Récit de la course : Trail Cevenol 2005, par pierrot34

L'auteur : pierrot34

La course : Trail Cevenol

Date : 30/10/2005

Lieu : Anduze (Gard)

Affichage : 1721 vues

Distance : 32km

Objectif : Pas d'objectif

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The Rolling Stones

Bonjour à tous
Quinze jours après le marathon de Carcassonne, je me retrouvais un peu orphelin de course. Puis le copain Eric me téléphone, lui qui sortait du 100km de Millau(13h26) et raffole de trail. "Je fais le Cevenol à Anduze mais je n’ai trouvé personne pour venir avec moi", me dit-il. Moi, comme je savais qu’il existait le relais, je n’ai pas mis longtemps à le convaincre que s’il acceptait de courir avec moi, au lieu de faire l’individuel(qu’il avait déjà fait), j’étais son homme, même avec Okm d’entraînement depuis Carcassonne. Cela s’appelle courir « très frais », pour un cheval et cela me faisait mon entraînement du dimanche !
6h45 au changement d’heure, nous voilà partis avec Eric. Temps toujours aussi gris, mais sec et pas froid. Mais à l’approche des « montagnes », après Quissac, voici les premières gouttes. Il faut actionner les essuie-glaces. Aïe, plus la grisaille, ça promet !
Une place sur le parking des Cordeliers et inscriptions. Il y a du monde ! Le salon Course-Nature se tenait depuis la veille. On sent que la ville d’Anduze avait joué le jeu de l’accueil, avec commerces ouverts pour cette sympathique animation du dimanche.
Eric se prépare. C’est à lui de se taper la grande montée vers l’antenne de la station météo. Puis nous convenons de prendre la voiture pour aller au relais, à 3km du centre ville. Y aller à pied, pas évident. Pour l’échauffement, OK mais ça monte. Il pleuvinait et après les 15 bornes, Eric devait revenir en ville par cette route. J’assiste aux départs :8h45, les individuels. Pas loin de 400 ! Puis 9h15, le relais :80 équipes. Eric parti, je prends la voiture et pars vers le relais. Parking en pleine forêt. Cela sent bon. C’est calme et vert. Mais il pleuvine toujours un peu.10H, le diabétique prend sa glycémie. 1,20g. Impeccable mais un peu juste, avant la course. Une barre de céréales ne fera pas de mal. Un gel dans la poche et une barre d’amandes et du sucre au poignet et c’est parti pour l’échauffement, avec la clé de la voiture, le « témoin » du relais ! Je trottine, monte et descend la côte vers le relais, en attendant Eric.L’ambiance dans le public présent est bonne et joyeuse.Encouragements et applaudissements pour les individuels (1h10 aux 15km pour le premier puis tous les suivants. Les premiers du relais(les numéros en 500) arrivent. J’en compte environ 45 et Eric arrive. Je fais les 300 derniers mètres avec lui, lui indique où est la voiture et lui passe la clé sur la ligne du relais.Il a mis 1h38 pour sa partie. Et voilà que c’est mon tour !
Ca monte tout de suite, sur un chemin empierré.Le sol est humide, les pierres surtout, en pleine forêt, quand il s’agira de descendre sur des lits de ruisseaux empierrés, sont extrêmement glissantes et il faudra sans cesse maintenir son équilibre pour éviter de tomber comme certains l’ont fait, paraît-il. Trajet des 17km restants donc accidentés, bosselés, glissants, parfois « moêlleux », sur des lits d’aiguilles de pin, de terre ocre ou…de châtaignes fraîchement tombées. C’est silencieux, cela sent bon la nature :voilà toute la saveur du trail dans toute sa splendeur ! Plus le plaisir de doubler à un bon petit rythme, les pauvres individuels du 32 km qui n’en peuvent mais car ils ont 15km de plus dans les jambes ! Un ou deux N°500(non équipés de camel bag) me doubleront mais pas plus. J’entreprends une longue descente à la vitesse d’un avion mais un supersonique venu de je ne sais où me double, encore plus vite ! Le panorama est splendide :douces montagnes des Cevennes, brume, arbres, virages, montées descentes, pierres, terrre… :un Paris-Dakar miniature !. Ravitaillements en eau au 20è km, quelques raisns et sucre au 25è, pour assurer…., reste plus que 7km, toujours dans le même cadre extraordinaire d’une nature automnale douce et rafraîchissante. Les deux derniers km seront bitumés et en descente, sur le parc des Cordeliers, après cette dernière montée empierrée en forêt difficile à aborder autrement qu’en marchant.
Eric est là qui m’attend à l’entrée du parc. Il est content car le résultat n’est pas si mauvais : 3h10 et 48è sur 80 équipes, au scratch mais les catégories ne sont pas prises en compte dans ce relais, alors nous les pauvres V3, ne saurons pas notre classement.
Contrôle de la glycémie :2,23g. Un peu d’insuline alors, avant le repas.
Ces tables du repas après course étant complètes depuis longtemps, nous nous rejetons sur un des restaurants ouverts près de la salle des résultats. Une salade cévénole pour moi et des spaghettis bolognaise pour Eric, grand consommateur de pâtes devant l’éternel. ! Le service est un peu débordé mais cela se comprend, ce jour-là.
Direction les résultats. C’est commencé. Discours, remerciements de toutes sortes , y compris aux bénévoles, quand même jamais oubliés. Toutefois, l’on voit que les tables se vident au fil de la remise des prix. Nous, les sans-grades, les non primés, assistons jusqu’au bout au cérémonial. Un petit café en libre-service , nous aide à tenir, l’agitation de la desserte des tables étant des plus grandes autour de nous.
Toujours gris et humide dehors. Nous revenons sur un Montpellier, gris lui aussi mais sec, en continuant de parler avec Eric du 100km de Millau, pour un prochain article dans Midi Libre ainsi que de ses souvenirs sportifs de Savoie, de cyclisme et de course à pied, bien sûr, l’un des joyeux groupes de la salle des résultats étant d’Annecy-le-Vieux et ayant déclenché ces souvenirs.
Un bon dimanche finalement, qui nous incite à revenir l’an prochain mais pour le 32 en individuel, qui sait ?!

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