Récit de la course : Marathon de l'Ardèche 2013, par caral

L'auteur : caral

La course : Marathon de l'Ardèche

Date : 8/9/2013

Lieu : La Voulte Sur Rhone (Ardèche)

Affichage : 607 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Faire un temps

5 commentaires

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Marathon de l'Ardèche

Dimanche 8 septembre, je retourne faire ce marathon, pour la 3ème fois consécutive. Comme je l’ai déjà écrit c’est un marathon difficile, se courant de La Voulte au Cheylard, sur le tracé de l’ancienne voie ferrée, avec une alternance de goudron et de sentiers caillouteux.

 

Arrivée samedi à La Voulte pour retirer mon dossard. Cette année, je suis seul, ma petite famille est restée à la maison. Je suis hébergé par mon fils et ma belle-fille, à La Voulte même, ce qui m’arrange bien. Nous passons une excellente soirée avec le petit bonhomme (18 mois), et puis dodo.

Dimanche matin, debout à 6 heures. Petit-déjeuner, un œil à la météo qui n’est pas enthousiasmante, et hop, direction la ligne de départ. Échauffement, discussion, et à 8h15, tout le monde sur la ligne de départ. 8h30, c’est parti. Je me sens bien, je suis venu pour faire un meilleur temps que mes deux premières participations. Je sais aussi que cela ne va pas être facile parce que je n’ai pas d’entrainement spécifique, et le foncier du trail risque de ne pas suffire.

Finalement la météo s’est complètement plantée et il fait un temps plus que correct. La course se déroule tranquillement, j’avale les 10 kms en 52 mns, et je passe à Saint Sauveur de Montagut -emplacement du relais et 22ème km- en 2h04’25". Je suis content, je suis en forme, et j’ai l’impression que je devrais pouvoir finir en un peu moins de 4 heures! Et puis, évidemment la machine déraille.

Je commence à ressentir une douleur sur le coup de pied droit, plus une gêne d’abord, et puis petit à petit une véritable douleur. Cela devient difficile de courir, surtout que nous sommes dans une partie caillouteuse où les appuis sont moins faciles. Je passe le ravitaillement du 30ème en clopinant, et je sais qu’il va falloir quelque chose, je ne pourrai continuer longtemps comme cela. Au 33ème, je m’arrête au poste de secours. Les secouristes me passent de la pommade -de la vraie!!- et une dizaine de minutes plus tard, je repars. La douleur s’est atténuée -pommade ou repos?- mais ça ne va pas durer. Très vite la douleur revient, encore plus forte. Je ne peux plus dérouler, courir devient très difficile. Il me faut marcher, mais c’est encore pire, alors je repars. Je trottine, je sais que c’est fichu, mais il me faut bien finir, sinon quoi?

J’ai tellement mal que que je crie presque à chaque foulée, mais les kms passent quand même. J’arrive au 40ème et là, j’ai un sursaut d’orgueil. Je me dis que je ne peux pas finir comme cela. Alors j’essaie d’oublier la douleur, et j’accélère. Et j’y arrive! En criant à chaque foulée mais je fais les 2 derniers kms à toute allure, les yeux rivés sur la montre parce que j’ai décidé de finir en moins de 4h15. J’avale le bitume, quelques concurrents aussi, la dernière côte, et là-bas la ligne d’arrivée. Dans le dernier km, je prends une averse sérieuse, mais je la sens à peine.

Je vois le chrono qui indique presque 4h15, et j’accélère encore. Je passe la ligne d’arrivée avec une douleur énorme dans le pied, et c’est à cloche pied que je récupère mon T shirt et ma médaille! Heureusement, l’organisation a prévu des masseurs kiné, et la séance me fait un bien fou!!!

Après, je me change, et et comme il est 13h15, je n’ai pas l’intention d’attendre la navette de 16 heures pour rejoindre La Voulte. Je tente le stop et ça marche: 3 voitures pour regagner La Voulte où j’arrive à 14 h30. Passage chez mon fils, une douche, je récupère toutes mes affaires et je rentre à la maison.

Retrouvailles avec la famille, je raconte la course, et je vais tout de même voir les résultats, je veux quand même savoir combien je termine. Et là, surprise:

J’ai fait 4h14’58", ce qui me place à la 36ème place au scratch sur 73 concurrents qui terminent, et 4ème V3 sur 8. Je n’en reviens pas. Pour un peu je refaisais un podium, et je suis parti comme ça, dégoûté. Du coup, je suis content, et comme la douleur commence à faiblir, ça va encore mieux!!!

Ce matin lundi, la douleur est encore là, mais moins forte. Il va falloir que ça passe parce que dans 2 semaines, j’ai le trail d’Albertville.

le classement complet est ici.

5 commentaires

Commentaire de le yannou posté le 10-09-2013 à 11:03:20

J'y étais aussi, la pente douce m'a été fatale, je partais pour moins de 4 h et je finis en 4 h 03...c'est un parcours spendide, dommage qu'il est fait moche.
je suis descendu en auto (covoiturage improvisé) après la douche dehors, le repas et un massage....

Commentaire de caral posté le 10-09-2013 à 15:11:31

Salut Yann et bravo pour ton temps. Ah il est dur, hein?
à + peut-être

Commentaire de karanbole posté le 31-08-2018 à 10:27:03

Chouette compte-rendu ! Que je déterre 5 ans après ...
Je fais la course ce dimanche et je m'interroge un peu sur le profil de la course, 430m de dénivelé positif et une sorte de faux plat tout le long, vous en avez pensé quoi ? Le revêtement semble entre le bitume et le chemin de balade, à priori c'est pas un trail mais peut-être que je me trompe et que ma cheville y restera.
Merci pour votre retour !

Commentaire de caral posté le 31-08-2018 à 11:43:16

Bjr. A ma connaissance les 5 ou 6 premiers kms ont été refaits. Près ça risque d'être du terrain VTT. Donc plutôt chaussures trail. La pente est douce mais attention à bien la gérer. Bonne course bon courage.

Commentaire de karanbole posté le 31-08-2018 à 13:21:20

Je suis tombé sur cette vidéo qui illustre bien le type de parcours je pense. Ca m'a l'air bien solitaire! https://youtu.be/ybNRPNlZbJo
Merci pour la réponse rapide, au moins je sais à quoi m'attendre.

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