Récit de la course : Aravistrail - La Totale - 110 km 2010, par trankilou

L'auteur : trankilou

La course : Aravistrail - La Totale - 110 km

Date : 19/6/2010

Lieu : Thones (Haute-Savoie)

Affichage : 1341 vues

Distance : 110km

Objectif : Pas d'objectif

4 commentaires

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Le récit

 

ARAVIS me voici. Me voilà devant mon premier grand trail montagneux. Je suis venu pour découvrir la gestion d'une course longue avec du dénivellé, et le programme proposé par l'équipe de l'ARAVIS TRAIL me paraît convenir. Donc même pas peur, je suis inscrit sur la TOTALE.


Arrivée vendredi soir après le boulot, juste le temps de récupérer le dossard, merci aux organisateurs et aux bénévoles d'être restés au delà de 20 h, mais j'ai loupé le briefing. Un rapide coup d'oeil sur la modif du parcours (trop rapide on en reparlera) et direction l'hôtel et recherche d'un resto, ce sera pizza.


ETAPE 1 Samedi matin

Direction, la ligne de départ, heureusement que l'hôtel est quasi à côté, car j'arrive 5mn avant le départ, à la bourre comme d'hab. Et je me rends compte que je suis habillé trop chaudement.Donc déshabillage. J'enlève les bâtons, les gants, la veste, j'essaie de la ranger dans le sac, çà a du mal à rentrer, le sac étant compressé, et le décompte qui commence.

10 9 8 la veste est rentrée 7 6 5 le sac est fermé 4 3 2 le sac est sur le dos 1 0 ouf je pars.

Premier enseignement arrêter d'arrivée à la bourre et mieux gérer l'habillement, çà évite de courir avant le départ.


Je pars doucement, donc doublé par de nombreux concurrents, mais je me laisse pas emporter, là je suis content de moi.

De toute façon on arrête de courrir au bout de quelques minutes, et çà commence à monter, je sors les bâtons, et çà avance et je double à mon tour.

Au début c'est une alternance de montée et passage un peu plus plat, où je cours un peu.

Puis une montée régulière en direction de la pointe de TALAMARCHE. Les sensations sont bonnes, je continue à mon rythme, et après un dernier raidillon, c'est le sommet dans la brume, accueilli par des bénévoles qui ne ménagent pas leurs encouragements à renfort de cloches, et ce sera de même sur tous les parcours un grand merci et respect pour eux.

J'attaque une belle descente bien glissante et vlam première chute, je saluerai tous mes passages aux différents sommets de la même manière.


Puis de nouveau un beau raidillon très sécurisé par plusieurs secouristes en montagne, et dans le début de la descente nouveau gadin. Et descente sur le ravito par une piste de bob, où je ne peux m'empêcher de me revautrer, çà commence à faire beaucoup. Arrivée au ravito, rapide encas de fruits secs du coca, je rempli le camel un peu trop une partie à côté, je suis bon pour repartir avec un sac qui goutte.


Et on attaque la montée au col des frettes et ses lacets, superbe. Je me trouve à la tête d'un groupe de 5 marcheurs, à ma demande aucun ne souhaitent passer devant, donc je monte à mon rythme, et au bout de quelques lacets nous ne sommes plus que 2. Je lui propose de passer devant, non non mon rythme lui convient.

Nous arrivons sur un passage assez chaud, mais comme toujours hyper sécurisé, mais bon je fais pas le malin en passant. Et on repart toujours pas de relai de mon compagnon. Après d'innombrables lacets, on entend des encouragements et des cloches, on approche. Et là mon suiveur, me demande passer, je lui cède le passage et à ma grande surprise il accélère fortement et trotinne même me lâchant irrémédiablement. Ouais bof, il devait jouer la 190 ème place, surtout qu'en plus il avait un dossard noir, donc ne faisait que cette étape.

Enfin je passe le col, après 4h20 donc dans le temps de la porte horaire, et je commence à plonger vers le chalet où se trouve un point d'eau.

Et comme je suis un garçon aimant la monotonie, re-gamelle, j'en profite pour enlever mes chaussures et ôter les cailloux. Et le peu de concurrents qui me passent devant semblent dévaller à toute vitesse. Et c'est là, que je comprends mon erreur après un renseignement, la porte horaire est située aux chalets. Ou là je suis à la bourre ce coup çi. Et je dévale à mon tour, en essayant de ne pas me rater. Et j'arrive au chalet avec 5mn de retard sur la porte, mais une bénévole me rassure en disant que celle ci a été allongée. OUF.


La poche à eau n'étant pas vide, en avant, et après une descente semée de nombreux vautrages sur les fesses, il faudra que je règle ce problème, les autres concurrents semblant voler par rapport à moi. Problèmes de chaussures, d'appui, descentes hyper humides à voir.


Un bénévole m'annonce une belle montée, il avait pas tort, droit dans la pente, je me crois revenu au Lozère Trail sur le final, sauf que çà monte plus longtemps, et encore des bénévoles au milieu pour booster, chapeau encore. Les cuisses commencent à chauffer.

Enfin c'est la descente, une route goudronnée, je me dit c'est fini, et non on tourne à droite et une montée de plus assez brève mais sèche.


Et enfin on apperçoit Thônes, après une descente goudronnée on longe un ruisseau, et je me trouve à courrir doublant de nombreux concurrents cuits. Je sais c'est petit, mais çà fait du bien.

C'est l'arrivée. Un bon petit ravito. Et direction la douche.

Je me trouve pas trops entamé, un peu mal aux cuisses, mais pas de quoi ne pas pouvoir continuer.


Direction la salle des fêtes pour le repas, avec la remise des prix, j'ai 3 heures de retard sur Thomas LORBLANCHET, je dis à ma tendre et chère que c'est jouable. Elle me regarde mi-attristée mi-moqueuse, se demandant sûrement si le manque d'oxygène en altitude n'a pas atteint mes facultés de réflexion. Et hop DODO.



ETAPE 2 Samedi soir

Il pleut, çà c'est confirmé. Je me prépare, et là où j'ai bien pu ranger un corsaire sec, pendant que je retourne la chambre, ma femme sort s'en griller une et fait un brin de causette avec un concurrent qui attend a priori sa copine, qui n'est pas encore prête. Elle me précisera qu'il doit traîner sur le même forum que moi, vu qu'il avait un bandana rouge autour de la tête, bon d'accord çà devait être un buff rouge , mais bon elle est pas hyper passionnée par le matériel du trailer. Donc salut à toi kikoureur inconnu. Et je suis toujours à la recherche de mon corsaire, ma femme me dit que la copine du kikoureur est partie en mini short. Ouais mais bon, je suis frileux. Enfin je le trouve. Et hop direction la ligne de départ, encore à la bourre.


Je me cale au fond, et c'est parti sous la pluie. Et çà part vite, je suis surpris par la vitesse de départ, serait-ce nos deux combattants kikoureurs du soir qui durcissent la course d'entrée.

Je me mets à mon rythme, et comme une bonne habitude ne se perd pas, première descente et première chute sur les fesses, heureusement que la terre est humide et souple.


Une première boucle nous ramène à Thônes, pour l'instant les sensations sont bonnes. On attaque la deuxième boucle, et les ennuis commencent. La fatigue, la pluie le froid, je commence à en baver. Arrive une montée, bien boueuse et glissante, où je m'épuise. Et pour finir une descente bien technique et glissante je reviens dans Thônes bien entamé, c'est la montée du calvaire que je passe assez bien à ma surprise. Enfin, l'arrivée.

Je rentre à l'hôtel fatigué et le moral un peu dans les chaussettes. Surtout que pour le lendemain il annonce un temps froid et neigeux en altitude.


Je décide de ne pas prendre le départ de la 3ème étape.



J'ai tiré plein d'enseignement de cette course à étape. Ce qui est hyper positif pour moi. Et surtout par rapport au Lozère Trail dès que le terrain le permettait j'étais capable de courir que ce soit lors de l'étape du matin ou celle du soir.


Je voudrais terminer en remerciant tous les bénévoles, secouristes, signaleurs, l'équipe d'intendance et d'organisation pour leur présence dans le froid, la pluie, la nuit toujours avec un mot de réconfort et d'encouragement. Rien que pour retrouver cette chaleur je reviendrai avec l'envie d'arriver au bout.

 

 

4 commentaires

Commentaire de Stephane3394 posté le 23-06-2010 à 07:41:00

Bravo pour ta course.
Tu as eu la sagesse de ne pas prendre le départ de la course 3 qui aurait pu être très galère, voire t'amener une blessure.
Je suis dans ce dernier cas : la cheville gauche ayant été énormément sollicitée sur les courses 1 et 2, sans signe avant-coureur, j'ai chopé une tendinite à la cheville sur la course 3. Abandon au 1er ravito ...

Commentaire de TomTrailRunner posté le 23-06-2010 à 10:02:00

un samedi au forceps dans une météo moyenne et un terrain pour le peu glissant.
Tu as su être raisonnable pour ne partir dimanche faire de la patinette dans la bise...brrr
A bientôt

Commentaire de grumlie posté le 27-06-2010 à 15:09:00

Ah le coup de speed avec la porte horaire au refuge... Bravo pour ces 2 étapes et bonne continuation pour tes prochains objectifs.

Commentaire de blob posté le 28-06-2010 à 21:40:00

Pour un premier trail montagneux, tu n'as pas choisi le plus abordable. En tout cas, bravo pour ton récit et tes courses.
à une prochaine

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