Récit de la course : 10 km de Saint Médard en Jalles 2012, par pierrot34

L'auteur : pierrot34

La course : 10 km de Saint Médard en Jalles

Date : 11/3/2012

Lieu : St Medard En Jalles (Gironde)

Affichage : 480 vues

Distance : 10km

Objectif : Terminer

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Pas un avion mais seulement un steward sur le 10km de St Médard-en-Jalles

 La journée s’annonçait historique, pour le père et le fils, ce dimanche 11 mars, à St Médard –en-Jalles, une ville très sportive proche de Bordeaux, où se courait le 10km annuel au Label National FFA. 1328 participants en 2011. L’organisation en attendait plus cette année mais nous ne sommes « que »1227 classés, quand même 200 de plus qu’à la Grande Motte pour le 10km des Pyramides, le dimanche précédent.

  Mon deuxième grand fils, Luc, steward Air France, habitant St Médard et fumeur mais sportif quand même quand il joue au tennis, voulait fêter dignement ses prochains 40 printemps en participant à ce 10km, une toute première compétition de course à pied pour lui. Cinq petites sorties les deux semaines précédant la course dont 6km environ en 36 mn trois jours avant la course, lui ont permis de s’engager sur une petite base intéressante avant de se lancer quand même à l’aveuglette dans cette épreuve.

  Le samedi après-midi, veille de la course, certificat médical dûment rédigé en poche, il récolte le dossard 467, et moi, au bureau d’à côté, le 445, « 45 », comme mon année de naissance ! Et Luc de faire la remarque (par rapport à l’an passé, où il n’était que spectateur de son père, coureur) :  « Pas de bouteille de vin cette année ?! »(pour la récompense) « Ah non, c’est la crise cette année… ! »lui a-t-on répondu. Bon, nous nous contenterons de cette sorte de peau de chamois synthétique jaune fluo-une première pour moi, en 15 ans de courses- pour  s’essuyer, m’a dit mon fils.

  Le dimanche matin, la première grande question  a été celle de la tenue.5°C à 7h du matin. Ciel bleu et soleil présent, le dimanche s’annonçait beau mais avec un petit vent frisquet. Donc, tenue longue pour Luc, un peu de crème chauffante pour les cuisses, collant et coupe-vent. Il ne l’a jamais regretté, malgré le beau soleil. Manches longues pour moi aussi, sur maillot de cycliste à poches, pour l’appareil photo et la clé de voiture.

  Une place facile à trouver, près du stade, pour la voiture. Etonnant. On descend, dossard posé, et nous rendons en trottinant au départ, à 500m de l’arrivée (sur le stade). Et Luc de tomber sur un couple de voisins, qui courait, elle faisant aussi sa première course.

   Nous saluons au passage un brave âne

 

 

 

 

(le seul "dos d'âne" de ce parcours entièrement plat, d'ailleurs!)

 

 

et le tsunami des 1200 coureurs monte vers la ligne, sur laquelle 9 fauteuils partent à 9h45 sous les applaudissements.

 N°445, casquette rouge Kikourou? Mais c'est Pierrot 34, à mes yeux, le seul qui bizarrement connaissait Kikourou ce jour-là!

  A 10h précises, c’est à nous.

Départ très cool, en marchant, sans bousculade. Puis Luc va tenir sa promesse : partir « tranquille » pour essayer de finir mieux, en moins de 1h15 si possible. Une grande première pour moi aussi, en 15 ans de courses : je n’ai jamais été aussi décontracté, à un pareil rythme, inhabituellement bas pour moi, qui avais décidé d’accompagner mon fils jusqu’au bout.

   Je prends alors facilement les devants, pour prendre les premières photos de « mon poulain » en course !

 

 

 

 Et puis, je lui sers de point de mire alors que lui, par sa présence, me servira de « pousseur », au vu de la régularité de son rythme. En effet, aux 2km, je lui demande notre temps : « 12 », me dit-il. Aux, 4km ? « 24 ». Chic, incroyable, pourvu que ça dure ! Au 5è ? « 30 pile ». Vraiment inespéré et il semble bien tenir son rythme avec de bonnes longues foulées régulières et un souffle pas éprouvé.

  Je prends une photo au ravitaillement

 

 

 

et plus loin, d’une souriante ramasseuse de bouteilles (la pauvre !).

 

 

 

 Mais Luc m’a lâché au train et je dois piquer un long sprint pour le rattraper et le prendre de dos sur fond de jonquilles !

 

 

  C’est après le 8è que moi, je vais un peu « piocher ». Luc est toujours là, boosté par les encouragements sonores d’un couple de bons amis habitant sur le parcours, mais il semble plafonner et m’avouera à l’arrivée que les deux derniers kilomètres lui auront paru les plus longs. Je le photographie sur la piste d’arrivée

 

et passe la ligne devant lui pour le prendre sous l’arche mais la pile ne répond plus, apparemment.

  Le chrono affiche 59.59-60.00 !!!!Le temps officiel pour nous deux sera exactement de 1.00.02 ! Pour ne pas faire de jaloux entre les deux noms sans doute ! 1144è et 1145è sur 1227, le dernier faisant 1h18, un bon niveau d’ensemble quand même.

  On peut alors imaginer la double satisfaction du père et du fils.  Une balade, somme toute, pour le premier et une bonne base de référence pour le second, qui «  a tenu », « l’a fait » et, je pense, est prêt à recommencer, au plus tard l’an prochain, où nous fêterons le dimanche 10 mars, les 10 ans de Léo, mon petit-fils et fils de Luc, avec la 24è édition ….du 10km de St Médard en Jalles, un circuit qui fait le tour du site de la Société Nationale des Poudres et Explosifs et donc fait pour que  ce « 10-10-10 » nous permette…. « d’exploser » notre record !

 

 

 

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