Hard - 60 km 2014, par tombb

L'auteur : tombb

La course : La Montagn'Hard - 60 km

Date : 5/7/2014

Lieu : St Nicolas De Veroce (Haute-Savoie)

Affichage : 588 vues

Distance : 60km

Objectif : Faire un temps

2 commentaires

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La montagn'hard 60, un enchaînement magnifique

Alors voilà les kikous, c’est mon premier récit de course…. Je me lance… Je le fais car ceux que j’ai lus m’ont permis de visualiser le parcours que je ne connaissais pas.

Pour revenir au commencement, début d’année je cherchais un objectif pour ma deuxième année en trail en vue d’augmenter la distance. J’ai donc choisi la montagn’hard 60 pour le parcours de D+, pour les paysages et bien sur pour l’ambiance qui fait partie intégrante de la course ce qui se vérifiera…

Je me trouve donc ce 5 Juillet 2014 sur la ligne de départ. Le temps est plutôt clément avec nous, j’ai eu peur car parti d’Annecy à 4h30 j’ai pris la pluie sur toute la route…

Ça y est, nous commençons donc cette aventure. Je vois tout de suite les premiers sur un rythme que je ne pourrais pas suivre donc je ne me hâte pas et rentre dans mon allure. 400 m de plat et le pentu se présente à nous rapidement pour une petite montée de 400D+, une descente s’enchaine que je cours doucement pour garder des forces. Certains avancent vite et je me dis que je ne suis pas à ma place dans les 50 premiers.

Encore une petite montée bien raide qui chauffent plus que de raison les jambes… Ha oui mais j’oubliat que la raison ne fait pas parti du Trail J

Arrivé au premier ravitaillement, je ne m’arrête pas. Je me sens bien et j’ai encore de l’eau. Sur le plat après le ravitaillement je me fais rattraper par un groupe de 3 dont une fille que je salue car sur les prochains kilomètres elle va courir dès qu’elle pourra et me déposera sur place.

Nous attaquons la montée au prarion, je suis un peu déçu car les nuages sont la et le mont joly joue à cache cache mais on peut comme même l’apercevoir. Cette montée par beau temps doit être extraordinaire, à refaire prochainement… La montée se passe bien sur un rythme assez cool je dois dire car je ne veux pas m’entamer.

Arrivé en haut du prarion je me sens pas en super forme et je me demande vraiment comment je vais pouvoir finir sachant que les choses sérieuses vont commencer. Descente vers le ravito de Bionnasay, je ne suis pas à l’aise dans cette descente qui est pourtant mon terrain favori.. Arrivé au ravito je m’arrête faire le plein d’eau, manger un bout de banane, boire une soupe et c’est reparti.

J’attaque la montée au col de tricot sur un bon rythme, j’ai l’impression de bien avancer, je double les premiers coureurs du 100km et je leur glisse quelques mots d’encouragement. La montée au col de tricot se fait bien et je suis attentif à cet environnement très montagne qui nous entoure. Nous passons une passerelle magnifique au dessus d’un torrent, les paysages sont vraiment beaux. Arrivé en haut du col on peut distinguer le ravito en bas de la descente donc ça me motive pour avancer. Certains font une pause au sommet après cette longue montée, moi je décide d’attaquer la descente de suite. Je n’ai  pas doublé de coureurs de la 60 donc je me dis que je dois être loin dans le classement et que je n’arrive pas à avancer. Le moral en prend un coup.

Arrivé au ravito de miage (je leur avait promis, tous les ravitos sont au top mais celui la particulièrement  donc BRAVO!!!), banane, soupe (la meilleure), le plein d’eau, je repars très vite. Je profite du plat pour boire ma soupe et pouvoir manger tranquillement. Je check le temps, presque 4h50 de course donc j’ai 10 minutes d’avance par rapport à mes prévisions. On gravit une petite bosse et ensuite une bonne descente se présente, les jambes sont la donc je descend sur un bon rythme. Avec le recul c’est à ce moment que le moral bacul en mode « a fond »… Je déroule sur une pente assez régulière qui permet d’envoyer mais en relâchant les quadri.

En bas de la descente on va attaquer la montée à tré la tête, je décide de me mettre dans une bulle. Aretha Franklin, ACDC et d’autres me tiendront compagnie dans cette montée. Je me surprend de pouvoir monter à un rythme soutenu après 35 km, je gravi la première montée super bien.  Par contre une petite descente ne passe pas très bien, les quadri en prenne un sérieux coup. Je crois aussi qu’avec le recul c’est d’entendre le ravito des contamines qui m’a donné un coup, je croyais que j’allais arrivé au ravito directement mais en fait il reste toute la montée à Tré la tête et la descente à faire !!!!!

Après une petite descente, la seconde montée à Trè la tête commence. Il y a un pointage intermédiaire, deux personnes de l’organisation me disent allez courage tu es 12 eme… QUOI, pas possible !!!! Je pensais être dans les 100 premiers mais jamais à cette place…..

Donc à ce moment la, le moral grimpe au sommet et je me met en mode poursuivant pour essayer d’accrocher les coureurs devant moi. Je vais donc monter à Tré lé Tête sur un super rythme, un petit single super sympa entrecoupé de ruisseaux qui permettent de se rafraichir et de boire l’eau de la montagne. Arrivé au refuge, le fameux bagnard veut me payer une bière pour récompenser mon sourire, il est fou…. J’aurais adoré trinquer et m’en jetter une mais je sais que je suis bien attaqué donc pas de folie !!!! J’attaque la descente qui s’avère être très technique, une succession de marches qui attaquent les cuisses, je reste super vigilant car ça glisse et l’entorse guette au moindre pas. Ensuite on arrive sur un chemin descendant ou j’en profite pour discuter avec des coureurs du 100km et je leur témoigne mon respect face à leur performance sur le grand parcours car à environ 45km je commence à être vraiment sec et je me demande ou ils vont trouver la force pour faire autant de km….

Ensuite c’est le drame, je n’ai pas très bien regardé le parcours… Nous arrivons sur une partie toute plate qui sera du chemin au début et de la route, oui oui avec du bitume et tout et tout !!!!!! Cette partie est un calvaire, j’alterne course et marche, je peste car je n’avance pas, tout mon corps refuse de courir sur le plat. Je n’arrive pas trouver la force pour me motiver à courir et je me fais doubler par 4 compères qui volent jusqu’au ravito des contamines !!!!

Au contamines, banane, chocolat et bien sur encore une soupe. Je guette mes compères qui m’ont doublé et je repars avec eux après un arrêt très bref.

Je sais que la dernière partie va être dure mais jusque la les montées se sont bien passées. Nous sommes donc 4 à se suivre dans la montée, le premier s’arrête pour faire une pause fraicheur près d’un ruisseau, je pense être arrivé (grosse erreur de débutant) donc je prend la tête sur un bon rythme. Erreur totale car 10 minutes plus tard je serais en total hypo, obligé de m’arrêter, de me coucher pour récupérer. Un des 4 (un grand merci à toi) me motive et me dis d’y aller très tranquille, je le remercie car à ce stade un petit mot d’encouragement c’est beaucoup. On se retrouvera après la ligne d’arrivée pour la bière et je le remercierai pour sa sympathie.

Je me relève, et pas après pas je monte pour arriver sur une portion assez plate ou je « relance » au petit trot. Arrivé à la bifurcation du 60 et 100 je suis admiratif de voire les participants au 100 attaqué le mont joly, faut être un guerrier dans la tête pour continuer….

Arrive la descente qui sera très dure pour moi, car le début est une route carrossée au milieu des pistes, ensuite des portions très raides à travers les champs et la forêt. J’aperçois deux coureurs à 300 m de moi donc j’essaie d’aller les chercher mais en vain.

Je passe la ligne d’arrivée en moins de 10 heures donc l’objectif est atteint, je suis dans le top 20 donc c’est la cerise sur le gâteau…. Je suis super content, heureux d’avoir pu finir cette course, surpris par ce classement, confiant dans l’entrainement de ces derniers mois.

En conclusion cette course est très belle de part les paysages, les chemins. Elle est par contre très exigeante, je savais que ça allait être dur et tout ce que j’avais imaginé c’est révélé être la vérité. L’organisation est super, aux ravitos les bénévoles sont vraiment sympas, la soupe est le secret de la course !!!!

Petit bémol sur le repas d’après course, un plat chaud type pâtes aurait été mieux qu’un sandwich mais ce n’est qu’une appréciation personnelle.

 

Donc si vous aussi la montagn’hard vous appelle, surtout ne réfléchissez pas tout suite… Inscrivez vous d’abord et pensez après J

2 commentaires

Commentaire de caro.s91 posté le 07-07-2014 à 19:43:48

Moins de 10h il y a vraiment de quoi être fier, en effet !!!Superbe perf. Bravo.

PS: le repas d'après-course, c'était le dimanche midi !!! ;) le sandwich, ce n'était que la collation d'arrivée !!! :) Après, c'est question de goût !

Commentaire de arnauddetroyes posté le 08-07-2014 à 00:44:13

c est balaise quand meme! Bravo

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