Récit de la course : L'Infernal Trail des Vosges - 30 km 2011, par JCVOSGES

L'auteur : JCVOSGES

La course : L'Infernal Trail des Vosges - 30 km

Date : 11/9/2011

Lieu : St Nabord (Vosges)

Affichage : 755 vues

Distance : 30km

Matos : Cascadia

Objectif : Faire un temps

1 commentaire

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L'Infernal Trail 30kms et mon premier dossard...

Franchement on m’aurait dit que un jour je partirais courir sur une distance de 30 kms avec 1000m de dénivelée, j’aurais éclaté de rire : Dans une autre vie sans doute…

Ben voilà, enfin ce compte cette autre vie, c’est celle là ; il y a 6 ans j’écrasais ma dernière cigarette avant un trek dans le Mercantour,et il y a 1 an et demi je commençais ma préparation pour passer de la rando "pépère" à la rando course, le tout assaisonné de quelques sorties de vélo. Mais de là à se retrouver dans ce sas de départ, entouré de ces gens qui me paraissent avoir des jambes gigantesques et des muscles hors du commun, quelle bestiole a bien pu me piquer pour que je me retrouve là un dimanche matin…
Grand moment de solitude...

Bon, de toutes façons maintenant j’y suis alors… 5, 4 , 3…Tout le monde trèspigne , regarde son cardio ( je n’ose pas regarder le mien, je dois être déjà à 130)..2 …1…0 C’EST PARTIIII… La paquet de 240 coureurs s’étirent déjà bien vite, mon cœur bat la chamade, c’est sur il va exploser, hop je décide de zaper le cardio pour me concentrer sur mon allure , surtout ne pas se laisser embarquer dans ce TGV. Mon objectif finir en 3h30 donc allure au km entre 5,30 et 6,30 et je décide de m’y tenir…

Dans la traversée de St Nabord je me fais griller par tout le monde, pas bon le moral, mais je garde mon allure. Première petit difficulté après l’église, le peloton commence à ralentir franchement, de mon côté je garde mon allure et remonte déjà pas mal de monde, finalement le moral remonte lui aussi, ma stratégie basée sur l’allure est payante. Première grosse montée ( le Rond Cailloux je crois ) je me sens à l’aise alors que pas mal de monde semble ralentir, hélas pour moi impossible de doubler. Je perds beaucoup de temps sur ma moyenne, alors finalement je décide de pousser à fond jusqu’à la Demoiselle pour dépasser le plus gros du peloton et reprendre ce qui me semble être le milieu de peloton.

Arrivée à la Demoiselle, je vois ma femme et ma fille qui me font des signes « Papa y a beaucoup de monde devant toi… » Merci ma fille, c’est bon pour le moral ; allez hop tant pis pour le ravito j’ai de la flotte et des barres de céréales, donc on fonce. Je remonte du coup encore pas mal de monde tout en gardant mon objectif d’allure, je pense que dans sa moyenne le rythme général a bien ralenti, pour ma part je reste à mon objectif, à mi parcours je tiens le cap. De superbes paysages défilent entre champs prairies et bosquets, la partie est assez roulante j’en profite pour accélérer encore et doubler, je reste concentré sur mon allure.

Arrivée à Puisieux, de nouveau ma femme et ma fille « c’est bon tu as remonté plein de monde ! » Ouf, ça va mieux je m’arrête rapidement au ravito pourboire un verre d’eau et manger une tranche de pain d’épice, et puis ces gars qui finissent le 160 et que je salue me donne la pêche. Je relance , encore, quelques coups de cul qui me permettent de remonter encore la file, je vois de moins en moins de coureur, je câle alors mon allure sur quelques petits groupes en relançant de temps en temps, toujours cess 5,30 et 6,30 min au km.

Passé le Col de Raon je me lâche de nouveau en profitant des descentes très roulantes tout en restant concentré car il y a pas mal de caillou, de quoi se péter une cheville comme un rien, je regrette pas les séances de gainage.

La dernières descente près de 4 kms juste derrière un bon coup de cul, est bitumée et roulante à souhait, mais traumatisante pour les genoux, je lutte contre une crampe à la jambe droite et marque quelques arrêts, je suis éreinté je ne regarde plus ma montre, je file.

Les hauts parleurs du stade se font entendre, je débouche de la forêt les premières habitations de St Nabord apparaissent, il fait chaud, sympa pas mal de gens sont sur le bord des routes qui nous accompagne de leurs encouragements, c’est la fin, je débouche sur l’amphi-stade, une petite bosse de rien du tout me parait comme un mur, puis une grande boucle plane, je fonce, j’ai un peu la nausée, petite pente raide et l’arche d’arrivée est là, enfin… Le cœur ralenti , les haut parleurs hurlent, les jambes sont molles comme du coton, je stoppe mon chrono, on me prend mon numéro de dossard, on me met une médaille autour du coup et une bise sur la joue... en fait je ne voit rien, rien d’autre que ma femme et ma fille qui sont là pour m’accueillir J’ai presque les larmes aux yeux en les voyant, je regarde enfin ma montre 3h02.

Instant magique que celui là, cette sorte de flottement indescriptible qui contraste avec ces trois heures haletantes, instant qui restera longtemps imprégné dans ma mémoire, ainsi que ce numéro de dossard, mon premier, le 113. Ce dossard désormais fétiche pour moi, fera le voyage dans le sac du 70 l’année prochaine !

 

1 commentaire

Commentaire de crocodile posté le 13-05-2014 à 22:52:25

Merci pour ce compte rendu de course, en septembre 2014, ce sera aussi mon premier dossard de Trail ;-)

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