Preparation mentale

Discussions sur des sujets moins sérieux en rapport avec les sports d'endurance.
Le hors-sujet y est toléré, mais dans une certaine limite : le sujet doit commencer par [HS], le HS doit rester minoritaire, et les sujets polémiques, agressifs ou contenant des attaques nominatives, ne sont pas tolérés (et seront supprimés par les modérateurs).

Messagepar Papy » sa fiche K
» 26 Juin 2020, 14:32

Effectivement la préparation mentale fait bien parti de l'entrainement.

J'ai abordé ce sujet par la méditation Vipassana et ce fut une révélation.
Bien évidemment, il n'est pas donné à tous le monde de passer de Zéro à Vipassana sans explosion intérieure.

Je serais succinct, mais que m'a appris Vipassana ? A éduquer l'instinct et dans une course 80% du temps c'est l'instinct qui nous guide. Rare, très rare voire très très rare sont les athlètes capable de respecter une feuille de route décidée avant la course sans une aide extérieure.(même à très haut niveau)
Il faut donc éduquer son instinct à être équanime et à gérer l'impermanence.
Cela vous donnera des forces insoupçonnées...

De plus nombreux sont les athlètes qui en fin d'un entrainement difficile fait en solitaire, vous sortent 'j'ai travaillé mon mental"... C'est FAUX, c'est le contraire, ils l'ont détruit. En effet dans une course lors des passages difficiles l'instinct se rappellera de cet entrainement nerveusement ch*ant et votre gouverneur para sympathique vous fera mettre la flèche bien plus tôt que vous ne l'auriez voulu.

C'est aussi pourquoi j'ai remplacé le "no pain no gain" par le "no pleasure no gain".

Ceci écrit, j'ai maintenant protocolisé des étapes pour arriver mentalement à une certaine zénitude pour prendre la bonne décision au bon moment et être son meilleur.

Ce n'est pas évident car...

Tout être humain a le réflexe de tenter de trouver un bouc émissaire à ses soucis, et se recentrer sur soi oblige à balayer son jardin. Pas tout le monde en est capable...

L'Papy

NB : Sciences et vie avait sorti des études montrant une transformation des lobes du cerveau sous l'action de la méditation...

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Messagepar banditblue29 » sa fiche K
» 27 Juin 2020, 20:19

Papy a écrit:Effectivement la préparation mentale fait bien parti de l'entrainement.

J'ai abordé ce sujet par la méditation Vipassana et ce fut une révélation.
Bien évidemment, il n'est pas donné à tous le monde de passer de Zéro à Vipassana sans explosion intérieure.

Je serais succinct, mais que m'a appris Vipassana ? A éduquer l'instinct et dans une course 80% du temps c'est l'instinct qui nous guide. Rare, très rare voire très très rare sont les athlètes capable de respecter une feuille de route décidée avant la course sans une aide extérieure.(même à très haut niveau)
Il faut donc éduquer son instinct à être équanime et à gérer l'impermanence.
Cela vous donnera des forces insoupçonnées...

De plus nombreux sont les athlètes qui en fin d'un entrainement difficile fait en solitaire, vous sortent 'j'ai travaillé mon mental"... C'est FAUX, c'est le contraire, ils l'ont détruit. En effet dans une course lors des passages difficiles l'instinct se rappellera de cet entrainement nerveusement ch*ant et votre gouverneur para sympathique vous fera mettre la flèche bien plus tôt que vous ne l'auriez voulu.

C'est aussi pourquoi j'ai remplacé le "no pain no gain" par le "no pleasure no gain".

Ceci écrit, j'ai maintenant protocolisé des étapes pour arriver mentalement à une certaine zénitude pour prendre la bonne décision au bon moment et être son meilleur.

Ce n'est pas évident car...

Tout être humain a le réflexe de tenter de trouver un bouc émissaire à ses soucis, et se recentrer sur soi oblige à balayer son jardin. Pas tout le monde en est capable...

L'Papy

NB : Sciences et vie avait sorti des études montrant une transformation des lobes du cerveau sous l'action de la méditation...

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+1 même si je ne suis pas adepte de Vipassana :mrgreen:

Messagepar vaako85 » sa fiche K
» 28 Juin 2020, 06:19

J'ai tjr été septique par se genre de pratique après faut essayer pour avoir un avis, du moins je pense

Faudra que j'essaie en podcast sur des sortie en ef

Messagepar CAPCAP » sa fiche K
» 28 Juin 2020, 20:16

Sylvain IT a écrit:...on est hyper loin de la science et complètement dans l'humain!
[...]
Sauf que des tas de champions étaient peu équilibrés (Maradona?), sauf que ce qui servira à chacun pour trouver son équilibre dépendra de chacun*...
Tient! Ça m'amuse cette séparation de la science et de l'humain. Les choses SONT, simplement, non? La science, construction de la compréhension, n'est-elle pas une activité terriblement humaine? :wink:

Sûr que le déséquilibre PEUT (parfois) être une force. Notamment quand on se bat contre une chose ressentie comme une injustice (l'homophobie par exemple)


Galaté57 a écrit:... Mais un point me semble sûr : il n'y a pas de bon ou mauvais coach ...
:shock: :shock: :shock:
Je ne dois pas très bien comprendre ce que tu veux dire, car je pense presque l'inverse :mrgreen: Attention je parle que de ce que je connais (désolé, c'est MON expérience, à mon petit niveau) j'ai vu des entraîneurs bons et beaucoup très basiques. Si tu parles des entraîneurs des pros, là je me tais. :|
Après, je suis tout à fait d'accord sur :"un regard extérieur est toujours bénéfique... :wink:

@Trixou, on doit retrouver sans difficulté sur le site de l'INSEP à l'accompagnement des sportifs blessés, par visualisation mentale régulière d'un effort avait des effets sur les muscles qui sont mis en mouvement lorsqu'on fait réellement cet effort.

Papy a écrit:... J'ai abordé ce sujet par la méditation Vipassana et ce fut une révélation.
Bien évidemment, il n'est pas donné à tous le monde de passer de Zéro à Vipassana sans explosion intérieure...
Merci pour ton intéressant témoignage :D
Malheureusement, j'ai du mal avec vipassana. Je reste plus souvent sur anapana, ou bien une attention libre. Et en ce moment, je suis fort intéressé par la voie directe, ça résonne en moi... :)


Il se trouvait que j'avais fait de la sophrologie, a but perso-professionnel, avant de faire la Diagonale. Et je m'en suis servi pour me préparer (seul) à cette course qui était énorme et inconnue pour moi. J'étais physiquement bien préparé pour pouvoir finir. Mais je pense que la sophrologie m'a bien aidé à atteindre un classement insepéré: 215° :wink:

Est-ce que quelqu'un sait si l'INSEP n'aurait pas quitté le terme sophrologie afin de ne pas être embêté par les écoles et marques ? Ou bien ont-ils réellement fait évoluer la pratique? :roll:

Messagepar Galaté57 » sa fiche K
» 28 Juin 2020, 22:11

CAPCAP a écrit:
Galaté57 a écrit:... Mais un point me semble sûr : il n'y a pas de bon ou mauvais coach ...
:shock: :shock: :shock:
Je ne dois pas très bien comprendre ce que tu veux dire, car je pense presque l'inverse :mrgreen: Attention je parle que de ce que je connais (désolé, c'est MON expérience, à mon petit niveau) j'ai vu des entraîneurs bons et beaucoup très basiques. Si tu parles des entraîneurs des pros, là je me tais. :|
Après, je suis tout à fait d'accord sur :"un regard extérieur est toujours bénéfique... :wink:

:


Il est certain que raccourcir la phrase comme tu l'as fait, elle perd son sens...

"Mais un point me semble sûr : il n'y a pas de bon ou mauvais coach (sauf le charlatan qui n'est motivé que par un attrait personnel) c'est avant tout une histoire de symbiose, d'écoute mutuelle."

Un coach, de base, qu'il soit pour un pro ou un amateur (je ne fais pas la différence) doit te comprendre, c'est un "mariage" sportif vers une ligne d'arrivée.
Ce n'est pas forcément c'est diplômes qui vont lui permettre de t'aider mais son empathie, on reste dans l'humain.

Messagepar Papy » sa fiche K
» 28 Juin 2020, 23:16

Sans aller dans l'empathie qui est une caractéristique rare chez le neurotypique, c'est plus de l'écoute, de la réflexion, de l'analyse et de la personnalisation, qui font les qualités du bon coach.
Un Lucas, p.e., n'est pas empathique, mais il sait analyser ses athlètes.
L'empathie donne des états d'âmes... Pas excellent pour coacher.


@CapCap
As tu fait les 10 jours de noble silence pour Vipassana ?

Pour TOUT le monde...
Mon protocole d'accès primaire à ces pratiques est la cohérence cardiaque.
Télécharger Respirelax sur votre smartphone et faites 5', 3 ou 4 fois par semaine, c'est une première approche, vous sentirez significativement une différence au bout de 3/4 semaines.
C'est une question d'électricité dans le corps.

Pour les septiques ou les débutants, c'est la première marche de l'escalier.

Faites cohérence cardiaque sur le net et lisez...

L'Papy 8)

Messagepar CAPCAP » sa fiche K
» 29 Juin 2020, 07:35

Galaté57 a écrit:...Il est certain que raccourcir la phrase comme tu l'as fait, elle perd son sens...
Désolé, ce n'était qu'un bref extrait de façon à dire à quoi je me référais, mais je pensais bien à toute ton intervention.
Je n'ai peut-être pas eu de chance dans ma vie d'athlète. Enfin, non, car le meilleur entraîneur que j'ai eu était le premier et il m'a beaucoup appris, moi qui n'avais jamais fait de sport avant :oops:

@Papy, non, je n'ai fait que des retraites de 3 ou 4 jours en silence. Mais Eric Baret, dont les propos résonnent particulièrement en moi, a une approche moins cadrée que vipassana. :roll:

Messagepar JulioK1 » sa fiche K
» 29 Juin 2020, 09:07

Papy a écrit:Sans aller dans l'empathie qui est une caractéristique rare chez le neurotypique, c'est plus de l'écoute, de la réflexion, de l'analyse et de la personnalisation, qui font les qualités du bon coach.
Un Lucas, p.e., n'est pas empathique, mais il sait analyser ses athlètes.
L'empathie donne des états d'âmes... Pas excellent pour coacher.


Pareil je pense pas qu'il y ait une règle d'or qui dise qu'il faut être ci ou ça (en l'occurrence là on parle de l'empathie).

J'vais parler de ce que je connais le mieux parce que la course à pied et le trail, j'en suis pas encore à pouvoir juger réellement de la prépa mentale, n'ayant fait que des courses pour lesquelles je ne joue pas le podium et donc pas ce que je considère comme des "compétitions" à proprement parler, mon seul adversaire étant moi-même.

En revanche, après plus de 10 ans de compétition en kick-boxing et boxe thaï, j'ai eu plusieurs entraîneurs et je dois dire qu'ils étaient tous bons, mais pourtant un seul a réellement su trouver le bon dosage pour moi.
La prépa mentale est vraiment clé dans les sports de combat parce que même après plusieurs années, monter sur un ring avec pour objectif de prendre des coups, de se faire mal, et de pas savoir si tu vas sortir des cordes debout, ça reste très dur à gérer psychologiquement.
Le principe reste quand même une peur viscérale qui prend aux tripes et qui provoque des insomnies et des crises d'angoisse plusieurs jours voire semaines avant une échéance.
Certains le vivent mieux que d'autres, mais pour beaucoup ça reste extrêmement délicat à gérer. J'ai des potes que j'ai vu fondre en larmes 72h avant leur combat à l'entraînement, et parfois dégueuler dans les vestiaires quand on leur massait les tibias au baume du tigre à 10 min de leur entrée sur le ring.
J'en ai jamais été à ce genre de craquage, mais je fais partie de ceux qui gèrent mal le mental pour ce genre d'échéance sportive.

La gestion mentale par le coach dans "l'avant-épreuve", dans l'entraînement, est juste PRIMORDIALE dans ces moments là pour un sportif, et je constate que le coach parfait, c'est celui qui est capable de faire tout et son contraire en fonction de l'athlète auquel il à affaire. Il est empathique s'il juge que c'est bon pour l'un, dur et intransigeant s'il juge que c'est mieux pour l'autre. Certains ont besoin que tu leur mettes la pression, d'autres ont cruellement besoin que tu leur foutes la paix. Certains ont besoin d'être rassurés, d'autres ont besoin d'être motivés. Certains ont besoin que tu leur parles avant la compétition, que tu les laisses jamais seuls à réfléchir, d'autres ont besoin d'être dans leur bulle à écouter leur playlist.
Et une fois sur le ring, certains ont besoin de boxer à l'instinct, d'autres que tu leur dises quoi faire.

En fait il y a autant de manières de coacher qu'il y a de personnalité de sportif. Il n'y a pas de règle d'or et chaque athlète a sa personnalité et son rapport à la compétition et aucun ne se gère vraiment de la "bonne" façon. Il se gère à "sa" façon.
C'est pour ça que je pense que l'entraîneur parfait, c'est pas celui qui applique un coaching qu'il a appliqué avec un sportif qui est devenu un grand champion. C'est une recette qui a marché pour lui et qui surement ne marchera pas avec un autre.

Mon dernier entraîneur nous faisait énormément parler de notre vie privée parce qu'il partait du principe qu'il ne nous gérait pas de la même manière selon qu'on avait une vie sentimentale-professionnelle-familiale équilibrée ou non. Il fallait qu'il sache s'il y avait des pb dans notre couple, dans notre taf, dans notre famille. parce qu'il ne nous entrainais pas de la même manière selon comment c'était construit autour de nous.

Messagepar Papy » sa fiche K
» 29 Juin 2020, 09:46

Je plussoie en grande partie ayant fait un peu de sport de combat pour faire mon mental et que... A part m'endurcir grace à une PPG intense, mon mental n'a pas bougé, intellectualisant trop les process d'auto défense.

C'est pourquoi j'ai tenté l'aventure Vipassana car c'est une méthode par expérience.

Vipassana, "la verité telle qu'elle est", est un chemin individuel au milieu des autres pratiquants.
Personne ne ressent la même chose, d'ou l'obligation des 10 jours de noble silence pour se recentrer sur toi et ne jamais comparer avec les autres.

@CapCap : Nul ne peut disserter sur Vipassana sans avoir fait les 10 jours, c'est impossible.
J'y ai, moi même, compris son intérêt (scientifiquement aussi) au bout du 6ème jours, ayant envie de rentrer chez moi dès le premier soir.
Sans noble silence, on ne peut travailler sur soi avec ses propres sensations, le jugement des autres, la compétition naissante des échanges, l'orgueil, toutes les émotions possibles, empêcheront sa vision interne.

Le second point important et qui ME DERANGE dans toutes ces méthodes de méditations apparaissant aux 4 coins du monde (et du net), c'est le mercantilisme qu'il y a autour.
Eric Baret c'est 240 euros le week end... Merci...

Vipassana, c'est gratuit ! Gratuit pour 10 jours, nourri et logé ! Après, si tu veux que d'autres étudiants vivent le même chemin, tu fais un don. J'ai vu des personnes dans le besoin ne rien donner car elle ne pouvaient pas donner. Il n'y a eu aucune différence de traitement par rapport à moi qui ait fait un don.
Vipassana n'est pas la panacée et c'est très très difficile de suivre les préceptes quand on en sort.
Pas les premiers temps car la maîtrise du à l'enseignement reçu est là, mais par après, quand le tourbillon de la vie te reprends.

C'est un combat permanent, le combat du bien être.

Une seule injonction pour ne pas être malheureux en cas de perte de sensation... "Ne jamais se juger !", c'est destructeur... Avoir la pugnacité de ne pas lâcher, de s'accrocher et de méditer pour voir la vérité telle qu'elle est et de s'occuper des personnes et des choses importantes pour nous... Et non des c*nneries qui nous bouffe la vie pour rien.

Je pourrais vous détailler qu'avec Vipassana nous arrivons au même état chimique interieur que nous recherchons tous en ultra au bout de 7 à 8 heures, sauf que là, c'est au bout de 40' qu'on l'atteint.
Un secte bouddhiste, Sri Chinmoy, l'a bien compris en organisant moults courses d'ultra dont un 3000km à New York depuis plus de 30 ans au moins (les premiers 100km du bois de boulogne !)
Ils appellent cela la Self-transcendence.

L'Papy_en_lutte_quotidienne_pour_le_bien_être
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Messagepar Sylvain IT » sa fiche K
» 29 Juin 2020, 11:30

CAPCAP a écrit:
Sylvain IT a écrit:...on est hyper loin de la science et complètement dans l'humain!
[...]
Tient! Ça m'amuse cette séparation de la science et de l'humain. Les choses SONT, simplement, non? La science, construction de la compréhension, n'est-elle pas une activité terriblement humaine? :wink:


J'aurais tendance à te dire comme Galaté, que si tu lis une phrase hors de son contexte de référence, elle parait forcément concon (sans prétendre pour autant avoir écrit quelque chose de pertinent non plus!).

Ce que je voulais dire, en opposant science et humain, répondait à un discours précédent où on disait qu'il fallait des mental coach "bien formés"... ce sur quoi j'ai des doutes... parce que j'ai des doutes sur ce que cela veut dire.

Le no pain no gain est un classique si il en est de la plupart des sports, de la vision de la "résilience" (autre concept trèès à la mode), etc. etc.

Ben voilà, papy (qui en théorie si connait un peu) nous dit que c'est une grosse ânerie...
Papy a écrit:De plus nombreux sont les athlètes qui en fin d'un entrainement difficile fait en solitaire, vous sortent 'j'ai travaillé mon mental"... C'est FAUX, c'est le contraire, ils l'ont détruit. En effet dans une course lors des passages difficiles l'instinct se rappellera de cet entrainement nerveusement ch*ant et votre gouverneur para sympathique vous fera mettre la flèche bien plus tôt que vous ne l'auriez voulu.

C'est aussi pourquoi j'ai remplacé le "no pain no gain" par le "no pleasure no gain".


Moi ce que j'entends par discours 'scientifique' est que dans le milieu de ladite science "on sait" si un truc est vrai ou faux, si c'est une connerie oui ou non, etc. d'où le point de départ et la conclusion de mon discours :
Sylvain IT a écrit:mais là est la clef la bonne préparation mentale c'est celle qui te correspond, je ne crois pas que cela soit vrai pour le physique (la physiologie c'est pas la psychologie...); du coup il n'est pas évident qu'un charlatan t'apporte moins qu'on mec préparé :lol:

Je ne crois pas qu'un bon coach mental ait forcément les bons diplômes ni soit un bon coach pour tout le monde. Vice versa, je ne vois pas comment un entraîneur de quelque sport que ce soit, puisse être "compétent" sans compétences acquises, bref là il y a nécessité de formation. Et sur cet aspect là (technique, physiologie, etc.), la compétence est "universelle" (se rapproche d'un truc scientifique), certaines choses sont pertinentes "pour tous".

C'est une opinion, cela n'a rien de scientifique, mais j'ai vu grandir 2 "champions" de tennis, je les accompagnés sur des match, je sais ce que je leur ai apporté en leur parlant (en faisant "coaching" donc!), j'ai vu se dégager des "règles", qui sont peut-être complètement fausses d'ailleurs...

Mais dans la mesure où le sport commence jeune, on peut voir que la gestion de l'affectif (la relation parents/jeune sportif) est un thème très important et au travers duquel on voit bien que la qualité de la relation (voire la relation tout court) prime sur la "pertinence" des informations transmises.

Je sais très bien que quand j'ai "parlé" à ces jeunes joueurs, cela a plutôt marché; vice versa avec ma femme, le meilleur coaching c'était que je reste à la maison :mrgreen: alors que Dieu sait si elle aurait besoin d'une meilleure approche des match...

Messagepar Papy » sa fiche K
» 29 Juin 2020, 12:55

Excellent...

Le "no pain no gain" vient de notre culture judéo chrétienne qui explique que l'on n'obtient rien sans bosser comme un "malade"... CAD sans souffrir milles morts...
Pour la résilience, mis à la mode à la fin du siècle dernier par Boris Cyrulnik, je ne suis pas sur qu'elle ait un rapport avec le "pain". C'est plutôt un recentrage sur soi.

Pour le bon coach au bon moment pour une personne, l'alchimie n'est pas facile.
J'ai eu de magnifiques réussites avec des athlètes ayant fait le contraire ou presque de ce que j'avais transmis. Des exercices qu'ils avaient mal compris, mais comme ils avaient confiance, cela est passé.
Un exemple ? Je donne des 3x3000m et l'athlète fait des 30x300 et en pleine confiance explose ses vieux records...

L'Papy_il_n'y_a_pas_qu'un_chemin_qui_mène_à_Rome

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