Récit de la course : Le Grand Raid des Pyrénées 2010, par c2

L'auteur : c2

La course : Le Grand Raid des Pyrénées

Date : 27/8/2010

Lieu : Vielle Aure (Hautes-Pyrénées)

Affichage : 1351 vues

Distance : 160km

Objectif : Terminer

2 commentaires

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Ultra trail des pyrénées 2010

GRP 2010, version 160km, +/-10000m   

Visite de la lune et des étoiles : embarquement dans une fusée à 5 étages

« La victoire sur soi est la plus grande des victoires »    Platon

  
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« Il faut rentrer dans la carte » comme en orientation. Alors ça fait quelque temps que je m’y emploie. Je bachote comme à l’approche d’un examen. Pour bien mémoriser tous ces noms et dans le bon ordre s’il vous plait, sans en oublier un sous peine de grosse désillusion une fois sur le terrain. Lever un maximum de pièges, se souvenir des altitudes, des cols, des distances et des dénivelés. Bannir les faux espoirs, ne voir que la vérité. Bien en face. Lucidement. Visualiser toutes ces pierres, tous ces lacs, tous ces lacets, les moindres brins d’herbe qui pourraient être glissant et tout faire capoter. Je lis, je visionne, j’écoute. Bref, je diminue au maximum la température du thermomètre improvisation.

 

« Mais pourvu qu’il fasse beau. » Non pas par peur de conditions maussades qui pourraient rendre cette épreuve encore plus dure, j’y suis mentalement préparé, mais par peur de rater les originaux de tous ces magnifiques paysages dont les copies sont déjà gravées au fond de mes rétines. J’ai une terrible envie d’en découdre. Il me tarde de comparer cet Ultra Trail des Pyrénées avec l’Ultra Trail du Mont-Blanc et la diagonale des fous de la Réunion. Ici pas de pois de senteur dans les alpages. Ce sera un poids de cinquante heures maximum pour faire le chemin.

  

1er étage : rayon vent (+1400m)

« Le sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour en triompher, la difficulté pour la vaincre »    Pierre de Coubertin

 

7h du mat, j’ai des frissons. Le col du Portet à 2200m se rapproche et un très très fort vent d’ouest nous sèche pleine face. Je sors les lunettes de soleil pour arrêter de larmoyer malgré la pénombre. Personne ne pipe. Ca appuie fort sur les bâtons. Cette fin de montée sous le télésiège de cette piste noire avec 20 à 30% de pente en met plus d’un en limite de zone rouge. On est vraiment rentré à bloc dans le sujet. Déjà plus de 1000m de grimpés. Deux heures plus tôt, la place centrale de Vielle-Aure, charmant petit village de la vallée d’Aure qui s’enfonce plein sud au cœur des Hautes-Pyrénées nous rassemblait encore tous, les 750 de l’ultra entre saluts, commentaires et discussions dans une fraternité amicale et complice.

 
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Vielle-Aure

Nous sommes en pleine Bigorre proche du parc national des Pyrénées et la magnifique réserve de Néouvielle, à deux pas de l’Espagne. Pas sûr de monter au pic du midi. Mince alors. Plus de 100km/heure de vent sur la crête finale, trop dangereux. C’est la seule petite contrariété des dernières consignes qui nous avaient été distillées avant le lâchez de traileurs. L’ouvreur qui précédait la course de peu, déciderait. On croisait alors les doigts.  Arrivée en altitude. Restaurant Merlan, point bas à plus de 2000m tout de même, à la jonction de nombreuses remontées mécaniques de la station d’Espiaube, sûrement très animées en hiver mais là pétrifiées dans un ridicule immobilisme qui gâche un peu les paysages. Lieu du premier ravito qui ne sera bien entendu pas à base de poisson. Mais également notre premier contrôle qui permettra aux proches via internet de voir que nous sommes bien dans la course. Monotrace à flanc droit du lac de l’Oule. Le paysage devient imperceptiblement à dominante minérale. La terre et l’herbe cèdent doucement du terrain. Progressivement il ne reste plus que du caillou. Du caillou et encore du caillou. De toutes les formes de toutes les tailles, de tous les dangers. Un fatras en différents plateaux parsemés de lacs plus beaux et variés les uns que les autres.  Sauts de puces en zigzags, un œil sur le paysage, un œil sur le prochain appui digne de confiance. Ca n’avance pas du tout, mais que c’est beau. On accroche notre premier 2500 avec le col de Bastanet. Lacs de Bastan, de la Hourquette, d’Arrédoun, de Campana, de Gréziolles. Le regard ne sait plus où se poser. Le téléphone ne passe plus. Nous sommes hors du temps dans un environnement où la vie n’est que de passage, tolérée.     

 
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Les heures passent puis la verdure revient progressivement sous nos pieds. Nous longeons la cascade du Garet pour nous amener dans la vallée de Gripp.   

2ième étage : rayon paysages (+1700m)

 « Le besoin de conquête vient de la force, le besoin de participation vient du sublime étonnement »    Arthur Koestler 

Artigues. Je phone mes premières impressions de terrain à ma douce moitié qui passera par là dans 24h sur la version 80km. On coupe la route du col du Tourmalet entre Saint Marie de Campan et La Mongie pour prendre le sentier des porteurs du Tourmalet. Combien d’anciens nous ont précédés sur ce chemin lourd d’histoire ? Le grand beau est là, tant mieux. La chaleur aussi, on fera avec. Quelques arbres puis la grimpette se fait à découvert. Il est là devant nous, légèrement sur la droite et nous nargue 1700m plus haut. C’est un pic, un roc, une péninsule. Il va falloir l’apprivoiser. On distingue sa grande coupole d’observation qui à cette distance ressemble à un tout petit-pois blanc.

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C’est confirmé. Le vent est suffisamment tombé. On pourra monter tout en haut. Magique. Nous voici parti à l’assaut du vaisseau des étoiles.   Passage rive gauche au pont des Vaquès. Je trempe la saharienne pour un nouveau casque de fraîcheur. La pente se durcit en balcons et par paliers. Les bouches s’ouvrent, le cœur bat un peu plus fort dans les tempes. Trouver l’équilibre : Monter vite mais sans compromettre la suite. Se faire plaisir mais ne pas se cramer. Affaire d’expérience. Col de Sencours, 2300. De nombreux accompagnateurs ont pris le courage de monter ici depuis le col du Tourmalet. Adossé au pain de sucre final de 500m de haut, la vue est exceptionnelle. Le val d’Arizes d’un côté, la vallée de Barèges de l’autre et le lac d’Oncet juste en contrebas. Telles des fourmis alimentant une reine deux colonnes montantes et descendantes parcourent la peau du monstre. Les randonneurs classiques ne savent plus trop où ils habitent. Ils prennent de méchants courants d’air.  2600, 2700, 2800, le souffle devient plus saccadé en recherche d’oxygène. Rapide pointage au somment et bascule retour. L’affaire cardiaque se transforme en une affaire musculaire. Monté en une petite heure, je lâche bien dans la descente, pour le plaisir de dérouler, histoire d’ego, quitte à le payer un peu plus tard. Sourires, encouragements ou petits gestes complices aux traileurs qui montent et qui souffrent. Moins de 20mn plus tard, je suis de nouveau au col de Sencours. 
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 Montée et descente au pic du midi 2876m (hôtellerie des Laquets et lac d’Oncet dans le creux) 

Y de bifurcation avec le 80km qui ira demain directement à Tournaboup. Nous piquons plein ouest. Nouvelle partie sauvage pour l’ultra. 20 bornes qui paraissent une éternité. Enchainement de cols dans la pierraille. Ceux de la Bonida, d’Aoube, contournement du lac bleu profondément enchâssé dans une combe et ça enchaîne par le col de Bareilles et la Hourquette d’Ouscouaou. De petits passages contrastés plus plats, à l’herbe grasse ou paissent vaches et moutons sont de vrais havres de paix et donnent absolument envie d’y revenir en d’autres circonstances. Petites bruines, léger brouillard qui va et qui vient, soleil voilé, vent épisodique. La météo se joue et se moque de nous. Enlever la veste, la remettre, l’enlever de nouveau. Les éléments nous font des clins d’œil pour bien nous signifier nos faiblesses. La civilisation revient enfin doucement vers nous. Hautacam, nouvelle station de ski, ancienne arrivée d’étape du tour de France. Bascule descendante. On traverse de tendres bruyères. Chemins forestiers tranquilles. Surf dans un jour qui baisse jusqu’à Villelongue, première base de vie. Temps plus lourd. Point bas de la course à seulement 400m d’altitude. Bientôt la mi-parcours.     

 

 3ième étage : rayon nourriture (+1700m)

« En compétition, il y a toujours un premier et un dernier, mais l'important est de ne pas être le second de soi-même »   Luis Fernandez 

Première alerte alimentaire. Ca craint. Un colonel des pompiers me dépanne provisoirement. Un terrible doute de ne pouvoir aller au bout m’envahie. Attaque nocturne du col de Contende. Petit groupe de 4 assez homogène. Pour se soutenir mutuellement. Ca aide. C’est long de chez long, 1700m non stop à grimper qu’il ne faut pas prendre à la légère ni trop vite. Le ciel est pur, la lune quasi-entière. Là encore on passe par tous les étages de la végétation pour se retrouver enfin sur des rampes dénudées qui parfois nous dévoilent de longues sections de ce qui reste encore à gravir grâce aux petites lumières de ceux qui nous précèdent. Information parfois intéressante, parfois dure à encaisser. Turon de Bène, 1600m. Ravito intimiste comme je les aime sous une tente. Osmose intense entre coureurs et bénévoles. Un vent frais souffle dehors. Repartir, vite, très vite pour rester dans le tempo et éviter la gamberge. Le chemin est encore long. 600m à monter et des kilomètres une nouvelle fois interminables. Une heure du mat. De grosses villes, Lourdes et Tarbes luminescent en fond de vallées comme des décorations de noël jaunes-orangées posées délicatement au creux de deux branches d’un sapin. Je pense à tous ces gens qui dorment sans se douter que nous les observons 2000m plus haut. Le sommet. Ne plus faire enfin travailler les mêmes muscles et relâcher cardiaquement, un vrai plaisir.  Petite serpentine sans fin qui balaie le flanc de la montagne. La perte de mètres est lente, très lente.Cauteret se dévoile doucement. Ville d’eau. Architecture Belle Epoque. Chateaubriand, Victor Hugo, Georges Sand ou Sarah Bernhardt ont succombé en leur temps aux charmes de cette ville.

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   4ième étage : rayon forêt (+1000m)

« Quand tu arrives en haut de la montagne, continue de grimper. »    Proverbe tibétain 

Cauteret est désert. Un peu normal nous sommes en plein nuit. Nos godillots tout crasseux investissent la mairie, siège du ravitaillement. Je croise des regards qui me deviennent familiers et avec lesquels je fais le yo-yo depuis pas mal d’heures au fil du rythme de chacun. D’autres visages marqués attendent un rapatriement. Ca somnole à droite à gauche, qui calé sur une chaise, qui recroquevillé dans un coin. L’ingestion d’un café par toutes petites lampées me prend un temps infini. Je fais violence une nouvelle fois à mon estomac. Mais en dernier ressort, je sais que c’est lui qui décide. Sortie de ville, l’attaque du col de Riou est immédiate, solitaire. Pente assez régulière. Après une heure d’avancée, il ne faut pas trop porter attention au petit panneau jaune de randonnée qui indique encore plus de 3h d’effort pour atteindre le col. On se dit que l’on grimpe plus vite que le randonneur moyen, comme ça on est content. Végétation riche et humide. Humus et racines. Sol parfois plus moelleux. De majestueux sapins élancés nous entourent. Nous pourrions être dans les Vosges. Fin du col à découvert. L’aube, pénétrante. Ne pas hésiter à se couvrir, par prudence. En route vers Aulian sur le domaine skiable de Luz-Ardiden. Après ce nouveau contrôle la descente sur Luz est interminable en balcons fuyants dans un premier temps avec quelques remontées surprenantes sur le final. Je laisse de nouveau quelques morceaux de mon estomac sur le chemin.

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   5ième et dernier étage : rayon cailloux (+1700m)

« Ce qu'il nous faut faire pour permettre à la magie de s'emparer de nous c'est de chasser les doutes de notre esprit. Une fois que les doutes ont disparus, tout est possible. »    Carlos Castaneda

 Luz Saint Sauveur. 2ième base de vie. 120km. 2/3 du job de fait. Je mâchouille une par une, une dizaine de pâtes en luttant contre une voix maternelle qui me dirait « mais avale, avale et tu auras ton dessert ». Sauf que là, je ne cours pas non plus après le dessert. Ca fait deux fois que je passe par la case médecin. Mon estomac n’en fait qu’à sa guise. La facture est méchamment salée en temps perdu, en inconfort et en doute. Visite de Viey et de Sers avec son église Romane du XII siècle, petits villages accrochés au flanc gauche de cette vallée qui remonte jusqu’au Tourmalet 20 km plus haut. La chaleur est forte, suffocante. Comme un petit train à crémaillère on incrémente par à-coups, question altitude. Barèges, ville un peu plus grosse qui a vu les premières pistes de ski pyrénéennes en 1922. Ville d’eau également visitée en son temps par Mme de Montespan et le duc du Maine, fils de Louis XIV.Tournaboup. Le parcours redevient commun avec le 80km. Partis 24 heures après nous, nous nous retrouvons ensemble. Il reste 29 bornes pour tous. Les dossards inférieurs à 1000 sont ceux de l’ultra. Pas besoin de ce repère car les allures différentes suffissent à distinguer les coureurs des deux courses. Ma douce moitié est 2 heures derrière sur le 80km. Nous avions estimés qu’il était possible d’arriver en même temps à ce point de jonction. Petit décalage. Trop important pour attendre. Dommage. Il s’en est fallu de peu pour terminer ensemble. Passage à côté du jardin botanique. Plus de 2000 plantes sont ici rassemblées. Plus variées, plus curieuses, plus éphémères les unes que les autres.   Puis c’est le grand retour du caillou. Une brume croissante nous entoure. Des coureurs du 80 m’encouragent. Le passage est long, très long. Nombreux paliers sans fin. Cabane d’Aigues-Cluses. Je suis très content. Je suis en effet plus avancé que prévu car j’attendais d’arriver sur celle de la Pègue que je n’ai pas vue. Mélange de brouillard et de fatigue. Simple stock d’eau déposé en hélico dans ce point perdu. Les bénévoles scrutent attentivement l’état de lucidité et la fraîcheur des coureurs et remotivent à la moindre faiblesse.    Je repars vite pour faire de jour un maximum de cette partie très technique. Le col de Barèges ? « Et bien c’est là à droite, dré dans le pentu, 500m plus haut. » Un bon 25%. Avec une fin plusieurs fois improbable que l’on ne voit pas. Seule solution : se fier au temps d’ascension pour avoir une idée de ce qu’il reste à gravir. C’est la dernière grosse difficulté du parcours, un petit 2500. L’affaire est maintenant évidemment pliée, ce n’est plus qu’une question de temps mais vigilance, vigilance,… Descente chaotique, lac de Gourguet sur un replat à 2200.  S’en suit pour moi une partie infernale que je n’avais pas bien interprétée à travers le road-book. Mélange de difficultés psychologiquement imprévues et de fatigue qui commence à sérieusement peser. 3km de descente par paliers qui me semblent durer une éternité. La nuit est tombée, un intense brouillard s’est invité pour simplifier les choses. Tout semble lisse et beige clair. Le balisage est nickel et pourtant il ne faut pas arrêter de tourner la tête dans tous les sens pour accrocher les prochains réflecteurs. Bien qu’émoussé il faut garder une grande concentration sur le terrain. La moindre erreur pourrait conduire à l’abandon. On longe le torrent dans un mélange de bruit, de forêt, d’arbres au sol, de grosses pierres et de fréquents bras d’eau. Le sentier est peu marqué, interrompu par ces zones humides.  Les quadris sont à l’agonie, les bras douloureux à force de prendre appui sur les bâtons pour redresser quelques situations fort compromises. Enfin de nouveau le lac de l’Oule se devine plus qu’il ne se voit. Ca sent l’écurie. On reprend la trace de ce fameux GR10 qui nous a souvent accompagné dans ce grand périple mais ici dans un trop long faux plat montant qui nous ramène enfin une nouvelle fois au restaurant Merlan, premier contrôle de l’aller. Dernier ravito, dernière barrière éliminatoire. Plus que 150m à monter, ensuite il suffira de redescendre dans la vallée. Tout simplement. Y a pu qu’a !!!  

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     Descente finale

« Si vous rentrer dans un mur, n'abandonnez pas. Trouvez un moyen de l'escalader, le traverser, ou travailler autour. »   Michael Jordan 

Col du Portet. Bascule finale, 1400m à descendre. Le brouillard est dense, très très dense. Le parcours est partiellement modifié. Plus roulant, plus sûr mais beaucoup plus long. On devine difficilement le bord de la route tout terrain qui nous sert de serpentin descendant. Les virages sont durs à identifier. On traverse un tunnel. Je ne m’en aperçois seulement qu’en entendant une réverbération différente des sons tellement la vue est limitée. Un vrai mur se dresse devant les frontales. Je fais des micro-sommeils tout en avançant, j’en suis convaincu. Petit village de Soulan à flanc de montagne. Nous reprenons la voie initialement prévue. Je ne sais plus si j’évolue dans la réalité ou dans un rêve. J’avance vraiment au radar. Ma douce toujours 2 heures derrière m’appelle « Je pense m’être perdue, mon alti me dit 1850m et le ravito de Merlan est à plus de 2000m » « t’inquièt, ca va remonter avant le lac de l’Oule, t’es sur le bon chemin, encore un petit effort ». La voilà rassurée. Précieux parfois le téléphone. Je me retrouve à Vignec je ne sais plus trop comment. Je récupère un coureur qui partait dans une mauvaise direction. Encore 2000m d’effort sur du roulant à plat. L’euphorie monte crescendo.  Enfin la grand rue de Vielle-Aure qui est d’ailleurs très étroite. L’arche sur la place de la mairie. Quelques bénévoles punchis qui nous entourent. Tout s’arrête brusquement. Enfin non, tout commence !!!Quelle épreuve remarquable de par l’organisation, l’ambiance, les paysages et le parcours.Deux heures de sommeil pour moi et Marie boucle son 80km avec une fine gestion des difficultés du terrain et des barrières éliminatoires. Le succès est total.    

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  Epilogue« Je me suis mis d'accord avec moi-même, ce qui est bien la plus grande victoire que nous puissions remporter sur l'impossible. »  Eugène Fromentin 

Dimanche 29 milieu de matinée. Vielle-Aure est remplie de petits hommes verts affublés de leur maillot de finisher. Le soleil est de la partie. Podiums, pot final. Ce GRP il a fallu aller le chercher loin, très très loin.  Mais quels souvenirs en tournant doucement la tête par dessus l’épaule !!!  La satisfaction n’est pas dans l’éphémère instant du franchissement de la ligne d’arrivée mais dans tout le chemin qu’il a fallu parcourir et les difficultés qu’il a fallu surmonter pour l’atteindre. 

Christian

2 commentaires

Commentaire de Eponyme posté le 10-11-2010 à 18:26:00

Superbe récit, félicitation à toi et à ta moitié ! ;)

Commentaire de laulau posté le 11-11-2010 à 19:54:00

Merci pour ce magnifique récit de ton aventure pyrénéenne.

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