Récit de la course : 24 heures de Roche la Molière 2010, par luclafrat

L'auteur : luclafrat

La course : 24 heures de Roche la Molière

Date : 5/6/2010

Lieu : Roche La Moliere (Loire)

Affichage : 857 vues

Distance : 192.576km

Objectif : Pas d'objectif

5 commentaires

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Le récit

Roche La Molière - France de 24 heures 2010

Joyeux championnat national

Avant course :

Après une première expérience pas très concluante en 2009 (24 h de Séné), nous avions toutefois décidé avec Denis et Philippe de se relancer au moins une fois sur les nationaux de 24 heures.

Ayant réalisé les minima FFA (150 km pour participer avec une licence même s'il faut parcourir 180 km pour être classé), nous ne pensions pas avoir de soucis particulier pour participer à l'épreuve.

Heureusement que nous avions envoyé nos engagements dès le début de l'ouverture des inscriptions puisque Philippe et moi nous retrouvions engagés sur la course Open.

Denis m'avait préparé un plan sympa pour être sûr de franchir la distance de 180 km.

Mon épouse, Sylvie que je remercie encore pour son investissement (je l'aime plus que tout même si j'ai souvent pu paraître égoïste durant ces 3 mois de préparation) a gérer en main de maître la logistique à la maison et a subi mes sautes d'humeur, ne pouvait malheureusement pas m'accompagner à Roche. Laurent avec ses problèmes de dos et Valérie actuellement en examens ne purent participer eux aussi à l'aventure.

C'est donc nos filles, Perrine et Marjorie qui m'accompagnèrent donc.

Après les 12 heures de Gravigny (122,5 km), Denis me certifiait que les 190 km étaient largement faisables. Nous verrons bien le jour de la course, tout peut arriver.

Nous prenons la route vendredi vers 12h30 avec Denis, sa femme Magali, Perrine Marjorie et moi, très tranquille pour une fois. Je profite du calme ambiant pour mettre quelques annotations dans le rapport que prépare le stagiaire que j'ai en charge actuellement, ce qui m'évite de penser au lendemain. 1 petite heure de bouchon à Lyon et nous arrivons sur le site de l'épreuve vers 20h30. Récupération des dossards, demande de table en précisant bien que les numéros 200, 187 et 116 doivent être côte à côte pour des raisons d'organisation d'assistance.

Nous faisons le tour du circuit : ouha ! Ça va faire mal, côte bien raide de 20 m, 2 descentes successives, la gravelle, les courbes à angles droits, en épingle. Voyant le profil du tracé de près, je me dis que 182 km ce sera déjà bien.

Directions Fouillas où PhiPhi nous a réservé des chambres d'hôtel spacieuses où nous pourrons dormir paisiblement.

Dîner, puis je sors un peu pour me détendre et appeler mon amour pour prendre des nouvelles à la maison. Tout va bien.

La nuit est assez agitée, il y a un barbecue dans la cour voisine, le bruit a du s'arrêter vers 2 heures du matin.

6h30, Marjorie n'arrive plus à dormir, moi non plu. Réveil, douche, avec Perrine nous allons chez la cousine de PhiPhi acheter de quoi déjeuner.

Nous ne nous pressons pas pour prendre la route. Nous avions été prévenus de la veille qu'il était possible d'entre les véhicules des coureurs jusqu'à 9h30 sur le circuit.

Malheureusement, quand nous arrivons à 9h10, c'est le bazar. Il a donc fallu apporter tout le nécessaire, valises, sacs, eaux, tente etc. près des tables en attendant l'autorisation de s'implanter.

Et lorsque les attributions de tables commencèrent, Phiphi et moi n'étions pas disposé. Après des négociations longues et délicates, Denis obtint qu'on ait une table (soit 2 emplacements) pour nous trois. Nous montions donc la tente club (VRAC) derrière.

Habillage, photo de groupe dans les tribunes, tiens le gars là bas avec son chapeau, ne serait ce pas notre ami Daniel.

Et oui, Daniel Robin et son épouse Yolande ont fait un petit crochet avant de se rendre au Mont Ventoux et sont venus encourager les circadiens avant le départ du championnat, c'est super sympa.

11 heures approche, il est temps de se positionner sur la ligne de départ.

Il fait déjà très chaud : 32°C.

La course :

11h02, coup de pistolet. Je me suis placé à l'arrière et je prends mon envol tranquillement, on marche pour entrer sur le circuit. J'aperçois le groupe de tête et Denis et déjà tout près des premiers. A ma surprise Jean-Pierre semble s'être positionner pour tenter un gros coup aujourd'hui. J'ai déjà soif en passant pour la première fois devant les tables. Je décide de m'alimenter en liquide et grignotage tout de suite, la chaleur provoquera des carences en sels et autres aliments essentiels. Je me retrouve quelque temps auprès de Jean-Jacques Moros que j'avais eu le plaisir de côtoyer à Buc en mars, super sympa, il me dit qu'il faudra vraiment être très prudent aujourd'hui. Il est très inquiet sur son état de forme.

Doucement, je prends mon rythme j'essaie de me régler à 5'50'' du tour mais déjà je suis plus rapide. Perrine et Marjorie sont très précises sur les ravitaillements. Après 4 tours, je troque mon débardeur club pour un tee-shirt couvrant les épaules, et oui, ça permet de se déshydrater moins vite.

Après 1 heure de course, je fais une rotation plus rapide pour vérifier où en sont les jambes.

Les passages devant la ligne de pointage se font de moins en moins groupé, il est temps de retirer cardio-fréquencemètre et montre.

Parfait, je reprends Jean-Pierre qui me dit : "hé doucement, t'es trop rapide !" Il me semble qu'il souffre de la chaleur, mais JP, tout le monde le connaît bien, il fera un retour tonitruant dans la nuit. Qu'à cela ne tienne, je continue ma route, hésitant quand même sur l'allure

3 heures de course, je vois Patrice Bruneto à l'arrêt se plaignant de crampes. Olala, soyons prudent, il faut que je relâche le rythme, si de tels athlètes souffrent, je ne vais pas tarder à payer moi aussi les méfaits de la chaleur.

Il me faudra 40 tours pour enfin me mettre sur le bon rythme.

Denis est devant et à voir les coureurs qui me dépassent, je constate course que Pierro L. et Ludovic D. sont bien positionnés 4 heures pour aller le chercher plus tard.

Au bout de 6 heures de course et plus de 64 km parcourus, il est temps de commencer à s'alimenter en plus grosse quantité. Le problème est que je bois beaucoup et de ce fait c'est plus difficile de courir, il y a des remontées et l'estomac semble parfois prêt à déborder.

Les premiers arrêts au gymnase arrivent, Les filles (Perrine et Marjorie) me retrouvent à l'entrée pour me fournir du papier au cas où il n'y en aurait pas. Il faut descendre dans la partie basse du bâtiment pour trouver des toilettes libres. C'est clean, le nettoyage semble être fait régulièrement où personne n'ose descendre les marches. La chaleur a fait son job sur les intestins, mais ça je le savais, j'y avais goûté à Gravigny. C'est donc dans le plus grand calme que je reprends la course sachant qu'il y aura d'autres arrêts du genre. Je préfère néanmoins changer ma gestion de course : 3 tours en courant, 1 tour en marchant (vite), je veux absolument aller au bout de ces 24 heures et dans le meilleur état possible.

A 20 heures, il fait encore très chaud. J'ai reçu beaucoup d'encouragements de copains qui sont en grande difficulté, mais aussi d'amis sportifs et de la famille grâce à la passerelle mise en place par Cédric via le site Internet du club d'Alizay.

Pascal Vaury et David Alain tournent vite maintenant. Jean-Pierre marche souvent et discute beaucoup, il m'invite toujours à la prudence.

Je navigue maintenant entre la 12ème et 18ème position. Parfait continuons ainsi.

Je passe les 100 km vers 21h40, tout va pour le mieux, la vitesse encore bonne 8,5 et 9,5 km/h quand je cours et à près de 8 dans les phases de marche. Super, j'ai eu droit à une petite part de pizza, merci les filles.

J'ai vu que PhiPhi a fait de nombreux arrêt, Cédric et Lauranne s'occupe de lui. Denis est toujours seul devant. Déjà de nombreux abandons, Alain Prévost me félicite pour ma forme, il a malheureusement jeté l'éponge, ne trouvant jamais à se mettre dans le bon rythme.

La nuit commence à tomber, enfin on ressent un peu de fraîcheur. Pascal Vaury marche sur une jambe, un bras autour du coup de son épouse, fracture me dit-il. Aie, il faut que je reste prudent, Pascal était venu pour jouer la gagne et lui aussi est hors course.

J'ai du m'arrêter rapidement pour changer de chaussettes et percer 2 ampoules qui commençaient à devenir gênantes. Que de sable gris et rouge dans les baskets ! Je comprends mieux l'échauffement des pieds. J'ai du mal avec mes chaussures, quand je repasse à la table, j'en profite pour les remplacer avec une paire plus grande.

23 heures, 12 heures de course, près de 110 km effectués, il commence à tomber des petites gouttes d'eau, ça fait vraiment du bien. L'animateur au micro nous rassure, mais cela devient inquiétant, les gouttes sont de plus en plus nombreuses et vient une petite averse. Arrêt des chutes d'eau, il n'y a pas trop de dégâts pour le moment, quelques petites flaques évitable.

1/4 d'heure après, c'est un vrai déluge qui s'abat sur l'épreuve et il durera plus de 30 minutes inondant complètement le circuit.

Après l'arrêt complet de la pluie, le circuit laissera apparaître trois marres inévitables allant de 2 à 10 m de long, laissant remonter l'eau boueuse jusqu'au bas des mollets.

Là, la vitesse ralentie considérablement pour préserver les pieds.

Un petit potage chaud (et bien épais) fera du bien pendant cette période.

Je tourne donc doucement pendant près de 3 heures en attendant de trouver des lignes permettant de tourner sans se mouiller les pieds.

Vers 3h30, (16h30de course), je préfère changer de chaussures, je n'ai pas beaucoup le choix quant à la paire à enfiler. Il me reste le choix entre une paire lourde (celle que je choisirai) et stable ou une paire légère, peu stable mais surtout qui laisserai trop entrer les gravillons.

Après 150 km, je me sens bien et décide de ne marcher que lorsque je devrais m'alimenter d'avantage en solide. Je dois courir à 7,5 - 8 km/h, mais je tourne plus rapidement que les gars qui alterne course/marche. Que ça fait du bien un petit chocolat au lait chaud, pour la peine j'en prends pendant 2 tours.

Au petit jour, je passe la barrière des 165 km, cela me fait tout drôle de dépasser ma marque de l'an dernier, tellement même que j'ai l'impression que le compteur s'est bloqué et que l'affichage marque 165 km deux tours durant.

Je pense à ce moment à Sylvie qui n'est pas là pour voir cette petite victoire, plus de 19 heures de course et je suis toujours là, en forme et le classement FFA, 180 km est accessible.

Le soleil revient, la chaleur aussi, dès 7h30, il faut de nouveau penser à mettre la casquette et à la mouiller régulièrement. C'est je pense le seul moyen en plus d'une bonne hydratation pour aller au bout. Les 180 km approche, je suis euphorique, j'accélère durant 2 tours pour relâcher la pression, tiens même effet que tout à l'heure, le compteur reste bloqué et je passe de la 12ème à la 13ème place.

J'entends par le speaker que Denis a près de 6 km d'avance sur Ludovic, mais je le vois à la peine, il commence à courir incliné sur le côté droit.

La fin est proche, la chaleur bien revenue et je constate que de nombreux coureurs sont revenus sur le circuit. David Alain tourne comme une horloge après avoir fait halte pendant près de 3 heures. Cela s'anime devant entre Denis et Ludovic mais aussi entre Denis Dupoirieux et Rouday pour la 3ème place.

23 heures de course arrivent, je dois mettre le débardeur club comme le règlement le stipule. Je décide de changer de chaussures et reprends la paire ayant servi de hors bord, elle encore bien humide, mais mes chevilles ont besoin de retrouver une paire plus légère.

C'est bizarre, comme il paraît facile de courir après tout ce temps, j'ai l'impression de voltiger et pourtant je vois un bolide qui passe, c'est PhiPhi. En fait dans la dernière heure, il y aura 2 fusées sur le circuit, Ludovic qui donne tout et Philippe, comme l'an dernier qui retrouve une énergie qui ressort d'on ne sait où.

Denis ne me dépasse plus. A un moment, Magali, très inquiète pour son homme me dit de le retrouver, tellement paniquée, elle est incapable de me faire savoir qu'il est à peine 100 mètres devant. Il a encore 2 tours d'avance à cet instant (Ludovic passant devant nous), à moins qu'il ne s'arrête complètement, ce qui me paraît impossible. Je connaissant l'énergumène, l'ayant vu courir en vomissant lors de l'éco-trail.

Phiphi me rejoint, il veut qu'on coure ensemble pour finir, mais vu sa facilité, au point 600 m, je lui dis de partir devant, il retrouvera certainement Denis. Plus que 2 minutes, Je vois Denis passer la ligne de comptage, Ludovic passe comme une fusée. Je sais que Denis à encore plus d'un tour d'avance, il est champion de France j'arrive à l'entrée de la piste, tiens ce serait peut-être possible de passer la ligne avant la fin, j'allonge les foulée, aucune douleur particulière, j'accélère très facilement. Trop tard, premier coup de sirène, puis 15 secondes après 2è (il devait y avoir 1 minute entre les 2 !!!). Bon je stoppe retire mon débardeur pour retirer le dossard dans le dos afin de le déposer au sol sous la pierre qu'apporte gentiment une bénévoles. Je retrouve Perrine et Marjorie à la table, bois un peu et attends le retour de l'ensemble des coureurs pour les rejoindre et passer la haie d'honneur faite par les coureurs en équipe.

Là je remercie mes filles pour leur assistance, elles ont géré parfaitement les ravitaillements et les changements de tenues.

Nous avons reçu énormément de messages d'encouragement et de félicitations, c'est vraiment génial.

Je suis super content car l'affichage me positionnait 13ème lors de mon dernier passage. Même si le kilométrage est faible, ça fait tout drôle cette place sur une épreuve recevant le championnat national.

 

Après course :

Il est près de midi, j'ai chaud et j'ai la sensation qu'une bonne douche me fera le plus grand bien.

Perrine me passe mes effets et je me rends aux vestiaires. Arrivé sur place, je me sens ballonné. Passage obligé par les toilettes. Je suis surpris de pouvoir descendre les escaliers aussi facilement, je ne ressens pas de courbatures. C'est dans le vestiaire que ça se complique, il y règne une chaleur incommodante. Lorsque je commence à me doucher, l'eau chaude arrivant sur mon visage, je ferme les yeux. A cet instant je sens un vertige arriver. Je m'assois au sol pour éviter la chute. Non fausse alerte; Je me replace donc sous la douche et là ça recommence mais d'une manière plus violente, je préfère m'allonger puis m'asseoir et attendre patiemment que tous mes esprits me reviennent. Quelqu'un ouvre les fenêtres et la porte d'entée, l'air frais me fait du bien. Je suis aussi rassuré par la présence des secouristes dans les vestiaires car un autre coureur se sent au plus mal. Je me relève, me rince rapidement et je vais sur les bancs pour me rhabiller. Je vais ensuite dans la grande salle attendre la remise des récompenses. Je sais que Denis n'est pas très loin car il devait passer au contrôle. Une dame très gentille me propose d'aller échanger la puce contre ma pièce d'identité, merci, c'est très aimable. Philippe arrive quelques instants après. Nos accompagnateurs nous rejoignent après avoir démonter la tente et rechargé les voitures. Je dois soudainement quitter le groupe, pris de nausées. (que de l'eau).

Enfin Denis est de retour, la cérémonie protocolaire va pouvoir débuter.

Première Marseillaise pour la première féminine : Cécile.

Ca m'a fait tout drôle quand j'ai entendu : "champion de France masculin, Morel Denis" suivi de la Marseillaise.

Nous nous installons ensuite à table pour déjeuner tout en continuant à suivre les remises de récompenses.

Tien on m'appelle ! Oui, je suis 3ème au classement masculin de la course Open. Génial, je ne suis pas venu pour rien : 3 podiums en 3 Ultras courus cette saison (Buc, Gravigny et RLM).

Je suis impatient de rentrer à la maison, embrasser ma petite femme qui m'a permis de pouvoir m'entraîner de façon optimum. Il est alors temps de reprendre la route.

Ensuite, c'est un gros coup de fatigue qui me submerge, Nous ferons le retour tranquillement.

 

Bilan :

13ème au général

10ème masculin au général

9ème masculin Français

3ème masculin course OPEN

Après vérification : 12ème au championnat national avec 192,576 km effectués.

 

Remerciements :

Je tiens à remercier tout le monde, ma femme, mes enfants (l'encouragement et l'amour de la famille facilitent largement la réussite), mes amis coureurs et non coureurs (Laurent et Valérie qui m'épaulent régulièrement sur les courses ultra), tous ceux qui croient en mes capacités.

Merci aux nombreux témoignages de sympathie reçus avant, pendant et après l'épreuve.

Je veux aussi remercier Denis qui m'a bien mis en confiance après notre prestations à Gravigny (145 km pour lui, 123,5 km pour moi).

5 commentaires

Commentaire de frankek posté le 10-06-2010 à 20:44:00

super et respect pour ton 24 h...bonne récup

Commentaire de CROCS-MAN posté le 11-06-2010 à 08:08:00

UN GRAND BRAVO, une course parfaitement gérée.
Merci pour ton récit.

Commentaire de Mustang posté le 11-06-2010 à 10:41:00

respect!! bravo, belle gestion et beaucoup de lucidité!

Commentaire de runner14 posté le 11-06-2010 à 16:30:00

Salut Luclafrat!Le 24h te vas comme un gant,c'est très valorisant pour toi que de savoir que l'organisme peut encaisser tant d'épreuves d'ultras
sans dommage.Bravo pour ta très belle prestation et comme un bonheur ne viens jamais seul,ton frère a reçu ce qui lui était destiné le sacre de Champion de France.La famille a de quoi être fière de ses deux compétiteurs.

Commentaire de luclafrat posté le 21-06-2010 à 12:24:00

Merci à tous pour vos messages.

Cela fait plus de 15 jours et j'ai du mal à redescendre de mon nuage.
J'ai la sensation d'avoir déjà récupéré.
J'ai participé hier à un 10 km dans des conditions délicates (froid, 10° seulement, vent et bossess) en 42 minutes sans ressentir de fatigue mais avec toutefois une impression de difficultés pour accélérer.

J'espère toutefois retrouver un peu plus de vitesse pour le marathon Seine-eure en octobre.
A bientôt,
Luc.

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