Récit de la course : La Virée des Deux Bois - 18 km 2013, par bubulle

L'auteur : bubulle

La course : La Virée des Deux Bois - 18 km

Date : 22/9/2013

Lieu : Villebon Sur Yvette (Essonne)

Affichage : 739 vues

Distance : 18km

Objectif : Faire un temps

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Et de huit...

Bin oui, huit bois. Quatre en 2010, encore quatre en 2013, ça fait huit.

Parce que la Virée des Deux bois, ça consiste en fait à courir dans quatre bois. Le fait que ces quatre bois soient en fait deux fois les deux mêmes n'y changera rien. Et c'est la deuxième fois que je la cours. Je me considère donc désormais auréolé de huit bois. Genre de Grand Cerf Cornu, quoi. Ahou (clin d'oeil à ma fifille).

Le Tribondeau-gang a donc concocté pour cette 5ème année consécutive ce parcours sympathique qui alterne séquences typiques de nos trails d'Ile de France (monotrace, caillou, racine, trou, fossé, zigs, zags, hauts, bas, tunnels sous autoroute, escalier en bois tordu) et portions bitumesques à faire pâlir un Kenyan (jeu de mot pourri, j'en conviens).

Comme ils savent que nous sommes un peu simplets, ils ont fait les choses de manière bien ordonnée, bien rangée, pour qu'on s'y retrouve: un bout de plat de stade, une montée dans le bois n°1, un bout de plat de route, une descente dans le bois n°2, un bout de plat de forêt, une montée dans le bois n°2, un bout de plat de route, une descente dans le bois n°1, un bout de plat de stade....et on recommence.

Par contre, pour dérouter les simplets, le parcours est légèrement modifié sur les montées/descentes, histoire qu'on garde une chance de jardiner un peu (ne pas jardiner sur un trail, c'est comme ne pas faire de bouchons en rentrant sur Paris le dimanche soir). Et donc les plus simplets d'entre nous ont jardiné un peu (toc...).

Pfff, cinq paragraphes, la course n'est toujours pas commencée. Le lecteur s'impatiente comme d'habitude. Papy Bubulle disgresse et vous raconte sa guerre, il est saoûlant, c'est quelque chose quand même! Donnez-lui son podium V2, peut-être il nous laissera tranquilles!

Donc...

Donc, nous voilà sur zone aux alentours de 8 heures, après un peu de jardinage sur les bretelles d'autoroute autour de Massy (papoter ou regarder le GPS, il faut choisir).

Ça grouille de kikous au départ, on dirait qu'il y en a qui ont battu le rappel sur le forum, je me demande bien qui ? Et donc, comme prévu, la VDB était L'endroit où il fallait être ce dimanche matin si on aime les couvre-chefs rouges (enfin, à part ces cochonneries de casquettes Salomon qu'on devrait vraiment interdire : Olivier, je propose cet ajout au règlement l'an prochain !).

Soupir.....9 paragraphes, toujours rien : le pépère glose toujours. Nawak, je vous dis, nawak, ce CR!

Bon, zou, accélérons....nous voilà sur la ligne de départ. Maître Olivier donne les consignes, explique les subtilités de parcours, les flèches bleues sur le bouton bleu pour la 1ère boucle, les flèches rouges sur le bouton rouge pour la deuxième. Evidemment, y'en a des qui n'écoutent pas et vont se planter quand même. Je ne donne pas de nom, mais ça commence par un P et se termine par un T, et c'est en trois lettres. D'autres auront beau avoir écouté mais sont toujours la tête au vent et vont partiellement se planter aussi quand il n'y a pas Maître Bubulle pour les guider. Là aussi, pas de nom, soyons charitables.

Re-soupir, dit le lecteur exaspéré : faites-le taire! Eh bien, PAN, Monsieur le Maire de Villebon tente de "le" faire taire, mais rate son coup. "Il" détale comme un lapin, tout fier de son joli dossard n°2 (j'avais déjà un "1", merci Bullion, j'ai maintenant un "2"...je devrais continuer la collection).

Ah tiens, "il" est parti pour vous raconter sa course à la troisième personne. Le Jules César du trail, ce bubulle, il prend vraiment la grosse tête. Donc, il part (comme tout le monde) en courant comme un dératé autour des stades. Tout le monde part en fait comme une balle. Il a déjà perdu Pat de vue, garde à peine Loul pas trop loin et sent bien qu'il est en train de mettre une mine à son binôme à la jupe rose.

Batapi, c'est parti, c'est parti, et il se retrouve vite dans la 1ère côte du bois de Gelles, qui va en gros être avalée à plus de 10 à l'heure parce qu'on n'est pas des mickeys (et aussi parce que tout le monde fait pareil, alors faut suivre). Devant, évidemment, se sont envolés les cadors pour qui monter une côte à 10, ça se fait éventuellement au 100ème kilomètre d'un ultra. Mais bon, chacun son Everest!

Tout cela amène notre bubulle au plat d'en haut et ça, les guibubolles, elles reconnaissent: ouéééé, du toupla, qu'elles se disent ! Comme dimanche dernier. Et paf, les voilà qui déroulent sur du 4'40 comme si on était sur un semi. Namého.....se dit d'ailleurs Loul lorsque rattrapé par les jambes bubullesques. Lequel Loul prend le train en marche et se prête à la partie de bam-bam-bitume qui amène tout ce petit monde au Bois Persan et la première descente.

Sage....pour commencer, la première descente. C'est large, roulant, ça déroule tranquillou. Mais ça démange partout les jambes du bubulle et elles se rebellent rapidement en dévalant comme des timbrées le bout de descente plus raide qui suit, sur le vague argument que le petit groupe devant avance un peu lentement (tu parles...).

Après la petite séance vroum-vroum, s'ensuite une petite séance récup qui les voit passer le premier ravito (pas grand monde ne s'arrête, en fait), puis enquiller le single vaguement plat en bas du Bois Persan et repasser un petit tunnel (au fait, Olivier, Sab a suggéré qu'on les éclaire pour la prochaine fois car il paraît qu'elle ne voyait pas ses pieds).

Et les voilà à la deuxième côte avec un Loul qui a l'air de bien se sentir car il prend la tête. Il la prend même tellement bien qu'il met une petite mine au bubulle qui se demande à ce moment là s'il n'aurait pas été un peu présomptueux à faire le kéké dans la descente. Ça fait le jeune homme, mais à la moindre bosse, ça rame...aucune résistance, moi je vous dis.

Bref, un peu en soufflant comme un (maigre) phoque, Jules Bubulle maintient tout de même un Loul pas trop loin devant. Et au bout de cette côte un peu longue, mais de pourcentage raisonnable, il ne lui reste quand 20 mètres à combler. Lesquels le seront sur le re-plat de retour (qui monte légèrement en fait, le sournois).

Retour dans le bois de Gelles, bout de single, chic ça va descendre et le bubulle, revenu avec Loul, manque de se tromper de parcours tout en voyant les 2-3 coureurs loin devant prendre la mauvaise descente. Ils sont trop loin, pas la peine de les rappeler, ils n'entendront même pas. C'est donc la piste bleue qu'ils prennent pour descendre, le duo Loulobulle (qui pourrait bien se reformer sur Le Puy-Firminy, au fait). Piste bleue un peu casse-gueule toutefois avec escalier, cailloux, racines, etc.

Retour en bas du bois, un bout de remontée sur les volées de marche d'escaliers et les voici à nouveau au stade.

Le temps d'apercevoir Le Loup (qui ne croquera toutefois pas PhilippeG94, na !), puis TontonTrailer et Pat qui repartent pour la deuxième boucle, et voici les dossards numéros 1 et 2 qui franchissent ensemble la ligne, tels François Dhaene et Michel Lanne au 80km du Mont-Blanc. Certes, ils n'ont pas les fort seyantes tenues Salomon, mais l'allure générale est similaire, ce que manque pas d'ailleurs de remarquer Olivier au micro, sidéré par tant d'élégance et de facilité.

L'arche d'arrivée tremble encore qu'ils sortent du stade. Pas de jupette rose croisée, cependant, car Sab a décidé de scorer au jeu des 365h et se promène donc tranquillement à l'arrière, cueillant certainement des pâquerettes en route, histoire d'être sûre de Le poutrer à ce jeu idiot. Par contre, avant le stade, ils ont croisé une paire de queues de cheval qui leur indique qu'ils sont au mieux podium féminin et que c'est pas gagné pour faire mieux. Tant pis, il reste à essayer de compter les membres du 3ème âge dépassés pour améliorer le classement V2 de Maître Bubulle.

Lequel Maître ne se sent d'ailleurs plus (comme en écrivant ce compte-rendu, tiens) et, croyant avoir un Loul d'acier derrière lui, met une grosse mine sur les marches d'escalier de la deuxième montée du premier bois qui est en fait le troisième puisqu'en tout il y en a quatre (vous suivez ?).

Ce ne sera qu'en haut, que, fort piteux, le bubulle se rend compte qu'il a mis comme qui dirait un aller-retour à son compagnon de route et que, désormais, il va falloir continuer seul. Et il ré-enclenche le mode bubulle-bitume, celui qui fait bam-bam-bam et se dit que le type en bleu, là-bas, à 200m devant, il ne perd rien pour attendre (il ne demande ni n'attend rien, d'ailleurs).

Comme, toutefois, ce petit monde n'amuse guère la galerie, ce n'est que dans le single du Bois Persan, que Monsieur Bleu est récupéré puis dépassé façon "toi t'essaie même pas" (étonnant comme on devient virtuellement hargneux... ça doit être l'"esprit trail" en fait, fait de convivialité et de solidarité...:-)).

Re-descente de kéké mais là, il n'y a plus personne pour admirer comme c'est beau, le Flying Bubulle (dont la vitesse descentionnelle doit à ce moment là approcher à peu près la vitesse ascensionnelle d'une Caro74 dans les montagnes savoyardes, mais c'est pas la peine de le dire, personne n'a remarqué).

Il remet encore un vent aux gentilles bénévoles du Ravito Du Bout Du Monde, perdu au fond du bois, le long d'une inhospitalière autoroute et chez qui personne ne veut s'arrêter, et c'est reparti pour le single entre les tunnels, présage de La Dernière Côte.

La Dernière Côte. TADA (musique angoissante). LA montée dré dans l'pentu à côté de laquelle le Col de Tricot ferait presque pâle figure (presque). La montée où le bubulle de 2010 faisait le pacman dans un peloton dans un rush final dont on parle encore dans tout Villebon.

Mais là, point de rush, point de pacman. Y'a....juste personne. Étonnant, quand même : vu presque personne sur la deuxième boucle tout en l'ayant déroulée 5 minutes plus vite que la première. Seule explication possible : plusieurs coureurs juste devant sur la fin de première boucle ont du en fait descendre via le parcours de la deuxième boucle....nettement plus court...:-(

Quasi-personne donc dans cette dernière côte, à l'exception d'un jeune coureur en bleu.....qui voit fondre sur lui le BGV mais se rebelle dans la côte et remet sournoisement quelques mines pour tenter de distancer l'ancêtre.

Jeune Bleu continue même à entretenir l'espoir sur le plat ce qui ramène du coup ce micro-peloton sur un autre coureur, Monsieur Rouge à Camel. La bataille est rude sur le tronçon de bitume mais, au prix d'un coup de bubulle-rein supplémentaire, Jeune Bleu rend les armes de façon assez soudaine (oserions-Nous penser qu'il ne voulait pas se faire avoir par un pépère binoclard? C'est fort possible).

La dernière descente est donc entamée juste derrière Monsieur Rouge qui semble avoir retrouvé quelque vigueur et dévale donc allègrement la piste rouge (sans se tromper au carrefour) suivi de l'avide bubulle qui est déjà en train de concocter son coup fourré.

C'est décidé : cela sera sur la fin de la descente, sur un bout de replat, juste avant les dernière marches acrobatiques et la petite barrière en fer.

Paf. Zoum. Ça c'est fait. On retrouve le bitume, les bénévoles. Plus qu'à avaler les deux dernières volées de marches en espérant ne pas voir ressurgir du bleu ou du rouge d'entre les morts.

Devant, aucun espoir, c'est le désert absolu. Pas de queue de cheval ou du jupette à prendre en point de mire pour gagner une place de fille. Donc, c'est un peu à la dure que se termine ce tour de stade tout seul, un peu soulagé tout de même.

Paf, chrono (merci Olivier pour m'avoir reconnu à distance). Paf, 1h31'52", pile comme il y a 3 ans, avec 500m de plus (et surtout des lièvres en moins).

Je repars aussi sec à l'envers du parcours pour voir où en est Sabine puisque je l'ai scandaleusement abandonnée dans des bois plein de Loups et de descentes roulantes. C'est finalement au bas de la dernière descente que je la vois arriver, à une vitesse presque météoritique (pour une Sab qui descend, s'entend).

Heureusement que c'est une sortie "de récup" parce que là, elle est en mode "fight" avec une autre fille pour, me dit-elle, la 4ème place féminine. Et Sab, quand elle se fritte, elle ne rigole plus, elle lâche tout. Résultat, sur le petit plat avant les escaliers, elle allonge les grands compas et faut que je cavale pour suivre. Le message semble toutefois passé et, sur les marches, nous constatons que l'autre Madame a baissé pavillon (l'esprit trail, en fait).

Il ne restera alors qu'à enquiller un dernier tour de stade où je fais un peu le train, histoire de fatiguer le Monsieur qui s'est obstiné à suivre Sab (la jupette rose, ça fait ça).... et que Sabine va régler d'un magistral sprint en mode Terminator (l'esprit trail, je vous dis, l'esprit trail).

S'ensuivra un long after de papotage entre les centaines de kikous présents (j'exagère à peine), des podiums (enfin, des podiums pour les autres....moi j'ai encore toujours trop de croulants V2 moins croulants qui sont devant).

Épivala. Elle était bien, cette VDB, comme toujours. Idéalement placée au calendrier pour se parler de nos exploits estivaux et se retrouver par un beau presque-soleil de septembre. Continuez comme ça, le Tribondeau-gang, c'est parfait.

Et tiens, en passant, quelque part, j'ai abandonné le mode Jules Casar/Alain Delon, ça devait devenir pénible, en fait. Pas d'unité de style sur ce récit, mais où va-t-on, franchement ? Ça se finirait presque en queue de poisson, mais comme on y reviendra, sur la VDB, il n'y a aucune chance.

11 commentaires

Commentaire de Bert' posté le 22-09-2013 à 18:17:52

Une bien jolie matinée !
Merci d'avoir rameuté autant de kikous pour pouvoir en croiser autant d'un seul coup :-)

Commentaire de Arclusaz posté le 22-09-2013 à 19:19:47

Il manque pas quelque chose dans ce CR ?

Commentaire de bubulle posté le 22-09-2013 à 19:36:55

Y'en avait pas au ravito, Arclu! Et sur les p'tites courses, j'en prends pas dans le sac!

Commentaire de Arclusaz posté le 22-09-2013 à 19:41:23

Dommage !!!!
sinon, on aurait pu dire que c'était un de tes meilleurs CR alors que là on est obligé de dire qu'il est tout pourri.....

Commentaire de Sabzaina posté le 22-09-2013 à 20:16:57

Il a tout de même mangé sa Pompote le V2 ;)
Bon, heureusement que tu es vite parti devant, jamais j'aurais pu te suivre à ce train d'enfer. Pis j'ai pas cueilli les pâquerettes, j'ai ramé grave pour tenir le choc, Môssieur ;)
Psst, super CR, comme d'hab

Commentaire de caro.s91 posté le 22-09-2013 à 21:22:30

Super CR, cher Bubulle national et méritant !
Et dire que j'ai manqué cela!
Mais c'est pour la bonne cause , pour que les Kikous que j'aimerais aussi nombreux que ce dimanche sur la VdB viennent faire un tour le 5 ou le 6 octobre avec nous!!!
Quant à la VdB, va falloir que je me remette sérieusement en forme pour rester devant toi l'année prochaine et te priver du podium féminin !!! ;-)
Bises,
Caro

Commentaire de PhilippeG-569 posté le 22-09-2013 à 21:35:56

Bravo Bubulle pour ce nouveau récit, humoristique et assez moqueur (pour ta course également)
C'est vrai que c'était très sympa de se retrouver à plusieurs (beaucoup même) sur place avec ce temps idéal (suffisamment chaud pour mettre un débardeur ;-) .

Commentaire de Jean-Phi posté le 23-09-2013 à 08:52:36

On peut donc faire podium féminin en île de France ? Va falloir que je vienne voir à quoi ressemble cette VD2B moi alors !? Chapeau à Sab pour sa 4° place ; bon toi t'as rien fait à part parler à la 3° personne, c'est pas comme si t'avais couru ! Ah si ? Aussi ? Bon... Manque du sauciflard quand même ==>
Bravo ;-)

Commentaire de RAPH91 posté le 23-09-2013 à 09:35:17

Très bon CR (on en prend l'habitude :-)) qui me permet, malgré mon absence non programmée, de bien comprendre que j'ai raté une belle occasion de revoir les Kikous et de passer un très bon moment.

Merci

A bientôt

Commentaire de Loul posté le 23-09-2013 à 09:49:10

Et juste pour commentaire:je t'attendais MOI ...mdr...et dans la seconde boucle comme je suis poli je suis tout le temps resté derrière toi (je respecte mes ainés..). Non en vrai c'est que tu a filé comme le vent !!!

Commentaire de Mamanpat posté le 25-09-2013 à 10:35:21

Heureusement que tu cours plus vite que tu ne rentres dans le vif du sujet !...
Pour les 12, fais-toi prêter la jupette rose, tu feras podium !

Bravo et merci pour ce bon moment de lecture !

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