Récit de la course : 100 km du Périgord Noir 2011, par fadadebenji

L'auteur : fadadebenji

La course : 100 km du Périgord Noir

Date : 16/4/2011

Lieu : Belves (Dordogne)

Affichage : 709 vues

Distance : 100km

Matos : Sans portage et sans suiveur dus aux circonstances.

Objectif : Faire un temps

2 commentaires

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100 km du Périgord Noir à Belvès le 16 avril 2011

100 km du Périgord Noir à Belvès le 16 avril 2011, 

Alors que je comptais faire mon dernier 100 km sur route à Millau, un hurluberlu m’en a convaincu autrement en le suivant à Belvès (70 km à l’Est de Bordeaux).

Ok d’accord, ce n’est pas le bon endroit, ce n’est pas la bonne distance et surtout, ce n’est pas la bonne date n’est ce pas les Vosgirunners ?

Rien de tout cela n’est raisonnable mais mon subconscient, lui, trouvait ça plutôt cool. Depuis longtemps j’ai un problème de corrélation entre la réalité et l’extravagance. En tout cas le fait de passer de l’un à l’autre, selon les circonstances, me permet de ne jamais m’ennuyer dans la vie.

Bien, c’est pas tout mais va falloir y aller maintenant, l’équipe est finalisée et composée de Sylvain, moi-même, Kamel et Eric son suiveur à vélo. Nous prenons la direction du Sud à bord de la camionnette d’Eric chargée à bloc dans tous les sens du terme. On intègre notre mobil home, on récupère les dossards, on visite un peu les remparts de la ville, puis partons à la recherche de Sylvain et, accessoirement, de la meilleur boucherie du coin. C’est dingue ça, impossible de trouver des cœurs de canards pour l’apéro, mais où sommes nous ? Après la délicieuse pasta party très copieuse nous rejoignons le camping où nous trouvons paisiblement notre sommeil entre deux pressions sanguines et quelques verres de rouge.

Centsuré :« Non les potes, j’ai dit que je resterai dans le thème du sport et que je ne commencerai pas à énumérer le nombre de vieilles prunes ou de verres de rosé ananas que l’on a sifflés. Pourquoi je raconterai que nous sommes allez au bistrot après la pasta hein ? » 

Enfin bref…

La nuit est très instructive par mes multiples rêves imaginant des tas de scénarios à l’approche de la ligne d’arrivée. Ma course faite, je me vois déjà dans la piscine en attendant que la chaleur des braises soit parfaite pour y déposer une merveilleuse côte de bœuf du pays.

 

« Ha…j’ai bien dormi les filles…et vous ? »

Question provocante car à la vue de leur tête la nuit à du être un sacré calvaire.

« Allez allez, on se motive un peu, la journée va passer aussi vite qu’une autre non ?

J’ai rêvé d’un petit dicton : Qui se lève pantouflard le matin s’endort centbornard le soir ! » (Enfin on l’espère)

Je profite encore un peu de mon statut d’ancien et me régale à contempler l’état de stress qui règne ce matin. Les préparatifs se font dans un silence perturbé par mon sarcasme, certainement plus agréable que certains bruits intestinaux dus à l’abus carbunatif de l’organisme.

« Maintenant je peux vous le dire les gonzesses, un cent bornes sur route c’est ce que j’ai connu de pire ! ... »

 

Nous y voilà, encore quelques minutes avant l’activation des 451 chrono-cardio-fréquencemètre-gps des centbornards sous une météo fraiche et ensoleillée, l’idéal !

En même temps que nous partira la course des cinquante kilomètres qui compte 271 participants.

 000 km – Belvès – 8h00 – « Effervescentse »

L’ouverture du bal est lancée sur un tempo curieusement bien trop lent, c’est normal, nous partons de l’arrière et subissons le frein naturel de la vague. Le parcours débute par un tour du village sous une ambiance festive et sous une ovation incessante des villageois. Puis, sur une route plus large, nous enchainons par une longue descente sur presque deux kilomètres où enfin l’inertie de notre propre poids joue son rôle d’accélérateur. Va falloir rapidement ajuster notre allure de croisière et éviter les trop grandes variations pour ne pas être déstabilisé. A ce propos, mise à part que l’objectif commun de tous est de finir, Kamel et moi sommes préparés à tenir 10,5 à 11 km/h soit une arrivée en moins de 11h00. Sylvain, quand à lui, son rythme dépend principalement de son mental, l’aspect préparation physique ou plan d’entrainement n’est que secondaire et il a déjà fait ses preuves, c’est une force de la nature, une bête quoi !

Depuis quelques kilomètres maintenant le relief prend vraiment son profil normal et les groupes commencent à se former naturellement à l’approche du premier ravitaillement. Raisonnablement Sylvain accepte l’écart qui se creuse entre nous pour finalement disparaitre de notre champ de vision. Je ne me fais pas de soucis pour lui car il trouvera certainement un compagnon de route pour attiser le charbon de sa locomotive.

 011 km – Mouzens – 9h00 – « Bons précentiments »

Eric, fidèle serviteur de Kamel, nous rejoint sur son carrosse chargé comme un petit poney d’équipements en tout genre, le parfait kit du centbornard trouillard hihihi…Je me moque mais je compte bien en profiter également, tant qu’à faire. Contrairement à l’année dernière à Bienne (Suisse) je décide de mener ma barque tout seul comme un grand, pas par déception de ma première expérience, très loin de moi cette pensée car ce fut très fort en émotion, mais pour découvrir d’autres faces cachées de cette discipline. Une banane en ceinture contenant une paire de lunettes de soleil, un portable, des barres énergétiques, des pansements et du PQ suffit à me réconforter en cas de besoin. Mais tant que nous restons ensemble c’est Eric qui porte mon barda et ma casquette.

Cette année Kamel a basé mon entrainement (et le sien) sur trois mois composées de trois semaines intensives puis une semaine d’assimilation. C’est vraiment sympa à suivre et surtout ce n’est pas trop monotone, au total je dois bien avoir 700 bornes spécifiquement attribuées à la prépa et quelques 80 heures cumulées, reste à voir si ça va payer !

En tout cas, notre tandem fonctionne bien, nos foulées sont synchronisées, les sujets de conversation sont variés et notre suiveur rempli son rôle à la perfection. Pas de vent, pas de nuage, pas trop de chaleur (pour l’instant) et des kilomètres défilant sur un podium d’asphalte aussi plat que l’horizon océanique de mon imagination florissante.

(Oui, vous avez raison, il faisait déjà bien chaud !) 031 km – La Roque Gageac – 10h53 – « Evanescent » (qui s’efface progressivement)

J’arrive avec un peu d’avance au poste suivi de mon pote :

- Thomas, t’as accéléré mon salaud !

- Franchement non Kamel, j’suis toujours à 11 à l’heure. En tout cas c’est nickel, j’me sens super bien.

- c’est clair, jusqu’ici tout va bien, c’est l’essentiel…

Nous repartons paisiblement côte à côte plein de bonnes humeurs, puis l’un derrière l’autre à cause de la circulation, ensuite toujours l’un derrière l’autre mais à cause de la concentration et enfin, loin l’un de l’autre à cause de l’enchaînement imprévisible des événements physiques et mentaux.

 035 km – Vitrac-Port – 11h17 – « Bonnes centsations »

Je passe l’arrêt et repars sans attendre mon acolyte plus longtemps, si son choix est de ralentir il n’en sera que plus bénéfique ultérieurement. Quelques kilomètres plus tard Eric vient à ma rencontre pour confirmer mes pensées et en profite pour me donner une de mes barres énergétiques à l’approche d’un nouveau point d’eau. Avant de rejoindre Kamel pour qui il est venu aujourd’hui et afin que je gagne encore un petit peu en temps de portage, Eric me rencarde dans une heure pour mes besoins culinaires spécifiques. Je vois en lui une grande détermination à mener à bien sa mission et la force de garder sa motivation intacte. Génial, que du bonheur ce vététiste et toujours la banane à la bouche ! (il est super fort pour nous mettre des trucs dans la tête).

Me voilà seul…

La mienne de motivation est là, devant moi, devant ce décor magnifique du Périgord Noir entrecoupé de villages typiques, de falaises surplombées de châteaux plus beaux les uns que les autres. Les habitants sont absolument remarquables par leur façon de vous transmettre leur chaleur et leur soutien moral. Je me réjouis d’être là aujourd’hui à fouler la Dordogne, de rencontrer et de découvrir de nouveaux endroits à travers la course à pieds et c’est dans ces moments de bien-être que vous aimez avoir tous vos proches près de vous pour partager ce pur bonheur.

C’est certain et je le sais par expérience, dans quelques heures la difficulté va apparaitre physiquement et moralement, je vais m’interroger sur cette raison à vouloir se faire du mal puis sur mes capacités à résister. Je vais me chercher, ne plus me trouver et avoir une envie soudaine et très forte de rejoindre ma petite famille et de pleurer dans leur bras, de se refermer sur eux en faisant abstraction du reste de l’univers. C’est à ce moment-là qu’interviendra le téléphone…

Bon, on n’y est pas encore, mais c’est fou comme on a le temps de cogiter quand Kamel ne parle plus !

Je passe le marathon en 4 heures et une minute.

Comme prévu, les premières bosses font leur apparition avant l’ascension vers Sarlat. Je les gère relativement bien en réduisant l’amplitude de ma foulée économique.

Il y a du bruit, des encouragements lointain, des applaudissements et des gars sur la colonne de droite qui s’explosent sur les derniers mètres de l’arrivée.

 050 km – Sarlat – 12h45 – « Centsassionnel ! »

A peine la ligne franchie, à vingt mètres de moi, j’entends s’enflammer un public admiratif devant l’arrivée de la troisième féminine de la course des cinquante kilomètres. Autant dire que je suis assez fier de l’avoir grattée.

Le profil annoncé sur le fascicule est rigoureusement exacte jusqu’à présent et le restera jusqu’au bout. Chaque pente significative est mentionnée précisément en distance et en dénivelé, par conséquent, il n’y a pas de mauvaise surprise. Je tiens à le souligner car j’ai lu quelques comptes-rendus des années précédentes bien moins optimistes sur le sujet.

Tout ça c’est bien mais il n’y a toujours pas l’ombre d’un Eric. Je décide de ne prendre aucun solide pour l’instant, il finira par me rejoindre et ensuite je percevrai ma banane pour être indépendant. La casquette ne me fera pas de mal non plus avec ce cagnard qui se met à frapper.

La chaleur commence à influencer nettement mon allure, j’approche le soixantième kilomètre avec, pour la première fois, une baisse de ma moyenne horaire. Evidemment c’est pareil pour tout le monde donc je le prends plutôt amusé que déçu.

 062 km – La Roque Gageac – 14h00 – « Cent commentaire… »

Rituellement et méthodiquement je me mouille un maximum la nuque, le visage et les jambes avec une éponge commune usagée et plongée dans une bassine d’eau bien marinée de sueur et de terre. Ensuite je mange, hé oui, cette fois-ci j’attaque. J’assouvis ma fringale copieusement puis, je repars requinqué sous un flap flap accompagnateur causé par le trop plein d’eau ruisselante terminant son cours dans mes chaussures.

Ça passe relativement inaperçu vu que je nage au beau milieu du pays des palmipèdes !

 

Je m’arrête, lève les yeux vers l’horizon, pisse enfin (pour l’unique fois) et entre en transe…

 

A cette heure ci je ferai bien du trail à l’ombre d’une forêt verdoyante, bordée de sources naturelles d’eau fraiche. Je foulerai bien un sol gorgé d’humus moelleux entouré de milliers de papillons virevoltant au gré d’une brise légère et rafraichissante !

Au loin j’apercevrai, à l’orée d’une clairière, une muse particulièrement épanouissante. Juchée sur une motte herbeuse, le regard tourné vers sa raison de vivre, la belle contemplera amoureusement une furtive branche avantageuse. Mon respect infini lui sera dévoué devant sa volonté de ne pas succomber à la cueillette de ses tendres fruits et ainsi épargner la fertilité de mon ami l’Olivier !

 

Je crois que ce décor périgordin m’inspire, quel délire !

Du coup, je viens enfin de tenir une promesse envers une personne qui se reconnaitra…

 

Je vous l’ai dit, c’est sans commentaire !

 067 km au 081 km… une éternité – Allas Les Mines – 16h05 – « Définitivement Cent Eric »

Mais non, rien de tout ça à l’horizon, il n’y a que du macadam bien gris, super chaud qui plus est, recouvert d’un miroir brillant et lointain impossible à approcher. Je passe à peine un ravitaillement que déjà le compte à rebours démarre dans ma cafetière bouillante jusqu’au prochain et plus le temps s’écoule plus il s’allonge. Cette phase de la course est bien la plus difficile, l’apriori se renforce contre mon gré et je commence à avoir beaucoup de mal à porter le fardeau de la combativité. Se rajoute à ça tous les films inimaginables qui se bousculent sur mes amis plus loin derrière, pourquoi suis-je sans nouvelles, sans renfort, sans Eric. C’est maintenant que j’aimerai téléphoner…

Je vais me battre, c’est certain, je vais toucher ce ruban de la libération, l’exploser d’un pas victorieux et franchir se mur des retrouvailles et de la désolation. Que l’on le craigne ou quoi que l’on en dise il reste le plus beau décor du monde lorsqu’on le franchi, cœur battant dans l’euphorie.

Chaque épreuve sportive a son apogée douloureuse, pour moi c’est maintenant qu’elle vient de jeter son drapeau et de rendre ses armes.

Je ne reste cependant pas sans séquelle, certes la robotisation gestuelle s’enchaine à nouveau plus régulièrement depuis les soixante dix mais logiquement bien moins vivace. Lentement le deuxième souffle apparait et inhibe le cerveau des calculs chronométriques permettant ainsi une progression moins stressante.

Un peu plus tard je m’approche enfin des quatre-vingts kilomètres de piétinement, l’esprit décontracté et soulagé, assoiffé de rencontres verbales et de partage sur ce cap mythique.

Mes esprits retrouvés, je fonce droit vers le dernier chiffre des dizaines.

 

090 km – Mouzens – 17h08 – « Phase trenscentdante » (qui s’élève au dessus du niveau moyen)

A partir de maintenant tout concurrent est un ennemi, une cible dans mon viseur bionique à détecteur de mouvement que je pulvérise par un encouragement ironique à chaque dépassement. On a tous un côté obscure, un côté qui vous tient par la rage, c’est le propre de l’homme non ? Personne à ce niveau ne peut abandonner qu’il court ou qu’il marche, personne au fond de soi n’a de pitié sincère pour autrui, pire encore, même les encouragements ne vous touchent plus. Vous êtes une machine programmée qui se décomposera au contact de la médaille du finisher. Court mon petit, court…

 

098 km – Fongauffier – 18h00 – « Final ascentsionnelle »

Heureusement lorsqu’il existe un côté noir il existe également un côté lumineux qui surplombe toutes mauvaises pensées et les anéanties sans retour. Mes zygomatiques se plissent de plus en plus face à l’apparition de ce dernier ravitaillement judicieusement placé avant l’ultime ascension vers Belvès. Une dernière côte de deux kilomètres qui n’a absolument plus d’importance alors que je la craignais depuis longtemps. Mon engouement et d’autant plus fort lorsqu’un trio (coureur + 2 vélos) m’interpelle et m’interroge sur mon déshabillé imberbe de matériel et d’accompagnateur. Encore plus jubilatoire lorsqu’ils m’avouent me servir de cible depuis dix kilomètres sans pour autant réussir à m’atteindre, grattant même du temps au ravitaillement. Force est de constater que toute gloire a une fin et c’est avec joie que j’accepte ce début de reprise en compagnie d’un des suiveur qui s’est séparé de son ami, le temps de me relancer, pour me soutenir amicalement. C’est beau le sport !

Le panneau 99 km, petite tape traditionnelle sur sa face, tout un symbole !…

Puis le panneau BELVES, toute une histoire !

Mes pas, mes bras, mes espoirs, mes souffrances, mes joies, mes peines, tous se concentrent en une boule à l’estomac ou je ne sais pas où mais dans mon cœur le sang jugule à haute pression pour ma petite famille pour laquelle je me suis surpassé une fois de plus. C’est peut être facile à dire mais c’est réellement ma force, c’est mon générateur émotionnel présent en permanence dans ce combat pourtant individuel.

J’approche du tapis rouge, je fraternise enfin avec ce duvet symbolique juché au loin d’une bouée ARRIVEE, tout mon moi entre en frisson anesthésiante, mon nom est acclamé sous une ovation émouvante, oui, j’y suis, non, pas encore, oui, maintenant c’est bon, maintenant c’est fini…

 100 km Belvès 18h17min « CENT KILOMETRES »

Tout se termine un peu brutalement comme à chaque fois sur l’arrivée d’une course qui a demandé beaucoup d’effort pendant de longs mois. Tout ce temps passé et se retrouver là, sous cette bouée, à essayer de comprendre l’intérêt d’un tel supplice.

On va y réfléchir une autre fois car maintenant j’ai soif et j’ai faim, je vais m’occuper l’estomac en attendant l’arrivée de mes potes et tirer l’oreille à Eric.

 

Epilogue

Peut de temps après avoir navigué entre les stands et le ravitaillement, je me suis arrêté devant le podium des remises de prix où j’ai pu admirer la troisième féminine du cent kilomètres arrivée également après moi.

Ma joie fut de courte durée en apercevant Kamel sortir de la tente des kinés. Le malheureux a craqué au 71ème, comme par hasard, exactement à l’endroit où j’aurai aussi pu craquer. Quand je parlais du mur de la désolation hein ?

Il s’est finalement fait ramener par une voiture balais en laissant Eric rejoindre l’arrivée tout seul comme un grand. Ce dernier a enfin pu abréger ses souffrances fessières en adoptant une position plus adaptée sur son pédalier en résine spéciale. Dès qu’il fut là, nous sommes allez directement au mobil home où nous eûmes le temps de vaquer à nos occupations de décrassage spirituel. Ensuite chacun se mit aux taches ménagères, Kamel à l’ouverture des huitres et à la préparation des patates sautés (il a réussit à faire hurler l’alarme incendie, quel talent !), Eric à l’ouverture du pinard et moi au barbecue.

Synchronisé à la perfection, après 14h52 de course, monsieur Sylvain nous appela de l’arrivée pour le récupérer enfin.

La journée, riche en émotion, s’est rapidement close autour d’une délicieuse côte de bœuf encentglantée digne d’un steak de Madagascar animée d’aventures palpitantes et rocambolesques.

 

Le lendemain, dans un routier sur la route du retour, nous nous retrouvions attablé tous les quatre pour la dernière fois à faire un bilan sur notre enrichissement sportif.

Après un commun accord, la féroce rage revancharde de Kamel se joignit à l’engouement épicurien de l’équipe, motivée et combative, pour faire face à l’assaut de la reine de l’ultra ; Millau.

Oui nous pouvons être fier de nous, oui nous avons tous remporté une victoire et en particulier Kamel qui a décroché la plus belle de tous, celle d’avoir arrêté de fumer grâce à Belvès.

 

Schlaagh, d’un impact éclatant et comme à l’accoutumé dans mes récits, nous joignons nos verres tel les quatre mousquetaires élevèrent leur épée, jurons de poursuivre notre combat et absorbons à l’unisson notre Picon CENT citron.

 

 

2 commentaires

Commentaire de pineau posté le 02-05-2011 à 22:13:00

félicitation pour ta course ainsi que ton récit (j'ai apprécié le ton amusé), bonne course à Millau, je l'ai fait il y a 2 ans, l'un de mes meileirs souvenir sur 100km.

Commentaire de gdraid posté le 03-05-2011 à 14:18:00

Bravo fadadebenji pour ces 100 bornes bien menés jusqu'au bout.
Merci pour ton récit sympa.
JC

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