Récit de la course : La Boucle Gardannaise 2011, par Aleitheia

L'auteur : Aleitheia

La course : La Boucle Gardannaise

Date : 16/1/2011

Lieu : Gardanne (Bouches-du-Rhône)

Affichage : 1439 vues

Distance : 13.2km

Objectif : Pas d'objectif

9 commentaires

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

32e Boucle Gardannaise

BOUCLE GARDANNAISE, 16 janvier 2011

 

 

 

 

Bienvenue à Gardanne, petite ville des Bouches-du-Rhône à 25km de Marseille. La ville accueille aujourd'hui la 32e Boucle Gardannaise, une course nature dans les collines autour de Gardanne.

 

Petit retour de 15 jours en arrière : abandon sur la Fuvelaine au bout de 500m de course pour une bête hypotension, qui s'arrange dans les minutes qui suivent mais trop tard tout de même. Bon, 2011 commence mal du côté sportif mais ce n'est quand même pas un parcours de 13 kilomètres qui va avoir le dessus, 13 km c'est ce que je fais souvent à l'entraînement, non mais sans blague! Ni une ni deux sitôt rentrée je me précipite sur mon calendrier hors stade 2011 pour chercher une course du même genre, parce que je n'ai pas envie d'attendre la Fuvelaine 2012 pour prendre ma revanche. 

Ce qu'il y a de bien dans la région c'est qu'on n'est jamais en manque de courses : le cross de Marseille non, trop rapide pour moi ; la Prom'Classic à Nice c'est trop loin et puis le profil n'a rien à voir ; Ocres et Limons de Mormoiron c'est un peu loin aussi... Et la Boucle Gardannaise alors? 13 kilomètres, 300m de déniv, départ à 10h (pour les gens pas du matin comme moi c'est bien!)... Allez banco! 

 

 

 

 

 

Entre temps un petit tour en médecine du sport chez le nutritionniste qui a l'air perplexe devant mes troubles digestifs permaments et systématiques en course. Il me propose une solution que je n'aurais pas osé tenter : départ à jeûn, avec un avertissement sur le coup de pompe que je risque d'avoir si je ne me ravitaille pas au milieu, et sur l'équilibre glycémique précaire que cela entraîne ; traduisez au moindre problème c'est fini. OK pas grave, on essaye. 

Dans le même temps j'essaie d'évacuer la pression que je me mets à chaque course, els conseils de Jean-Louis (Le Solitaire) et Bruno (Foxdiver) me reviennent : "Te prends pas la tête". Ce sera donc en mode cool, comme une sortie d'entraînement classique ; même pas une sortie au seuil mais juste un bon vieux footing traditionnel. 

Alors exit la préparation des jours d'avant, j'en profite pour accepter une invitation à manger le samedi soir, soirée qui se prolongera jusqu'aux alentours d1h30 du matin avec un ou deux verres... Pour l'image sportive c'est pas terrible mais c'est pas grave!

 

  Dimanche 16 janvier au matin, première pensée du jour : sans petit déjeuner plus besoin de se lever à 6h du mat' pour essayer de grignoter quelque chose, le réveil est à 8h15 pour un départ à 10h, génial!

Grand ciel bleu, il fait déjà 10°C à 9h, ça montera autour de 15°C pendant la course (ahhh la Provence en hiver...). Le départ se fait du stade de Fontvenelle, un peu à l'écart du centre ville. 

 

Tout le monde ou presque est en short et T-shirt à manches courtes, plein de coureurs sont en train de s'échauffer en enchaînant les tours de piste plus ou moins vite (pour certains on se demande s'il ne croient pas que la course est déjà commencée). Je vais récupérer mon dossard, fais un pseudo-échauffement qui consistera à trottiner pendant 5 minutes à peine puis à me contenter de marcher autour du stade (sous prétexte que je ne veux pas user mon carburant maintenant étant à jeûn, en fait je crois que je suis juste fainéante) et en profite pour discuter avec Lise que j'ai retrouvée et qui est venue en OFF pour m'accompagner, sympa!

 

Super vue sur la Sainte Victoire!

 

Mon but aujourd'hui c'est uniquement du plaisir à courir et valider ou infirmer la nouvelle stratégie dalimentaire, on oublie tout le reste et surtout le chrono. D'ailleurs je ne regarderai pas mon GPS avant l'arrivée.

Départ à 10h précises, la masse de coureurs (autour de 500 je crois) se met en route pour un tour de stade. Devant ça part à fond, perso j'ai dit cool, ce sera mon footing du dimanche matin. Et puis 9 km/h c'est pas si lent que ça... Ah si? Tant pis. 

 

Les difficultés sont concentrées dans la première partie de la course, un peu de bitume pour sortir du quartier et on attaque dès le deuxième kilomètre par une montée de 2 bornes où déjà quelques coureurs marchent... Direction la colline! Je ne cours pas vite mais je cours, les mollets sont un peu durs à cause du manque d'échauffement, ça devrait vite passer. Il y a deux ravitaillements, 4e et 9e km, ça devrait suffire.

Dès le départ il y a une sacrée différence par rapport à d'habitude : aucune lourdeur à l'estomac, aucune sensation désagréable, tiens c'est nouveau ça, et très appréciable!

On a laissé le bitume, on est à présent dans le Bois Communal de Bouc au-dessus de Gardanne, sur une succession de sentiers assez larges et de monotraces, c'est vraiment agréable. Un peu après le 3e km le chemin redescend, une concurrente derrière moi espère que c'est la fin des montées... Hum je doute qu'on ait grimpé 300m de dénivelé, je crois qu'elle va avoir quelques désillusions. 

Je commence à avoir soif, j'espère que ne vais pas regretter de ne pas avoir pris de gourde... Le ravito n'est pas loin, parfait c'est le moment de recharger la machine en glucose.

Sauf qu'il n'y a que de l'eau au ravito... Aïe ça je ne l'avais pas prévu. Tant pis, le suivant n'est qu'à 5 km. Le chemin redescend toujours à travers bois, vraiment bien le tracé de cette course! J'ai bien fait de ne pas mettre les chaussurez de trail, elles n'auraient servi à rien. 

Un peu avant le 6e km ça recommence à monter. Ouch là je commence à sentir le manque de carburant ; on est très loin des hypoglycémies que je connais mais les jambes sont un peu lourdes. Je marche quelques hectomètres dans la côte, un coureur me passe un bonbon, ça devrait aller. 

J'ai presque oublié que j'étais en mode course, je profite, je suis à une allure très (trop) confortable, loin d'une vitesse de compétition mais aujourd'hui ce n'est pas le but. Quelques centaines de mètres de plat puis on arrive dans une monotrace sympa en descente ; sympa mais glissante, le sol est humide, ce qui ralentit fortement le coureur devant moi. Impossible de le doubler malgré ma demande, je me résigne à piétiner derrière lui, grrr!! Heureusement cette partie est courte, on revient sur un chemin beaucoup plus large, j'en profite pour passer devant, non mais! Une concurrente a glissé dans la descente mais ça a l'air d'aller alors je continue.

Ah ça c'est le moment que je préfère : une longue descente, une vraie! Je dois être aux alentours de 12 km/h (youhouuu!), je n'ose pas trop allonger la foulée de peur de ne trouver à nouveau que de l'eau au ravito... Du coup j'en profite pour discuter avec une autre coureuse qui me vante les mérites de la Ronde des Mineurs à Gréasque (au mois de mars pour les intéressés). 

Finalement au ravitaillement ce sera eau et coca! Je fais l'impasse sur le solide, inutile de tenter le diable. Par contre le coca même dilué c'est pas terrible. Je retrouve Lise qui vient d'arriver au stand et on repart tranquille, il reste un peu plus de 3 km. J'ai les mollets qui tiraillent un peu, prémices de crampes mais c'est à peine gênant. 

Ce qui l'est un peu plus c'set la dernière montée qui s'annonce et le coup de bambou que je prends dans les jambes. Zut, ça c'est l'effet à retardement du coca, j'ai l'impression qu'on m'a greffé des poids. Quelques pas en marchant et je me remets à courir au sommet. La descente passe nickel, sur le plat c'est un peu plus dur mais c'est pas grave, je maintiens que 9 km/h est une très bonne allure!

S'ensuit un très chouette passage dans de la boue, pas de la terre humide non mais de la vraie boue dans laquelle les semelles s'enfoncent. Je passe royalement au milieu, après tout hein on s'amuse comme on peut! Quand il pleut le parcours doit être extrêmement drôle. 

On fait les deux derniers km à la lisière des champs sur du plat, on entend le speaker du stade au micro. J'accélère un peu, ne capte pas que l'arrivée est juste là à droite et je plante une accélération à peine à 100m de l'arche ; Lise ne veut pas passer dessous étant sans dossard, alors j'en profite pour emmener avec moi une concurrente qui a l'air épuisée. Un petit sourire et les encouragements des bénévoles et ça repart pour les 50 derniers mètres.

Quoi c'est déjà fini? C'est toujours pareil, pourquoi l'énergie revient à bloc à la fin?

 

Quelques mots échangés avec des têtes connues (à force de faire des courses dans la région on croise toujours les mêmes en fait), un petit tour au ravito d'arrivée où règne une pénurie de gobelets, et le luxe de bronzer quelques instants dans la pelouse du stade... 

Un petit aller-retour à la voiture et des vêtements secs plus tard, les coureurs se rassemblent pour la remise des coupes et pour le buffet d'après-course. Ambiance très sympa et nouveau bénéfice des départs à jeûn : je peux profiter du repas sans problèmes!

Un dernier petit tour au soleil et je repars vers Marseille, très contente de m'être levée un dimanche matin pour faire cette course.

 

Au final 13.2 km au GPS pour un dénivelé positif de 340m, un temps de 1h30 qui certes est loin d'être terrible mais qui a le mérite de m'avoir réconciliée avec les courses! Les départs à jeûn sont adoptés à condition d'emporter mon propre ravitaillement, on tâchera de dépasser l'allure footing la prochaine fois!

Euh d'ailleurs c'est quand la prochaine?

Ah oui au fait, j'ai pas vu de kikous... Z'étiez où???

Pour ceux qui ne connaissent pas, petite course nature de village très sympathique à faire, bénévoles aux petits soins et même des kinés dispos à la fin. Une fois n'est pas coutume on ne ramène pas de T-shirt mais une bouteille de vin, un paquet de pâtes et un bocal de sauce tomate!

 

Merci de m'avoir lue et à bientôt! 

9 commentaires

Commentaire de RogerRunner13 posté le 17-01-2011 à 10:31:00

Très content De voir que la forme est revenu après ta mésaventure de Fuveau et merci pour ce récit très sympathique d'une course pas si facile que ça. Ben moi j'étais au cross de Marseille et pour du rapide ce fût du rapide, au plaisir de te revoir.........

Commentaire de chanthy posté le 17-01-2011 à 15:16:00

merci pour le récit.
c'est de bonne augure pour la galinette! :)
à bientôt.

Commentaire de Bruno CATANIA posté le 17-01-2011 à 21:33:00

Beh moi j'avais prévu une sortie longue en prévision de la Galinette... mais dis moi fait bon usage du paquet de pâtes remis à l'arrivée. En tout cas, un jogging bien cool merci pour le C.R.. On devrait se revoir à la Galinette...

Commentaire de montevideo posté le 17-01-2011 à 22:27:00

Un super CR, une belle course mais dure que j'ai zappé cette année

Commentaire de kkris posté le 18-01-2011 à 14:35:00

merci pour ce récit,content de voir que ta mésaventure de Fuveau ne s'est pa

Commentaire de kkris posté le 18-01-2011 à 14:36:00

pas renouvelée!
a+(fausse manip)

Commentaire de CROCS-MAN posté le 19-01-2011 à 22:28:00

super CR Marion, tu as compris qu'une course c'est avant tout une fête et du plaisir, BRAVO

Commentaire de patmar13 posté le 21-01-2011 à 19:38:00

Bravo pour la reprise et merci pour ce récit qui traduit tout à fait ma course et le parcours un tantinet exigeant pour moi car je ne suis pas un spécialiste de la cote. On a du terminer ensemble car j'ai fait 1h 29mn et 41sec mais moi j'étais dans mon rythme habituel! (la Fuvelaine en 1h27). Au fait je confirme que la Ronde des Mineurs est vraiment une épreuve sympa.
A bientôt

Commentaire de lapinouack posté le 15-01-2012 à 19:07:52

ben voilà je l'ai faite ... au pied levé ... trés jolie course mais j en ai chjdsqhkjdfgk ! 1H32 une vrais patate sur pied lol . trés sympa ton récit :))

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Accueil - Haut de page - Version grand écran