Récit de la course : Trail de Gorbio - 42 km 2010, par Aonikenk

L'auteur : Aonikenk

La course : Trail de Gorbio - 42 km

Date : 10/10/2010

Lieu : Gorbio (Alpes-Maritimes)

Affichage : 1343 vues

Distance : 40.8km

Matos : Salomon XA Pro 3D
Quechua Diosaz 10.

Objectif : Se dépenser

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Maratrail avant le Marathon

Mon "objectif" de l'année était et est toujours le marathon Nice-Cannes, qui se déroulera dans un mois maintenant dans une région que j'ai appris à découvrir depuis un an que je travaille dans les Alpes Maritimes.

Après avoir couru déjà 6 trails, tous dans le département (Peira, Colmiane, Séranon, Aspremont, Belvédère et Sospel-Menton), j'avais normalement eu ma ration de sentiers pour l'année, mais l'appel de la montagne a été plus fort que moi et la tentation d'allonger la distance et de repousser encore un peu ses limites s'est de nouveau faite sentir ! Bref, je m'inscris le vendredi soir pour la longue distance du Trail de Gorbio : 42 km... Jusqu'ici mon trail le plus long date d'il y a moins d'un mois où j'ai couru 29km entre Sospel et Menton. J'entends déjà mon père (la voix de la raison!) me dire que ça n'est pas très malin, 5 semaines avant mon 1er marathon !!

Dimanche, je me lève donc à 5h, départ de chez moi à 6h, arrivée à Gorbio (360m) à 7h après de nombreux virages au-dessus de Monaco. Mon estomac a une heure pour s'en remettre, le départ a lieu à 8h. J'embarque mon appareil photo avec moi, le parcours promet d'être joli !

 

 

 Après les quelques recommandations d'usage, nous voilà partis sur une piste large qui monte régulièrement sur les 5 premiers kilomètres. La pente permet de courir tout le long et je me sens plutôt bien et dépasse une première fois LPB, alias Hervé, que je reverrai plusieurs fois sur le parcours.

 

Après ces 5 premiers kilomètres avalés en 30 minutes, on se retrouve au pied du Mont Gros et on prend un petit chemin qui continue à monter tranquillement vers le Nord. Je profite de ma relative fraicheur pour prendre quelques photos de la côte méditerranéenne : une vers Menton, une vers Monaco :) Et pendant que je fais du tourisme, 5 coureurs me repasse devant, dont Hervé, étonné de me voir prendre des photos en compet'. Bon, je me dis qu'il reste encore 35 km, et que je peux bien prendre un peu de temps pour immortaliser l'instant. Mais en même temps, j'ai quand même envie de faire un peu de sport, alors je relance, une fois le premier sommet passé au km 9 (1040m).

 

Descente roulante vers le Col de la Madonne de Gorbio (km 11, 930m) où un petit ravito nous attend. Sur ces 2 derniers kms, mon appareil photos attaché à la sangle du sac à dos a arraché mon dossard et n'arrête pas de balancer de gauche à droite... Bref, pause rangement au ravito. L'appareil va dans une poche latérale du sac, un peu moins accessible, mais entre tourisme et sport il faut trouver le bon équilibre !! :) Du coup, quelques concurrents me sont encore passés devant...

La descente suivante est nettement plus technique, et je saute de pierre en racine comme un cabri pour refaire mon retard. Une dizaine de concurrents dépassés, je me fais plaisir (sans penser que je devrais en garder sous la pédale...). Juste avant d'arriver au Pas d'Ongrand (km 16, 400m), je repasse même devant Hervé. Je dois être aux alentours de la 15e place.

On attaque directement la difficulté suivante, 700m D+ sur 4 km. Le premier kilomètre passe facilement et puis tout d'un coup, panne de carburant, les jambes avancent mais n'ont plus beaucoup d'énergie. Je m'accroche, mais de voir passer tant de coureur (marcheur à ce moment là) devant moi, me donne un petit coup au moral... Hervé est parmi ceux là, et je ne le reverrai plus avant l'arrivée. J'atteinds enfin le col du Farguet (km 20, 1100m). Je tente d'avaler les Tuc's et abricots secs du ravitaillement, mais ça a du mal à passer. Pourtant j'ai besoin d'énergie pour les 20 km restants...

J'attaque la descente assez lentement et je me retrouve aux alentours de la 30e place lorsqu'on atteint le Col de Castellar (km 26, 730m). C'est juste à ce moment que mes jambes reviennent. La piste s'élargit, la pente ne devient plus qu'un faux plat descendant. De quoi se mettre en mode "allure marathon"! Euh, non peut-être pas aussi vite finalement.

 

Je regagne quelques places au moment où nous arrivons au pied de Ste-Agnès (km 32, 600m), petit village perché pittoresque que je ne fais que regarder du coin de l'œil. Deux, trois abricots secs, et j'attaque de suite LA difficulté du jour plutôt confiant. 650m D+ sur 3km. Bref plus de 20% de moyenne. La pente est régulière et les jambes répondent bien. D'ailleurs la crème chauffante que j'ai testée ce matin sur les mollets fait toujours son effet ! Bon, je me fais quand même dépassé par un gars qui en avait encore suffisamment sous le pied (et dans les batons) pour effectuer la grimpette comme s'il venait de démarrer. Arrivée à la Cime de Baudon (km 35, 1260m) en 50 minutes environ.

Il ne reste plus qu'à descendre ! Mais jusqu'à la Madonne de Gorbio où nous sommes passés il y a plus de 3 heures, la descente est très technique et la lucidité fait défaut. Je fais attention de ne pas me fouler une cheville à cet instant, ce serait vraiment c... Et m***, je me tords la cheville sur une pierre que j'avais pourtant repérée 10 pas avant. Heureusement plus de peur que de mal, la douleur est passagère.

La suite de la descente est sans histoire. J'arrive fatigué (qui l'eut cru ?) en 5h24' à la 24e place ! Le Garmin indique 40,8km et 2200 D+. Hervé est finalement 16, 11 minutes devant moi. Le premier, Julien Navarro, a fini depuis longtemps... Il a mis 3h50', 25 minutes devant le deuxième !! On devrait entendre reparler de lui !

 

A l'arrivée, on a droit à des pâtes, mais il faut attendre près de 3/4 d'heure. J'en profite pour faire connaissance avec Hervé, qui a fait quelques beaux trails cette année : Ventoux, X-Trail Courchevel, Restonica, Turini-Menton. Ca donne déjà des idées pour l'année prochaine !!

Je reste jusqu'à la remise des prix. Les coureurs de Courserans venus des Pyrénées pour l'occasion remportent le prix par équipe et mettent uns bonne ambiance. Pour ma part, mon dossard est tiré au sort et je repars chez moi avec quelques produits du terroir sous le bras : olives, huile d'olive et tapenade... d'olives :)

 

http://www.openrunner.com/index.php?id=737139

1 commentaire

Commentaire de LPB posté le 31-10-2010 à 17:32:00

Joli Cr très complet,bonne chance pour le marathon!moi je prépare la saintelyon.a+

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