Récit de la course : Les Crêtes du Pays Basque - 20 km 2010, par Yannael

L'auteur : Yannael

La course : Les Crêtes du Pays Basque - 20 km

Date : 3/7/2010

Lieu : Espelette (Pyrénées-Atlantiques)

Affichage : 1557 vues

Distance : 20km

Objectif : Pas d'objectif

3 commentaires

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De retour avec un dossard

Il aura donc fallu en faire appel à l’amitié pour me sortir de ma « retraite » sportive, dans laquelle je tenais gentiment depuis l’échec du Marathon de Toulouse … Octobre 2009 est donc la date de ma dernière course. Depuis, une motivation en baisse, des congés, une météo peu enthousiasmante, et une surcharge de travail m’ont tenu plutôt éloigné des allées du Bois de Vincennes. Faute d’un entraînement suffisant, pas de compétition. Logique.

Oui mais voilà, quand des copains toulousains me proposent de courir la course des crêtes à Espelette, je ne peux refuser. D’autant que ça me démange de voir à quoi ça ressemble une course de montagne.

Après un entraînement sur 4 semaines, trop léger pour envisager un beau résultat, mais néanmoins suffisant pour m’assurer a priori de finir en bon état, je me lance donc à l’assaut du Mondarain …

15h45, 3 copains s’élancent pour le 14 km. 16h15, un autre part sur le 7 km. Entre temps, à 16h, j’attaque le bitume pour les 20 km de parcours.

 

 

Les 2-3 premiers km sont plats, ça roule. Je suis positionné un peu loin, mais je préfère en garder sous le pied. Après environ 12 minutes, on attaque les choses sérieuses. Voici donc – enfin – cette fameuse côte. J’alterne course et marche. A la vérité, la marche ne me repose pas beaucoup pas rapport à la course, donc autant trottiner. Je zigzague et dépasse quelques concurrents. Sans forcer, j’avance à un rythme correct.

 

 

28’11, me voici au ravito à mi-côte. Dix minutes plus tard, en 38’12, je suis au ravito suivant. La pente devient soudain redoutable. Impossible de courir. On monte en file indienne, mais sans se gêner. Chacun est sur son rythme. On est dans le nuage, sous la bruine. On ne voit pas bien loin derrière. Dommage surtout pour les nombreux spectateurs qui ont bravé les gouttes et fait l’effort de monter.

 

 

Cette fin d’ascension est vraiment très pentue. Un exercice auquel je ne suis absolument pas rompu. En finalement, en 52’06, je me retrouve au ravito au sommet.

 

 

C’est parti pour la descente. Et là, c’est la totale : Boue, herbe glissante, grosses pierres, terrain sec, cours d’eau … Tout y passe. Mais qu’importe, je me sens bien, je tiens un bon rythme. Je grignotte régulièrement quelques places. On se sépare des 26 km, qu’on recroisera plus tard.

 

 

1’02’35, nouveau ravito. Puis en 1’09’06, j’arrive à mi-course : Un panneau indique la distance restante : 10 km. Et là, quel bonheur. Vu le parcours, et malgré la bosse qui s’annonce, je sais que je peux finir en moins de 2 heures. Ce que je n’aurais jamais cru possible au départ.

 

 

Le parcours est assez violent : Des descentes dans le dur, des côtes en alternant course et marche. Mais je me sens toujours bien. Fatigué certes, mais serein. 1’20’35, puis 1’30’46. Les ravitos s’enchaînent, les km aussi. Le décompte a débuté. Les 6 derniers km sont numérotés. La descente aidant, je les enchaîne en moins de 4’. Hé, hé, pas mal. J’essaye de hausser le rythme, mais sans succès, je suis à la limite.

 

 

La ville d’Espelette approche. Je continue à gagner quelques places dans la descente. A moins que ce ne soit des coureurs du 14km, du 26km, ou des marcheurs … Qu’importe, l’arrivée approche. Dernier km … Et là, c’est le drame ! C’est un peu exagéré bien sûr, mais par contre c’est bien dans le dernier km qu’arrivent les crampes. Je suis passé au-delà de la limite. La fin est bien difficile, entre le pont, le parcours sinueux, la bosse finale.

1’53’38. Ca y est, j’en ai terminé. Quel plaisir que de finir cette course en bon état. 96e au final, pour 1081 partants. Pas si mal. Les copains m’attendent. Ils ont eu aussi réussi de belles courses. Ca valait le coup de remettre un dossard sur le ventre, finalement !

 

 

3 commentaires

Commentaire de Ben64 posté le 11-07-2010 à 18:32:00

Joli course! Pas mal pour quelqu'un qui s'entraine pas. Tu as des qualités, il serait temps de t'y remettre sérieux non? On a couru ensemble mais difficile de se croiser avec tout ce monde.
Bonne récup!

Commentaire de laulau posté le 11-07-2010 à 23:41:00

Belle course sur les pentes du Mondarrain, j'espère qu'elle va te remotiver !

Commentaire de rcou posté le 12-07-2010 à 19:41:00

Sacrée Perf pour quelqu'un qui pratique en dilettante ;-)

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