Récit de la course : Trail du Gypaète - 40 km 2013, par dimDD

L'auteur : dimDD

La course : Trail du Gypaète - 40 km

Date : 1/6/2013

Lieu : Le Grand Bornand (Haute-Savoie)

Affichage : 917 vues

Distance : 40km

Objectif : Terminer

2 commentaires

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Trail du gypaete 42km

Après  le trail des allobroges de 53,5 km il y a 15 jours, me voici ce vendredi à Marnaz pour récuperer mon dossard pour le 42 km. Le doute est présent ne suis-je pas trop "gourmand" d'enchainer deux trails si rapprocher?  est ce que mes courbatures ont réellement  disparu? Impossible de courir toute la semaine en raison de douleur au dessus du genoux. Est ce vraiment raisonnable? Malgrès ces doutes, je le récupere quand meme et prépare toutes mes affaires pour le  lendemain.

Après une courte nuit, je met le reveil a 4h afin d'aller encourager ceux qui partent pour le 72km. La pluie est toujours présente mais normale pour un mois de novembre....oups c'est vrai nous sommes en juin. Tout les coureurs sont vétus de leurs coupe-vent et de leurs frontales pour affronter cette partie de nuit pluvieuse. 5h le départ est donné. Je les applaudis et leurs souhaite bon courage. Je retourne à ma voiture et retourne chez moi pour finir la nuit et finir de tout préparer pour etre à 7h45 à Marnaz pour la navette.

7h30 me voici sur le parking de l'ecole, toujours les doutes en tete. Je  prend place dans la navette à coté d'un coureur avec lequel nous discutons tout le trajet en direction du Chinaillon, on parle de nos experience passé, d'equipement, de la météo qui est pluvieuse et pas digne du mois de juin. Après une petite frayeur dans les gorges du Borne lors du croisement d'un camion avec le bus, nous voici a 8h45 au Chinaillon. 

Pour ne pas changer la pluie nous accompagne, nous apercevons les coureurs du 78km. Vu leur état, la boue est bien présente sur le parcours. Il ne fait pas chaud, Heureusement j'ai gardé mon panatalon d'avant course que je rangerai juste avant le départ. 9h10 je m'impatiente car je commence à avoir froid, j'aurais apprécié un endroit au chaud. Toujours accompagné du "du coureur du bus" (oui on n'a pas échangé nos prénoms et son dossard était sous sa veste) on se prépare, règle les derniers petits détails et voila qu'on se fait badger et nous prenons place dans l'air de départ. Très peu optimiste sur ma forme du moment je me place vers la queue de ploton.

9h30 le départ est donné. Histoire de séchauffer tranquilement, en compagni "du coureur du bus" nous remontons un peu le ploton sur la parti goudrounné, puis bifurcation sur la gauche et la les choses boueuses commence. 500 m que l'on a quitté la route est déjà les baskets sont pleinnes de boues et les pieds sont mouillés. Parcontre à ma grande surprise pas de douleur au genoux ni dans les cuisses. Puis voici, la première montée, je prend mon rythme de croisière suivi du "coureur du bus" et nous suivons un petit groupe. Oups la douleur à la cuisse se reveil, il va falloir que je fasse attention de pas trop forcer dans les montées. Après une descente Rock and Roll avec deux chutes, une descente en luge voici la grange de Mayze. Le terrain est gras a souhait et ma cuisse me tire de plus en plus, je doute de plus en plus mais je continu.

Ensuite passage délicat dans un dévers ou j'ai bien failli me retrouvé à plusieurs reprise dans le ravin, d'ailleurs merci à Stephane (organisateur du trail du mole ) de m'avoir rattraper dans une chute. Puis passage qui m'a bien plus type via ferrata. Mais je me dit que si l'ensemble des montées sont de ce type ma cuisse ne tiendra jamais jusqu'à l'arrivée. Enfin bon, je poursuit mon pti bou de chemin et je me rend compte que "le coureur du bus" n'est plus derrière moi. je continu à mon rythme. Après quelques minutes derrière moi un coureur me suit, je lui propose de passer devant mais celui ci dis vouloir courir quelque temps avec moi, mon rythme lui convient donc nous commencons à discuter. il se prénome alex, il est du coin, nous courrons sur son terrain de jeu. J'en profite pour enrichire ma culture et lui demande le nom des différents point passés. Le temps passe vite, nous voici au pointage du col de cenise, nous sommes à 2h18 de course pour environs 16 km, j'en profite pour prendre un tuc, un verre de coca, les benevoles sont aux petits soin mais pas trop le temps et l'envi d'y rester, il fait froid alors nous repartons . Il fait vraiment pas chaud, j'ai toujours mon coupe-vent mais malgrès tout le froid se fait ressentir et me glace les doigts. La neige sur laquel nous essayons de courir est mole parfois meme elle cache d'enorme flaque dans lesquelles on se gele les pieds. Malgrès les appuis fuyant nous décidons alex et moi de ne pas s'arreter de courir afin de sortir de cette endroit au plus vite et surtout de ne pas se refroidir.

Nous descendons en direction de Malatrait, au passage de Frachets on croise quelques supporters téméraires vu les conditions. Ca remotive et donne le sourir, je leur dit merci et leur souhaite bon courage. Puis voici un petit ravitaillement, est ce un ravitaillement prévu ou un ravitaillement improvisé je ne sais pas. Mais mon plaisir fut grandiose quand le bénévole me proposa du thé chaud, c'est avec un grand plaisir et sans aucune hésitation que j'accepta. Alex fit de meme puis nous voici reparti. La descente jusque Malatrait se passa bien, mais nous en gardons sous le pied car au loin derrière les nombreux nuages se profil la pointe d'Andey, le gros morceaux du parcours.

Arrivée à Malatrait, la aussi des supporters sont présent et un bon ravitaillement est en place, quel buffet. Saussicon, cacaouette, pain d'epice, coca, tuc, fromage, cake etc et le must de la soupe. J'opte pour la soupe et prend un morceau de pain d'épice. Puis nous voila en direction de la pointe d'Andey, la montée se fait dans un champs mais impossible de suivre la trace, sa glisse, sa dérape, alors nous montons sur le coté dans l'herbe trampé. Au loin, à travers la brume, nous appercevons un coureur qui lui descent de la pointe d'Andey,ça s'annonce rude, il n'a pas l'air très stable, la boue omniprésente en est la cause. Nous continuons notre ascenssion doucement mais surment durant laquel nous croisons un coureur du 78km, il a l'air en forme et appréci de nous voir car apparement nous faisons office de lièvre. Sa grimpe dur et il y a de la neige, qu'est ce qu'on pourrait avoir de plus. Du vent peut etre, b suffit de demander lol. Pendant cette montée nous philisophons sur la souffrance avec Alex: on est fou, on paye pour souffrir, c'est pire que de la torture parce que nous on le choisi, on est "sado" voici les citations que j'ai retenu.

Et voila qu'on atteint la pointe d'Anday, vue a 360 degrés sur de magnifique paysage euuuuuuu non pardon nuage, le tout agrémenté de vent et de bruine. Mais la deux bénévoles ou devrai-je dire fou qui sont la, sous leurs parapluies vetu de poncho, caché derrière un rocher pour se protéger du vent qui nous encouragent et nous préviennent que la descente est glissante. On  les remercies, et nous voici parti pour environ 5km de descente. C'est de la folie, aucune adhérance, de la boue partout, des pierres que l'on ne voit pas, nous doublons 3-4 coureurs qui comme nous n'ont pas l'air très à l'aise avec le terrain. Nous poursuivons notre descente tout en essayant de ne pas se faire mal et de rester debout. Brizon est en ligne de mire, nous retrouvons le goudron. C'est rare que je dise cela, mais pour une fois j'étais content de courir sur la route, ne pas avoir les pieds qui dérapent, pouvoir allonger un peu la foulée. Mais en contre parti, voici la douleur à la cuisse que j'avais completement oublié ou plutot qui c'était faite oublié fait un retour en force. Je bois un bon coup et m'alimente un peu pendant la descente. 

Nous arrivons au ravitaillement de Brizon, celui ci se situe dans un garage ou nous sommes très bien accueilli et comme chaque ravitaillement de la course, le buffet est très copieux mais comme souvent juste le temps de boire un verre de coca, de prendre un tuc et nous voila reparti après avoir remercié les bénévoles. Je serai bien resté plus longtemps mais après le redemarrage est trop difficile. Nous reprenons la course en marchant tout en grignottant notre petit anca. 

Alex connait le parcours, pour l'avoir fait l'année dernière et me dit que la remontée jusqu'au Mont Saxonnex est horrible, j'essai de faire abstraction de son point de vue et l'encourage.  Mais c'est vrai que ca monte  raide, nous suivons un chemin forestier puis la trace coupe à travers. Puis nous retrouvons le chemin forestier. Dans ces moments la, je comprend mieux l'expresssion: la ligne droite n'est pas toujours la plus courte. Malgrès le pesimiste d'Alex sur cette montée, nous la passons sans trop difficultés à un bon rythme. Il me dit que la descente est pour bientot donc nous buvons un coup, on reprend quelque force. Puis nous croisons des bénévoles qui font du feu après avoir fini leur barbecue, ils nous proposent un verre de blanc mais la non pas trop envie, sa attendra l'arrivée. Nous marchons quelques mètres puis entamons la descente vers le village, la forme étant la nous prenons un réél plaisir à courir meme si le terrain est extrement boueux. Nous croisons un espagnol qui depuis déjà plusieurs km nous double dans les montées et que l'on redouble dans les descentes. 

Sayé le village de Mont Saxonnex est la, et nous commençons à sentir l'odeur de l'arrivée qui se profil. Petite portion de béton dans le village, passage très rapide au ravitaillement. Et nous commencons la dernière ascenssion de cette journée. Nous passons devant la maison d'Alex, dommage il n'y a pas de bière sur le bord de la fenetre. Nous croisons un randonneur avec deux enormes chiens, presque de la taille d'un ane. Nous lui demandons si c'est possible de lui emprunté pour qu'ils nous tractent mais celui ci nous  dit qu'ils sont trop vieux. Tampis on finira à la force de nos jambes. Nous commençons a regarder serieusement la montre. Ca fait bientot 6h que l'on court, est ce que l'on va réussir en moin de 6h30? c'est la question que l'on se pose et l'objectif que l'on va essayé d'atteindre.

Et la comme par magie, comme une potion, un dernier élan de folie nous atteint. Nous nous mettons à courir et à s'encourager mutuellement. Nous passons la dernière montée sans encombre, le moindre plat ou faux plat on se met à courir et voila qu'on entame déja la descente vers Marnaz. Nous croisons pas mal de coureur, un coureur tombe devant moi. Je lui demande si ca va il me repond que oui et hop c'est moi qui prend un vol. Je me relève aussitot et je repare de plus belle dans la descente. Passage de petit ruisseaux, des étendues boueuses etc je prend réellement du plaisir et les jambes sont la. Au bout d'un moment, je me rend compte qu'Alex n'est plus derrière. Mais je continu, l'arrivée n'est plus très loin. Je regarde la montre, le chrono annonce 6h08 de course, j'allonge un peu la foulée. Je double quelques coureurs, esquive plusieurs gamelle de justesse et jette un coup d'oeil à la montre qui donne 14m/h j'ai la peche et je garde espoir pour arrivée avant 6h30.

J'appercois la route, je cours, je cours, je me surprend meme à pouvoir courir encore après 41 km dans les jambes, je double encore deux trois coureurs dans Marnaz. Dernière bifurcation sur la gauche au niveau de l'école et l'arrivée se dessine en fond, j'entend le speaker, les gens applaudissent. Et voila la ligne d'arrivée est franchi en 6h18. Objectif réussi. Je reste un peu dans l'air d'arrivée en attendant Alex qui arrivera une minute derrière moi.

Voila après 6h18 de course, 42 km 2300m D+ je suis arrivé au bout de ce trail malgrès les doutes que j'avais avant le départ et meme pendant.

Ce que m'a apporté ce trail: 5-6 chutes, de la boues partout, une paire de chaussette troué, une nouvelle connaissance trailer, une chouette balade, une envie de le refaire l'année prochaine et pour finir savoir que la douleur se gère et que l'écoute de son corps est importante.

Maintenant repos.

 

Merci à tous ces bénévoles présents sur le parcours et ceux qui ont participé à l'organisation de ce trail.

 

A l'année prochaine, en esperant que le soleil soit invité.

ps: dsl pour l'orthographe

 

 

2 commentaires

Commentaire de MiniFranck posté le 03-06-2013 à 11:30:31

ben tout pareil à 3mn prêt !!! J'ai l'impression de lire ce que j'aurai pu écrire ;-)
Merci pour ton CR et bravo d'être allé au bout malgré ta cuisse et ça 2 semaines après les Allobroges... A+

Commentaire de dimDD posté le 04-06-2013 à 06:07:51

Merci et a bientot sur un autre trail dans la région ;) A+

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