Récit de la course : L'Ardéchois - 34 km 2011, par Aleitheia

L'auteur : Aleitheia

La course : L'Ardéchois - 34 km

Date : 30/4/2011

Lieu : Desaignes (Ardèche)

Affichage : 1223 vues

Distance : 34km

Objectif : Pas d'objectif

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"Tu n'y arriveras pas!"

L'Ardéchois 34km - 30 avril 2011-05-03

 

 

L'Ardéchois... une course se déroulant comme tout le monde l'aura deviné en Ardèche, à partir du village de Desaignes. Desaignes, 1200 habitants et l'une des plus vastes communes du département... Quand on vient de Marseille autant vous dire que ça surprend !!

C'est pourtant là que se passe ce trail, alliant un beau plateau de coureurs et une convivialité qui a parfois malheureusement tendance à déserter le monde du trail...
Au choix 2 parcours, 34km et 1500m D+, et 57km et 2500m D+, ainsi qu'un 10km féminin le samedi.

Je ne me souviens plus exactement pourquoi j'ai décidé de m'inscrire à cette course... Envie de changer de région, d'augmenter un peu la distance en gardant un dénivelé raisonnable pour la piètre grimpeuse que je suis... Et de rencontrer d'autres kikous inscrits.
Bref je décide de m'inscrire sur le 34km (57 c'est pas encore pour moi, progressivité on a dit!). Les 26km de Mirmande se soldent par un abandon difficile à digérer, puis la course nature de Ste Rosalie par des sensations et un plaisir intact, même si je suis plus en mode balade qu'en mode course. Cela se présente plutôt bien après cette dernière course...
Je tiens aussi beaucoup à cette course suite à une réflexion faite à mon encontre lorsque j'ai annoncé que je la faisais :
« 34km? Mais tu vas faire ça toi? Tu n'y arriveras pas! ».
Je n'ai rien répondu mais celle-là je ne vais pas l'oublier...

Une préparation pas trop mal, après pas mal de déboires en ce début 2011 entre périostites réitérantes et démotivation passagère... Pas de réel plan mais quelques semaines de sortie à l'envie et au feeling (le genre de truc qui fait bondir les entraîneurs mais qui m'a permis de retrouver le plaisir de courir. Plus mon départ imminent pour le Québec qui me donne envie de profiter au maximum des possibilités offertes ici.

Dommage pour moi, alors que d'habitude j'essaie d'engranger du sommeil et des réserves de glycogène, je cumule nuits très courtes et repas light les quelques jours précédents la course... J'ai prévu une arrivée le vendredi soir en Ardèche pour se rapprocher du départ, résultat plus de 5h de route dans de sympathiques bouchons... Heureusement je ne suis pas du genre à m'énerver au volant...

Je retrouve Jay pour le repas, mais stress d'avant-course ou autre chose, impossible d'avaler grand chose malgré le délicieux gâteau de semoule maison qu'il a amené dans son sac. Les stocks de glycogène vont se retrouver à zéro, pas bon, pas bon...
Préparation du carburant, surtout que le premier ravitaillement se trouve au bout de 22km... 2L de mélange eau/caloreen et un bidon de 500mL d'isostar citron, avec en plus quelques dosettes d'hydraminov pour refaire les stocks.
Nuit (très) courte avec 4h de sommeil entrecoupé de réveils toutes les 20 minutes... Bref une nuit pas vraiment réparatrice. Pas grave, je tiens à cette course, la motivation est là, ce qui me permet de ne pas avoir (trop) l'air de sortir d'un film d'horreur le samedi matin...

1/2h de trajet pour arriver à Désaignes ; les parkings sont bien faits, à 5 minutes à pied du retrait des dossards et du départ. Il fait un peu frais mais le soleil commence à pointer son nez, il y a des chances qu'on chauffe un peu sur le parcours. Il y a pas mal de coureurs, 1500 je crois prévus au départ, la sono met une ambiance sympathique, dommage pour ceux qui voulaient faire la grasse matinée!


Retrait des dossards, retour à la voiture pour se changer, puis on retourne vers l'arche avec Jay en espérant croiser quelques kikous... A part Chanthy (qu'on ne verra d'ailleurs pas puisqu'il connaît son quart d'heure de gloire en se faisant interviewer) je ne connais personne, je rencontre Mussara puis Leptichat, et Auvermarc juste avant le départ.


Le top est donné, on met quelques minutes à démarrer puisque le départ se fait dans le village et les rues sont un peu étroites pour un flot de 1500 coureurs... On peut apercevoir les premiers partis comme des fous devant, mieux vaut eux que moi!
« Tu n'y arriveras pas! »
Une très bonne ambiance règne sur ce départ, beaucoup d'applaudissements et d'encouragements, pas mal de musique aussi, vraiment sympa!

 

Le profil de la course est clair : pendant 10km, on monte!! D'ailleurs ça ne fait pas un pli, 1er kilo la moitié du peloton marche... Et moi aussi parce que d'abord comme d'habitude je suis au fond et ensuite parce que 34km c'est long, pas la peine de se griller dès le début. Je ne porte pas de cardio mais je me connais bien sur ce plan là, ça tape un peu trop haut me semble-t-il, probablement normal avec un départ en montée et en course.

 

Ca dépasse, ça repasse, ça discute, j'aperçois Jay prendre quelques photos, Mussara n'est pas loin et plaisante, je suis bien et contente d'être là.
Pour l'instant c'est de la montée sur bitume, j'ai hâte de me retrouver sur les sentiers, je sens les tibias qui travaillent un peu trop, ce n'est pas douloureux mais il ne faudra pas que ça dure...

Km 1,5, enfin une arrivée sur les sentiers... Je trottine dès que la pente est moins forte, et remarche après. Je sais que si je me mets dans le rouge maintenant je ne pourrai pas le rattraper et je risque de le payer cher par la suite... Jay n'est pas loin et me dit « Je le fais tranquille », j'accepte la compagnie avec plaisir même si je sais qu'il pourrait partir franchement devant.


« Tu n'y arriveras pas! »
Km 3, je ne me sens pas mal mais... pas merveilleusement bien non plus. Normal, nuit presque blanche, peu de réserve, départ en montée... J'ai peur de manquer de carburant, alors toutes les 5-10 minutes je bois mon mélange eau-caloreen en alternance avec une gorgée d'isostar. 


500M plus loin l'estomac commence à se contracter, la ventilation est bonne, je ne suis pas essoufflée, mais le cardio tape toujours un peu trop haut à mon goût... Je peux difficilement ralentir plus sans marcher alors un petit effort, je jette des coups d'oeil autour de moi, la vue est jolie et me change de mes terrains de jeu habituels...
« Tu n'y arriveras pas! »
Km 4, ok là je ne peux plus faire face, la pause désormais traditionnelle de « vidange gastrique » c'est maintenant... Dommage il n'y a pas de buissons où se planquer, tant pis, je ne peux pas faire autrement... Vomissements et cortège habituel d'accompagnants : sueurs froides, tremblements et vertiges...

5 minutes plus tard je me redresse en soufflant, et en croisant les doigts très très fort pour que ce soit la fin des ennuis... J'ai l'impression d'être revenue à Mirmande et l'amertume de l'abandon se rappelle à moi...


« Tu n'y arriveras pas! »
Aujourd'hui c'est moi qui commande et l'estomac n'a rien à dire! Jay est resté pas trop loin pour m'attendre, déjà qu'on était parti en fin de peloton avec cette pause on est quasiment derniers...


Le sentier monte toujours, pas vraiment pentu ; d'ordinaire je courrais sur ce chemin, là j'attends de me sentir un peu mieux, j'essaye de marcher à grands pas pour ne pas perdre trop de temps. J'ai perdu toute l'eau bue jusqu'ici, pas le choix, il faut vite réhydrater avant d'avoir d'autres soucis...

Le cardio tape beaucoup trop haut, à vu de nez on est au-dessus des 190 bpm, il faut que ça redescence ; j'alterne de rares périodes de course avec beaucoup de marche... Jay est toujours là, apparemment il a décidé de m'accompagner ; certes il constitue une présence très appréciable mais ça me désole qu'il ne profite pas plus de la course...
La fatigue a du mal à passer, l'estomac se tortille, eh oh c'est bon maintenant, tu t'es exprimé une fois maintenant tu la fermes!
Petite descente sympathique, je ne cours pas vite mais je cours ; le sentier est loin d'être aussi technique que ce que je peux connaître des calanques ou de la Sainte-Victoire, du coup je fais moins attention et la cheville vrille. Douleur aiguë mais fugace, qui passera sans problèmes.
On a pris beaucoup de retard par ma faute, j'aimerais bien accélérer mais je sens bien que ça ne tourne pas comme je voudrais.
On est à peine au 6e km, ça remonte avec une pente plus importante qu'au début... Une chape de plomb me descend dans les jambes, rien de musculaire mais un manque de jus énorme, je paye cher ma pause de tout à l'heure...

Jay a emporté des bâtons, devant mes difficultés dans les montées il me les a déjà proposés plusieurs fois ; ne sachant pas m'en servir je les ai refusés jusqu'ici. Là plus le choix, quelques mots d'explications de sa part et je continue en essayant de soulager un peu mes jambes qui peinent à avancer même en marchant...


« Tu n'y arriveras pas! »
Je m'énerve, je peste intérieurement. J'en ai souvent bavé sur des courses mais je n'ai pas le souvenir d'avoir eu autant de difficultés qu'aujourd'hui. Je connais les cuisses qui pleurent dans les montées, les courbatures qui s'installent en fin d'effort, les épaules qui se crispent avec la fatigue... Là c'est comme si je tirais un charrette derrière moi, les jambes vacillent, rien ne va plus...

Et ça va encore moins quand on se fait rattraper par les serre-file. Trois coureuses qui discutent un moment avec nous et nous disent qu'elles viennent de retirer la puce à des personnes qui ne faisaient que marcher depuis le début... Je tente un « ne vous inquiétez pas, moi dès que ça va descendre je cours! ». Elles rient mais ne sont pas dupes, je dois avoir une drôle de tête. Je leur dis quelques mots sur mes soucis digestifs de début de course, « le temps de m'en remettre et ça va repartir! ».


Ben oui mais ça ne repart pas, km8 c'est vraiment désolée que je vois Jay accepter de se faire enlever son dossard malgré mes tentatives pour le faire partir seul devant pour courir et boucler le parcours... Il refusera, préférant m'accompagner... Un geste de solidarité qui me va droit au coeur.

Le corps est en vrac mais l'esprit est furieux.

« Tu n'y arriveras pas! ». Est-ce que si je finis en OFF ça comptera? De toute façon aucune importance, je suis venue pour faire 34km, je veux faire 34km. La serre-file a l'air inquiète quand je lui dis, ses compagnes et elle vont même attendre un peu pour s'assurer que j'arrive en haut... Jay est devant, s'il arrive à grimper alors je grimpe! Etonnants ces défis qu'on peut se donner pour avancer...

Au bout d'une montée qui me semblera la plus longue jamais faite (en réalité à peine 1,5km), on arrive au sommet... Je ne me souvient plus exactement du profil mais je sais que ça descend pendant un moment... Avec un peu de chance je vais pouvoir me refaire une forme. Surtout que la descente n'est pas du tout technique, pente douce et sentiers de terre battue. Jay me pousse à trottiner, certes on est loin de battre un record de vitesse mais ça trotte un peu... Trop peu et pourtant le cardio ne redescend pas, toujours largement au-dessus de 180bpm.
Au km13 on croise la tête de course, Thierry Breuil qui galope suivi de près par ses poursuivants, puis Dawa Sherpa qui nous adresse un sourire en nous souhaitant bon courage, ce qui fait toujours plaisir!

 

On continue, l'estomac a décidé qu'il faisait la loi et ne tient pas en place... Pas grave, au point où j'en suis c'est pas les quelques minutes de pause nécessaires qui vont changer quelque chose au résultat. Une seule chose me motive, boucler ces 34 km.
Faux-plats montants et descendants, aucune réelle difficulté sur ce parcours... Mais je suis cuite, à la moindre montée les jambes flageolent, j'ai peur de casser les bâtons de Jay tellement je m'appuie dessus. Le pauvre m'attend toujours sans un reproche, si je pouvais j'irai me cacher derrière un buisson pour disparaître. Comme ce n'est pas possible j'avance, bâtons alternés, parallèles, tout y passe pour essayer de me soulager. La perf n'est plus au programme, la seule chose qui compte c'est finir ce parcours et passer la ligne à Desaignes.

 

Jay me parle de courses qu'il a faites et où il a connu le même genre de soucis, associés au bout d'un moment à des crampes à cause de la déshydratation. Quelques prémices de crampes se font ressentir chez moi, mon compagnon de galère me passe un cachet de sporténine... Malheureusement un peu trop tard!
Ni une ni deux, en sautant pour prendre appui pour franchir une butte de terre je crie : crampe foudroyante au mollet. Je me mords les lèvres, non mais c'est vrai, faut pas déconner ma grande, non seulement tu traînes mais en plus tu te plains? Je sautille en essayant de tirer pour la faire passer. Jay a compris le truc, c'est lui qui va étirer tranquillement le muscle pour la faire passer... Il faudra s'y reprendre à trois fois pour que ça marche, à chaque relâchement la s... revient. Je ne suis pas particulièrement sujette aux crampes en course mais j'en ai déjà eu, celle-ci est de loin la pire, d'ailleurs on la voit très nettement en regardant le mollet qui palpite façon « alien le retour ».
Km 17, on finit par arriver au château et à la cascade, seul morceau de descente un peu technique ; la vue est magnifique, le coin vraiment joli. Malgré mon état j'arrive encore à apprécier l'endroit où je me trouve... Une petite pause rafraîchissante dans la cascade pendant quelques secondes, Jay me dit avoir aperçu les serre-files pas loin... Tiens et si on pouvait les rattraper?

 

 

Mais on ne pourra pas, la petite remontée après la cascade flinguera ce qui me reste de jambes, tête qui tourne, jambes qui tremblent, je suis enfermée dans ma bulle. Jay l'a bien compris et est parti un peu devant, je suis furieuse après moi de lui imposer ça... Lui peut courir, moi même à 3km/h sur plat j'ai l'impression d'être en train d'escalader l'Everest.
Une deuxième crampe survient sur l'autre mollet, ben voyons! Heureusement un peu moins coriace que la première.

 

La peinture est toujours au sol mais bien sûr les rubalises ont disparu, conséquence oblige, on hésite sur le chemin... et bien sûr on se plante! Rien de grave, moins d'1 km de rab (et la moitié en montée, j'ai qu'une envie c'est de m'asseoir et de rester là jusqu'à demain!) ; mais il y a cependant une constatation évidente : il n'y a plus d'eau, et pourtant Jay m'a fait boire son hydraminov depuis un moment... Mais qu'est-ce qu'il a bu lui, comment il fait? Le ravito du 22km est censé être pas loin, mais est-il encore seulement sur place?


Une fois arrivés il faut se rendre à l'évidence, les bénévoles du ravito ont quitté les lieux... Faut dire aussi qu'on est à plus de 5h de course... Jay attrape une voiture de bénévoles pour négocier notre retour. J'ouvre la bouche pour protester, j'avais dit que je finirai cette course, je ne veux pas rentrer en voiture!! Mais au fond il a raison, sans eau je ne vois pas comment parcourir les 12km restants... Et finalement je crois que le corps est tellement soulagé que ça s'arrête qu'il refusera de faire ne serait-ce qu'un kilomètre de plus.

La mort dans l'âme je monte dans la voiture, un peu plus et je me mettrais presque à pleurer...
« Tu n'y arriveras pas! »
Oh toi ta gueule! C'est vrai je n'y suis pas arrivée. Je suis dégoûtée du trail, je n'ai plus envie de courir, et de toute façon pour ce genre de résultat aucun intérêt.
Les bénévoles nous ramènent à Désaignes, Jay discute, moi je suis obligée de leur demander une pause de plus pour sortir de la voiture.
Enfin arrivés sur place, on nous dépose au parking où on se change avant d'aller faire un tour au buffet prévu pour l'après-course. Le repas est fort sympathique, et animé tour à tour par un groupe de percussionnistes et un autre de cuivres. Sympa quand on passe un moment à manger mais vu le bruit je ne suis pas sûre que les bénévoles qui servent le repas apprécient autant que nous...

 

 

 

Je me gave de coca et grignote le repas, dur mais ça passe! Jay essaie de me convaincre que mes entraînements et mes qualités de coureuse ne sont pas en cause, et que seule compte la résolution de ce problème d'alimentation et d'hydratation. Une fois résolu les courses devraient passer comme des lettres à la poste... Pour l'heure je ne suis pas sûre d'avoir envie de recommencer l'expérience.

 

Un arrêt au stand d'Effinov où on rencontre Anthony Bertou, c'est le moment parfait pour lui poser des questions mais pas envie de raconter mes problèmes d'aujourd'hui (complètement stupide, alors que j'avais un spécialiste de la question) ; puis on passe devant le stand de Dawa Sherpa... Jay fait une ptite photo pour éclairer ma journée! On recroisera également Mussara qui est arrivé au bout des 34km... en réalité 37!!


Retour heureusement plus rapide que l'aller qui se passera sans problèmes, excepté une grosse envie de dormir qui me prend sur l'autoroute...

Difficile de s'empêcher de ruminer l'expérience du jour.
Un petit tour sur la balance me donnera plus de 2kg perdus suite à cette journée, et je descendrai plus de 3L de flotte entre 19 et 21h... Desséchée!! Complètement assommée le soir, je ferai pour une fois une bonne nuit de sommeil en essayant de digérer ma déception.

En résumé... euuuhhhhh...
- 3 km pas trop mal au début
- plus de 18km faits au mental
- un abandon qui risque de me rester un sacré bout de temps en travers de la gorge, grosse frustration et immense déception
- un sacré bug en terme d'hydratation et d'alimentation qu'il faut résoudre avant de penser retourner sur une course
- une course à faire pour son ambiance, son parcours et son décor
- un ami kikou qui aura montré une gentillesse et une solidarité étonnantes... qualités de trailer, kikouresques ou personnelles qui lui auront fait renoncer à sa course pour m'accompagner dans mon cheminement... J'ai pas encore trouvé comment le remercier...


Pour en rajouter un peu, le lendemain dimanche j'avais prévu d'aller sur le 26km du trail de Mimet retrouver les copains kikous du 13. Fatigue et reste de crampes, j'ai renoncé à la course (avec de gros regrets en voyant le parcours et les réactions des coureurs) mais pas au repas entre kikous... Là aussi un régal avec dégustation de bière au soleil...

 

Et où je me rendrai compte que tout coureur est capable un jour ou l'autre de dire après une course « Marre du trail, j'ai eu envie d'arrêter », mais que finalement... ben on y revient tous... Alors j'y reviendrai!

Pour un dernier récit en France avant longtemps j'espérais un peu mieux, mais ce n'est que partie remise!!

 

Alors à bientôt les kikous du 13 et d'ailleurs, et si un petit tour au Québec vous tente... faites-moi signe!!


Et encore un immense merci à Jay...



13 commentaires

Commentaire de lapinouack posté le 04-05-2011 à 07:40:00

tu as été sacrément courageuse
prends bien soin de toi maintenant
gros bisous !!

Commentaire de l ignoble posté le 04-05-2011 à 08:50:00

en tous les cas ta volonté t'honore............dommage de ne pas s'être croisé...
ton esprit change radicalment de l'elitisme pseudo performance qui sévit sur les courses......ca fait plaisir de voir un bol de fraicheur et de simplicité,loin de la starification gonflante des stars de mag de course a pied............et tu arriveras a tes rêves ,ne lache rien...

Commentaire de chanthy posté le 04-05-2011 à 09:58:00

bravo pour ton super mental et ta sagesse.
vaut mieux ne pas prendre de risques inutilement.
courage pour la suite,le changement d'air devrait te "requinquer" :)
à bientôt.

Commentaire de Jay posté le 04-05-2011 à 10:52:00

T’as bin eu d'la misère avec ça.. quand même .. ;-P

Mais pas une seule fois je ne t’ai vu .. « Seul sur le sable, les yeux dans l'eau… » Et jamais de « Chu t'à boute ! Ostie q'chu pu capable ! »

Je suis en effet rester en assistance.. en risquant à tout moment un « Achâle-moi pô ! » Et si je suis resté parfois devant c’est que je voulais éviter un « Crisse ton camp d'icitte ! Décrisse ! »

Encore bravo pour ta volonté et ton courage au fil de ces kms … alors que tu étais « bin brûlé ben raide » :-/

Arrivé au km22 , à la recherche de ce foutu ravito .. le stop était de rigueur … « ça n’avait pas d'maudit bon sen' ! de continuer »..et t’aurais pu me dire « Il a pété sa coche, je continue.. :-/

Bon quand tu seras overthere… Lâche-moi un coup de fil ;-P

Hâte de lire tes prochains récits.. qui auront, j’en suis sur, en plus d’un accent différent.. Un gout différent … celui du succès :-D

Commentaire de DROP posté le 04-05-2011 à 11:26:00

Sacrément courageuse. C'est jamais évident à vivre sur l'instant mais on apprend bcp plus de ces désillusions que de ces réussites.
Bonne recup.

Commentaire de laurent05 posté le 04-05-2011 à 13:30:00

il y aura des jours meilleurs
c'est déjà bien d'être allée jusque là dans cet état...
bonne récup un bon voyage pour ta nouvelle vie
bises
laurent

Commentaire de Françoise 84 posté le 04-05-2011 à 15:48:00

Chapeau, Marion, pour ta ténacité! Une prochaine fois, ça passera... Bon voyage et à bientôt, j'espère!

Commentaire de kkris posté le 04-05-2011 à 18:32:00

Marion,il faut un sacré courage pour faire tout ça dans cet état.j'espère que tu trouveras une solution à tes problèmes,et que le trail,ça ne sera pour toi'que du bonheur'.
profites bien de ta'nouvelle vie' et donne nous des nouvelles de temps en temps.
bises.

Commentaire de RogerRunner13 posté le 04-05-2011 à 18:47:00

Bravo pour ton courage et ta ténacité, mais il faut savoir ne pas aller trop loin, ton abandon est logique et il est connu que l'on tire toujours des enseignements d'un échec, alors la prochaine fois ça ira mieux.

Commentaire de taz28 posté le 04-05-2011 à 20:22:00

Eh bien dis donc, quel courage !!
Au début de ton récit j'étais persuadée que tu y arriverais et que tu ferais un pied de nez à la personne qui te l'avait prédit....

Tu avais un super accompagnateur et tu avais l'envie, mais quand le corps dit non, il faut accepter de l'écouter....Et c'est loin d'être facile !!

Remets toi bien de ce contretemps,
Gros bisous

Taz

Commentaire de nico2938 posté le 04-05-2011 à 20:44:00

Ton courage t'honore! Perso, j'aurai sans doute mis le clignotant rapidement!
A mon avis, l'explication de tes soucis est en partie la mauvaise alimentation des derniers jours et les ennuis gastriques! Ce type de problème mettrait à terre n'importe qui! Pour info, Martin Reyt a lui aussi eu des soucis pour s'alimenter la veille de la course et il n'y a pas eu de miracle. Au bout de 12 km, il a dû abandonner.
Tout ça pour dire que les mauvais jours, tout le monde en connait et c'est dans l'échec qu'on trouve la plus grande source de motivation.

Commentaire de djikai posté le 04-05-2011 à 22:08:00

Bravo, l'essentiel n'est-il pas d'avoir essayé ? ...et d'avoir envie de revenir...
Encore bravo.

Commentaire de Bruno CATANIA posté le 07-05-2011 à 13:55:00

Quel courage...je suis pas sur d'être capable d'en faire autant...t'en fait pas tous les coureurs ont des jours sans. Et LE jour avec tu y arriveras....

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