Récit de la course : L'Etoile des Saisies 2012, par marmotte_parano

L'auteur : marmotte_parano

La course : L'Etoile des Saisies

Date : 25/3/2012

Lieu : Le Col Des Saisies (Savoie)

Affichage : 353 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Se dépenser

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L'Etoile des Saisies : LA course de l'année

L’Etoile des Saisies

42km libre
25/03/2012

 

Chaque année, c’est la même chose, la Savoyarde à peine terminée, l’envie de monter sur les skis un dossard sur le torse me quitte.

Mais cette année, mes skis veulent jouer les prolongations. Malgré la douceur environnante, je n’ai pas envie de ranger. Donc pour la 1ère fois, je décide de m’aligner sur les 42km de l’Etoile des Saisies. Mon père, lui-aussi, s’inscrit.

 

On monte ensemble, juste tous les deux. Les yeux collent un peu ce matin, il faut dire que se lever à 5h avec le changement d’heure, n’aide pas non plus !

On récupère nos dossards et je vais m’échauffer. Il fait encore un peu frais à l’ombre, mais il ne faut pas se leurrer, ça va chauffer sévère !

Premier constat : les services des pistes des Saisies a encore montré tout son savoir-faire : une piste parfaitement préparée ! Je m’étais attendue à une piste béton, typique des fins de saison. Mais la piste est douce, fraisée à point !

 

Il y a du monde au sas d’entrée de la zone de départ. Tous les skis sont marqués et nous validons notre puce accrochée à la cheville. Heureusement je suis en 1ère ligne.

Et c’est parti ! J’avais repéré les premiers kilomètres. Il ne faut pas se goinfrer. Une montée étroite nous attend à quelques centaines de mètres, après un grand virage à droite.

Quelques belles chûtes, j’évite de justesse. Ça passe presque tranquille pour moi. Je double Dawa Sherpa au 1er kilomètre, en espérant prendre ma revanche après la Savoyarde où il m’avait mis une dizaine de minutes. Dans le plat montant qui suit, Michel, un ami de mon ancien club, me double. Je le sais normalement meilleur que moi. Je décide de l’accrocher pour tenir le plus longtemps possible. Je me mets dans ses skis.

Premières descentes. C’est un peu technique, j’ai l’impression d’avoir encore une bonne glisse par rapport aux autres. Je sais que ça va monter sec ensuite. Il ne faut pas se cramer. Mais quand je vois Michel attaquer pour sortir d’un groupe un peu gênant, je n’hésite pas, je fais l’effort et continue à skier dans ses semelles. Je sens que mon cœur a changé de régime.

La montée est longue, je m’y étais préparé. Michel double dès qu’il peut et je ne le laisse pas prendre plus de 5m. Je me sens sur le fil. A chaque instant, je peux craquer et le laisser filer. Dès que cette idée arrive, je la rejette. Il faut au moins que je le tienne un tour.

 

Ça y est, je reconnais où je suis, la fin de la montée est proche. Un petit plat descendant, deux lacets et on y est.

Une longue phase de descentes commence. J’ai effectivement une bonne glisse. Ça envoie du gros. On est un bon petit groupe. Je passe devant. On file vers une zone non tracée habituellement sur l’ancienne zone de départ de l’Etoile des Saisies. On a rattrapé Franck Piccard dans la descente. La piste fait des zigzags et permet de voir nos poursuivants. J’aperçois Aymeric.

 

La piste nous amène au cœur de la station sur l’avenue principale enneigée spécialement pour l’occasion. Le principe est sympa mais qu’est ce que cette neige colle ! On est à l’arrêt. Enfin on quitte cette zone pour reprendre une neige plus glissante.

On passe à proximité de l’arrivée mais c’est pas encore maintenant le bouclage. On descend un peu pour entamer quelques longs lacets montants pour se rapprocher du bouclage. Franck Piccard s’échappe à ce moment. Nous ne le reverrons pas.

 

Dans la descente qui suit, je m’alimente un peu car j’ai peur de faire une hypo. Michel est toujours avec moi. On retrouve la piste empruntée, il y a moins d’une heure. Je sens Michel moins « joueur » dans les montées. Ça me rassure, j’ai l’espoir de le tenir dans la longue montée que nous allons retrouver.

 

Ça y est, c’est reparti pour 5km de montées. Je me mets dans les skis de Michel. De nouveau, je me sens sur le fil dès qu’il accélère pour doubler. Je résiste et me focalise sur le fait de ne pas le lâcher. Mais ça y est, alors qu’il relance pour doubler dans un coup de cul, je n’arrive pas à faire l’effort et il prend quelques mètres d’avance. Oh pas grand-chose, juste 5 mètres, peut-être 10. Mais cet écart effrite immédiatement mon moral. J’évacue cette idée et me répète que la montée est presque finie. J’oublie mes mollets et accélère le rythme sur ce plat montant. Ça paye, je raccroche le wagon. Le fil a tremblé mais j’ai récupéré mon équilibre précaire.

 

Enfin le sommet, c’est presque gagné maintenant ! J’ai fait le plus dur. Malgré une neige un peu plus molle, les skis continuent de bien glisser et on descend rapidement vers la seconde partie de la boucle. Dans les grands allers-retours, j’aperçois le groupe d’Aymeric toujours en chasse, et toujours plus près à chaque virage.

On entre de nouveau dans la station, ça colle encore plus que tout à l’heure. C’est usant, mais c’est pour tout le monde pareil.

La piste passe à proximité de l’arrivée avant de replonger plus bas avant la longue section de zigzags. C’est à ce moment là que le groupe d’Aymeric nous rattrape. Je n’arrive pas à les tenir. Ce sont les 2 derniers kilomètres de trop. Michel est toujours avec moi et nous finissons presque ensemble.

 

1h46min et la 44ème place. J’ai attendu toute la saison avant de faire LA course de la saison. De supers sensations tout le long. Un temps magnifique, une super piste. J’ai vraiment donné le meilleur cette fois-ci, chose que j’ai encore du mal à faire en ski de fond. Je m’attendais à une meilleure place mais ce n’est pas grave. J’ai passé un agréable moment !

Merci à Michel qui m’a bien tiré dans les montées !

 

Merci aux organisateurs et aux bénévoles pour cette belle édition ! 

1 commentaire

Commentaire de les machine-gônes posté le 27-04-2012 à 10:55:13

C'est déjà un temps de fou que tu as fait. Et effectivement, c'était la course à ne manquer sous aucun prétexte. Dire que certains avaient déjà remisé les planches au garage... quelle grossière erreur !

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