Récit de la course : Semi-Marathon de Nimes 2014, par Badajoz

L'auteur : Badajoz

La course : Semi-Marathon de Nimes

Date : 1/5/2014

Lieu : Nîmes (Gard)

Affichage : 744 vues

Distance : 21.1km

Matos : mon bandana roseu fluo

Objectif : Faire un temps

4 commentaires

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Dans la fournaise des arènes

Me voilà dans ma voiture à 5h30 du matin, direction Nimes et son semi. J'espère bien enfin descendre sous la barre des 1h30 cette fois-çi.

J'arrive sur place à 6h30, je tourne quelques minutes dans les ruelles du centre avant de me garer. L'atmosphère et paisible, on ne se doute pas que bientôt 2000 furieux vont fouler le bitume ardent.

Je découvre les arènes au lever du soleil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je descend retirer mon dossard, tel un gladiateur se préparant à combattre dans l'arène.

 

 

 

Puis je me bois un petit café dans une brasserie à la décoration évocatrice. 

 

 

 

 

 

 

Enfin, après un court échauffement, je me rends sur la ligne de départ. Je croise en chemin Crocs-Man accompagné de son inséparable Lapinou. Quel charisme! Quelle classe ces deux-là!. A force de lire les CR de leurs courses, j'ai l'impression de les connaitre mais bridé par mon inaltérable timidité je n'ose pas les aborder.

Pour atteindre le départ, il y a foule. Etant l'heureux possesseur d'un dossard préférentiel, je me faufile à 20 mètres de la ligne. Je me concentre pour ne pas partir trop vite et ne pas me laisser entrainer par les fusées.

Le starter surprend tout le monde et là ... rien. Personne n'avance. Je ne parviens à courir qu'après avoir franchi le tapis. Moi qui avais peur de partir trop vite, c'est pas du tout ce que j'avais imaginé. je me retrouve à slalomer entre des groupes courant à 10km/h. C'est dangereux, un type chute à côté de moi. Bon, j'essaie de ne pas gâcher trop d'énergie. J'arrive quand même à boucler le premier kilo en 4'15, ce sera un bon rythme de croisière.

Mais soudain qui vois-je devant moi affublé de sa magnifique cape rouge? Crocs-man! Cette fois-ci, je suis bien décidé à lui déclamer mon admiration. Je lui tape sur l'épaule et l'encourage. Le pauvre est interrompu en pleine conversation et me regarde d'un air interloqué. Effrayé par mon accès de témérité, je repare aussi-sec sans même me présenter. Cette rencontre, aussi brêve qu'elle fut, sera pour moi inoubliable.

J'en profite au passage pour dire comme j'apprécie cette philosophie de courir en Crocs, c'est un beau pied de nez au système du merchandising, de plus en plus envahissant dans la CAP. Fin de la parenthèse.

Ma "stratégie" est de garder un rythme constant jusqu'au 10è kilo puis d'accélérer ensuite si j'en suis capable. Le plan fonctionne effectivement très bien jusqu'au 10è, puis on fait une sorte de demi-tour et on se prend le vent en pleine face. C'est dur. Je vois le meneur des 1h30 50 mètres devant moi suivi d'un petit peloton et je décide d'essayer de le rattraper pour bénéficier de l'abri au vent.

Je maintiens donc une allure soutenue du 10è au 15è, aidé par un autre coureur, on court coude à coude en s'abritant mutuellement. Il fait chaud, le vent est très présent. Nous grignotons petit à petit notre retard sur le meneur, en doublant les coureurs qui n'arrivent plus à le suivre. J'ai l'impression que les conditions météo sont durs pour tout le monde.

Au ravito du 15è, nous sommes plus qu'à 10m derrière le meneur 1h30, je ralentis pour boire mais lui continue sur sa lancée et me remet 50m dans la vue. C'est mort. Je sais que je ne pourrai plus le rattraper. Mon compagnon de course abandonne la poursuite. C'est dur pour le moral mais je décide de ne rien lâcher. Je maintiens mon allure coûte que coûte, je souffre, les pieds tapent le bitume. Je double pas mal de coureurs, certains s'arrêtent net. J'entends un spectateur demander à ce qu'on appelle les pompiers car un gars est tombé dans les pommes devant moi. Il se relève et marche en titubant. On se croirait à l'arrivée d'un marathon.

Enfin les arènes sont en vue, je n'ai plus assez de force ni de lucidité pour évaluer mon temps à l'arrivée. Moins de 1h30 il me semble mais ça va être ric-rac. Je franchis la ligne après avoir pénétré dans ces magnifiques arènes. C'est grandiose. Ma montre affiche 1h29'51". Je suis heureux.

Prochain ojectif : le marathon de la baie du Mont-saint-Michel. J'essaierai de passer sous la barre des 3h15. A suivre...

 

 

 

 

 

4 commentaires

Commentaire de Yvan11 posté le 02-05-2014 à 14:48:03

Merci pour le récit.Et bonne chance pour ton marathon !

Commentaire de Badajoz posté le 02-05-2014 à 15:36:14

Merci pour ton commentaire, à bientôt.

Commentaire de CROCS-MAN posté le 02-05-2014 à 19:22:39

Merci pour ton récit et pour ce bel hommage. Il ne faudra pas hésiter la prochaine fois, ça nous fait toujours plaisir de discuter avec de nouveaux amis.
Alors à très bientôt j'espère. Et bien sur Bravo pour ton super chrono !!!

Commentaire de Badajoz posté le 02-05-2014 à 21:13:14

Promis Crocs-Man, la prochaine fois j'essaierai d'être moins nunuche, c'est avec plaisir que j'echangerai quelques mots avec vous.

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