Récit de la course : Trail de Vulcain - 42 km 2013, par snail69

L'auteur : snail69

La course : Trail de Vulcain - 42 km

Date : 3/3/2013

Lieu : Volvic (Puy-de-Dôme)

Affichage : 1380 vues

Distance : 42km

Objectif : Pas d'objectif

13 commentaires

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Volvic....terre d'expériences nouvelles

Premier gros rendez-vous de 2013…avec l’objectif de terminer en courant, en prenant le maximum de plaisir et de gagner en expérience dans la perspective de courses plus ambitieuses pour la fin de l’année.

Plus de vingt ans après, revenir à Volvic a une saveur particulière. Originaire de Clermont, j’ai travaillé au cours des étés 90 et 91 à l’usine d’embouteillage de l’eau minérale alors que j’étais étudiant. Et voilà que je refais le même trajet depuis la maison où j’ai grandi jusqu’au gymnase de Volvic en passant devant la célèbre usine. Que de bons souvenirs ! Je me demande si parmi mes jeunes collègues de l’époque, certains y travaillent encore…

Arrivé trop tôt, il n’y a quasiment personne….à part Nini qui, courageuse, a décidé de braver son mal de dos et qui semble bien remise de notre anti pasta party de la veille au soir. ArnaudB, Elcap et TomTrailRunner ont quant à eux pris le départ depuis deux bonnes heures sur le 50 miles. Ogo et Adeline suivent leur course de ravito en ravito et tweetent leur progression !

Le speaker nous donne des indications sur les conditions de course : un grand soleil à partir de 700 m, 32 km sur la neige, un 9ème kilomètre particulièrement glissant...Ça donne envie... et ça m’interroge sur mon équipement minimal : ni bâton, ni chaîne. Bah, on verra bien…

8h30, c’est parti pour le peloton de 350 coureurs. Mon roadbook est ambitieux avec une arrivée à 14h30 : basé sur mon temps de la StExpress avec un parcours plus court mais plus exigeant.

Volvic – Puy de Louchadière (16km, 880 D+) : ho hisse et glisse !

A peine nous quittons les hauteurs de Volvic que les premières plaques de neige et de verglas font leur apparition et nécessitent déjà de se concentrer sur sa pose de pieds. Nous voilà prévenus, il ne s’agit de ne pas rester le nez en l’air !

Quel plaisir d’être enfin ici ! Je joue le jeu de poster quelques tweets (une première !) et d’alimenter ma page FB. Commentaires et textos m’encouragent et se rajoutent à ceux de Kirikou69 et de MarKeau reçus la veille (merci les gars, le professeur Florence est dans la place !)

Arrive la première montée sérieuse et sinueuse en sous-bois et sur laquelle chemine (très) lentement la file indienne des coureurs. La cime des arbres, réchauffée par le soleil, nous envoie de fines gouttes d’eau glacée sur la tête.

Au 8ème km (avec déjà 6 min de retard sur mon roadbook…), à la faveur d’une portion de plat, j’avale un bout du délicieux cake préparé par ma mère. Randonneuse émérite, elle connaît bien le secteur et me l’a un peu décrit la veille au soir. Puis arrive le fameux 9ème km descendant et effectivement….ça gamelle dans tous les sens….moi y compris qui tombe lourdement en arrière.

Au passage d’une clairière, je passe assez vite devant le panorama quelque peu gâché par la carrière de pouzzolane et par cette couche de pollution en plaine, installée depuis plusieurs jours sur l’agglomération clermontoise. Mais je vois que l’on va effectivement en prendre plein les yeux et que cette journée restera gravée dans les mémoires.



Puis se dresse « Le » mur de ce marathon (200 m de D+ sur 500 m).


Les lombaires grimacent et je pense avec compassion au dos de Nini…. Je suis finalement très satisfait du comportement des Cascadia : elles campronnent plutôt bien et je ne glisse pas en arrière….au contraire de certains malgré leurs chaines. Au sommet, la récompense est une vue magnifique sur le Puy-de-Dôme. Imposant, il semble si loin et si haut que je pense immédiatement à ArnaudB, Elcap et Tom, sans les jalouser une seconde.


Ogo nous donne de leurs nouvelles sur Tweeter… Très bonne idée ce suivi live ! Je continue sur la descente bien abrupte en faisant le choix d’abandonner au maximum la trace glissante pour la poudreuse sur les côtés. En bas, j’avale mon premier gel et je vois que l’écart se creuse avec mon roadbook : déjà 14 minutes…

Puy de Louchadière – sortie du secteur de Lemptégy (8km, 100 D+) : pas prévu comme ça …

Voilà enfin la longue portion de plat jusqu’au premier ravito de Lemptégy. Je l’attendais : je vais pouvoir courir correctement pour au moins ne pas creuser davantage l’écart sur mon roadbook. Sur la neige immaculée, le soleil cogne. On crame carrément : je range le coupe-vent dans le sac, prend une ou deux photos et je file…. Enfin…., pas aussi vite que je l’avais espéré. Ces longues lignes droites sont une épreuve pour le mental, pour les jambes et les chevilles qui ont déjà été bien sollicitées… Les appuis fuyants sont usants et lassants.


Heureusement, l’arrivée au volcan de Lemptégy et sa traversée sont plus ludiques et me redonnent de l’énergie.

Je ne fais pas de vieux os au ravito: je charge un mélange eau plate / eau gazeuse dans le camel, attrape du salé et du sucré, repars et au chemin large suivant, je mange en marchant.

Puis je me remets à trottiner jusqu’à la montée du Puy des Gouttes.

 

Du Puy des Gouttes jusqu’à la gare de Volvic (11 km, 450 D+) : des hauts et des bas

Le Puy des Gouttes est franchi et les cuisses commencent à souffrir. Mais malgré cela, déjà à mi-course, la magie du soleil sur la neige opère toujours. Que ce soit à travers bois ou sur les crêtes, j’en prends plein les yeux…avec toujours le Puy-de-Dôme en arrière-plan.

Ascension et descente vont se succéder à travers les puys de la Coquille et de Jume. C’est ici que j’apprends qu’ArnaudB a dû malheureusement abandonner sur l’ultra au 48ème km. En haut du dernier puy, la vue est vraiment incroyable.


En jetant un œil à mon roadbook, la pente de la descente qui s’annonce me décourage quelque peu…les kilomètres ne défilent plus, mes pieds ne cessent de se croiser, les chevilles chancèlent. Je ne compte plus les chutes... Les 28ème et 29ème kilomètres me semblent interminables….mais heureusement je finis par atteindre un terrain plus favorable en faux plat descendant. Je retrouve de l’envie et m’accroche à deux coureurs qui tiennent un rythme très régulier qui me convient parfaitement.

J’arrive finalement au 2ème ravito, à la gare de Volvic.

De la gare à l’arrivée (7km, 200 D+): en mode gestion jusqu’à la fin.

Ce verre de coca m’a donné un coup de fouet et j’avance plutôt bien sur cette portion plus boueuse qu’enneigée - (on se croirait dans l’Ain ;-) – avec cette terre d’une couleur tourbe, caractéristique du coin. Ce chemin est bien agréable…dommage que l’élan soit freiné par tous ces portillons en bois. Je semble redécouvrir ce que courir veut dire grâce à des appuis plus sûrs.

La bifurcation marathon/ultra, une dernière montée bien casse pattes, le château de Tournoël, et enfin cet interminable faux plat ascendant terrible pour le mental !

Ca y est, je suis en haut du dernier mètre de D+ …et descends sur le village sous le regard de cette imposante vierge en pierre de Volvic. Je descends les escaliers du calvaire (ce trail n’est pas terminé que l’entrainement LUT commence déjà…), passe sous la petite arche en pierre et retrouve la rue du départ qui me mène jusqu’au centre sportif.

En le longeant à l’allure max que je peux donner, je réalise qu’on m’appelle. C’est Ogo qui me fait signe depuis le parking en compagnie d’ArnaudB….je leur réponds et m’engouffre à l’intérieur où je passe la ligne d’arrivée en 6h42….soit 42 minutes d’écart avec mon road book. Compte tenu des conditions et de la préparation que j’ai consacrée à ce trail, je m’en contente et ne suis pas vraiment déçu.

Il ne nous reste plus qu’à attendre pour reconstituer le groupe de la veille au soir : nous accueillons Nini qui peut être fière d’avoir tenu jusqu’au bout, Elcap et Tom, impériaux sur l’ultra.

Nous partageons le repas d’après-course ensemble et les kiks lyonnais remettent le cap à l’Est alors que je rentre à côté de Clermont, où m’attend ma famille.

Bilan à J+6

Les organisateurs et les bénévoles présents tout au long du parcours font tout pour rendre ce trail le plus agréable possible. C’est la première fois que je me sens véritablement accueilli sur une course, comme un invité. Tout le monde est au petit soin et le rapport prix/kilomètre/prestation est vraiment excellent. Quand je raconte tout ça à ma mère le soir : « C’est bien, ça donne une belle image de notre région ! » Je suis bien d’accord et je comprends pourquoi des kiks lyonnais sont si fidèles à ce rendez-vous.

Ce Puy-de-Dôme, il m’a quand même bien fait de l’œil et la vidéo d’ArnaudB n’arrange rien…

13 commentaires

Commentaire de turtlerunforfun posté le 08-03-2013 à 23:40:32

Belle course et tes photos sont un formidable argument pour me pousser à tenter l'expérience l'année prochaine !

Commentaire de Nini posté le 09-03-2013 à 02:36:12

Super compte rendu ! Bravo à toi Snail, il est beau ton chrono et il ne manquera pas de s'améliorer l'année prochaine, sans neige... À moins que tu te laisses tenter par l'ultra !
En tout cas ce fut un plaisir de te rencontrer. À bientôt sur un off !

Commentaire de lalan posté le 09-03-2013 à 06:29:30

Une très belle course à domicile. 42 min de plus par rapport à ton road book ce n'est rien vu les conditions. Et puis tu peux dire que tu voulais profiter des paysages !!!
Bravo à toi.

Commentaire de Arclusaz posté le 09-03-2013 à 10:13:34

L'escargot en a un peu bavé mais pas trop !!!

super CR avec de magnifiques photos et bien sur grosse performance : on a vraiment l'impression que tu as fait ça toute ta vie !

bon, pour casser l'ambiance, je contacte immédiatement l'Agence Mondiale Anti-dopage : je suis sur que le "cake de maman" n'est pas autorisé... c'est la seule explication que je voie à cette superbe performance !

Commentaire de bubulle posté le 09-03-2013 à 11:52:52

Un beau CR bien précis qui sera utile aux futur coureurs de cette belle course.

Je persiste cependant à penser que les "chaînes" étaient certainement une bonne idée. Tu mentionnes les appuis fuyants usants sur la partie plate en milieu de cours : c'est précisément ce que tu évites avec des chaînes, surtout des YakTrax. Cela n'empêche pas toute glissage, mais ça donne une stabilité incomparable (et un bruit rythmé légèrement craquant assez motivant).

Bref, c'était à mon sens LA course pour en utiliser..:-)

Commentaire de Fredy posté le 09-03-2013 à 13:22:48

Un super trail avec de la neige et du soleil.
Merci pour ton récit.

Commentaire de Kirikou69 posté le 10-03-2013 à 10:43:37

Un très beau récit, de belles photos, de la neige : tout ca donne envier de s'inscrire pour l'année prochaine et de tester le bougnat burger (voir cr de nini).
Vive l'Auvergne et les auvergnats

Commentaire de snail69 posté le 12-03-2013 à 19:09:46

Merci à tous pour vos commentaires, toujours sympa.

@ tous les Lyonnais: l'année prochaine, on loue un mini bus et hiiiii haaaaa !!!!

@arclusaz : ah oui, le cake...tu as raison...même Aroche ne sait pas en faire des comme ça !

@ bubulle: pour les chaînes, il faut maintenant que j'essaie pour voir la différence.

Commentaire de Jean-Phi posté le 13-03-2013 à 14:55:34

Pour le mini bus... Je me mets à l'arrière, comme on a dit, hein ?

Commentaire de snail69 posté le 14-03-2013 à 08:40:11

:-)...je ne te vois pas ailleurs !

Commentaire de Jean-Phi posté le 13-03-2013 à 08:27:47

Bravo ! Belle course bien menée ! Les photos sont magnifiques et l'on devine bien la difficulté rencontrée au vu de la couche de neige. Assurément une coursequi va rester un "must have done".
Bonne récupération et place au LUT.

Commentaire de Jean-Phi posté le 13-03-2013 à 08:32:00

Bravo ! Belle course bien menée ! Les photos sont magnifiques et l'on devine bien la difficulté rencontrée au vu de la couche de neige. Assurément une coursequi va rester un "must have done".
Bonne récupération et place au LUT.

Commentaire de snail69 posté le 14-03-2013 à 08:43:19

Merci Jean-Phi...on compte sur toi comme ambassadeur à l'Eco trail !

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