Récit de la course : Calad'Trail - 26 km 2013, par DKféeinée

L'auteur : DKféeinée

La course : Calad'Trail - 26 km

Date : 17/3/2013

Lieu : Quincie En Beaujolais (Rhône)

Affichage : 280 vues

Distance : 27km

Objectif : Terminer

3 commentaires

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

Trail d'automne dans le beaujolais... à 3 jours du printemps !

L’aventure commence avec pas mal de points d’interrogation. Toute la semaine la météo a été plus qu’incertaine, on nous annonçait des seaux d’eau, un vent à décorner les bœufs, de la neige quelques jours avant le jour J… et moi de me demander, ça fait quoi 1200 D+ sur 27 km ? De plus, il y a deux mois de ça, j’embringue « Os », mon mari, sur cette course, lui qui, bien que physiquement capable, n’est pas très assidu dans la pratique du footing ces derniers temps... J'ajoute qu'il n’aime ni les chemins boueux, ni la pluie, ni le vent ! mais il est partant…

On démarre donc à 7h du matin du sud lyonnais, on a quand même 1 heure de route. Dans la voiture, nous emmenons ma fidèle équipière Sylvie (cf. CR « Ma Saintexpress… comme dans un rêve »), Kalak, coureur assidu de notre groupe « semi-loisir », mais pour qui cette expérience est une grande première.

Retrait du dossard à l’entrée de la cave coopérative de Quincié en Beaujolais, sobre la cave, il ne fait pas très chaud, voire franchement frais 6°C (ressenti 2°C) , une bruine fine marquera le tout début de course.

Pour ce qui me concerne, l’objectif est d’engranger une expérience supplémentaire (jamais fait un D+ pareil moi), de gérer cette affaire au mieux. Mon plan de course est prévu large puisque je veux finir en moins de 4 heures, 3h30 étant ma secrète espérance.

Au coup de pistolet, les 174 coureurs s’élancent, plutôt vite me semble-t-il, Sylvie et Os profitent de l’aspiration ou se font aspirer, je ne sais pas. Toujours est-il qu’au bout de 10 mn, je me dis que c’est fini, je ne les reverrai qu’à l’arrivée, à moi la course en solitaire ! Kalak traine non loin moi à l’arrière du peloton, prudent, attendant de voir à quelle sauce on va être mangés.

Le chemin s’élève gentiment le long de la rivière à travers vignes jusqu’au 6ème km où les ennuis commencent… comme prévu. L’ascension jusqu’au point culminant au 14ème km se fera en alternant marche (surtout) et course (un peu), vignes et sous bois, de jolies vues alentours suffisent à justifier pleinement le lever matinal, l’effort consenti... Ma jambe droite me fait souffrir, comme à son habitude (une histoire d’endofibrose de l’artère iliaque… ). Quoi qu’il en soit j’avance au mental, même s’il est difficile de relancer sur les quelques faux plats, je me dis « si tu ne cours pas là, tu cours plus… »…

Tiens ! vers le 11ème km en bas de la côte à 15 %, à la faveur des 2 kms plutôt roulant qui précèdent, je rattrape une schroumpfette en bleu et un gars en noir… mais bon sang, c’est Sylvie et Os qui sont de ma ligne de mire depuis quelques temps. Eh oui, tous partis pour affronter les éléments (coupe vent, buff+casquette) on a depuis le 5ème km tout rangé au fond des sacs… et on a tous changé de couleur !! Il n’y aura finalement aucune goutte de pluie et le vent ne se lèvera franchement que vers midi alors que les grosses difficultés sont passées. L’ascension de la fameuse côte se fera dans la douleur, pour tous, je laisse mon petit mari derrière et avance avec Sylvie jusqu’au col.

Au 14ème km, qui est le premier point haut de la course, se profile un ravito des plus sympa, un joueur d’accordéon averti, des bénévoles accueillants, une table bien garnie et surtout l’incontournable du ravito réussi… : du coca et des tucs ! S’annonce alors le caviar de la course, ligne de crête, la vue est juste magnifique, j'ai la sensation d'être au top, au sens propre comme au sens figuré... puis descente sur 6km, je me régale, j’adore descendre, je cours sans douleur avec facilité, c’est top… je ne suis pourtant pas dupe, on a le droit de rêver aussi… Un coureur me lance un « ouah la technique, on voit que t’as l’habitude de descendre », et moi de lui répondre « ouais si on veut, mais dès fois ça se passe mal » (allusion à un roulé-boulé à fond en descente au Pilatrail … DKféeinée pas toujours très prudente ! la faute à l'adrénaline !).

Au 21ème km nous attend une grosse bosse de 3 km avec une grosse côte pour atteindre le graal de la course : la croix des forces. Le ravito y fait face, le panorama est fort joli mais l’endroit est très venteux. Un coca, 2 tucs et c’est reparti, ça redescend fort à travers les vignes, mes jambes sont lourdes, je frôle l’erreur en trébuchant dans une descente à 2km de l’arrivée, et… c’est… PAS la chute ! mais de peu. En écho à cette petite frayeur, j'entend ce coureur quelques kilomètres plus haut, je souris intérieurement. « Pas d’euphorie, je reste concentrée et j' incante Sainte Lucidité pour qu’elle intercède en ma faveur ».

J’ai mis mon cerveau entre parenthèse depuis un bon moment, chassé tous les doutes, les questions, les douleurs, je procède méthodiquement à l’interrogation des parties de mon corps qui semblent le mieux fonctionner comme pour mieux oublier cette jambe, ma fatigue grandissante et ces petits cailloux qui se sont invités dans le fond de mes cascadia au fil des kilomètres.

Après s’être suivies l’une l’autre, échangeant nos places, Sylvie et moi arrivons au terme de cette course à nouveau ensemble, main dans la main. Nous sommes bien étonnées d’apercevoir Os déjà à l’arrivée. Perclus de crampes, il abandonne au 20ème km et rentre en pick-up boire une bière en nous attendant ! Kalak arrive en 3h41, bien épuisé mais content, je crois, de cette expérience.

On est dans le fond du classement en 3h36 mais je me rassure en me disant que vu les conditions annoncées, seules les pro(es) et les guerrières s’étaient levées ce matin… et surtout on repart avec une bouteille de Beaujolais ! Merci aux bénévoles frigorifiés mais toujours chaleureux et souriants… peut-être pas à l’année prochaine, il y a tant d’autres aventures, de paysages à découvrir…

Bilan : Plutôt mitigée à l’arrivée de course, ça devait être la fatigue. Au petit matin, et après rédaction de ce CR sans prétention, le premier pour cette « Calad’Trail 27km », je suis finalement contente du temps réalisé… cerise sur le gâteau : ce matin, je descends les escaliers les doigts dans le nez… même pas mal !

DKféeinée l’a fait, et n’a pas lâché…Clin d'œil

3 commentaires

Commentaire de snail69 posté le 18-03-2013 à 16:09:48

Bravo pour cette belle gestion de course.
A bientôt sur un "OFF à Lyon": tu pourrais me donner des cours de descente !

Commentaire de DKféeinée posté le 18-03-2013 à 17:18:37

Merci snail69, je suis avec intérêt les échanges du groupe... J'espere m'inviter bientôt sur un OFF à Lyon... Je suis à l'affût d'une opportunité raisonnable ! Pour ce qui est de la technique de descente... C'est le môsieur qui l'a dit, en fait je descends juste un peu mieux que je ne monte !

Commentaire de LutetienND posté le 28-03-2013 à 22:56:10

Bravo pour cette course... Ton vieux croûton de frère qui ne fait plus grand chose ces derniers temps.

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Accueil - Haut de page - Version grand écran