Courir pieds nus...

Discussions sur des sujets moins sérieux en rapport avec les sports d'endurance.
Le hors-sujet y est toléré, mais dans une certaine limite : le sujet doit commencer par [HS], le HS doit rester minoritaire, et les sujets polémiques, agressifs ou contenant des attaques nominatives, ne sont pas tolérés (et seront supprimés par les modérateurs).

Messagepar DidierC » sa fiche K
» 24 Juin 2017, 15:08

Alors déjà désolé si le sujet existe déjà, je ne l‘ai pas trouvé...

je me demandais si certains couraient pieds nus, et si oui combien de temps et sur quel type de terrain (herbe., sentiers, asphalte.. )

Je précise que je parle bien de pieds nus et pas de minimalisme, donc zero godasse.

Je lance ce sujet parce que je reviens juste d‘une petite sortie plage+sentier pieds nus et j‘ai adoré ça.

Du coup j‘essaierais bien d‘allonger les distances... donc si certains d‘entre vous ont de l‘expérience ou juste une opinion n‘hésitez pas a me dire ce que vous en pensez... :wink:

Messagepar Millstone » sa fiche K
» 24 Juin 2017, 17:59

Hello,

J'ai couru pieds nus pour la 1ère fois lundi. J'avais trop chaud aux pieds dans mes vff alors j'ai déchaussé et j'ai couru les 3 derniers km pieds nus sur de l'asphalte et sentiers avec graviers à une allure de 11km/h environ. Mauvaise idée. Sur le coup c'était cool mais 30 minutes après être arrivé j'ai dégusté: ampoules, pieds gonflés et douloureux. Je ne retenterai pas l'expérience je préfère courir en huaraches et vff.

Messagepar DidierC » sa fiche K
» 24 Juin 2017, 19:24

Millstone a écrit: sentiers avec graviers à une allure de 11km/h environ.


Ah oui c'est sûr que les graviers c'est ce qui fait le + mal, il doit falloir une sacrée épaisseur de corne pour plus les sentir :mrgreen:

Messagepar Godot » sa fiche K
» 25 Juin 2017, 17:10

sur le sable j'adore, mais ça brûle les pieds a certains endroits au bout de quelques kilomètres. Les pansements ne tiennent pas... Mais au bout de quelques jours, tout ça c'est tanné et c'est ... le pied !(mais ça brûle vraiment, sérieux...)

Messagepar DidierC » sa fiche K
» 25 Juin 2017, 17:12

Godot a écrit:sur le sable j'adore, mais ça brûle les pieds a certains endroits au bout de quelques kilomètres. Les pansements ne tiennent pas... Mais au bout de quelques jours, tout ça c'est tanné et c'est ... le pied !(mais ça brûle vraiment, sérieux...)


La surface que je préfère c'est le sable mouillé à marée basse, c'est top! par contre comme je suis en Haute-Savoie j'ai assez peu l'occasion de pratiquer :mrgreen:

Messagepar CAPCAP » sa fiche K
» 25 Juin 2017, 20:12

Question: sur route, c'est une foulée sur l'avant-pied, non?
Et sur sable, comment courrez-vous?

Un hiver, j'ai couru chaussé le temps d'arriver à la plage, puis pieds-nus sur le sable, je crois bien que c'était sur l'avant pied, mais je n'en suis pas totalement sûr.
A Sète il y a du sable avec pas mal de brisures de coquillage... aïe, aïe aïe !!! Mais j'ai quand même bien apprécié ces sorties. A noter que j'ai oscillé entre sable sec, mais instable et fatigant, et sable au bord des vagues. La mer assez froide, c'était limite. "L'échauffement" apporté par le frottement ne compensait pas la fraicheur piquante.

Messagepar Millstone » sa fiche K
» 25 Juin 2017, 20:47

Quand j'ai couru pieds nus sur l'asphalte et sentiers à gravier c'était en médio pied. Mais parce que je cours naturellement comme ça même en chaussures classiques. Donc ce n'est pas significatif.

Messagepar Spir » sa fiche K
» 25 Juin 2017, 21:33

CAPCAP a écrit:Question: sur route, c'est une foulée sur l'avant-pied, non?
Et sur sable, comment courrez-vous?

Un hiver, j'ai couru chaussé le temps d'arriver à la plage, puis pieds-nus sur le sable, je crois bien que c'était sur l'avant pied, mais je n'en suis pas totalement sûr.
A Sète il y a du sable avec pas mal de brisures de coquillage... aïe, aïe aïe !!! Mais j'ai quand même bien apprécié ces sorties. A noter que j'ai oscillé entre sable sec, mais instable et fatigant, et sable au bord des vagues. La mer assez froide, c'était limite. "L'échauffement" apporté par le frottement ne compensait pas la fraicheur piquante.


Le sable, c'est comme les Hoka, ça pardonne beaucoup car ça amorti ! Du coup, tu peux même talonner comme un malade, ça passe :mrgreen: Sur route, pas le choix, il faut amortir avec le pied (travail de la voûte plantaire) et avec les genoux (travail quadri/mollets)

Messagepar doudouX » sa fiche K
» 26 Juin 2017, 17:10

En séance en club, plusieurs fois, on nous a fait courir pied nu pour qu'on se rende compte de ce que c'est que courir "au naturel" avec l'avant du pied. Cela dans le but de nous faire perdre l'habitude de courir en "écrasant" le talon, ce qui n'est pas très naturel. On a fait ça en salle ou sur l'herbe.

Quand je suis à la plage, je le fais sur le sable en oscillant course "au sec" et course avec de l'eau jusqu'au mollet. En gros au plus une fois dans l'année :P

Messagepar Benman » sa fiche K
» 26 Juin 2017, 18:29

J'ai essayé une fois sur piste (béton), juste quelques tours. C'était étonnant: on est vraiment obligé de faire du medio voire avant pied.
Résultat: pour maxi 2 km pieds nus, j'ai choppé une belle ampoule et un mal aux mollets pendant plusieurs jours puis un mal de dos récurrent pendant un mois.. Ça fait cher! Donc si je refais, ce sera juste quelques minutes, pas plus, car ça fait clairement bien travailler la foulée.

Messagepar CAPCAP » sa fiche K
» 26 Juin 2017, 20:25

Benman a écrit:... faire du medio voire avant pied.
Tient, quelle différence fais-tu?
Benman a écrit:... mal aux mollets pendant plusieurs jours...
Sûr que pour courir sur l'avant pied, il faut y aller progressivement! Plusieurs sujets en parlent. :wink:

Messagepar weeber » sa fiche K
» 26 Juin 2017, 21:10

Je le fais de temps en temps aussi.
En faisant des fractionnés sur un terrain en herbe (terrain de foot par ex).
Cela fait attaquer medio pied et j'ai l'impression d'avoir une meilleure foulée, la vitesse est aussi beaucoup plus élevée qu'avec des chaussures.
C'est super agréable, on se sent beaucoup plus léger, et la sensation en touchant l'herbe est sympa :P
Quand je remets les chaussures après j'ai l'impression d'avoir des enclumes au pieds :roll: .

Messagepar Bruno92 » sa fiche K
» 30 Août 2017, 13:19

Salut tout le monde !

@DidierC

Après 18 mois de transition (alternance chaussé/pieds nus ) , depuis Janvier c'est Barefoot only à la dure à l'entrainement comme en course !

Tous les terrains y passent sans restriction , des bitumes lisses aux bitumes rapes à fromage , j'usqu'aux au trails légers style Ecotrail Paris avec bons coups de cul en D+ mais sur courtes distances pour l'instant : Max 20 bornes ou 2h30 !

Trois blessures quand meme : fracture de fatigue au métatarse , contracture mollet et entorse gros orteil !
Mais toutes trois dues à l'impatience et la fougue et au coté (il faut bien l'dire :D ) I am free !! très addictif quand ça passe !

Voili voilou

Messagepar centori » sa fiche K
» 30 Août 2017, 17:24

et pied nu dans la neige ? :mrgreen:

Messagepar CAPCAP » sa fiche K
» 30 Août 2017, 20:33

Image

Messagepar Free Wheelin' Nat » sa fiche K
» 31 Août 2017, 11:09

centori a écrit:et pied nu dans la neige ? :mrgreen:


La pire crève que j'ai eu , c'est après avoir couru avec des huaraches en hiver...
Pour moi, le barefoot, c'est désormais printemps été automne quand le sol est CHAUD :lol:

Messagepar Bruno92 » sa fiche K
» 31 Août 2017, 13:01

Premier hiver passé malheureusement sans neige ou si peu , mais en revanche avec quelques coups de gel fameux ( jusqu'à -12 au sol sur goudron rugueux dans les bois plusieurs fois ) :mrgreen: et qui n'ont en rien entamés mon plaisir d'aller courir pieds nus !

Malgré de bons conseils : enduction de graisse sur tout le pied et surtout le maintien des doigts de pied en mode préhensile le + possible , ça été limite : insensibilité tenace du gros orteil au retour et cela pendant quelques mois (sans gravité) .
Après réflexion , je pense qu'avec une allure beaucoup plus rapide , ça doit passer ( mais avec du plaisir hein :P )

Donc au prochain hiver ce sera pieds nus jusqu'à -5 (car isolé du sol , la vasodilatation se fait moins bien et là effectivement tu peux prendre froid ) et en dessous : huaraches avec chaussette 5 toes .

Je crains pour ma part , beaucoup plus un goudron bien lisse qui à tendance à fondre ... donc CAPCAP dans une prochaine vie , peut-etre ! :lol:

L'expérience continue ... :wink:

Messagepar Twi » sa fiche K
» 25 Mars 2020, 08:49

Salut à tous,

Dans le contexte coronaviral actuel, vu qu'on ne peu plus courir ni longtemps ni loin, je me suis dit, autant en profiter pour courir différemment.
Je cours régulièrement et sur des distances importantes en VFF. Je cours aussi régulièrement pieds nus sur le sable de la plage (mais en ce moment la plage, verboten, pour un peu, ils réhabiliteraient le mur de l'Atlantique avec les blockhaus, les mines et tout...)
En toute logique, l'étape suivante c'est donc pieds nus.

Je cherche donc le truc pour éviter de se flinguer la plante des pieds sur des terrains trop abrasifs : tannage, choix de surfaces de plus en plus agressives etc ?
Des conseils ?

Messagepar barefoot40 » sa fiche K
» 28 Mars 2020, 12:59

Après 3 mois d'arrêt à cause d'un ménisque fissuré non réparé après la pause, j'ai attaqué la course à pieds nus il y a 3 semaines sur les conseils du médecin du sport. Je précise que j'avais bien discuté avec lui et notamment de mon passage à la course avant/medio-pied avec des chaussures à drop zéro et d'une envie de transiter vers la course naturelle.
J'ai donc repris pieds nus sur piste en tartan et sur l'herbe pour commencer. Et ensuite j'attaquais mes runs pieds nus avec les chaussures à la main, et j'enfilais ces dernières quand les frottements me faisaient un peu trop mal. Avant de reprendre un run pieds nus, j'attendais que mes ampoules s'estompent.
Aujourd'hui ma plante des pieds a commencé à bien se renforcer et je peux courir sans difficulté quelques kilomètres sur le goudron. Il n'y a que les graviers sournois qui me font mal au pieds.
Pour répondre à ta question, pour éviter de se flinguer la plante des pieds, je dirai qu'il faut de la flinguer pour commencer :mrgreen: Le pieds va se renforcer et devenir progressivement moins sensible à la douleur. Un peu comme le boxeur thaï qui se détruit les poings en frappant sur un poteau...

Messagepar CAPCAP » sa fiche K
» 28 Mars 2020, 13:40

barefoot40 a écrit:Après 3 mois d'arrêt à cause d'un ménisque fissuré non réparé après la pause

... Avant de reprendre un run pieds nus, j'attendais que mes ampoules s'estompent...


À cause de fissures des ménisques, j'ai arrêté de courir 14 mois, 3 mois c'est peu, non? Voir ICI

À mon sens, il vaudrait mieux essayer de s'arrêter AVANT que l'ampoule se forme, car chaque cloque est une perte de peau et on repart à zéro, non? Avec en plus une différence d'épaisseur de la peau à la limite de l'ampoule en phase réparation, propice aux incidents :?

J'avais essayé une transition avec ceci, mais les mollets avaient morflés, faute d'habitude. Depuis le confinement me pousse à courir chaussé pour bien en profiter :wink:

Messagepar barefoot40 » sa fiche K
» 28 Mars 2020, 13:42

J'ai pas précisé, je me suis aussi acheté des chaussures style minimaliste à 15€ pour courir pieds nus sans les désagréments. Ça me permet de muscler mon pied qui n'est pas habitué à un effort qu'il ne connaît pas. Mais j'alterne avec mes Altra pour éviter une blessure de fatigue.
Et pour l'instant je n'ai plus mal au genou.

Messagepar barefoot40 » sa fiche K
» 28 Mars 2020, 13:54

On a écrit en même temps.
Pour le genou fissuré, j'ai ce problème depuis plusieurs mois, et la douleur est plutôt intermittente, parfois j'ai mal parfois non. J'ai fais un semi sur goudron en octobre mais je n'ai pas eu mal du tout. Je n'ai jamais eu le genou enflé. J'avais une douleur légère (plus une sensation qu'une vraie douleur) de temps en temps pendant mon arrêt. Et depuis que j'ai repris la course à pieds en minimaliste, je n'ai plus du tout ressenti cette légère douleur, pourtant mon IRM d'il y a un mois montre que la fissure est toujours là. Après je ne vais pas me permettre d'affirmer que c'est le passage en minimaliste qui est à l'origine de cette absence de douleur, et peut-être que celle ci va revenir, l'avenir me le dira.
Pour les ampoules, je ne suis pas un spécialiste du tout, mais de cette façon ça a fonctionné pour moi. Je précise que je n'ai pas crevé les ampoules. Après mon exemple est peut être mauvais, car je suis peut être un petit peu trop bourrin :mrgreen:
Les chaussures que je me suis acheté sont du même style que celles que tu avais prises, mais avec une semelle plus adaptée à la cap je pense. J'ai enlevé la semelle intérieure pour enlever tout amorti et ça le fait bien.
#Aliexpress € 12,29 33%de réduction | Été eau chaussures hommes pieds nus chaussures plage pantoufles en amont Aqua chaussures femme plongée natation chaussettes séchage rapide Tenis Masculino
https://a.aliexpress.com/_BVd9I1

Messagepar barefoot40 » sa fiche K
» 28 Mars 2020, 13:57

Et pour ceux qui veulent se mettre à la CAP pieds nus ou minimaliste, il est impératif d'y aller progressivement, car les mollets doivent se faire.

Messagepar Jam27 » sa fiche K
» 28 Mars 2020, 14:18

Moi cette semaine, j'ai 3x1min sur place pieds nus sur le parquet.
Je vais recommencer 1 à 2 séances de ce types par semaine en augmentant petit à petit.

Une fois le confinement terminé, j'essaierai de faire des séances avec quelques tours sur la piste synthétique.

Je ne pense pas devenir un coureur pied nu, mais je suis persuadé que des séances pied nu peuvent m'apporter beaucoup dans ma pratique.

Messagepar gut1ber » sa fiche K
» 28 Mars 2020, 15:03

Depuis novembre dernier, date ou j'ai acheté un tapis de course, je me suis exercé à la cap pieds nus progressivement.
J'ai commencé par faire de la marche active pour m'habituer, puis 10 à 15 minutes en courant.
Maintenant j'arrive à faire presque une heure en endurance.
J'avoue que c'est super génial, les sensations sont complètement différentes de courir pieds nus.
Je ne pratique pour l'instant que sur tapis, j'habite en campagne et les routes ici sont rudes.

Messagepar GTH179 » sa fiche K
» 28 Mars 2020, 15:04

Twi a écrit:[...]Je cherche donc le truc pour éviter de se flinguer la plante des pieds sur des terrains trop abrasifs : tannage, choix de surfaces de plus en plus agressives etc ?
Des conseils ?

Salut Twi (et les autres aussi),
Parole de kikoureur pieds nus, il y a la théorie comme d’autres l’on déjà dit, et puis l’expérience personnelle !
Celle-ci est la meilleure conseillère, le mieux est d’y aller au feeling, dès que tu as mal tu arrêtes.
Pour les ampoules, c’est plus un signe de mauvaise foulée car la pose et le levé de pied DOIT ABSOLUMENT se faire sans frottement ou rotation.
Pour une évolution plus rapide (et contrairement à ce que je déblatère plus haut) il faut parfois déconnecter le cerveau afin d’insister et obliger tes chaînes cinématiques à fonctionner sans amorti extérieur.
La blessure qui revient le plus souvent est le TOFP, soit la douleur sur le dessus du pied, signe de fracture de fatigue d’un ou plusieurs métatarses.
À part ça c’est que du bonheur !!
Dernière édition par GTH179 le 28 Mars 2020, 23:07, édité 1 fois au total.

Messagepar giloubee » sa fiche K
» 28 Mars 2020, 22:40

Salut Twi,
Comme toi je suis coureur un coureur minimaliste de longue date, et à la difference je me suis lancé dans l’apprentissage du « pieds nus » depuis quelques mois.

Avec le confinement j’ai aussi dans l’idée de multiplier ces séances en essayant d’en faire mini 2 sur 3 pieds nus.

Dans ton cas la transition n’est plus à faire, niveau mollet, foulée, pose de pied. Par contre pied nu ne pardonne aucune erreur et va nécessiter un profond relâchement de la foulée pour plusieurs raisons.

Toute tension au niveau du corps, bassin, port de tête, epaules, etc., va forcement se traduire par des zones sous le pied (un podologue pourrait confirmer) plus ou moins verrouillées qui peuvent localement produire des echauffements allant jusqu’à l’ampoule sous cutanée si le mouvement se répète trop longtemps. C’est douloureux, inesthétique car peut se remplir de sang qui mettra des semaines à partir (a l’image d’un ongle qui aurait reçu un choc) et frustrant car fragilise l’épiderme que l’on cherche à endurcir. Perso je perce l’ampoule avec une aiguille et nettoie bien. C’est parfois dur à percer si l’ampoule est profonde et protégée par une epaisseur de corne ! Jamais eu de pb infectieux à deplorer.

Deuxièmement l’idée est qu’il faut augmenter au maximum la surface d’appui au sol pour réduire la pression de contact et donc la douleur ressentie dues aux aspérités du sol. Le pied doit rester souple afin d’epouser le sol. Cette différence est fondamentale avec la course en minimalistes qui autorise une poussée sur les metatarses seules. Là il faut d’abord sonder le sol avec l’avant du pied et quasi instantanément amortir sur tout le pied, pour ensuite initier la poussée comme si tout le corps se propulsait vers l’avant tel un arc qui se tend: le bassin légèrement avancé, tous les muscles agonistes bandés, y compris les metatarses qu’il faut imaginer convexes sur le dessus du pied avec une poussée qui se terminerait sur les pointes. C’est un peu exagéré mais c’est ce qui différencie une foulée aérienne en rebonds d’une foulée terrienne.

L’erreur de beaucoup de minimalistes et la pliure des métatarses qui va faire exercer une pression énorme sur les orteils car la surface est réduite à l’avant du pied alors que la poussée est la plus forte. Pieds nus permet de mieux sentir tout ca.

Après, quel bonheur !!! Quand le pied est adapté, le plaisir est décuplé. Et ma vitesse de pointe sur surfaces douces, j’adore les sous bois, l’herbe, le tartan et le bitume dans l’ordre décroissant, a été augmentée. En travaillant le relâchement j’ai gagné en efficacité de foulée, soit meilleure vitesse, soit moins de fatigue.

Gilles

Messagepar Cheville de Miel » sa fiche K
» 29 Mars 2020, 07:14

Je suis en phase de reprise après une grosse opération du genou. Hier après mes 6×1mn30 de trottinage j'ai fait 6mn pieds nu dans la pelouse.
Ras.
Pour commencer il faut faire combien de temps? Avec quel progression? J'ai trouver que c'était très soft pour mon genou donc je souhaite compléter ma reprise CAP avec ce type d'exercice.
Je suis déjà médiocre pieds voir même avant pieds.

@Plouf

R

Messagepar giloubee » sa fiche K
» 29 Mars 2020, 09:20

Cheville de Miel a écrit:Pour commencer il faut faire combien de temps? Avec quel progression? J'ai trouver que c'était très soft pour mon genou donc je souhaite compléter ma reprise CAP avec ce type d'exercice.
Je suis déjà médiocre pieds voir même avant pieds.
R


Mediocre pieds, bonne nouvelle, tu ne vas pouvoir que progresser ! :mrgreen:

N’étant pas soigneur, ni entraineur, je ne m’aventurais pas à te donner des conseils « chiffrés ». De mon expérience et des nombreux sujets que j’ai parcouru sur la CAP et le minimalisme, j’ai trouvé l’ouvrage « la clinique du coureur » le plus documenté avec une approche scientifique et emprunt d’énormément de bon sens et d’humilité.

Il ressort que la progression lente est une clé de la réussite. J’ai la conviction que la course minimaliste et plus encore pieds nus est protectrice pour qui sait l’aborder avec patience, humilité et ressenti. Comme je l’ai écrit précédemment, pieds nus a l’avantage de ne pardonner aucune erreur et de pousser aux limites les propriétés proprioceptives de l’organisme. Le retour sensitif du sol oblige à perpétuellement corriger sa posture, ses appuis, sa poussée... Même les chaussures minimalistes n’apportent pas cette finesse.

Alors qu’il est possible de marcher sur un sol rugueux (gravier, bitume à gros grains) en pliant les metatarses avec des chaussures et de pousser que sur l’avant pied, pieds nus va obliger à conserver le maximum de surface pour abaisser la pression de contact. Un exercice que je m’amuse à faire et de marcher en m’efforcant de garder le pied à plat et d’assurer le mouvement par un bandage du corps avec déhanché comme si je bombais le torse tantôt à droite, tantôt à gauche. Je reconnais que c’est dur à expliquer :D

Pour qui veut progresser en pied nu, commencer par des exercices en marchant, en sautillant type boxeur ou corde à sauter, puis progressivement courir / marcher en allongeant doucement, et varier les terrains. Au debut l’herbe est top car douce mais ferme alors que le sable est meuble et pas terrible. Le beton ou le bitume lisse est bien aussi mais peut à terme provoquer des échauffements et ampoules si les pieds ne sont pas assez endurcis et souples. Le sous bois genre aiguilles de pin dans le sud de la France est genial. Autrement c’est pas mal s’il n’y a pas trop de branchages. A fuir: ronces et bogues :? :roll: :mrgreen:

Messagepar CAPCAP » sa fiche K
» 29 Mars 2020, 19:20

giloubee a écrit:...Le retour sensitif du sol oblige à perpétuellement corriger sa posture, ses appuis, sa poussée... Même les chaussures minimalistes n’apportent pas cette finesse...

Une idée, entre la chaussure minimaliste et le pied-nu, serait-il possible de s'entraîner en chaussettes?
Pour moi, ça pourrait être une façon de finir toutes mes vieilles DK plus blanches et aux élastiques parfois distendus :mrgreen:

Messagepar giloubee » sa fiche K
» 29 Mars 2020, 20:15

CAPCAP a écrit:
giloubee a écrit:...Le retour sensitif du sol oblige à perpétuellement corriger sa posture, ses appuis, sa poussée... Même les chaussures minimalistes n’apportent pas cette finesse...

Une idée, entre la chaussure minimaliste et le pied-nu, serait-il possible de s'entraîner en chaussettes?
Pour moi, ça pourrait être une façon de finir toutes mes vieilles DK plus blanches et aux élastiques parfois distendus :mrgreen:


Essaye, tu nous enverras des photos des chaussettes après course :wink:

Je relate mon expérience. L’envie de courir pieds nus est née de la curiosité de comprendre comment cela était possible alors que les « experts » causaient tous chaussures et technologie, et que le courant minimaliste débarquait tout juste en Europe après la traduction en français de Born to Run. Je l’avais lu, je ne courais alors pas ou très peu, et je m’emerveillais à l’image d’un Cabalo Blanco, personnage réel du livre courant pieds nus dans la pampa mexicaine.

De l’eau a coulé. De la CAP j’en ai fait une pratique régulière. Du minimalisme chaussé depuis le début. J’avais peut-être 36 ou 37 ans. J’en ai 44 maintenant.

A plusieurs reprises j’ai tenté de courir pieds nus. Mais jamais suffisamment régulièrement, trop vite d’un coup avec des ampoules, avec à la clé pas vraiment des échecs, plutôt des reports à plus tard.

Cela fait maintenant 1 et demi que c’est devenu une pratique à part entière et presque en marge de la CAP habituelle. Pour comprendre, je dois vous préciser la mort de mes parents à un intervalle très rapproché à l’automne 2018. Alors que depuis peu je m’efforçais de courir pieds nus une fois par semaine je dirais, suite à ces événements, j’ai éprouvé une nécessité de me sentir « vivant » plus que jamais. Et pour me vider la tête j’ai continué la CAP mais avec cette envie impérieuse de courir pieds nus pour ressentir la terre et décupler les sensations. Peu importe la durée, la vitesse, la performance, le but était juste de ressentir, de mettre le corps en éveil, d’avoir chaud, froid, mal, éprouver du plaisir, de la fatigue, me reconnecter avec je ne sais quoi. Un truc qu’on connait tous à notre façon, qui fait que l’on s’acharne toujours et encore alors que le prix à payer est parfois élevé.

Bref ce déclic m’a ouvert la voie vers une pratique autre. Je ne l’aurais pas poursuivie si j’avais abordé la course pieds nus comme juste un moyen de progresser ou d'améliorer ma foulée. Non, les vrais raisons étaient : pourquoi pas moi, alors que d’autres le font ?, et l’enrichissement d’une activité par le ressenti augmenté.

A ceux que cela interloque, je réponds qu’aucun grimpeur n’envisage l’escalade avec des gants. Certes pour la tenue des prises, mais ceux qui grimpent savent le plaisir de sentir une prise entre ses doigts: sa forme, sa taille, ses aspérités, le grain du rocher, sa température, le cisaillement d’une arquée, l’adhérence d’une prise à plat, etc.

« Pieds nus » relève de tout cela...

Aujourd’hui je m’approche de mon graal ! 2 sorties sur 3 sont pieds nus jusqu’à 10 à 15 km, sur quasiment tous les terrains. Et seulement depuis peu ma pratique du pied nu se rapproche de celle chaussée au niveau des performances. Sur bon terrain aucune différence et mes performances ont été accrues par les bénéfices du pied nu. Par contre sur terrain accidenté je ralentis encore beaucoup le pas à cause des aspérités douloureuses ou par crainte. Mais peu importe, vous l’aurez compris, je ne recherche pas les mêmes choses !

Gilles

Messagepar Twi » sa fiche K
» 30 Mars 2020, 07:05

Merci pour tous ces conseils !

En ces temps où courir loin ou longtemps relève de la rébellion, pourquoi ne pas (re)tenter de courir libre.

Séance en huaraches la semaine dernière, ce qui m'a permis de trouver un parcours a priori pas trop traumatisant dans le fameux rayon de 1km ... plus qu'à tomber les huaraches.

Messagepar nicoved » sa fiche K
» 30 Mars 2020, 12:23

Modeste contribution pas très intéressante que celle que je vais évoquer mais bon ...

Mon accès au minimalisme s'est, de mon côté, fait en dépit du bon sens en pré-prépa de mon 3e marathon (paris 2019), ayant "gouté" à la pratique, sur quelques micro sorties rigolotes (en récup du marathon de paris 2018) pour lesquelles j'avais investi dans des Vibram Fivefingers de route.
Etant "historiquement" un talonneur, et ayant débuté la CAP sur le tard, à 35 ans, il y a 7 ou 8 ans, j'ai récemment commencé à me dire que l'origine de quelques symptômes (genou, crampes sur le maraton, résultats (très) modestes ...) trouvaient peut être leur origine dans ma pose de pied.
C'est ainsi que durant le mois de décembre 2018, j'ai décidé de dédier toutes mes sorties "pré-prépas" (avant l'attaque sérieuse du mois de janvier) à la pratique du minimalisme en fivefingers.
Les mollets ont bien morflé, mais l'attaque médio pied s'est imposée naturellement, et j'ai commencé à appréhender des sorties de 8 à 10 km au bout de 2 semaines.
Les mollets ont vraiment été douloureux pendant presque tout le mois de décembre, mais cette foulée médio pied que je recherchais est vraiment devenue naturelle.
Tant et si bien qu'elle ne m'a pas quitté quand la "vraie" prépa marathon avec les alternances de sorties rapides, voire de fractio et de sorties longues.
Cette découverte d'une foulée naturelle a été une révélation : plaisir de courir, plus de douleur, foulée légère et une amélioration naturelle et agréable de mes performances.
Le marathon de paris est venu ponctuer cette prépa plaisir avec une perf perso de 3h21, qui pour modeste qu'elle soit représentait un gain de plus de 15 minutes pour moi avec comme seul changement ma pose de pied. Cerise sur le gâteau, ni crampes ni gêne particulière pendant ce dernier marathon.

Depuis ( et malgré une pause chaussée de quelques mois en prépa de l'écotrail 80 reporté) j'abandonne régulièrement toute chaussure pour des sorties pieds nus ... et j'adore ...

Il faut évidemment être prudent dans la découverte de cette pratique (et dans les changements de foulée qu'elle imposera à certains), mais j'ai acquis la conviction que ça en vaut la peine !

Messagepar CAPCAP » sa fiche K
» 31 Mars 2020, 07:01

Petit essai en chaussettes, ce matin. Un vrai plaisir :D
Puis ça m'a semblé devenir naturel très vite. À peine ai-je senti un peu plus les mollets (mais ça fait 4 ans que je coure sur l'avant-pied)
C'est étonnant de sentir le sol, les jointures des pavés, les bandes podotactiles, le vieil enrobé agressif, l'enrobé tout neuf tout rond et tout doux, la pauvre pelouse parisienne défoncée, l'asphalte doux comme du marbre... :D
Chance, quand je suis passé sur des allées non revêtues, aucun gravillon ne s'est pris dans mes chaussettes :wink:
Juste un petit point sensible, un début d'ampoule? Pas sûr...

[Edit]
Je comprends bien mieux la notion de début d'appui sur la pointe des pieds pour ensuite s'appuyer sur l'ensemble du pied pour limiter la pression. En fait, il n'y a pas de prise de tête, ça se fait naturellement, non? Pour moi, c'est le l'avant-pied qui demande ou non de prolonger l'appui sur le reste du pied en fonction du terrain, il n'y a qu'à laisser faire ses pieds, non? :wink:

Messagepar giloubee » sa fiche K
» 31 Mars 2020, 19:00

CAPCAP a écrit:Je comprends bien mieux la notion de début d'appui sur la pointe des pieds pour ensuite s'appuyer sur l'ensemble du pied pour limiter la pression. En fait, il n'y a pas de prise de tête, ça se fait naturellement, non? Pour moi, c'est le l'avant-pied qui demande ou non de prolonger l'appui sur le reste du pied en fonction du terrain, il n'y a qu'à laisser faire ses pieds, non? :wink:


Et si courir était l’activité la plus « bête » du monde ! Pied nu est une belle école de la course.

Messagepar CAPCAP » sa fiche K
» 31 Mars 2020, 19:40

giloubee a écrit:Et si courir était l’activité la plus « bête » du monde ! Pied nu est une belle école de la course.

Quand même ! :shock:
Courir nécessite un système nerveux très évolué. Si, si ! :lol:
Ce ne sont pas les gastéropodes qui diront le contraire, encore moins les organismes unicellulaires à flagelles... :mrgreen:


J'en profite pour présenter une chaussette :
DSC_0029 rr.jpg
Mais non, ça pu pas, elle était au grand air :D
Vous n’avez pas les permissions appropriées afin de consulter les fichiers insérés dans ce message.

Messagepar Free Wheelin' Nat » sa fiche K
» 31 Mars 2020, 20:01

CAPCAP a écrit:[ J'en profite pour présenter une chaussette :

Enchantée! :lol:

Il m'est arrivé aussi d'en mettre à la reprise du printemps, elles tiennent quand même un peu avant de lâcher

Messagepar Twi » sa fiche K
» 01 Avr 2020, 14:28

Premier essai pieds nus hier. J'avais repéré un parcours tactilement acceptable les jours précédents.
J'avais pris un petit sac avec des chaussures (minimalistes, tout de même) en secours au cas où.

Je suis content, j'ai tenu 4,3km, moitié bitume moitié chemin agricole et quelques portions de sous-bois. De bonnes sensations dans l'ensemble, que ce soit en chemin ou sur le bitume quand il est bien lisse, un grand sentiment de légèreté. Quelques grands moments de solitude aussi quand le sentier herbeux débouche sur une allée gravillonnée ou a été remblayé avec des silex à vif.

Pas d'ampoules, pas de blessure. Le facteur limitant, ça a été l'échauffement sous les pieds à cause de l'abrasion ... juste une question de tannage à la longue j'imagine.

A noter, mais c'est anecdotique :
- la grosse épine de ronce qui trainait dans la pelouse devant chez moi, et que j'ai chopé dans le pied au bout de 15 mètres
- une dizaine de petites épines, que j'imagine de chardon, (qui picotent plus qu'elles ne piquent), que j'ai dû retirer une fois rentré à la maison

Ma famille dit que je suis malade. :mrgreen: On saura jamais, y'a pas de tests :mrgreen:

J'ai hâte de le refaire en tout cas ...

Messagepar CAPCAP » sa fiche K
» 02 Avr 2020, 11:20

J'ai hâte, moi aussi :D
Mais je crois que j'ai une petite ampoule en profondeur :?
Contrairement à vous, je n'ai pas ressenti d'échauffement de surface, et je ne pense pas que les chaussettes aient eu un effet énorme sur ce point.
Par contre, amorcer un virage serré, ça fait beaucoup travailler la peau des pieds ! :shock:


[Edit] Ce matin, sortie agréable, mais je rentre avec 2 petites ampoules :roll:

Messagepar CAPCAP » sa fiche K
» 07 Avr 2020, 08:35

Petite sortie ce matin avec mes chaussures ... ... dans mon sac à dos :lol:
Pour une fois, elles ne sont pas écrasées lors du footing, mais elles sont confortablement suspendues à mes épaules. Et elles sont restées là-haut, mes petons ont supporté la balade :wink:
51' pieds nus, 8,7km, sans chaussettes non plus mais effectivement l'enrobé est plus agressif sans :mrgreen:
Je vais profiter du télétravail pour rester pieds nus toute la journée, ça évitera de confiner
On s'habitue vite, j'étais bien, mais finie la sensation de nouveauté, comme si ça m'était déjà naturel :roll:

Suivant Retour vers [Bistro] Le bistro de Kikouroù

Accueil - Haut de page - Version grand écran