Récit de la course : Trail du Moulinet 2012, par Aonikenk

L'auteur : Aonikenk

La course : Trail du Moulinet

Date : 15/4/2012

Lieu : Moulinet (Alpes-Maritimes)

Affichage : 712 vues

Distance : 21km

Objectif : Se défoncer

4 commentaires

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

Le Trail de Moulinet, quand vous l’aurez fait, vous y reviendrez!

Après un samedi placé sous le signe de la pluie sur la Côte d’Azur, on espérait tous échapper à l’averse pour le trail de ce dimanche dans la forêt de Turini. C’est en effet à Moulinet, joli petit village situé entre Sospel et le Col de Turini (connu pour ses nombreux lacets que Sébastien Loeb a l’habitude de dompter), qu’avait lieu la 4e édition du trail local.


Le départ de ce trail de 21km pour 1300m D+ est prévu à 10h, donc pas obligé de se lever à l’aube pour faire 1h20 de route depuis Antibes. Déjà un bon point ! En arrivant sur place, croissants, café et un petit échauffement pour bien se dégourdir les jambes. Et finalement, la traditionnelle photo de groupe sous l’arche de départ sur la place du village.


10h : 130 traileurs s’engagent dans les petites ruelles et quittent le village pour une première descente de très courte durée. Il faut déjà remonter jusqu’à St-Michel par un petit sentier court mais raide. J’en profite pour remonter quelques places et prendre mon rythme de croisière. La montée continue sur piste sur 1,5 km. On a déjà avalé 250m D+ en moins de 3 km. On continue pendant 2 km sur un superbe chemin en balcon plutôt rapide mais avec quelques changements de rythme. Le V2 devant moi ne traine pas et pourtant on se fait rattraper par 3 gars qui trainent encore moins !

On attaque alors la première grosse difficulté du parcours, la Crête de Mandine : 400m D+ à 17% (ce qui fait donc environ 2,3 km pour les matheux). La première partie est la plus raide, 24% jusqu’au premier ravitaillement qui est le bienvenu. Je prends mon temps contrairement à 4 concurrents qui me passent devant et qui attaquent directement la 2e partie de l’ascension jusqu’à la Tête de Barlou (mais qui invente ces noms ??).

 

La première « bosse » digérée, on attaque tranquillement la descente, quoique finalement, c’est pas si tranquille, il faut envoyer pour ne pas se faire distancer. Le chemin sur la crête est roulant, je m’accroche comme je peux au jeune devant moi. On m’annonce 19e. Après avoir finalement rattrapé le gars, il finit par me distancer dans la 2e partie de la descente qui est beaucoup plus raide avec de nombreux lacets. Pourtant, je ne suis pas si lent puisque j’arrive quand même à reprendre une place avant d’atteindre le fond du vallon de Peira Cava.

On remonte doucement ce vallon avant une nouvelle bifurcation qui nous annonce la plus grosse difficulté de la journée. On est à mi-course et devant nous se dresse la pente qui va nous emmener sur plus de 500m D+ vers la Cime de Peira Cava (1581 m). Dans un premier temps, il s’agit d’une succession de longs lacets où je reprends enfin le 1er V2 (qui termine souvent devant moi d’habitude). On retrouve ensuite une piste roulante, il faut relancer. On tourne à gauche sur une autre piste en direction de la crête. Jusque là, la météo n’a pas été défavorable, mais sur la crête, on commence à sentir quelques gouttes et les nuages empêchent d’admirer le paysage que l’on devine au Sud. Le sentier est moins marqué, il faut écarter quelques branches. Finalement, j’atteints le sommet avec encore une petite réserve d’énergie, même si j’ai l’impression d’avoir perdu un peu de temps sur ce dernier tronçon.

On redescend rapidement sur la Baisse de Peira Cava et son 2e ravitaillement. Un coca, 2 oranges et c’est reparti pour la dernière montée sur une piste qui arrive à la Grotte de Malpertus puis passe en contrebas de la Tête du Pin et de la Cime de Pourcel. On arrive à 1620m. Sur un peu moins d’1 km, la piste est plate, impossible d’éviter la neige qui s’est invitée la veille par endroit. Cette fois-ci, je perds une place. A ce moment de la course, c’est difficile pour moi de relancer une enième fois.

2h05’ de course et 16km d’effectués. Reste une longue et belle descente de 5km pour 820m D-. On envoie tout ce qui nous reste dans les tripes, en faisant gaffe de ne pas se fouler la cheville, ce serait con si près de l’arrivée. Mais le chemin, bien que roulant, devient technique par endroit et est surtout glissant. Prudence donc. Je ne vois plus personne devant moi. Derrière je sens une présence, mais pas pour longtemps, j’arrive à le distancer en déroulant ma plus belle foulée !!! Sourire Claude, le suisso-monégasque est à l’affut pour une dernière photo. L’arrivée est proche, je scrute mon altimètre parce que je commence à bien sentir les cuisses, plus que 200m à descendre... En apercevant les toits de Moulinet, je rattrape Levi, un hongrois que j’ai connu la semaine dernière sur un cross à Antibes (où il avait fini 3e). Jusqu’à 2 km de l’arrivée il était 12e, puis s’est pris une méchante pierre sur les orteils. Il finit douloureusement la descente…


Arrivée après 2h31’10’’ à une très bonne 17e place, à moins de 10 minutes de la 10e place, mais très loin derrière les 3 premiers qui ont amélioré le temps de référence établi l’année dernière dans des conditions pourtant plus clémentes : 2h02’, 2h06’et 2h07’. On a évité la grosse pluie, les derniers ont eu un peu plus de mal à passer entre les gouttes, mais globalement, on n’a pas souffert de la météo.


A l’arrivée, ravitaillement à profusion, douche, et repas concocté par les habitants du village. A peu de chose près, il y avait presque autant de bénévoles (au départ, sur le parcours et à l’arrivée) que de coureurs. Et tous avec le sourire ! Autour du plat de pâtes, on échange nos opinions sur le trail, mais au final on est tous d’accord pour dire qu’on préfère fouler les sentiers de montagne comme on l’a fait aujourd’hui, plutôt que d’aller s’entasser dans la masse sur le bitume du marathon de Paris !


Je pense vraiment que ce trail gagne à être connu. Faut pas venir pour récupérer un T-Shirt, y’en a pas. Par contre si vous voulez découvrir un village qui respire la tranquillité, des sentiers en sous-bois dans une belle forêt de conifères, et une chaleur humaine sincère, le Trail de Moulinet vous tend les bras…

Crédit photos : Claude Eyraud, Anne-Marie Kerhornou, Anais Keldaï. Merci à eux pour tous ces beaux clichés !

 

 http://www.visugpx.com/?i=1334504482&ign

 

4 commentaires

Commentaire de patdours posté le 16-04-2012 à 20:55:31

Coucou Michael,
félicitation pour cette belle sortie et merci pour ce beau récit. A sa lecture, j'en aurais des regrets de n'être pas venu.
bonne récup et à une prochaine (les balcons d'azur ?)
Patrick

Commentaire de brague spirit posté le 16-04-2012 à 21:05:44

Je pense que je vais noter ce RDV.Pour gouter les pates fraiches.
Accessoirement visiter Moulinet,et découvrir la descente des feuilles.Très appréciée des vétetistes.
Récit agréable à lire.A bientot sur les sentiers.

Commentaire de Free Wheelin' Nat posté le 16-04-2012 à 21:13:52

Ton récit donne envie ! Et il est sympa le profil !
Bravo pour cette course rondement menée Mickael et au plaisir de te revoir un de ces quatre sur un trail local! Sur Cipières, je crois, non?

Commentaire de Japhy posté le 17-04-2012 à 07:22:36

Bravo Michael! Et tu as bien raison, on est bien dans les feuilles et même sur la neige! :)

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Accueil - Haut de page - Version grand écran