Récit de la course : Euskal Trail - Trail des Villages 2011, par L-ours auvergnat

L'auteur : L-ours auvergnat

La course : Euskal Trail - Trail des Villages

Date : 3/6/2011

Lieu : Baigorri (Pyrénées-Atlantiques)

Affichage : 753 vues

Distance : 90km

Objectif : Pas d'objectif

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Le récit

 

Euskaltrail 2011

lundi 6 juin 2011
par  Sanglier Arverne

Le Sanglier faisait équipe avec Marie et L’Ours avec un Basque bariolé.

Arrivé à St Etienne Baigorry avec ma co-équipière, nous tombons nez à nez, avec l’Ours, l’Ourse, et un drôle d’énergumène, qui s’avère être le co-équipier du plantigrade. Apparemment, l’Ours à des problèmes de santé, mais je ne m’en fais pas trop, je pense juste qu’il a la peur au ventre :-) Quelques chambrages plus tard, il se décide à prendre son dossard, pour accompagner notre ami bariolé, qui bien qu’affuté, doit peser un certain poids avec tous ses percing...

- 1ère embrouille avec le pays Basque, les tee shirt taillent petits, ici les Sangliers sont affutés... Après un café à la terrasse d’un bistrot nous rentrons au gite, préparer les pasta, et se restaurer.

- 2ème embrouille avec le pays Basque, le "chichon" local (sorte de rillette de gras de porc) est indigeste à souhait, et en qualité de Sanglier Arvernes, le gras des cousins passe très mal. Demain réveil 5h00.

  • 5h05, nous nous retrouvons tous les 3 dans la cuisine pour déjeuner, malgré une certaine pression, bien légitime, les sourires ne manquent pas, surtout à la vue du petit déj de Marie, ma co-équipière, céréales Fitness et son DVD, spécial ventre plat. Fred, notre ami bariolé frappe à la porte, il est temps de prendre le car pour le village de départ Urepel (18km). L’ambiance est bon enfant, je retrouve quelques connaissances du trail des Citadelles, des gars qui envoient du lourd, et qui ne sont pas venus pour voir le paysage, on le fera pour eux. 7H30, après les recommandations de l’organisateur, le départ est donné dans une ambiance de fête Basque.
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- 3ème embrouille avec le pays Basque, les montées sont raides. Rapidement avec Marie, nous prenons place dans le groupetto, l’objectif du jour, rentrer dans les délais, lourde responsabilité pour moi, l’Ours et le bariolé sont déjà loin... Marie est plus montagnarde que traileuse, les parties roulantes lui font mal, en montée elle avance, en descente, elle gambade telle une chamoise... pour l’instant. Les kilomètres passant, enchainement de montées dans des chemins à chèvres et descentes tout droit en fond de vallée, nous arrivons au "mur", 700m D+ droit dans la pente, et là, notre chamoise est mal, très mal, je ralentis (moi qui ne vais déjà pas très vite quand ça monte), et essaie de trouver les mots pour qu’elle reparte, ouf, elle comprend le Sanglier, et la voilà repartie, la larme à l’oeil, mais avec un courage digne d’une Mouflarde aguerrie. On arrive enfin en haut de ce mur, et c’est reparti pour les montagnes Basques, ou plutôt les montagnes Russes... Je sais qu’on arrivera à bon port ce soir, mais je suis inquiet pour le lendemain, les pieds de notre chamoise paraissent en mauvais état. Nous passons la ligne d’arrivée 15 minutes après l’Ours qui a plié le Basque, demain il repartira seul, je lui laisse le soin de vous raconter sa course...

Il y a une chose que vous devez savoir, avant d’être électricien, l’Ours, ou devrais je dire monsieur Ours, a été chirurgien (Clooney n’a qu’à bien se tenir), et oui, il a opéré Marie, sans anesthésie, de ses orteils douloureux, je passe les détails et les hurlements de la chamoise endolorie. Après notre plat de pâtes quotidien, Marie se couche tout de suite, nous trainons un peu avant d’aller au dodo.

  • 5h05, nous nous retrouvons tous les 3 dans la cuisine pour déjeuner, malgré une certaine pression, bien légitime, les sourires ne manquent pas, surtout à la vue du petit déj de Marie, ma co-équipière, céréales Fitness et son DVD, spécial ventre plat. Fred, notre ami bariolé ne frappera pas à la porte, nous allons prendre le car pour le départ, à 3. L’ambiance dans le car est moins joyeuse, déjà de nombreux concurrents, dont l’Ours, ont perdu leur co-équipier, je suis fier d’avoir ramené notre chamoise à destination, et surtout qu’elle soit au départ ce matin. Comme à notre habitude avec mon ami Laurent, nous essayons d’égayer le peloton, qui parait partir pour l’abattoir. 7H30, après ..... Nous partons prudemment, et rapidement nous recréons le même groupetto que la veille, l’Ours après quelques km à nos cotés, a eu envie de se dégourdir les pattes, et nous a quittés pour gambader loin devant nous... Le premier col est beaucoup plus "ouvert" qu’hier et la vue est superbe, je sens que notre montagnarde apprécie et a du baume au coeur, je calme son euphorie, il reste 35 bornes, et des gros morceaux. Nous ne sommes pas plus lents qu’hier, en tout cas c’est ce que je crois... Rapidement, nous allons devoir nous battre contre les barrières horaires, les blessures aux pieds de Marie se sont réveillés, ça va être dur de rentrer dans les temps.

- 4ème embrouille avec le pays Basque, les serres files nous collent au cul, et j’ai été obligé de leur dire de prendre leurs distances, gentiment, comme un Sanglier quoi ... Du coup, inconsciemment, nous accélérons, et doublons 3 ou 4 équipes, pour mettre de la distance avec nos amis serre file. A mi-course, je propose à Marie de voir les podologues, elle me répond que si elle s’arrête elle ne repartira plus, alors, on ne s’arrête pas, et elle fait preuve d’un sacré courage pour attaquer une montée ENORME, droit dans la pente, même les chèvres ni montent pas..., je vous le dis, une vraie mouflarde. On passe les barrières limite, après l’avant dernière, au 30ème, il reste encore une grosse bosse, mais je sais qu’on va aller au bout, je le sais, car Marie a passé le moment où on ne se fait plus plaisir, le moment où on avance pour avancer, où on met le cerveau sur OFF. Je le sais parce qu’avec les km partagés, et les heures passés sur les chemins, j’ai appris à connaitre ses sensations de traileuse, elle ira au bout. Dernière barrière à H 00, OUF, col d’Espinguy, le public nous acclame comme si nous étions devant. Une dernière bosse (une traversée montante qui n’en finit pas),et 7 km de descente, la ligne d’arrivée est au bout. La montée se passe bien, la descente est un calvaire pour les pieds de notre chamoise, mais elle serre les dents, et avance, on a marché pendant ses 10 derniers km, mais on en a gardé sous le pied pour passer la ligne en courant, sourire au lèvres, un sourire de Mouflard et de Mouflarde, parce que je vous le dis, Marie est une nouvelle Mouflarde dans l’âme. Laurent est arrivé depuis près de 2 heures, il est parti se doucher, il nous rejoindra avec Séverine et DIDI, ainsi que notre Basque bariolé pour partager une tartine de Houblon bien méritée. L’année prochaine je m’inscris sur le challenge père/fille , à bon entendeur...

Class.NomTemps total
205Nicollo Laurent17:21:00
232Marie-Hélène Costet19:04:20
233Cabano Marc19:04:22

C’est la première fois que je fais une course en équipe, et quel plaisir d’arriver au bout ensemble.

Tracé jour 1

Tracé Jour 2

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