Récit de la course : Les Foulées de Bondues - 10 km 2010, par Charlou

L'auteur : Charlou

La course : Les Foulées de Bondues - 10 km

Date : 9/5/2010

Lieu : Bondues (Nord)

Affichage : 863 vues

Distance : 10km

Objectif : Se dépenser

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Bondues 2010, dernière

2010 est bien avancée, on est déjà en Mai, et pourtant, il fait toujours moche.

C'est seulement ici, à Bondues, que je reprends la compétition. Dans les semaines précédentes, les entraînements n'ont pas été très concluants, je sens que l'hiver a été dur et qu'il va être long et pénible de revenir à un état de forme honorable. Néanmoins, il faut bien se lancer à un moment, et comme Bondues est juste à côté de Mouvaux (et surtout comme j'y ai vécu 15 ans ^^), je serai au départ.

 

Initialement, je devais courir avec Benou, de mon équipe de volley, comme à Lille et Tourcoing l'an passé. Sauf que ce cochon m'a fait faux bond, il ne s'est presque pas entraîné... Bref, je serai seul sur cette course qui ne m'avait pas trop plu l'an passé (pourtant, c'est bucolique et tout, mais... j'sais pas, ça n'avait pas voulu). Histoire de rajouter une couche à la méforme actuelle, j'ai du jouer un très long match de volley la veille au soir (3-2 contre Cambrai). Bref, même l'objectif de moins de 48' semble délicat...

 

Dimanche matin, donc, arrivée pépère, comme d'hab', et échauffement léger. Je croise Alessandro (toujours du volley) qui est policier municipal à Bondues. On discute quelques minutes en regardant le 800m des enfants ; c'est choupinou :). Vers 10h20, je vais sur le départ. Inutile de chercher à bien se placer, ça ne va servir à rien. 10h30 : GO ! Mise en route en douceur, j'essaie de trouver un rythme correct en slalommant entre les types plus lents placés à l'avant et les plus rapides qui se sont faits coincer à l'arrière. Mais à peine le premier kilomètre est-il passé que je connais déjà mon destin sur cette course : les jambes refuseront tout effort trop violent. Malgré la longue séance d'étirements de la veille, la fatigue accumulée est trop importante. Cette course sera un long calvaire.

 

Les premiers kilomètres passent, j'essaie d'être le plus efficace possible, tout en ménageant mes guiboles. La petite bouteille d'eau que j'ai à la main me sert bien, car je surventile un peu, sans que ce soit très probant. J'essaie d'accrocher la foulée de différents concurrents (un petit avec une casquette et un maillot de la SNCF, puis un type un peu fort avec une queue de cheval, puis encore un vétéran... 2 ?), mais chaque fois je sens que ce sera trop rapide et me laisse doucement décrocher. Un peu après le 3e kilomètre, on sort du Domaine de la Vigne. Ca m'agace tellement d'être à la rue que j'envisage même d'abandonner. Et puis finalement, je continue, ça contribuera à m'entraîner pour les jours suivants.

 

Bref, plus grand chose à signaler. Le parcours est joli, c'est vrai (on est souvent dans la campagne ou dans des rues bordées de maisons avec jardins), mais à force, c'est monotone (faut dire que je connais le coin par coeur). Le ravito passe (gobelets d'eau et quartiers d'orange, rien de plus ; je fais l'impasse vu que je viens tout juste de finir ma bouteille), et on continue. Cette impasse me fait reprendre (temporairement) une vingtaine de places. Je dépasse un groupe de trois qui poussent une jeune fille handicapée dans une sorte de poussette (y a-t'il un nom particulier pour ces engins ?) ; ils discutent et rigolent, c'est plutôt sympa. Mais en fait, ils chambrent à peu près tout le monde et manquent parfois de respect à d'autres concurrents (notamment, l'un d'eux lance en l'air l'eau d'un gobelet, je ne sais pas trop pourquoi. Le coureur juste derrière a gagné de ce fait une douche gratuite et pas vraiment voulue... Forcément, ça énerve.)

Cette affaire de douche m'amène, très vite, sur la météo. Il fait gris, un léger vent, et environ 12°C. Bref, le temps est idéal. Mais c'est gris, donc un peu sinistrose quand même...

 

Revenons à nos trois gais lurons. Comme je les dépasse, ils voient mon t-shirt avec marqué Charlou dans le dos. Grave erreur que d'être remarqué par une troupe pareille. Si au début, j'entends "Vas-y Charlou, défonce tout", auquel je réponds par un petit signe de main, à force ça devient "arrête de te traîner, gros fainéant !" Bref, c'est chiant. La condition première pour faire de l'humour, c'est de s'assurer qu'on est un minimum drôle. Je m'attèle donc à accélérer sur quelques hectomètres, juste assez pour que je ne les entende plus. (Tas d'cons.)

 

La course passe par la route de Wambrechies, sur laquelle une file monstrueuse de voitures a été immobilisée pour laisser passer les coureurs. Et comme les gens n'utilisent leur cerveau que de façon parcellaire, il ne fallait pas trop leur demander de couper leur moteur et d'arrêter de nous râler dessus. (Tas d'cons.)

Vers le 8e kilomètre, petit ravito (il n'était pas là l'an passé je crois), un gobelet et puis s'en va. Je retrouve le gars de la SNCF et sa casquette, et le dépasse. Un léger coup de mieux pour moi, ou un gros coup de moins bien pour lui ? Bref, on continue, le 9e kilomètre est passé, et on arrive sur un faux-plat descendant. Je me dis qu'il faut tout donner, histoire de limiter la casse sur le temps. Alessandro est là, il m'encourage un coup : "Vas-y Charlou, t'en chies mais c'est bon !" Ma réflexion est plutôt que cette course est odieuse. Arrivée sur la plaine de jeux, demi-tour du terrain de foot en essayant d'accélérer au maximum. Je passe. Je tombe à terre. Les jambes ne sont vraiment pas contentes.

 

En fait, ma course pourrait être une pseudo-adaptation du Cancre de Prévert : "il dit non avec les jambes, mais il dit oui avec le coeur." Parce que le coeur, ça va, il n'a jamais trop souffert. C'est déjà ça.

Bilan des courses (enfin, de la course), 47'54". Pour une seconde, mon plus mauvais résultat sur 10 kilomètres. Mais moins de 48' quand même, alors que j'avais l'impression de faire 50', voire 52'. Tout espoir n'est pas perdu pour la suite.

Mais je ne reviendrai pas. Je n'aime pas cette course. Et elle ne m'aime pas non plus. Difficile de lui reprocher grand chose, mais... Bah, ça ne veut pas. Alors tant pis.

 

Prochaine étape, les Fraises à Verlinghem, normalement. Je fais l'impasse sur Oxyg'Hem, pas envie que ma voiture soit fracturée sur les parkings "surveillés" (cf le récit d'Oxyg'Hem l'an passé).

 

Bonne continuation à tous !

Charlou

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