Récit de la course : Le Tripou-Trail - 23 km 2013, par Berty09

L'auteur : Berty09

La course : Le Tripou-Trail - 23 km

Date : 20/7/2013

Lieu : Séverac L'église (Aveyron)

Affichage : 912 vues

Distance : 23km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

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Sortie test

  

   Il y a trois semaines, je décidais de partir sur des trails courts et de chercher à progresser dans cette discipline avec un entrainement approprié. Ca tombe bien, la sortie-club de cette année est le Tripou-trail en Aveyron. Un trail de 21km avec 700m de d+. Au programme 10 coureurs, camping, piscine, resto. Je signe pour le packaging. Pour ce qui est de ce trail, c'est trois distances (11,21 et 40) avec un départ commun à 15h depuis le très joli village de Séverac l'église.






   Côté forme, j'ai dû composer avec des courbatures qui ne me lâchent pas depuis ma dernière course de côte de dimanche dernier. Heureusement, l'huile de massage Weleda va me permettre de retrouver un peu de souplesse. Une petite séance de fractionné jeudi avec le coach, pas de quoi me rassurer sur mon état de fraicheur. Ca y est, c'est déjà l'heure de s'aligner sur ce trail avec une distance qui doit me convenir. Un test grandeur nature pour mes nouvelles ambitions.






   Malgré le p'tit voile nuageux, il fait chaud...très chaud. Ca ne me dérange pas trop surtout qu'une grande partie du tracé se fait dans les sous-bois. A 15h, tous les coureurs forment une haie d'honneur pour le départ des geoëlettes (des fauteuils pour handicapés typés trail, tirés par 6 courageux). 100% esprit trail. Ca me rappelle la chance que j'ai de pouvoir gambader. C'est l'heure, je me reconcentre. On part en haut d'un champ à près de 300 et en bas ça part à droite. Pas question de se laisser enfermer.












   Yes, c'est parti. Je ne suis pas sur mes terres, je connais quasi-personne. J'ai quand même repéré un gars de Toulouse qui part aussi sur le 21 et qui court plus vite que moi. D'ailleurs c'est lui qui prend les commandes avec deux autres avions. Derrière, il y a 6 à 7 personnes et Berty qui ne veut pas lâcher l'bon wagon. Ca part en légère descente. Les deux premiers kilo se font à 3'45" au mille! Tenir le rythme sans s'enflammer, c'est mon crédo. Il y aura encore bien assez de difficultés sur le parcours pour s'exprimer. J'ai repéré 4 grosses côtes au km 3,6,13 et 16.




   Je garde un bon rythme mais d'un coup plus de rubalise, plus de chemin. A peine le temps de m'en apercevoir, qu'un gars me signale que j'ai loupé la bifurcation à gauche. Je reviens sur 20 m de quoi perdre 2 places et de me retrouver au coude à coude avec une jeune traileuse. Ca faisait longtemps que ça ne m'était plus arrivé. Soit elle va très vite, soit je suis pas trop dans le coup. De toutes façons pas le temps de gamberger. La première côte est là et voilà qu'elle me dépose. Je calme mes hormones et reste concentré sur le bon tempo.


   Je positive. Cette erreur d'aiguillage va permettre de ne pas m'enflammer. Surtout ne pas chercher à rattraper le temps perdu, c'est ce que je fais et ça va payer. En haut de la côte je reviens sur les deux gars et la donzelle. Je me sens plutôt à l'aise sur ces longues montées...pourvu qu'ça dure. Un peu de répit et c'est reparti pour la deuxième côte. Je reviens sur un gars. Je sens qu'il ne veut pas lâcher l'affaire et dès que je me porte à sa hauteur, il s'accroche. Je reste tranquille, un petit toboggan et il accélère pour me repasser. Je garde le rythme et dès qu'il faut relancer le gars coïnce...du bon boulot Berty.




   Dès lors, je me retrouve seul en course. Les bifurcations du 11 et du 40 ont eu lieu et je ne sais plus trop où j'en suis au niveau des places. Je dois être 6 ou 7 ème. Je fais ma course en espérant reprendre du monde si j'arrive à ne pas lâcher. J'ai encore en tête ma dernière course où j'avais levé le pied dans la descente pour me faire passer ensuite. J'essaye de ne pas lâcher mon effort même sur les portions où je pourrais récupérer. Les jambes sont lourdes, le bide trop tendu (limite point de côté) mais ça passe. Je garde du rythme, je peux même envoyer dans les descentes.


   Les rubalises sont nombreuses mais il faut être quand même très attentif pour ne pas s'éloigner de la trace. On alterne les portions roulantes, les chemins sinueux à travers bois, les traversés de champ. C'est tout sauf répétitif et ennuyeux. Par contre, je vais avoir un gros moment de doute quand je vais me retrouver dans le lit d'un ruisseau. C'est quoi c'binz? Ils nous font courir dans la flotte maintenant? Je crois au départ que quelqu'un s'est amusé à déplacer les rubalises...je balise. Et ben non mon Berty, tu peux y aller et arrête de vouloir rester au sec. Allez, à fond dans la flotte...Yes!




   Toujours personne en vue, j'arrive au 15ème, traversée d'un petit village ,chouette un peu de monde et un gars qui nous arrose au jet d'eau, ça rebooste. Dernier ravito. Je m'aperçois que je suis passé à côté d'une geoëlette sans un mot. Je suis dans ma course et j'oublie l'essentiel, je m'en veux. J'attaque la dernière grosse côte. Je redouble une geoëllette...quelques mots sympas, ç'est tout de suite mieux. Je commence à être dans le dur, je perds de la vitesse mais pas question de craquer. Il doit rester 3 bornes maintenant, j'entends le speaker au loin...mais non c'est les abeilles sur le bord du chemin! Plus trop frais l'Berty.




   Je finis l'job mais je suis plus inquiet de me faire remonter que de rattrapper les premiers. Je crois entendre une foulée qui se rapproche, je serre les dents, c'est bientôt fait, j'ai juste assez de jus pour faire une bonne descente. Je pique à droite et repère au loin le champ de départ...et d'arrivée. Boire, manger, ombre ,repos...savourer. Ca sent bon. Le speaker annonce l'arrivée imminente d'un concurent du 21 km, tiens, c'est bibi. "Pour les places d'honneur, arrivée de B.H. qui prend la 2ème place". Je pense qu'il se trompe le gars, franchement ça me parait vraiment bizarre que je me retrouve juste derrière Rémy le Toulousain.




   Et pourtant si, 2ème à 2'30 du vainqueur, c'est tout bon mon Berty. Et pourtant je ne suis pas passé de bon coureur à très bon en une semaine. J'analyse... Je crois que l'explication est surtout que ce format de course me convient tout à fait pour m'exprimer pleinement. Yes! Quand je vais raconter ça au fiston...

 

  

 

 

 

 

  

2 commentaires

Commentaire de Philippe8474 posté le 25-07-2013 à 07:48:51

Bravo ça décoiffe! Impressionant comme tu lâches rien quand même!
Super récit, pleins de photos bien vivant!!

Commentaire de Yvan11 posté le 25-07-2013 à 12:41:55

2e derrière un Rémy Jégard qui ne s'est pas ménagé, voilà un résultat parlant !
Bravo, il semblerait ce format te convient bien!

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