Récit de la course : Les Cabanes de l'Or (duo des Cabanes) 2013, par pierrot34

L'auteur : pierrot34

La course : Les Cabanes de l'Or (duo des Cabanes)

Date : 10/2/2013

Lieu : Mauguio (Hérault)

Affichage : 639 vues

Distance : 14.4km

Objectif : Pas d'objectif

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"Les Cabanes de l'Or", avec ses 300 duos colorés .

    En décembre dernier, coup de fil d’Aïcha, une des toutes premières animatrices du groupe fondateur de Maguelone Jogging en 1997, que j’ai donc côtoyée à l’entraînement et lors de courses passées mémorables ainsi qu’à un réveillon de fin d’année chez elle : « J’aimerais bien courir les Cabanes de l’Or à Mauguio…c’est en duo…tu le ferais avec moi ? ». Sans aucune hésitation, j’ai accepté et quand il a fallu donner le nom de l’équipe pour l’inscription, j’ai mentionné « les Retrouvés », vu que nos rencontres s’étaient largement espacées, depuis au moins six ans, quand j’ai quitté Villeneuve-lès-Maguelone pour Frontignan.

Inscription résolue, il restait à nous mettre d’accord pour le 10 février donc. Je prenais Aïcha au passage, à Villeneuve, pour être à Mauguio suffisamment à temps pour prendre le départ à 9h40, avec le dossard 76, sur un parcours plat de 14,4km autour de l’étang de l’Or. Pour moi, c’était une découverte, n’ayant jamais pu trouver mon « binôme » pour entrer dans la limite des 250 inscriptions. Pour Aïcha, choses que j’ai apprise au fur et à mesure de la course, ce n’était pas une première. A part toutes « les copines » de Montpellier et des autres clubs qu’elle retrouvait ce jour-là, c’étaient aussi les divers aspects de la course qu’elle allait m’annoncer au fil du parcours.

Mais les dossards d’abord, pendant que mon épouse profitait de la chaleur de la voiture, la température de ce 10 février tournant autour de zéro, sous un ciel gris clair, qui, quelque temps après le départ, nous a bien saupoudrés d’une neige bien mouillée et presque aveuglante !

Mais voilà qu’avec le dossard, nous avons aussi reçu une ceinture porte dossard et une autre ceinture porte-gobelet, avec le gobelet en plastique jaune, « à garder toute la journée, jusqu’au repas » puisque le repas d’après course était inclus dans l’inscription. Premier bon point donc pour les organisateurs, avec ce geste écologique, pour éviter « le tapis » de gobelets blancs aux ravitaillements.

Les déguisements ensuite. Il y en avait en quantité puisque les meilleurs étaient récompensés.

Aïcha(à gauche) retrouve les autres coccinelles de la course

 

 Mais sous ce ciel neigeux, la couleur et la fantaisie n’étaient pas de trop. Aïcha voulait se déguiser. Moi, bof ! J’avais fait une proposition pour en quelque sorte rendre plus visible le diabète en compétition hors stade. Cela devait mettre Aïcha en infirmière….mais non finalement, elle a repris sa « coque….cinelle » en quelque sorte, qu’elle avait déjà portée lors d’une précédente édition. Moi, j’étais alors déguisé….en coureur à pied, avec ma ceinture- banane pour le sucre et l’appareil photo, ma ceinture porte-dossard et ma (3è) ceinture porte-gobelet avec gobelet ! Un sacré équipement, sur nos épaisseurs de laine de la tenue longue, vu la température donc….

 

 

 

Des groupes entiers, des clubs, déguisés...

Sous l’arche de départ, la queue s’est faite dans l’ordre des dossards, jusqu’à « la Seine Maritime », mon ancien département, le 76 et à 9h40, c’est parti, pour un tour de stade (Cancel), avant de nous élancer vers les chemins de terre des bords de l’étang. Et je découvre vite un autre aspect de cette course contre la montre : des coureurs devant, d’autres derrière, on se rejoint, on se double et même, l’on se croise, car les premiers partis reviennent sur le même parcours !

 

Le sumo, primé en déguisements.

 

 

Premières « plaintes » d’Aïcha : « Tu vas trop vite ! ». C’est qu’elle avait une super montre GPS avec toutes les données de l’instant. « On est à 11,5 (km/h) …. » Effectivement, si c’est vrai-parce que je ne m’en apercevais pas- c’était un peu rapide par rapport à mon 10 à l’heure habituel désormais. J’ai alors laissé Aïcha légèrement devant, pour suivre son rythme. Un peu plus loin, Aïcha demande un mouchoir à un signaleur. C’est que les nez coulent par ce temps !!!! Puis arrive un petit pont à passer sur un petit canal. En le descendant, nous slalomons à travers toute une colonie de….chats que nous venions manifestement perturber dans leurs habitudes !

 

 

Et de poursuivre notre petit bonhomme de chemin, c’est le cas de le dire, parmi tous les duos en course, certains étant toutefois scindés, le plus aguerri ayant lâché son (sa) « binôme ». « oh ça sent bon…tu vas voir… », me dit Aïcha. Effectivement, première cabane, avec des sourires et de la joie. « Saucisse, merguez…. ? » Pas  possible ! C’est le Médoc ici ! Un peu plus loin, autre cabane, pour le vin chaud ! Là, je dégaine le gobelet et je déguste. Vraiment chaud, parfumé et réconfortant, ce vin !

 

Jamais triste, le cortège des coureurs!

Un peu plus loin, plus d’Aïcha ! Je l’attends un peu, armé de mon appareil photo. Elle s’est arrêtée « aux huîtres » !!! J’aime bien, mais en course, non merci….Et de repartir sur nos chemins de terre vers Mauguio, qui approche. Aïcha récolte une remarque sur son déguisement de coccinelle. Le nombre de points noirs ne serait pas conforme ?!! Je réponds que c’est « une coccinelle de Villeneuve-lès-Maguelone, un peu différente peut-être …. ! » L’humour et la fantaisie sont vraiment à chaque coin de chemin et c’est vraiment bon pour l’ambiance.

 

 De la gaieté, toujours et encore

 

L’arrivée sur le stade est là. Ma femme aussi, avec la veste de survêtement. Première récompense : à chacun son petit pot de fleurs printanières de la part de Truffaut ! Récompense suivante, un ravitaillement monstrueux et diversifié mais surtout une soupe à l’oignon sur laquelle je me jette, deux fois, sans savoir que ce goût d’oignon restera « collé » au plastique et que le vin du repas aura le goût…d’oignon !!!*

Ce repas, justement. Nous chercherons un peu, avant de trouver la bonne adresse et l’endroit où nous garer. La salle est immense et il le faut bien car nous sommes au moins six cents coureurs(les 250 équipes ayant été dépassées), plus les invités. Aïcha avait retenu des places pendant la sangria de bienvenue à l’entrée. Des places que nous venons occuper, en attendant la suite…..

Une suite qui viendra….plus d’une heure après, quand nous aurons compris qu’il nous faut entrer dans cette longue queue fournie qui s’est formée….et ne bouge pas, depuis longtemps ! Et pour cause car nous apprendrons par le micro, que la cuisine a « quelques problèmes ». Le traiteur, venu de l’Aveyron, livrer l’aligot saucisse, s’est retrouvé bloqué par la neige ! Ma glycémie n’était pas spécialement basse, mais ma femme, angoissée pour son diabétique de mari, a pris la queue depuis longtemps, la pauvre, pour attraper au moins un repas. Longtemps, très longtemps après, elle reviendra avec deux plateaux- bien garnis et savoureux, il faut le reconnaître- pendant que moi, j’écouterai stoïquement les commentaires d’auto-satisfaction de mes champions de voisins couverts de fleurs, de coupes et de récompenses diverses, cette remise de prix venant quelque peu meubler cette attente interminable…

 

 L'interminable queue, avant de prendre son plateau!!!

 

La bouteille de vin proche de nous est « pompée » par des voisins. Aïcha revient avec son plateau et pensera un instant que nous avons tout sifflé en son absence. Pas de chance, nous sommes à l’eau, pour le retour en voiture ! Une autre femme du groupe revient et s’affole car son sac a disparu ! Etant le seul à proximité, je suis le premier visé ! Heureusement, un de ses copains qui s’était chargé de sa surveillance, me sauve de l’accusation de vol !!!!!! Vraiment, de ce banquet soi-disant « convivial », je n’ai aucun regret de le fuir à grande vitesse, après nous être mis d’accord avec Aïcha, que nous n’aurons pas besoin d’attendre pour le retour puisqu’une « copine », la ramènera à Villeneuve. Le temps d’1h31 annoncé par Aïcha à l’arrivée deviendra 1h27 officiel, temps somme toute potable.

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