Récit de la course : Marathon de Marseille 2010, par riri51

L'auteur : riri51

La course : Marathon de Marseille

Date : 18/4/2010

Lieu : Marseille 01 (Bouches-du-Rhône)

Affichage : 1002 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Pas d'objectif

13 commentaires

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mon premier marathon!

Mon premier marathon !

 

Il fallait bien que cela arrive un jour ! Me voilà en ce dimanche 18 avril 2010 sur la ligne de départ du marathon de Marseille. Depuis que j’entends parler de marathon, notamment par le solitaire…j’ai craqué !

En fait pour être honnête, à cette période je préfère participer au trail de la sainte-victoire, mais cette année, pour des raisons personnelles, je ne peux participer. J’y ai vu un signe pour faire enfin le grand saut !

De plus, j’ai la chance, cette année, de pouvoir partager toute ma préparation avec Damien, rendant la motivation plus facile pour tenir mon plan d’entraînement ! Un plan de 8 semaines avec, pour objectif personnel de réaliser 3h30’ le jour J.

 

Se retrouver au départ sur la canebière n’est pas simple, non à cause du suivi du plan d’entraînement qui fut difficile mais supportable, ni à celles des blessures (elles m’ont été tout bonnement épargné), mais à cause des parkings sous le centre bourse !!! Après un bon ¼ d’heure pour trouver la sortie, c’est finalement par l’entrée des voitures que nous avons trouvé notre salut !  

  

Enfin à présent, je suis dans le sas 3H30, entre mon meneur personnel d’allure : le solitaire, et Jérôme (Montévidéo). Pour la petite histoire, j’ai traqué le solitaire toute la semaine pour être sûr qu’il m’emmène sur les bases de 12,3 km/h jusqu’au 30ème (sans me rendre compte du ridicule de ce souhait « hyper précis »…ce dont je me rendrai compte dès la fin du premier km!).

 

Le départ est donné à l’heure ; Pendant les premiers mètres, mon seul souci est de veiller à ce que le solitaire ne se prenne pas les pieds dans un des nombreux sacs plastiques traînant sur le sol, car il est concentré sur sa séquence vidéo. Ah oui ! Je ne vous ai pas dit, non seulement Jean Louis court son 3ème marathon en moins d’un mois…mais, en plus, pour pimenter son édition marseillaise, il va réaliser le parcours caméra à la main.

 

5’16 au premier kilomètre (11,39km/h), JL est à quelques mètres devant Jérôme et moi ; Tout va bien, nous faisons notre premier passage sur le vieux port, le ballon d’allure 3h30 est à environ 25m derrière nous.

 

4’55 au deuxième kilomètre (12,2 km/h), JL donne le tempo, tout en filmant la cathédrale de la Major ! Montévidéo et moi sommes à quelques encablures derrière. Nous discutons. Jérôme vise 3h45’ et envisage un premier semi sur les bases de 12km/h, ensuite, il avisera.

 

4’50 au Km 3 (12,41km/h) 15’01 de course, un coureur me rattrape et en profite pour féliciter le « Marseille Trail Club » pour l’organisation du trail de la Sainte-Baume. Une petite discussion sympathique s’engage.

 

4’57 au km 4 (12,2 km/h), le parcours remonte un peu ; aux commentaires des spectateurs, sans me retourner, je devine que le ballon 3h30 se rapproche, mais l’allure à laquelle j’évolue en compagnie de Jérôme me convient parfaitement.

  

4’32 au Km 5 (13,23 km/h) 24’30 de course, nous sommes dans une partie descendante ; je chambre un peu le Solitaire en plaçant un petit démarrage, sous les yeux de sa caméra ; mais rapidement, tout le monde reprend sa place, c'est-à-dire : JL devant, Jérôme et moi quelques mètres derrière. Nous passons au premier ravito sans nous arrêter. Personnellement, je suis parti avec mon porte bidon et quelques gels, avec, pour stratégie, seulement 3 arrêts au 10ème/ semi et 30ème.

 

4’52 au Km 6 (12,32 km/h), JL a tendance à prendre de plus en plus d’avance. Pourtant Jérôme confirme mes sensations : nous sommes nous-mêmes un peu trop rapides ! J’informe Jérôme de mes inquiétudes au sujet de JL sur son départ « rapide ». Est-il grisé par la caméra ? Je pense qu’il risque de subir un coup de « moins bien » vers le 30ème. Personnellement je suis rando, donc je reste sur ce rythme en compagnie de Jérôme, calé entre JL et le ballon d’allure 3h30.

  

4’49 au 7ème kilomètre (12,45km/h), je rejoins Hakim, un collègue de Marseille Passion ; petite discussion bien agréable, puis je poursuis mon chemin, toujours en compagnie de Montévidéo.

 

4’41 au km 8 et 4’43 au km 9, nous sommes passés devant le stade vélodrome et remontons vers l’Obélisque. JL a encore accentué son avance, je le devine au loin. Et Jérôme chemine juste derrière moi ; il semble vouloir temporiser un peu. 

 

5’02 au km 10 et 5’04 au km 11, ce sont mes 2 premiers kilomètres sous les 12 km/h depuis le départ, mais cela s’explique par le ravitaillement du 10ème kilomètre. Je me suis arrêté une quinzaine de secondes pour remplir mon bidon de 600ml. A partir de ce moment de la course, je vais perdre Jérôme de vue…impossible de savoir s’il est devant ou derrière.

 

4’36 au km 12 (13,04 km/h) cela fait maintenant 58’17 que nous sommes partis. J’ai le plaisir d’être rejoint par Yves et Eric Peysson des AIL Rousset, ainsi que par mon collègue trailer rencontré en début de course. Nous cheminons donc de front, à quatre, et discutons. Moment fort agréable venant couper la monotonie des 2 derniers kms (en fait, depuis que je suis seul !).

 

4’49 au km 13 (12,45 km/h), JL est arrêté sur le bord à quelques mètres devant moi…rien de grave, je vous rassure, il attend juste son Riri pour le filmer (Merci !) ;

 

 

4’44 au 14 km (12,67km/h), je suis toujours en compagnie de mes copains trailers. Mais je vais devoir les laisser filer, car je ressens un début de crampe derrière l’ischio droit. Cela ne me surprend guère ! Pourtant, je suis zen au niveau du pouls depuis le départ (sous les 150 puls), je me suis parfaitement hydraté les 3 jours avant la course, et depuis le départ. De plus, j’ai en permanence un sporténine sous la langue…et j’ai déjà ingurgité un gel anti-oxydant vers le 7ème kilo !

 

Malgré tout cela, je suis bien victime d’une crampe…mais je ne m’affole pas plus que ça, car les crampes ont d’autres motifs d’apparition que la déshydratation ou le manque de calcium…notamment, les connections nerveuses…et là-dessus, je ne suis pas le coureur le plus relâché de la planète !

 

En fait, je définis cette crampe comme « une crampe psychologique», et je l’explique par le léger changement d’allure, depuis quelques kilomètres, ayant modifié mon schéma de foulée. Donc pas de pression, je lève le pied et laisse filer mes copains.

 

5’04 au Km 15 (11,84 km/h), je suis de nouveau sous les 12 km/h, mais cela s’explique par un arrêt pipi et par « l’installation » de mon mp3…car maintenant que JL et mes amis trailer ont pris les devants, je commence à trouver le temps long. Donc je passe en mode, « balade en musique » histoire de me relâcher et d’oublier les crampes…

 

Nous sommes sur une partie du parcours où l’on croise les coureurs partis plus vite. J’ai donc le plaisir de voir Damien plutôt à l’aise sur ses base de 3h15’, bonne nouvelle ! le moral revient un peu. Par contre je rate JL !

  

4’40 au Km 16 (12,85 km/h) pour 1h17 de course, je suis dans la partie descendante et je croise à mon tour les coureurs partis moins vite, j’ai la chance de pouvoir encourager Bruno (encore un kikou !) et Christine du MTC.

  

4’37 au km 17, 4’55 au km 18 et 4’43 au km 19, je chemine sur le bord de mer à hauteur de l’escale Borrely. Selon les endroits du parcours je peux voir, soit les coureurs devant moi, soit ceux  partis plus prudemment. Cela permet de s’occuper un peu. Pour l’instant, je trouve ce type de course, que je découvre, un peu bizarre ! Il faut patienter…mais ne suis-je pas en train de patienter un peu trop en sous-régime ? Sachant que musculairement, je suis en train d’endormir mon corps sur un tempo, et que je risque d’avoir du mal à modifier ma foulée en fin de course…même s’il me reste du jus !  Dois-je faire l’effort maintenant pour revenir sur JL ?

 

5’04 au km 20 (11,88km/h), juste sous les 12km/h, mais rien d’alarmant puisque je viens de perdre quelques secondes en m’arrêtant au ravito.

 

Passage au semi en 1h41’45’’, le ballon 3h30 vient de faire un gros rapproché au bénéfice du ravito… JL est devant, hors de mon champ de vision.

 

5’13 au KM 22, toujours les conséquences de mon arrêt au ravito (remplissage du bidon + orange).

 

4’50 au km23, 4’47 au km 24, 4’46 au km 25, cela fait maintenant 2h01’ de course, je viens de croiser JL, il a environ 300m d’avance sur moi. J’ai également le plaisir d’être encouragé par Karine et Teddy du club de Coudoux (MERCI !). Tout roule ; finalement, j’ai décidé de ne rien changer à mon allure (la peur du mur !), et donc de rester en mode « rando » au niveau du souffle.

 

5’26 au km 26, rien d’inquiétant, je suis sur la corniche, le parcours grimpe un peu et je viens de perdre une nouvelle fois un peu de temps au ravito. Juste après, je rattrape Yves des AIL rousset. Cela me fait le plus grand bien, je coupe la musique et nous entamons une longue discussion.

 

 

4’56 au km 27, 5’14 au km28 ; en fait, Yves accuse un peu le coup, donc à contre-cœur je remets la musique et repars !

 

4’44 au km 29, 4’51 au km 30, 4’56 au km 31, 4’47 au km32’, je suis toujours rando au niveau du souffle, et je ne compte plus qu’une cinquantaine de mètres de retard sur le solitaire…A sa décharge, je l’observe depuis plusieurs kilomètres, il balaie la route de gauche à droite avec son camescope : tantôt sur le trottoir, tantôt penché au-dessus d’un parapet pour filmer une plage etc… 

Pour ma part, c’est n’est que du bonheur ! Figurez-vous qu’Eric Peysson (heureux organisateur du trail de la sainte victoire !) vient de me rejoindre.

 

5’11 au km 33 (11,57 km/h) après 2h41 de course, nous arrivons en vue du vieux port, et là je vais prendre un petit coup au moral. J’étais à 2 doigts de faire la jonction avec JL, mais mon arrêt au ravito va m’en empêcher…Pire ! Je vais également perdre le contact avec Eric…enfin, pour m’achever, le ballon 3h30 me double… GRRRRRRR !!!

 

Pourtant je me sens « frais comme un gardon », bon d’accord j’ai les quadris qui deviennent un peu douloureux…mais je suis toujours rando au souffle et je n’ai plus eu d’alerte crampe !

 

4’41 au km  34 (12,81 km /h), en un kilomètre je double le ballon 3h30 et retrouve Eric, les affaires reprennent !!! JL est de nouveau à une centaine de mètres devant moi, tout va bien !

 

5’18 au km 35 (11,32km/h), vous pensez que je viens de prendre le mur…et bien non, juste le grillage…mais pour faire pipi ! me voilà donc de nouveau distancé par JL et par le ballon 3h30 ; par contre Eric est avec moi, car c’est une stratégie collective !

 

4’56 au km 36, 5’10 au km 37 rien d’alarmant, il y a une petite montée que nous gérons tout en douceur !

 

Puis 4’58 au km 38, 4’53 au km39, 4’55 au km 40 je suis toujours rando au niveau du souffle, je fais le tempo, Eric s’accroche mais souffre du dos. Au dernier demi-tour après les ports, je croise JL. Je pense que je ne le verrai plus avant l’arrivée ; je suis content pour lui, car, sauf grosse défaillance il va enfin tomber les 3h30. Juste avant le km 39, je rattrape le ballon 3h30 et le double.

 

4’55 au km 40, 4’51 au km 41 Attention, petite alerte, une crampe derrière le mollet droit cette fois…pas de panique, un rapide arrêt pour l’étirer 5 secondes sur le bord d’un trottoir, et je repars en même temps que le ballon 3h30

 

Je profite d’une légère descente pour reprendre un peu d’avance sur le ballon, mais sans trop prendre de risque pour éviter une nouvelle crampe.

 

4’56 au km 42, je passe sous les encouragements de Teddy, Karine et Didier du MTC (petit sourire pour la photo !) et voilà…il ne reste plus qu’à dérouler jusqu’à la ligne d’arrivée en profitant des nombreux encouragements des spectateurs présents.

 

Je franchis la ligne en 3h30’22’ à ma montre, objectif rempli. Le Solitaire me sollicite déjà pour une interview(LOL !), j’en profite pour le remercier. MERCI encore JL, pour tes conseils avant et pendant la course…et puis, de te savoir pas loin devant, cela m’a permis de bien me gérer (même si j’avais le secret espoir de te reprendre sur la fin…je reste d’ailleurs super impressionné par ta fin de course, car, malgré tes arrêts pour filmer, et l’enchaînement des marathons, tu finis parfaitement, encore félicitations !)

 

Et puis tout s’enchaîne, la remise de la médaille souvenir, les retrouvailles avec Damien qui termine en 3h13’ pour son premier marathon (avec 3 entraînements par semaine… Félicitations également !), la petite discussion entre kikous, la photo souvenir avec la médaille (merci Roger…merci également pour tes encouragements au 32ème !) et enfin…les 20 minutes sur le parking pour retrouver notre voiture !

 

A bientôt pour de nouvelles aventures…mais dans les collines !

 

13 commentaires

Commentaire de CROCS-MAN posté le 26-04-2010 à 07:05:00

BRAVO mon RIRI, des pb de véssie pour t'arrêter pisser si souvent?
Tu vois c'est bien le marathon, on rencontre plein de monde et même des traileurs.
FELICITATION MARATHONIEN RIRI.
L'an prochain on le fait en 3h20

Commentaire de akunamatata posté le 26-04-2010 à 07:56:00

Bravo richard,
bienvenu dans le monde des marathoniens !

Commentaire de FAB72 posté le 26-04-2010 à 08:02:00

Bravo Richard premier marathon réussis tu peux retourner dans tes collines

Commentaire de kkris posté le 26-04-2010 à 10:03:00

bravo RIRI,belle réussite pour un premier marathon,à bientôt dans les collines(mimet?)

Commentaire de Rudyan posté le 26-04-2010 à 10:33:00

Paf le Riri! Marathonien! Tu devrais rester au bitum, ça te va pas mal... ;) Bravo pour ta perf et à bientot sur un p'tit trail!

Commentaire de fulgurex posté le 26-04-2010 à 10:39:00

Bravo Richard. 3h30 sur un premier marathon, chapeau!
Mais, la prochaine fois, évite de perdre du temps à accrocher ton MP3 à un endroit étonnant: "par un arrêt pipi et par « l’installation » de mon mp3" et tu feras au minimum 23 s de mieux ;o)

Commentaire de superchoco posté le 26-04-2010 à 15:38:00

Un premier marathon parfaitement négocié ; on sent que tu es tranquille et serein ; brancher son MP3 au milieu de la course est un signe qui montre que tu avais encore de la marge ;-)
Bravo à toi.

Commentaire de RogerRunner13 posté le 26-04-2010 à 16:05:00

Bravo Richard !! et merci pour ce récit, tu as su parfaitement gérer ton allure et sur marathon c'est ce qui est le plus important, alors prochain marathon en 03h20??

Commentaire de NICO73 posté le 26-04-2010 à 20:36:00

Bravo pour ta perf. Ce n'est vraiment pas évident de courir comme un horloge quand on a l'habitude des collines. Amitié

Commentaire de montevideo posté le 27-04-2010 à 12:54:00

Bravo Richard,

Je suis super content d'avoir couru une douzaine de kms avec toi, je n'étais pas loin derrière jusq'au 30ème après ce fut le trou (ou le mur plutôt :).

Bravo pour ta gestion de course et ton temps et à l'année prochaine ?

Commentaire de CROCS-MAN posté le 30-04-2010 à 13:22:00

Allez mon RIRI, Roger a raison, RDV l'an prochain pour 3h20.

Commentaire de raspoutine 05 posté le 01-05-2010 à 00:07:00

Super ! Un commentaire d'une précision d'horloger !
et un déroulement de course idéal mais... où sont les montagnes ? Après un UTMB, ça ne te manquait pas deux ou trois km de d+ ?
Bravo pour la performance !

Commentaire de MC 21 posté le 01-05-2010 à 16:24:00

Tiens celui là, il m'avait échappé. Bon, si j'ai bien compris le marathon pour toi c'est RANDO !
Bravo pour cette première et ce chrono.

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