Récit de la course : Semi-Marathon du Luberon 2005, par NEOCAP

L'auteur : NEOCAP

La course : Semi-Marathon du Luberon

Date : 23/10/2005

Lieu : Pertuis (Vaucluse)

Affichage : 469 vues

Distance : 21.1km

Objectif : Pas d'objectif

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semi couru- semi baclé

Ou le grand art du n'importe quoi ...
Réveil anxieux ce matin.. pleuvra, pleuvra pas.. Le temps est bien sombre au pied du Luberon à 7h30, et carrément noir sur le luberon. Petite séance d'étirement avant un petit déj énergétique, histoire de me destresser un peu.
Je ressors: ouiii, le temps s'ameliore, le soleil vient de se lever, c'est l'heure du petit déjeuner avec l'ami Ric... heu, je m'emballe là ! Le copain qui vient courir avec moi est optimiste pour le temps, on croise les doigts.
Bon, 10 minutes de voitures et nous voila rendu au départ.
On case nos sacs d'affaires dans les transports prévu a cet effet,et nous rejoignons le stade pour l'échauffement.
C'est joli 1000 coureurs qui tournent en rond. Ca l'est moins quand les premières gouttes commencent a tomber, vite, le coupe vent (a quoi bon, direz vous, un coupe vent contre la pluie.. et je répondrai: vous avez raison, ça ne sert a rien !) et la casquette sur la tête. Bon, on continue a tourner en rond, la pluie n'augmente pas, il fait chaud dans le coupe vent, la tête couverte, opération inverse, je renleve tout, la pluie me rafraîchit, ça fait du bien ! Le départ est annoncé, tous sur la ligne.. et en avant.. Vous connaissez tous ça, sur une course, le ou les 1ers kilomètres, c'est un peu la cohue, on n'arrive pas a courir au bon rythme, mais bon, après un tour dans les petites rues, on repasse devant le stade et là, direction la sortie de la ville, le peloton s'étire, la course est plus aisée, la pluie s'arrête. Mon copain court plus vite que moi, mais je m'obstine, je le suis.. Je le suivrais pendant 8 Km, tout en sachant que je suis dans le rouge au niveau cardio, et là, les montées sérieuses arrivent, il ne ralentit pas. Je me raisonne, je ne peux pas viser un meilleur chrono ici et considérer cette course comme une sortie longue avant le marathon de la semaine prochaine, je lève le pied, je redescends dans les tours et je m'accroche car je me suis un peu grillé et jusqu'au alentour du Km 14, c'est de la montée ou du faux plat montant.
Le tour de l'étang est plaisant, il faut faire attention, c'est un sentier de terre pas très plat, avec pierres et racines au milieu. D'ailleurs, derrière moi j'entend un bruit sourd, suivi d'un " ET M....E" tonitruant et du bruit d'une chute.. Rien de grave, mais prudence !
La fin du tour de l'étang, un orchestre anime le ravitaillement et comme a chaque, il faut choisir entre efficacité (eau, sucre) ou plaisir gustatif ( pain , saucisson, fromage, daube ..). Je reste sérieux sur ce point là .
Je le sais, on est au Km 15, maintenant, ça descend, reste deux petites montées ou faux plat, mais sinon ça descend.. Mais je n'ose pas accélérer franchement, c'est pas le moment de te niquer un genou, alors, j'accélère un petit peu en veillant a garder une petite foulée rapide. Je grignote les KM, le panneau 18, et zut, je me lâche, allonge la foulée tout en faisant attention quand même.
La remontée arrive, zut, j'la voyais plus douce, mais finalement, elle passe bien.. La descente sur le village, j'accélère, je passe devant une camerawomen, j'fais coucou de la main avec un grand sourire (enfin, c'est l'impression que j'ai, maintenant c'était peut être une horrible grimace !). Le panneau 21, je lâche tout, je pousse fort sur les jambes, je passe la ligne et je suis heureux, tout simplement. Les gens applaudissent, pas moi, nous et c'est le plaisir de la course: faire partie du monde des coureurs.
Le commentateur annonce le 1er du marathon dans 15 minutes: en moins d'une fois et demi mon temps, il fait le double de la distance, chapeau bas monsieur, et d'ailleurs, quand il passe la ligne, il est ovationné.

Finalement, j'ai mis un temps qui me correspond, en voulant suivre mon collègue au départ, j'voulais peter plus haut que mon C..
Lui est arrivé depuis 1/4 h et m'attend tout sourire. Un petit tour au ravito et on récupère nos affaires, séance d'étirement, retour au départ avec la navette, repas rapide et il est temps de rentrer, l'orage gronde, la pluie se met a tombé en trombe.. Oui ça aura été une belle journée, même la météo était de notre coté !

NEO

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