Récit de la course : La Course du Baztan 2011, par Ben64

L'auteur : Ben64

La course : La Course du Baztan

Date : 22/5/2011

Lieu : Bidarray (Pyrénées-Atlantiques)

Affichage : 937 vues

Distance : 21km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

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Bidarraiko Lasterketa - 21 km 1650 m+


Me voilà à Bidarray pour une course de 21km et 1650 m+ bien costaud qui s’annonce, étant par la même occasion une manche de la Coupe d'Euskadi de course en montagne. Au niveau des coureurs, une flopée de basques venus de l'autre côté de la frontière, que du lourd! Je n’ai repris la course que depuis 1 semaine suite à une entorse lors du 40 km des Citadelles après 1h de course à peine… C’est quand même la deuxième depuis début février où je m’étais tordu la cheville lors d’un duathlon trail/vtt… Ce début de saison n’est vraiment pas jouissif d’un point de vue sportif !

 

Je suis venu avec Laurent (laulau) et Raymond les arétois. D'autres membres du club Xiberotarrak sont également présents. Représente ! On s’échauffe un peu, je fais mine de suivre à la trace le futur vainqueur de l’épreuve (j'aurais été bon au prono), puis nous nous dirigeons vers la ligne de départ. Tous les membres du club vont vers l’avant tandis que je me place (fort judicieusement, je le saurai après) à l’arrière avec mon cousin Dominique, préférant ne pas me mettre dans le rouge d’entrée.

 

C’est parti à toutes enjambées devant, tandis qu’en queue de peloton, le train me convient assez bien. Après un premier goulet d’étranglement et quelques centaines de mètres de goudron, nous attaquons un sentier vers le sommet de l’Arla. Il faut encore attendre un peu avant de pouvoir s’engager en faisant attention de ne pas prendre un planter de bâton dans les chaussures. Ça grimpe sec mais mon cardio est bas, si bas que je décide après 3-4 km de course (heuu de marche) d’envoyer un peu la sauce au risque de planter la tente.

 

 

Un amuse gueule gourdronné dans le 1er km 

 

Je profite de la crête et du sentier qui s’élargit pour entamer une remontée du peloton qui s’avèrera quasi continue jusqu’à la seconde difficulté du jour. Je cours tandis que beaucoup marchent, et marche à grandes enjambées quand ça monte trop dur.

 

Après un départ prudent, je décide de doubler

 

J’aperçois au détour d’un virage laulau qui m’encourage, et Vincent un autre coureur du club pas loin derrière lui. Je décide d’accélérer encore un peu et atteins le sommet de l’Arla (700 m). Je rejoins d’ailleurs Dominique qui avait pris la poudre d’escampette dès le départ et nous basculons ensemble au pied de l’Iparla, seconde difficulté du jour. Tandis que nous dévalons la piste à toutes enjambées, on en profite pour discuter un peu. Il me conseille d’en garder sous la pédale car pour atteindre le sommet de l’Iparla, il faudra grimper une sorte de cheminée plus que pentue. C’est alors que j’aperçois le passage en question juste avant qu’il ne soit envahi dans la brume. Ça fait froid dans le dos ! Un mur ! Que dis-je, une muraille, un fronton !!

 

 

Montée vers Iparla

 

Bon c’est pas que ça monte mais j’ai les mains sur les cuisses !! Et je pousse ! En levant la tête, je vois Vincent qui est juste devant moi. Après quelques minutes d’effort intense, nous atteignons le col et suivons la crête plein Sud à l’assaut des quelques dizaines de mètres de dénivelée restant pour atteindre le sommet de l’Iparla (1044 m). On n’y voit pas grand chose mais il fait frais, c’est un bonheur pour éviter la surchauffe. Celle qui commence à menacer mes mollets qui se contractent. J’ai les crampes qui se pointent et Vincent a le même problème apparemment puisque je le double dans la partie finale de l’ascencion.

 

S’ensuit une longue descente que je connais par cœur, pour l’avoir fait des dizaines de fois. D’abord ultra technique voire dangereuse avec des dalles rendues glissantes par le brouillard, puis souple et agréable sur une belle pelouse d’altitude. J’ai dépassé Dominique et Jean-Marie, le postier d’Espelette, mon village d’enfance, mais cours néanmoins tout en retenue. Il faut dire qu’après mes deux expériences malheureuses, j’ai tout sauf envie de me re-twister une cheville ! Sauf que mes mollets ne veulent rien savoir et me taclent par derrière. J’ai le droit raide comme une poutre et tente tant bien que mal de le détendre. Je suis totalement couché sur l’herbe, un rictus de douleur masquant mes lèvres. Deux minutes à essayer de faire passer cette crampe tenace, et voilà que je me suis fait dépasser par Dominique, Jean-Marie et Vincent qui a l’air d’avoir moins de soucis avec ses mollets. J’emboîte le pas de Vincent, le rejoins au dernier ravito, et le distance dans la descente technique qui suit. Je fais toujours attention à mes chevilles et me réjouis (c’est pas tous les jours que je vais dire ça !) de retrouver le goudron pour les 500 derniers mètres.

 

Je passe la ligne en 2h34, heureux d’être sain et sauf. Pas de blessure, un miracle en ce début de saison !

 

 

A l'arrivée avec laulau

 

Impressions

Content d’être arrivé au bout de cette belle course, les crampes m’ont quand même rappelé que j’étais en manque de condition physique après 3 semaines d’arrêt. Il faudra bien que ça revienne pour le 2*25 km de l’Euskal Trail car mon cousin ne va pas m’attendre !

2 commentaires

Commentaire de laulau posté le 13-06-2011 à 23:19:00

Belle course pour une reprise...et surtout pas de casse !
T'as fait un très bon euskal trail, tu vas être fin prêt pour Hirukasko et Espelette !

Commentaire de Fredy posté le 26-11-2011 à 21:09:20

Les montées sont toujours aussi raides dans ton pays. Merci pour le récit et les photos.

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