Récit de la course : Andorra Ultra Trail Vallnord - Celestrail 2012, par Francis31

L'auteur : Francis31

La course : Andorra Ultra Trail Vallnord - Celestrail

Date : 6/7/2012

Lieu : Ordino (Andorre)

Affichage : 1241 vues

Distance : 83km

Objectif : Pas d'objectif

4 commentaires

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Notre Célestrail

 

Vendredi 14 h : nous arrivons à Ordino. Nous allons récupérer notre dossard et revenons à notre voiture essayer de prendre un peu de sommeil d'avance.
Flo s'endort instantanément alors que pour ma part, je n'arrive qu'à sommeiller. je tourne et retourne, ce qui finit par m'énerver!

Vendredi 17h30, nous nous faisons une mini pasta avant d'aller déposer nos sacs de rechange pour la base-vie du km 44 et assister au briefing d'avant course : les conditions de course s'annoncent correctes malgré le ciel couvert et les quelques gouttes de pluie de l'après-midi.
Retour à la voiture pour de nouveau tenter de gagner un peu de sommeil, sommeil qui ne vient toujours pas. Je râle intérieurement : nous étions arrivés de bonne heure pour justement faire une grosse sieste, c'est raté !

Vendredi 20 h : séance de préparation : élastoplast aux pieds, massage des cuisses et mollets à l'huile d'arnica, habillage (tee-shirt manches longues, corsaire et chaussettes de contention), vérification du sac...

Vendredi 20h30 : direction le sas de départ. Bipage des puces et premières grosses interrogations : qu'est-ce qu'on fout là ? Est-ce que je ne suis pas en manque de sommeil ? Comment va se passer cette nuit complète en haute montagne ?

 

 

Victime d'une crise de sciatique en début de semaine Flo se pose également beaucoup de questions.
Nous retrouvons Laulau qui se place en avant ( il terminera 55ème ! ); son grand sourire qui nous redonne de l'entrain

 

 

Nous retrouvons également Linda et Jérôme, également tout sourire, venus en mode "balade" (ils termineront 50 min avant nous)


Nous discutons quelques minutes ensemble dans l'attente du départ et nous souhaitons mutuellement bonne course.

Vendredi 21h : c'est parti.
Ambiance de folie : musique, cloches, applaudissements, encouragements...

 

 

Nous prenons notre rythme sur ce tronçon de route qui nous mène au village de Sornàs.
Nous empruntons le chemin qui longe le ruisseau, longeons un superbe terrain de golf

 

 

et atteignons à la tombée du jour le village de Llorts sous les encouragements assidus de nombreux spectateurs.

 

6 kms de parcourus en 38 minutes : ce sera la plus longue portion courue non-stop de notre périple!!

 

 

Dès la sortie du village, les choses sérieuses commencent...c'est parti pour 1200 mètres de D+ .
Flo est devant et donne le rythme, un très bon rythme...
Très rapidement, nous devons allumer nos frontales sur ce sentier régulier mais étroit.

 

 

Nous suivons la procession de lucioles clignotantes (l'organisation nous a dotés de loupiottes rouges clignotantes à placer à l'arrière du sac)...
Le corps est monté en température et je transpire déjà malgré la fraicheur.
Nous sortons du bois, la pente s'accentue, le chemin devient rocailleux...
Nous traversons la seule langue de neige rencontrée

 

Vendredi 23h45 : nous atteignons le 1er point haut, le pic del clot del cavall (12 km, 2612 m )
Nous sommes, je trouve, super bien montés (j'ai établi un "plan" de bataille pour un "20 heures" : nous sommes pile-poil dans les clous !).
C'est le brouillard, une température glaciale et un petit vent qui nous accueillent pour le petit passage en crête qui nous attend ! Vite, le coupe-vent, le buff et les gants polaires !
Notre visibilité est réduite par le brouillard mais également par la vapeur que nous exhalons !
D'autres concurrents, équipés de véritables "projecteurs" semblent plus à l'aise !

 

 

Nous nous lançons en trottinant prudemment dans la descente pierreuse dans un premier temps puis herbeuse.
600 m D- plus bas, nous entrons dans un bois pour suivre une courbe de niveau avec quelques petits coups de cul au passage.
Tout allait bien, jusqu'à ce qu'un mauvais appui me déclenche une crampe fulgurante à l'ischio-jambier gauche. Je manque même de tomber dans le fossé. Cela ne m'était plus arrivé depuis le marathon du Montcalm, l'an passé.
Je reste là, tétanisé par la douleur, pendant 5 bonnes minutes...Pour moi, c'est foutu, si j'ai déjà une crampe au 14ème km, comment pourrais-je encore en parcourir 70 de plus ?
Flo me pose une question toute bête : "as-tu pensé à boire régulièrement ?" et ma réponse est encore plus bête :" ben non, pas vraiment" ! Erreur de débutant...
Je me rattrape en buvant 1/2 litre d'un coup-d'un-seul et me masse énergiquement le muscle récalcitrant et fini par repartir doucement, il faut au moins rejoindre le refuge.

 

 

Samedi 0h15 : Flo, derrière moi, se met à entonner une petite  ritournelle :"Joyeux anniversaire, joyeux..." Et le petit bisou qui l'accompagne me redonne la banane.

 

Samedi 0h45 : nous arrivons au refuge du Pla de l'Estany (17kms - 2060 m). Le ravitaillement est en extérieur : bouillon chaud bienvenu, oranges, eau, eau, et encore de l'eau et nous repartons avant de trop nous refroidir.
Nous descendons sur 2 kms un chemin qui devient piste. Je déroule une bonne foulée, alors que Flo marque un peu le pas, gênée par la faiblesse de son éclairage : 2ème erreur de débutant, nous avons vérifié le bon fonctionnement de nos frontales qui semblaient éclairer convenablement...et n'avons donc pas remplacé les piles par des neuves! Pas gênant dans les montées où le rythme est faible, mais très handicapant dans les descentes "techniques"...
Nous abordons la remontée : environ 600 mD+...                                                                              

Samedi 2h20 : refuge de Comapedrosa (22 kms - 2367 m). Nous sommes, malgré nos "déboires" toujours dans le respect du "plan".
Il fait bien bon dans ce refuge, et l'accueil vraiment sympathique, comme sur tous les points de ravitaillement et de contrôle..2 concurrents enveloppés dans leurs couvertures de survie semblent dormir...Non, non, n'u pense même pas me dis-je !
Nous profitons du lieu pour changer les piles de nos frontales (c'est nettement mieux, même si la puissance émise n'égale pas celle des "projecteurs" de certains).
 
 

 

 

 

Après avoir fait le plein en eau, nous ressortons pour très rapidement revenir sur nos pas : le froid "glacial" me fait ressortir le coupe-vent que j'avais quitté dans la montée!!!
Nous attaquons la 2ème partie de la 2ème montée sur le sentier herbeux qui se transforme rapidement  en raidillon pierreux.
C'est dans cette portion que nous sommes dépassés par les 2 premiers concurrents de l'Ultra Mitic partis pourtant 2 heures après nous, Michel Lannes suivi de peu par Antoine Guillon, impressionnants de facilité et de rapidité!
Nous atteignons le 2ème point haut du parcours, la Portella de Sanfons (2592m) puis un km plus loin le Port Nègre (2474m) sans brouillard mais dans le noir total (toujours pas de lune, masquée par les nuages).
Nous basculons sur un chemin pentu, étroit mais "roulant"....
Les premiers signes de fatigue apparaissent, c'est en marchant que nous rejoignons le 3ème ravitaillement.

 

Samedi 4h06 : Col de la Botella (28km - 2047 m). 20 min de retard par rapport au "plan", tant pis.
La prochaine étape est dans 15 kms : nous refaisons le plein en eau et repartons rapidement sur un sentier étroit.
Désormais, nous sommes vraiment seuls : pas de loupiotte en vue devant, ni derrière d'ailleurs.
Nous alternons marche et trot sur cette portion où le moral commence à faiblir...
Un concurrent avec un dossard jaune (ultra mitic) nous dépasse, puis un peu plus tard un 2ème !
Question légitime de Flo : "Es-tu sur que nous sommes bien sur le bon chemin ?"
Réponse : "Bien sûr, au briefing, ils nous ont bien dit que les bifurcations de parcours seraient parfaitement signalées".
Cela dit, une frontale vient dans notre direction : c'est un concurrent qui s'est posé la même question et qui a préférer faire demi-tour. Notre confiance le fait repartir dans le bon sens et nous nous retrouvons de nouveau seuls avec l'apparition furtive de la lune qui n'éclaire guère nos pas!
 

 

 

Nous atteignons la Collada de Montaner (2084m) : les ultra mitic continuent tout droit tandis que nous basculons à gauche pour une descente technico-raido-glissante dans laquelle je prendrais plusieurs gamelles...

 


Perte de vigilance, sommeil, fatigue : nous accusons le coup. Heureusement, le balisage est vraiment parfait, nous ne risquons pas de nous perdre.
Nous prenons un bout de piste sur lequel nous arrivons à "relancer", c'est à dire courir tranquillement.
Les genoux de Flo commencent à donner de sérieux signes de faiblesse....
Le jour commence à poindre...Je rêve d'un beau lever de soleil, c'est la pluie vient tenter de nous réveiller !

 

 

Qui dit pluie dit terrain glissant...Manquerais plus que l'on tombe dans le torrent.

 

 

Bref,  c'est pas la grande forme à ce moment....
Les klaxons d'encouragement sous le tunnel que nous empruntons nous font repartir sur un bon rythme...

 


que nous tenons un petit quart d'heure le long du canal d'irrigation.

 

 

Encore 2 kms et nous atteindrons la base vie.
Nous sommes cuits. Les bras, les jambes, les abdos, la tête : nous avons mal partout.
Flo me dit : "je me sens pas de refaire ce que l'on vient de faire"...
Je ne suis guère plus gaillard...
Nous continuons d'avancer et ressassons la même question :"qu'est-ce qu'on fait ?" Sous-entendu : stop ou encore....Pour l'instant la balance penche sérieusement en faveur du stop...
On avance et rentrons dans les faubourgs d'Escaldes.
Encore 1 km....J'essaye de faire le bilan en me remémorant le propos d'un bénévole au refuge de Comapedrosa :"le plus gros du dénivelé est dans la 1ère partie" et me dis que l'on a peut-être effectué 3000 voit 3500 m de D+...Resterait 39 kms et 1500 m D+...Pourquoi pas ?
500 m : on se regarde avec un sourire crispé qui laisse présager un arrêt définitif !

 

Samedi 7h14 : Escaldes (44 km - 1050 m).
Surprise, nous retrouvons Linda et Jérôme toujours souriant et s'apprêtant à repartir...Connaissant leur niveau, je ne m'attendais pas à les retrouver !
Je constate également avec satisfaction que nous n'avons "plus que" 10 min de retard sur notre plan de marche...Nous ne sommes pas tant que cela "à la rue" finalement...
Par contre Jérôme m'indique que nous avons encore autant de dénivelé à gravir, soit 2500 m !
Nous leur souhaitons une bonne fin de course et allons récupérer nos sacs de rechange.
Je me débarrasse des frontales, enfile short et tee-shirt. Du coup, Flo en fait autant !
Nous rechargeons nos organismes avec un bon bol de salade de riz, refaisons le plein et faisons le point.
Nous avons pratiquement 2 heures d'avance sur la barrière horaire, ce serait dommage de ne pas essayer d'atteindre au moins l'étape suivante . Allez, on se motive pour repartir ...
Après 20 minutes de repos, c'est décidé : nous repartons pour 13 kms .
Il fait désormais bien jour et soleil lorsque nous quittons la base-vie et nous pouvons enfin découvrir les paysages qui nous entourent.
C'est également d'un bon pas que nous attaquons "le chemin de la montagne"
 

 

 

qui, en 600 m de + nous amène tranquillement au hameau de Ramio

 

 

la pente se durcie ensuite jusqu'au col Jovell (1800m)...Et voilà 750 m de D+ d'avalés sans trop de difficulté alors que nous étions tout près d'abandonner 1h plus tôt....Toujours laisser passer l'orage...
Dans la descente, Flo tente de trottiner : impossible, ses genoux sont trop douloureux...Nous adoptons un rythme de marche très soutenue.
Une concurrente espagnole que nous avions dépassée dans la montée nous double tranquillement...Nous nous croiserons régulièrement jusqu'à l'arrivée...
Nous doublons dans les montées et nous faisons doubler dans les descentes. Satanés genoux !
Nous enchainons avec un tronçon moquetté bien agréable

 

 

pour finir sur un sentier bien plat et bien large sur lequel nous pourrions courir !
Mais Flo souffre trop.
Le soleil bien chaud ne tarde pas à nous faire somnoler...Flo voudrait s'allonger une dizaine de minutes. Je lui dis que l'on risque de vraiment s'endormir et de ne pas repartir...
Nous avançons vaille que vaille sur ces 3 kms interminables...Flo a les yeux qui se ferment et commence à zigzaguer...Je suis également dans le coltard, le cerveau en berne. Mais nous avançons toujours et là est l'essentiel.
Nous arrivons au ravitaillement des Pardines (55 kms - 1635 m) : je dis à Flo, tentée, de ne pas boire d'Aquarius (cause de désagréments fatals à Michel sur son Ultra Trail Sobrarbe).
La tentation est grande d'en rester là et de s'allonger dans l'herbe pour lézarder au soleil.
Flo me regarde, hoche la tête : "qu'est-ce qu'on fait ?"
Je lui dis : barrière horaire dans 5 kms, prochain ravito dans 13...13 kms, on ne pensait pas les faire et pourtant on est là !
Elle me répond : "Ok pour 5 kms, on verra pour la suite"
Et moi je me dis intérieurement qu'abandonner au 60ème kilomètre n'aurait rien de déshonorant ! (Je précise qu'aucun abandon n'est déshonorant et je suis bien "placé" pour l'affirmer).
Et nous voilà donc de nouveau en "selle" sur ce chemin ondulé, toujours en mode marche rapide pour se tenir éveillés.

 

Malgré notre lassitude, nous profitons du paysage en balcon de la route principale qui relie l'Andorre à la France.

Samedi 11h35 : Canillo (60km - 1495m). 1h25 d'avance sur la barrière horaire. On continue pour 8 kms de plus.
C'est long, c'est long...Nous ne parlons guère. Flo écoute un peu de musique tandis que moi je suis ailleurs, l'esprit vide.

 

 

 

Le chemin remonte un peu (environ 200 m D+, puis court à plat jusqu'au rond-point de l'Aldosa de Canillo.
Et c'est parti pour 300 m de D+ vers le col de la Cauba à 1908 m. Ça monte dur dans un premier temps, les arrêts de récupération sont fréquents...
Arrivés au col, nous apercevons le poste de ravitaillement en face de nous et si proche à vol d'oiseau...Mais c'est encore 4 kms de légère descente qui nous attendent.

 

 

Samedi 13h30 : Montaup (68 km - 1800 m) : toujours 1h30 d'avance sur la barrière horaire.
C'est d'ailleurs la dernière.
J'ai une grosse émotion à l'idée que finalement, nous allons aller au bout.
Flo, d'ailleurs, ne me demande pas ce que l'on fait !!! C'est sûr, on va y arriver.
On se prend quand même une bonne pause de 15 minutes

 

 

car la suite s'annonce pas "piquée des vers".
Allez, Flo, plus que 15 kms et environ 800 m de D+.
C'est avec une confiance retrouvée après un long passage à vide depuis le km 58 que nous rejoignons la route que nous empruntons sur 800 m avant de prendre le chemin du col d'Arenes.
J'ai retrouvé de l'entrain et prend un peu d'avance sur Flo sur les 4 premiers kms de l'ascension.

 

 

Elle me rejoins au moment où la pente se durcie terriblement : 30% sur 1 km....Terrible ce final...J'ai une pensée pour les himalayistes qui rigoleraient bien en nous voyant nous trainer à 2500 m d'altitude !

 

 

samedi 15h32 : Col d'Arenes (73 kms - 2540m ). Flo pousse un vrai cri de joie.
Nous discutons quelques instants avec les bénévoles, bien courageux dans ce vent glacial et nous engageons dans la descente.

 

 

Descente magnifique avec en face de nous les montagnes parcourues dans la nuit; mais descente supliciaire pour Flo

 

 

Elle souffre tellement qu'elle est obligée d'adopter une nouvelle technique de descente : la descente à reculons ! Je l'admire vraiment pour son courage, je pense que j'aurais jeté l'éponge bien avant de souffrir autant.
Ces 10 derniers kms sont terriblement longs, ça descend pratiquement tout le temps (juste un petit coup de cul à quelques kms de la fin) et pourtant nous mettrons 2 h 30 pour les parcourir !
Interminable, sans fin pour Flo qui serre les dents.

 

Samedi 18h08 (18h09 pour Flo suite à un problème de lecture de puce) : nous franchissons la ligne. Nous sommes finishers et là est l'essentiel.
Plus de fatigue, plus de douleurs, que du bonheur ! On l'a fait ! Bravo ma championne !

 

 

Et dire qu'à 7h00 ce matin, nous avons failli stopper !!! Comme quoi, le mental est aussi, voir plus important que le physique.

Un petit mot sur l'organisation : parfaite (accueil, ravitaillements, balisage top, sourires et encouragements des bénévoles, signalétique, proximité des douches, repas...).
Un regret : ne pas avoir pu profiter des certainement magnifiques paysages traversés la nuit.
 

4 commentaires

Commentaire de Taranislecelte posté le 09-07-2012 à 16:19:09

Superbe récit, j'ai vraiment vécu la même chose, les mêmes sensations, les mêmes coups de mou...
Merci pour ce récit et les photos. Félicitations à vous
Taranislecelte
Dossard 2008
Heure d'arrivée : 15h58

Commentaire de laulau posté le 09-07-2012 à 20:11:58

J'ai pensé souvent à vous durant ces longues heures dans les montagnes andorranes et je pensais bien que, vu le terrain et la distance, ça serait très dur pour vous. Mais vous avez été épatant de volonté et de courage pour aller jusqu'au bout ! Ton récit, Francis, m'a bien ému !

Commentaire de Berty09 posté le 09-07-2012 à 23:32:28

Merci pour ce voyage en votre compagnie. C'était dur mais petit à petit vous êtes allés au bout à force de courage et d'envie. Encore bravo et surtout reposez-vous bien maintenant.

Commentaire de capman31 posté le 04-08-2012 à 08:27:38

Bonjour, c'est en cherchant des photos du Celestrail, que je suis tombé sur votre récit.
Dans la montée au refuge de Comapedrosa, j'était derrière vous. Aprés le ravitaillement de la Botella, le courreur qui avait fait demi-tour et que vous avez rassurré sur le bon chemin c'était moi !!!.Je me souvient que Francis à dit " tanpis si on n'est pas sur le bon chemin on fera le Mithic. Le monde du Trail est tout petit, en plus on est voisins. Félicitation à tout les deux. Une course fantastique et de trés bons moments partagés.

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