Récit de la course : Trail du Gévaudan 2012, par Génep

L'auteur : Génep

La course : Trail du Gévaudan

Date : 22/9/2012

Lieu : Le Puy En Velay (Haute-Loire)

Affichage : 974 vues

Distance : 51km

Objectif : Se défoncer

3 commentaires

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Trail du Gévaudan – 51 km (1400 D+ / 1600 D-)

Après la Nuit des Cabornes, place à un second trail en 15 jours, histoire de parfaire et de choir mes petits muscles J

Cette course, on l’a coché depuis un moment avec mon frangin.

Elle arrive à la « maison » et elle est pour moi parfaitement placée en vue des Templiers.

J’avais hésité avec la version longue mais vu le programme actuel, ça ira très bien !

La récupération de la Nuit des Cabornes a été excellente et les quelques séances placées (à vélo) ont été bonnes.

Seul gros hic : à une semaine du Trail du Gévaudan, je ne peux presque pas courir après 20 mn de footing. Vraiment pas gagné et je ne veux pas jouer avec le feu à presque 1 mois des Templiers.

Massage, osthéo et ça va beaucoup mieux.

A J-3, je peux même me caler une petite VMA.

La forme semble encore là mais si je ressens une fatigue globale depuis (normal avec ce mois de Septembre de folie en tout point).

Bref, j’en viens à la course…

A J-1, décollage de Renage pour arriver au QG en fin de journée.

C’est le moment avec le frangin de faire les derniers préparatifs et de caler la tactique J

Jour J :

Nuit pas top comme d’hab et pluie au réveil à 5h45.

Direction le Puy pour prendre la navette.

Ambiance sympa dans le bus et on arrive à Saugues où il ne fait pas froid (et c’est plutôt rare pour ceux qui connaissent !!!). Il fait même bon.

Ça va chauffer sur les sentiers avec un ciel qui s’est dégagé au Pays du Velay (ok, j’arrête les rimes J ).

On découvre que le cous’ Olivier fait aussi la course. Cool.

Le Départ :

Comme prévu, des cadors au départ avec Thomas Lorblanchet, Yoann Meudec ou encore Benoît Nave.

Ca va fumer.

Pan, c’est parti pour 47 km (1300 D+ /1 600 D-) pour ce parcours plutôt roulant qui se transformera en 51 km et un poil plus de grimpette.

Je me place d’entrée devant avec les cadors nommés avant + 3 autres coureurs.

Au bout de 1 min, on se retourne, on est 7 et on a fait déjà fait le trou.

C’est parti pour courir seul un bon moment cette histoire.

Je reste avec eux 10 min puis je laisse partir. Ce n’est pas mon niveau ni mon rythme surtout que le souffle est plutôt court en ce début de course.

Je me retrouve avec un coureur du « cru ».

On discute rapidement, on est dans le même tempo, et on est d’accord sur la tactique.

On est déjà sur un bon tempo, on pense même modérer notre allure.

Finalement, on est fera rien en continuant sur un rythme soutenu, risqué mais c’est le jeu.

La descente sur Monistrol d’Allier arrive rapidement. 13 de moyenne malgré la première montée.

Hmmm, ça va se payer un moment ou un autre.

Premier hic pour moi, la douleur sous le pied s’est vite réveillée à la faveur du premier caillou rencontré. Pas gagné et pas rassuré …

On envoie bien dans la descente mais je suis vigilant à la pose du pied droit.

Mon compagnon de route finit fort sur le bas de la descente, c’est qu’il faudrait me lâcher le coquin.

Je suis et le rythme est toujours bien soutenu.

Hmmmmm (2)

Bipage de la puce pas du tout express à Monistrol d’Allier,  j’en perds presque patience J

La montée arrive, 700 m de dénivelé à avaler.

D’entrée, je suis à l’aise et je prends quelques longueurs.

Je poursuis l’effort en courant relâché en montée. Je suis vraiment dans un bon tempo.

Je remonte très rapidement sur le 5ième qui est en perdition.

Nous arrivons à Rochegude, magnifique !

Direction St Privat d’Allier pour le ravito au Château dans un cadre très très beau ;)

Un peu euphorique, j’en laisse des plumes au passage.

Laurent, mon compagnon de route, a fait l’effort et est revenu. Coriace !

Mais ce n’est pas plus mal, on pourra continuer à unir nos forces.

A la sortie du ravito (recharge en eau et boissons), je reprends quelques longueurs.

Mais je sens vite que l’euphorie est passée et que je paie ce début de course bien rapide.

D’ailleurs, Laurent mène plutôt la danse à la bascule au sommet et je suis pris de bonnes douleurs aux abdos mais pas intestinales. Plutôt une douleur ressentie à la descente

Je suis bloqué et bridé sur le plat. Associé à un coup de moins bien qui se confirme, j’espère juste que ça ne vas pas durer en voyant le panneau « Arrivée dans 25 km »…

Laurent en profite pour filer et l’espoir d’un Top 5 s’éloigne.

C’est parti pour des grandes lignes droites sur le plateau du Devès sous un ciel dégagé et un temps lourd et presque chaud.

Laurent a déjà fait le trou et je me mets en mode auto pour essayer de garder le cap.

Le ravito à Bains me parait bien éloigné, je suis seul, en petite forme et je serre les dents

Bains, enfin.

De l’animation, beaucoup de monde et le ravito. Ouf

Je charge en eau pure, je suis en train de me lasser de ma boisson énergétique pourtant bien diluée.

La tête tourne, je m’arrose pour me réveiller et me relancer.

Je vois le coureur initialement 4ième au ravito également. Il n’a pas l’air au mieux.

L’arrêt est rapide, il me devance de quelques secondes.

Mentalement, je me fais violence et ça va (un peu) mieux.

Je prends mon petit rythme à 12/13 km/h sur le plateau et je reprends rapidement ce coureur.

Il s’arrête sur le bord de la route, je l’encourage à me suivre. Mais il n’a plus de force.

Le flot des randonneurs casse la monotonie et leurs encouragements me font du bien.

Je vois même mon oncle ou quelques anciens voisins.

Je serre les dents, je m’hydrate difficilement mais je poursuis.

Pas de Laurent en vue mais je ne pense qu’à une chose. Garder ce rythme somme toute correcte et préserver cette désormais 5ième place.

Musculairement, je sens qu’il y a de la casse.

A la Roche, il fait particulièrement chaud sous les rochers. Idem, aux Chibottes.

Ce chemin de St Jacques n’est pas un chemin de croix mais s’avère particulièrement exigeant avec les efforts du début de course et cette chaleur. Sous ce plateau sans arbre, sans ombre.

Beau mais rude. Ou inversement selon l’état de fatigue.

Il ne reste plus que 7 km officiellement, 11 km finalement.

Le Puy se dessine en fond, la Cathédrale prend forme.

Je rentre dans le vieux Puy et ses secteurs pavés.

Nous passons dans des ruelles que je ne connais pas.

La Cathédrale. Enfin.

J’aperçois Sandra, mes parents, ma frangine.

Leur présence me donne encore des forces pour courir dans cette dernière montée mythique et presque mystique.

Emotion et fatigue se mêlent.

Ma sœur m’accompagne dans les marches. Nous traversons le magnifique Hôtel Dieu.

Il est un peu plus de 13h et tout le monde est attablé, plutôt médusé.

Une dernière descente dans ces ruelles, l’arrivée se profile, encore un bon kilomètre le long de la Borne et j’aperçois Massot.

Je relance et j’entre dans le Stade pour en terminer usé et fatigué en 5ième place en 4h35.

Heureux !

Une belle journée, des paysages variés de toute beauté.

Une course avec des hauts et des bas mais encore des progrès.

Mon frangin terminera dans le top 100, en gérant superbement sa course ! Content qu’il est pu se faire plaisir et qu’on est foulé ces sentiers ensemble.

Maintenant, repos, dodo avant que les Templiers ne se profilent avec encore pas mal de travail pour parfaire cette préparation qui m’a déjà donné bon nombre de satisfactions.

3 commentaires

Commentaire de Arclusaz posté le 23-09-2012 à 23:22:35

Super !

quelle course et quel résultat.

Les Templiers, forcément, ça va bien se passer...

Commentaire de Mamanpat posté le 24-09-2012 à 07:00:10

Voilà une course préparatoire rondement menée surtout compte tenu de son niveau d'exigences ! Bravo et ravie de t'avoir - rapidement - croisé !
Ca va pulser aux Templiers !

Commentaire de ogo posté le 24-09-2012 à 11:12:19

Bravo à toi. Belle gestion de course, tu confirmes après ta perf de la NDC. Ca promet pour les Templiers. Au plaisir de te recroiser.

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