Récit de la course : Trail de Vulcain - 42 km 2014, par pascal72

L'auteur : pascal72

La course : Trail de Vulcain - 42 km

Date : 2/3/2014

Lieu : Volvic (Puy-de-Dôme)

Affichage : 1203 vues

Distance : 42km

Objectif : Pas d'objectif

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Le trail de Vulcain: un beau trail de fin d'hiver.

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Il est un peu plus de 8 heures. Le soleil est levé depuis peu. Il fait froid (-2°) en ce matin de début mars mais le ciel est bleu et sans nuage. Je suis à Volvic, 500 m d’altitude, au pied de la chaîne des puys. Tout comme moi, d’autres coureurs se préparent gentiment, dans le calme.

Il reste 20 mn avant le départ. Je vais au chaud dans le grand gymnase. Le corps se réchauffe doucement. Allez ! A’ peine dix mn, je vais au sas départ. Pas stressé car pas d’objectif. Mon seul but de s’être inscrit au 42 km du trail de vulcain (1600 D+), c’est de faire un bel entrainement en montagne. J’ai fait 500 km pour ça car chez moi dans la Sarthe les dénivelés se font rares.

 

Le speaker nous annonce que les premiers de l’ultra, qui sont partis dans la nuit, voilà 3 heures sont déjà en haut du Puy de dôme, 35 kms plus haut. Impressionnant.

 

Un petit coup de musique de Stromaë (c’est la mode, la musique au départ des trails) et c’est parti ! Je pars doucement .A’ peine 500 m de fait et  une côte d’un kilomètre à 10% dans les rues de la ville nous attend. Les muscles froids souffrent un peu. Je fini, comme d’autres, la côte en marchant. « Rien ne sert de courir… ». S’ensuit un chemin assez large, presque plat, assez agréable, idéal pour parfaire l’échauffement. On a même droit à un petit sentier en descente. Agréable. Puis, l’ascension reprend sur un chemin assez large. On peut courir. Nous sommes maintenant en forêt.

 

Je n’ai plus froid mais on commence à voir de la neige dans la forêt, éparse au début mais qui s’avérera de plus en plus présente. Je sais qu’il a neigé voilà deux ou trois jours et hier soir après avoir été chercher mon dossard, j’ai fait une petite reconnaissance en voiture et je sais ce qu’il m’attend. A’ Volvic, pas un brin de neige mais dix km plus loin, tous les puys et le plateau qui est à 1000 m d’altitude sont enneigés.

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Cela grimpe maintenant, mode marche. Cela glisse un peu, la montée, en monotrace est assez rude. Ce n’est que le début. Puis, une petite descente arrive. Nous avons dû passer le premier puy, celui de la Nugère, nous devons être vers 850 m d’altitude. Nous faisons un petit sentier de liaison qui nous emmène vers une autre ascension. Cela recommence à monter dur. Parfois, le pied glisse en arrière sur la neige damée et gelée. Est-ce le fameux puy de la Louchardière annoncé comme une horreur ? Trop tôt pour mon GPS et pas assez dur quand même. En haut de se qui s’avèrera le puy de Ténuzet, la forêt s’éclaircit. En contrebas du sentier, on voit une carrière de pouzzolane. Avec la neige, cela fait un mélange de blanc et de rouge assez joli.

 

Une petite descente assez brève puis le sentier remonte. Mon GPS indique km 12, je devrais être déjà à la Louchardière mais même si cela grimpe, pour l’instant, ça va. Au bout de 500 m de grimpette sympathique, ça y est, on le voit se fameux mur (200 m de D+ en 500 m). Je vois la cohorte ininterrompue de coureurs, on dirait une chenille qui monte.

Certains traileurs mettent des chaînes sous leurs chaussures. D’autres sont équipés de bâtons. Moi, à part mes chaussures et mes jambes, je n’ai rien. Vais-je le regretter ? Allez ! C’est parti. L’ascension se fait lentement, les uns derrière les autres. J’aime bien ces montées pentues si elles ne sont pas techniques. Je pense à la 6000D et à l’ascension vers le glacier de Bellecôte. Je pourrais doubler mais inutile de trop forcer, on le paie après. Déjà, là, ça me fait une belle séance de renforcement musculaire. Au bout d’un moment, on double un, puis deux, puis trois coureurs quasi arrêtés. Pour l’instant, je ne vois pas le haut. Je veux me retourner pour voir derrière la chenille de traileurs qui monte mais mon pied glisse sur la neige gelée.

Restons sérieux et concentré. Ca y est ! Le haut arrive. Nous sommes à 1200 m, 13 kms de fait.

C’est maintenant que la difficulté pour moi arrive : la descente. Je suis mauvais descendeur et cette descente est annoncée difficile par l’organisation. Je me suis entraîné cet hiver. Allez, on y va. La descente est difficile mais sans pierre. J’essaie de rester souple, épaules en avant. Un secteur plus compliqué, je descends latéralement. Un coureur Fangio me double mais ne prend pas beaucoup d’avance. On sort progressivement de la forêt. Sentier moins pentu mais plus glissant, épaules en avant « et… oui, belle chute sur les fesses. Magnifique ! » Comme dirait Pierre Fula. Sans mal, je repars. Je vois le plateau enneigé en contrebas. La descente d’un bon km est terminée. Plutôt content de moi.

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Un long et large chemin quasi plat nous emmène vers le volcan de Lemptegy. Certains marchent pour reprendre leurs esprits et des forces. Moi, je trottine gentiment. Au bout d’un moment, cela devient monotone. Seul avantage, le soleil chauffe et nous devons être un peu au-dessus de 0° maintenant. Au bout de 4 bons kms, nous entrons dans le volcan de Lemptegy qui se visite à la belle saison. L’entrée est juste en face de Vulcania pour les touristes intéressés. En fait, il n’y a pas de montée. Nous faisons le tour à l’intérieur du cratère du volcan, cela est très minéral. Le tour fait un bon km.

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 19e km à mon GPS, nous arrivons au ravitaillement annoncé au 21e. Le ravitaillement se fait à l’intérieur d’un grand hangar. La différence de température avec l’extérieur fait du bien. Je prends le temps de remplir mes bidons et de bien me restaurer (orange, pain d’épices, etc…).

 

Je ressors. La différence de température se ressent, le froid tombe sur mes épaules, il faut trottiner pour se réchauffer rapidement. Deux bons km de plat sur un large sentier. Je suis avec des coureurs du 80 km qui reviennent du puy de Dôme. Je demande à l’un d’entre eux comment c’était là-haut, il me répond « magnifique, tout blanc, une belle monotrace sur la neige ». Je suis impressionné par leur fraicheur alors qu’ils ont déjà 50 km dans les jambes.

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 La petite discussion nous emmène jusqu’au pied du puy de Gouttes. La montée en sous-bois et dans la neige est rude, je double trois ou quatre coureurs. Ça réchauffe les muscles. Km 22, nous arrivons au sommet du puy et là une vue magnifique s’offre à nous. Le ciel est bleu. Là-bas, au loin, le puy de Dôme tout blanc et, à nos pieds le plateau enneigé. Superbe ! Si vous passez dans la région, je vous conseille la petite ballade. Je reste une demi-minute à contempler le paysage. Certains traileurs prennent des photos. Ils y aussi là quelques courageux supporters.

Je repars. Je suis sur une ligne de crête en légère descente. Génial, super agréable. Puis une légère descente en sous-bois en monotrace agréable. Je ne force pas, je suis en entrainement. La monotrace se poursuit. On monte, on descend, on monte. Je ne sais pas trop où je suis. Je sais qu’il y a une descente dangereuse au km 30. Km 29 sur mon GPS, je suis seul en sous-bois, je commence à m’interroger. Ah si, la voilà, la fameuse descente. Je suis en haut du puy de la Jume. J’ai passé le puy de la Coquille sans m’en apercevoir.

Celui qui me précède est 300 m plus bas. C’est parti pour la descente, tout droit. Epaules en avant, ne pas stresser. Ça glisse. Les quadriceps sont sollicités. Je m’accroche à quelques genêts. Ne pas stresser. Ça glisse ça descend et finalement ça passe. Bas de la descente, arrivé sans encombre, heureux de ma petite performance.

 

Allez, maintenant, descente confortable pendant quelques km sur de larges chemins. Je retrouve quelques traileurs devant moi. Je suis heureux, quel beau trail. Idéal pour le début de saison. Au fur et à mesure de la descente, la neige s’estompe. On passe une route, faux-plat puis une montée. Mode marche. Elle n’est pas très rude mais assez longue. Haut de côte, nouvelle descente, je parle avec un traileur qui comme moi fait le 42 km. On voit la plaine de la Limagne,  là-bas en contrebas. Quel contraste saisissant ! Voilà quelques kms là-haut le plateau à 1000 m d’altitude était tout blanc. Là devant moi, la plaine de la Limagne est toute verte, comme chez moi dans la Sarthe.

Nous arrivons au km 35, 2e ravitaillement. Je prends mon temps, me restaure. Puis je repars. Le gars qui était avec moi veut accélérer. Je le laisse partir. Je suis en entrainement. Descente agréable en lisière de forêt, passage de portillons puis sentier dans des pâturages. Je suis heureux d’être là même si je commence à avoir mal aux jambes. Une montée s’annonce assez raide sur un large chemin. En haut, contrôle des organisateurs. Puis des panneaux indiquent la droite pour ceux du 80 km (ils ont encore une bonne douzaine de km) et la gauche pour nous. On rentre au bercail.

 Bonne descente de 500 m. Je me fais doubler par quelques coureurs. Les suivre ? Non, je suis en entrainement. Je vois le château de Tournoël. Faux plat montant. Des coureurs marchent, d’autres courent. Je trottine, me fais dépasser par ceux qui veulent finir en trombe, pas grave. On arrive à Notre Dame de la Garde. Descente du chemin de croix. Un couple de coureurs me double. La femme glisse sur les marches et tombe sans mal. Ne pas prendre de risque si près de l’arrivée. Traversée de tout le village en descente. Le gymnase est au loin là-bas. Je trottine. Les derniers hectomètres me semblent longs. On fait le tour du gymnase puis on entre par une porte latérale assez large et l’arrivée est là à l’intérieur. 5h50 mn 19 sec. Terminé.

Je finis 354e sur 574 arrivants mais le classement m’importe peu. Vraiment content de ce trail, quel bel entrainement. Je reviendrais.

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