Récit de la course : La Montée de la Pène 2005, par pierrot34

L'auteur : pierrot34

La course : La Montée de la Pène

Date : 11/12/2005

Lieu : Galargues (Hérault)

Affichage : 1656 vues

Distance : 12.3km

Objectif : Pas d'objectif

1 commentaire

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

Elle en vaut vraiment la Pène !

Bonjour à tous.
Un temps presque idéal pour cette 9è Montée de la Pène ( ils ne mettent pas de « i », pour éviter de faire peur aux coureurs ! ) ce matin du dimanche 11 décembre. L’ami Eric est venu me chercher et deux autres collègues  du club, sont aussi ensemble.
Une ambiance des grands jours aussi. Des queues aux engagements, un brouhaha de bon aloi : il y a du monde et le record de participation que j’avais pressenti à M.Gayraud, l’organisateur, va sûrement être battu. Partout, ça s’échauffe. Certains appréhendent. Il a gelé blanc la nuit mais le soleil est là et apporte quelques premiers rayons tièdes et bienfaisants. D’autres, courageux, sont déjà en short. Des débardeurs, il y en a moins, en tous cas, à même la peau !
Ca s’entasse pas mal sur la ligne de départ. Ca y est, le serpent s’allonge sur l’étroite départementale qui nous mène vers la fameuse grimpette. Carrefour à 2,5km : nous bloquons un groupe de cyclistes, toujours nombreux à pareille époque sur ces routes pittoresques et tranquilles, finalement. Nous n’aurons pas vu de voitures de toute la course, évidemment, sur la portion la plus difficile, et les cyclistes auront fait preuve de patience, je crois, puisque deux km plus loin, avant de nous engager vers l’enfer, aucun vélo ne nous aura doublé.
Et ça tourne soudain et voilà que ça monte tout de suite. C’est bitumé et étroit. On essaie bien de trottiner, de réduire la foulée, mais quelque chose, la pente sans doute nous bloque immanquablement. Je marche mais d’autres aussi devant et c’est rassurant. Il paraît même que parmi les premiers, on a marché, alors… !!! Ca sent le thym et la montagne alentour est souriante. N’empêche, c’est toujours un vrai petit mur, cette grimpette !
Un petit palier, sorte d’entracte qui permet de s'essouffler…un peu moins. Philippe, de Photo 34 est planté en plein milieu du chemin, pour faire des gros plans peut-être. Il se fait percuter par des têtes baissées qui ne l’ont pas vu ! Ca remonte. Deux de mes collègues sont là devant. Nous passerons le sommet pratiquement ensemble.
Enfin la descente. Nivelée comme annoncé, avec terre et petits cailloux. Plus qu’à allonger la foulée. Le Pic St Loup nous envoie sa majesté en pleine face. Le soleil illumine le paysage. Ca donne envie de revenir dans le coin pour savourer ces splendeurs plus calmement.
Puis les 5 derniers km, sur la petite départementale. Avec quelques faux plat qui freinent encore les grosses cuisses comme les miennes. Je passe Alain, un des deux collègues au ravito du 9è km mais Eric est toujours à 50m devant, cinq gars derrière lui puis moi. Je ne pourrai jamais revenir. La ligne droite vers le village est là. J’entends de vifs encouragements. Déjà l’arrivée ? Non, c’est un groupe d’enfants qui vide ses poumons en poussant les poussifs comme moi. Plus que 500m. La ligne. David, arrivé en 52mn, est là, qui dit à Alain, qui me suit : « moins de 1h 02 ». Bigre ! Il y a deux ans j’étais dans les 1h10…Effectivement, les résultats sortiront assez vite et dans les 300 premiers, je me vois 212è, en 1h01 52. Peux pas me plaindre. Sans entraînement de la semaine…
Le cadeau, cette année, c’est un poussin –tirelire tout jaune qui sera bien à sa place sur la table à Pâques!
Je retrouve René le « Climber » de Kikourou, heureux d’avoir été à son affaire avec cette montée. Nous nous trouvons quelques points communs supplémentaires qui ne font qu’augmenter l’estime que j’ai pour lui et, forum ou pas, je remercie le destin de mettre des garçons comme lui sur ma route.
Eric lui aussi, qui me ramène en voiture me dit tout son désir de se donner encore plus au trail dès la prochaine saison :Villeveyrac, la Sauta Roc, le tour du Mont Blanc en ultra (plus tard) et les 4000 marches à Valleraugue , qu’il me propose comme entraînement début 2006. C’est OK. Surtout si ma glycémie, comme aujourd’hui, à 13h , reste à 1,43 g (au lieu de 1,24 normale). Un bien beau dimanche. Pas de regrets de m’être levé tôt, pour aller « se les geler »!

1 commentaire

Commentaire de climber posté le 12-12-2005 à 09:24:00

Bravo. En 2006, on y retourne, et tu feras moins 1h. tape la.

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Accueil - Haut de page - Version grand écran